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BornForGolf Tour: L’exemple à suivre pour le développement du golf en France

BornForGolf Tour: L’exemple à suivre pour le développement du golf en France

A un an de la Ryder Cup en France, à compter de septembre 2017, la FFG lance l’opération "One Year To Golf". Si le choix de la date est une belle avancée, car elle tient compte du moment privilégié par les familles pour choisir une nouvelle activité, le fait qu’il n’y ait que 350 golfs engagés dans l’opération, révèle qu’une seule structure sur deux accepte de jouer le jeu. Plutôt que de pointer les carences, intéressons-nous à ce qui pourrait être fait pour faire décoller la pratique dans l’hexagone. La Ryder Cup ne doit pas être une fin en soi, mais le commencement d’un nouveau projet ! Un projet vers les plus jeunes…

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One year to Golf – l’opération Portes ouvertes en Septembre : Le moment à ne pas rater

Le mois de septembre est un moment crucial dans l’année ! La rentrée scolaire ou professionnelle est l’occasion de mettre en route l’organisation de toute une année. Bien plus que le premier janvier et la traditionnelle cérémonie des vœux, septembre est le moment de l’année où on s’inscrit à des activités sportives, culturelles ou de loisirs.

Pour la filière golf, cela devrait être le moment clé de toute la saison, alors que paradoxalement, les golfeurs savent qu’une saison se démarre plutôt en mars pour s’achever en novembre… Enfin, pour ceux qui subissent des contraintes météorologiques.

Septembre dans notre culture golf, c’est plutôt la fin de saison, et le moment de faire les comptes.

D’un point de vue licences et fréquentation des golfs, les résultats ne sont pas franchement au beau fixe. Bien entendu, il existe des disparités selon les clubs.

Après avoir connu une belle progression jusqu’au milieu des années 2000, le développement du golf en France a progressivement ralenti, puis même reculé au cours des dernières années. Une situation finalement assez inédite alors que sur 20 à 30 ans, la filière golf avait jusque-là plutôt progressé, sans franchement faire de révolutions.

La Ryder Cup, un rêve de longue haleine devait venir féliciter ce développement de plusieurs décennies, et marquer un nouvel effet rebond vers le chiffre rêvé de 700 000 licenciés à horizon 2022.

A cette heure, ce chiffre est utopique ! Et pire, les golfeurs en France sont de plus en plus vieillissants par le fait d’une forte baisse des pratiquants de moins de 50 ans, selon les chiffres des licences FFG.

Pour mettre les pieds dans le plat, nous manquons de nouveaux joueurs (garçons et filles), et particulièrement de jeunes.

Certes, il y a la concurrence des jeux vidéo et de la télévision, les deux « sports » les plus pratiqués en France.

N’oublions jamais que la France est traditionnellement un pays peu sportif avec seulement 20 à 25% de la population qui admet faire du sport, et pour une majorité, il s’agit d’aller courir de temps en temps.

Pour rappel, une étude sortie par l’Express en 2014 expliquait que 7 français sur 10 jouent régulièrement à des jeux vidéo dans une population de 6 à 65 ans (étude du centre national du cinéma).

Le réel en concurrence avec le virtuel

Pour le golf, comme pour beaucoup d’activités outdoor, sortir les français du virtuel pour les ramener au réel est un véritable défi.

Pourquoi évoquer les jeux vidéo comme frein au golf ? Car, dans les 5 dernières années, c’est une des raisons qui a été évoquée un peu partout dans le monde pour expliquer la désaffection des jeunes pour le sport, et le golf en particulier.

Entre jouer 1 heure sur une console, et sortir de chez soi pour jouer plus de 4 heures sur un parcours de golf, il y a là un frein plus important que la seule contrainte financière.

Autre raison pour évoquer les jeux vidéo… Il faut impérativement parler des jeunes ! Ce sont eux l’avenir du golf dans ce pays. Les moins de 18 ans doivent être la cible prioritaire de toute action en faveur du développement du golf en France.

La Ryder Cup devrait être organisée pour eux ! Pour les sensibiliser au golf… pour les faire rêver aux exploits de Jordan Spieth, Rickie Fowler, Justin Thomas and co… Susciter des passions et des vocations !

Tous les jeunes ont besoin d’avoir des modèles, des héros, des exemples qui sortent du cadre familial. La Ryder Cup sert à fabriquer cela.

Cependant, la Ryder Cup ne peut pas tout !

Il y a d’autres choses qui peuvent être tentées pour développer du golf en France. Pas nécessairement à la place de la Ryder, mais en complément.

Le projet du champion

Le projet initial de la FFG, particulièrement animé par Pascal Grizot depuis près de 10 ans, est d’imaginer le développement à travers l’explosion d’un champion, un vainqueur en majeur.

Un golfeur qui pourrait à lui tout seul changer l’image de notre sport auprès des non-golfeurs.

Cette tactique aurait pu marcher.

Victor Dubuisson avait le profil ou tout du moins, une partie.

Cette tactique aurait pu marcher si l’analyse de départ avait été la bonne.

Seulement 15% à 20% des golfeurs pratiquants s’intéressent aux choses du haut niveau. A l’inverse, plus de 80% des golfeurs jouent en loisir, sans s’intéresser aux exploits de Bourdy, Havret and co.

Sur cette population, une victoire en majeur serait sans réel intérêt. On peut donc imaginer que sur de futurs golfeurs, cette tactique aurait aussi perdu en efficacité.

L’autre problématique d’analyse étant de considérer que si Dubuisson avait gagné le Masters… TF1, France 2 et les grands médias nationaux allaient enfin considérer le golf comme septième sport le plus pratiqué en France !

Là, il y a une naïveté sur le comment fonctionne les grands médias !

L’argent !

L’argent est le nerf de la guerre. Le jour où les grands médias identifieront des sources de revenus à travers le golf, elles consacreront du temps d’antenne.

Si la FFG budgétait comme la fédération française d’équitation, une fois par an, une communication sur les grands médias, il y aurait un retour d’ascenseur.

Si dans la foulée, des grands annonceurs lui emboitaient le pas…plus qu’une victoire en majeur, ce type de média participerait bien plus à l’image du golf en France.

Sans aller jusque-là, d’autres voies encore plus pertinentes pourraient être tentées.

Le golf souffre de ne pas être considéré comme un sport ?

Qu’’est-ce qu’un sport ?

Pour les jeunes, c’est déjà souvent à travers la compétition que le sport se révèle.

Pourquoi les américains génèrent-ils autant de bons golfeurs sur le tour ? Parce qu’ils sont 25 millions à pratiquer ? Pas seulement…

L’exemple du modèle américain chez les juniors

Le programme mis en place par l’USGA pour le développement du golf chez les moins de 18 ans est le premier vecteur de performance du golf américain, loin devant la Ryder Cup, qui n’est que la dernière pierre à l’édifice, et pas la première comme on voudrait le faire en France.

Le jeune américain Jordan Spieth (24 ans) en est la parfaite illustration.

A 10 ans, il disputait le Young Guns Tour !

Il en conserve beaucoup de souvenirs, des victoires, surtout des défaites, et l’expérience qui a forgé sa compétence.

D’échecs cuisants en belles victoires, Spieth s’est peu à peu forgé le plus beau palmarès du golf junior aux Etats-Unis. Aujourd’hui, à moins de 25 ans, il a déjà remporté 3 majeurs au plus haut niveau.

Cela tient au fait que personne ne doit ignorer : Quand il jouait chez les jeunes… tous les week-ends, il faisait face à des tas de jeunes capables de le battre.

Comprenez que pour un Spieth, il y avait des tas de Rickie Fowler ou de Justin Thomas !

Ce que les américains ont su faire, et nous pas encore, c’est le fait de créer un challenge jeune qui force l’éclosion de champions à travers la difficulté, et le nombre de talents à battre pour percer.

Pour que le golf soit considéré comme un sport par le reste de la population, plus qu’un champion majeur, les non-golfeurs doivent sentir qu’il y a toute une filière complexe pour arriver au sommet, et pas seulement par le fait de l’argent.

En matière de football, le sport le plus pratiqué en France avec plus d’un million de licenciés, les chances d’un enfant de devenir professionnel sont de 0,07%.

Les chances de Jordan Spieth de devenir Jordan Spieth n’étaient pas loin d’être de cet ordre.

Depuis plus de dix ans, l’organisation caritative qui régit le golf junior aux USA (American Junior Golf Association) ne cesse de croître. La croissance est telle que des mini-tours se mettent sur pied au niveau régional.

Cette école alimente le PGA Tour avec des joueurs plus rapidement formés au succès.

Cette année, 16 golfeurs de moins de 25 ans ont gagné sur le grand tour américain. La moyenne d’âge des vainqueurs n’a jamais été aussi basse depuis 40 ans.

Pour Spieth qui s’est confié au Wall Street Journal, le constat est simple « Dans un sport individuel comme le golf, vous êtes aussi bon que les gens qui vous entourent. »

Comprenez, ce sont les autres qui vous poussent à être meilleur.

Le champion américain va jusqu’à affirmer que la courbe d’apprentissage est aujourd’hui plus facile que dix ou vingt ans plus tôt, justement parce que le niveau est de plus en plus relevé.

Formé plus jeune, les néo-pros sont plus rapidement performants.

L’association américaine organise plus de 120 événements chaque année, et a mis sur pied un classement qui permet aux jeunes de se situer par rapport aux autres.

Toutefois, à l’échelle américaine, ce programme a un coût certain pour les jeunes américains.

Soit environ 30 à 40 000 dollars par an pour payer une saison complète à un jeune garçon ou une jeune fille. Des frais qui passent en membership, cours de golf, practice, droits de jeu, coaching et surtout voyage.

Les USA sont un bien plus grand pays que la France, et revenu par habitant est 15% supérieur…

Autre fait à noter, l’association américaine, AJGA met 500 000 dollars en jeu pour faire en sorte que les meilleurs finissent par s’y retrouver. Il y a un coût certain, mais des aussi des perspectives de gains.

L’amitié est souvent le premier moteur chez les jeunes. Quand un jeune se consacre tout entier au golf, il n’y a pas beaucoup de place pour les copains en-dehors.

Spieth confiait toujours au Wall Street Journal qu’il avait conscience d’avoir manqué certains rendez-vous et des fêtes d’anniversaires, mais en contrepartie, il s’est fait ses meilleurs amis sur le tour.

On évoque souvent son amitié avec Justin Thomas. Ils peuvent parler de golf comme de tout autre chose.

Spieth et Thomas ont d’ailleurs en commun d’avoir brillé en France, à l’occasion du Evian Junior Masters quand ils avaient 14 ans.

Pour le champion, récent vainqueur de The Open dans des conditions difficiles, c’est bien dans la difficulté et l’opposition rencontrée jeune qu’il a puisé les ressources nécessaires pour devenir un vainqueur en majeur.

Dans ce cadre, une initiative individuelle récente est à souligner ! Celle de Raphael Jacquelin et celui de sa compagne Fanny, à l’origine d’un nouveau programme : le Born For Golf Tour !

L’initiative des Jacquelin

Déjà 3 dates de passé, et une véritable réussite pour les jeunes qui sont déjà plus d’une centaine répartis en 4 catégories (U8, U10, U12 et U14).

Comme le souligne Raphael Jacquelin, les kids ont enfin leur tour !

Cette action peut aboutir à deux résultats qui justement manquent au golf français : intéresser et ramener des juniors au golf, tout en créant justement les conditions d’un meilleur apprentissage du golf de compétition chez les plus jeunes… Ce que Spieth met en avant pour expliquer son degré de performance actuel.

Le BFG Tour s’adresse aux familles, et se déroule principalement entre la France et la Suisse avec quelques golfs partenaires comme le JIVA HILL GOLF CLUB, le Golf de Divonne, le Golf Club du Domaine Impérial, le Golf de Maison-Blanche, le Golf de Bossey et le Golf Parc Signal de Bougy où se déroulent les compétitions.

La formule est simple et en plus, en 2017, l’inscription est gratuite pour les familles. Oui, il s’agit bien d’un projet familial !

Le Born For Golf Tour vous propose de participer à des compétitions, mais aussi à des training days, de gérer un calendrier d’événements, et d’intégrer le ranking.

Tout a été pensé comme un circuit professionnel, à la différence qu’il s’agit d’enfants, et qu’il y a une bonne part d’amusement.

Le budget pour y participer n’est pas de 30 000 dollars par an ! C’est beaucoup plus en rapport avec nos moyens en France.

C’est exactement le type d’initiative que la FFG devrait encourager, et même multiplier dans tout l’hexagone.

Et pourquoi pas se servir de l’image des pros français actuels ? Raphael Jacquelin a lancé son tour dans un bassin géographique autour de chez lui.

Nous avons des pros parisiens, bordelais, lyonnais, marseillais… autant les mobiliser dans leurs régions.

Jordan Spieth démontre que ce type d’expérience contribue à faire un champion, et que cela concoure au développement du golf chez les plus jeunes.

Cela permet aussi de rapprocher les pros du grand public, ce qui par effet rebond pourrait créer plus d’intérêt pour leurs performances sur le circuit.

Il n’y a pas à hésiter quand on veut développer le nombre de licenciés, et préparer l’avenir.

Aux Etats-Unis, l’initiative ne vient pas directement de l’USGA qui finance d’autres programmes comme « First Tee », l’association américaine du golf junior dupliquée en France pourrait venir de la FFG ou d’émanations privées.

Quoi qu’il en soit, si vous voulez développer du golf en France, il faut commencer par les jeunes.

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