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Rory McIlroy réalise le doublé Tour Championship-Fedex Cup 2016

Rory McIlroy réalise le doublé Tour Championship-Fedex Cup 2016

Dimanche, la tension était à son comble sur les derniers trous du tournoi final de la saison du PGA Tour 2016, et accessoirement play-off de la Fedex Cup. Le tournoi a réservé un incroyable scénario avec d’une part l’effondrement de Dustin Johnson, et d’autre part, le retour triomphal de Rory McIlroy. Avec un tel cœur et un tel jeu, Rory peut très prochainement redevenir numéro un mondial !

Sommaire de l'article sur McIroy et sa victoire au Tour Championship 2016

  1. Un dernier tour qui nous fait regretter que la saison se termine…

  2. Le récital de McIlroy tout en force et avec ses tripes

  3. McIlroy de retour dans la course au titre de numéro un mondial…

Un dernier tour qui nous fait regretter que la saison se termine…

C’est la seulement la deuxième fois de l’histoire qu’un européen remporte la Fedex Cup. Quelle aubaine à quelques heures du début de la Ryder Cup à Hazeltine aux Etats-Unis !

Inventée en 2007 par les organisateurs du PGA Tour pour relancer l’intérêt de la fin de saison golfique, surtout quand les majeurs sont passés, la formule a peiné à convaincre jusqu’à présent.

Mais ce dimanche avec un tel scénario, la formule a marqué des points vis-à-vis des fans de golf !

Il n’y a rien de plus ennuyeux qu’un tournoi de golf sans enjeux, et sans véritable histoires d’hommes (ou de femmes) à raconter.

Avant le dernier tour, Dustin Johnson, auteur d’une saison remarquable, primo-vainqueur en majeur cette année (US Open), avait une belle carte à jouer, et pouvait définitivement se mettre dans la peau du meilleur golfeur de l’année.

Pourtant, il a perdu le fil de son histoire avec un dernier tour catastrophique ou plutôt fantomatique.

On pensait qu’il en avait fini avec les occasions manquées, justement après avoir enfin remporté un majeur, et s’être installé dans le top-2 mondial.

Quelques heures plus tôt, on aurait même pu en faire un sérieux candidat pour la place de numéro un mondial, tant il s’est métamorphosé en machine à gagner depuis quelques semaines.

Ceci dit, c’est peut-être simplement remis à plus tard, et les grandes défaites forgent parfois les futures grandes victoires.

Le train Johnson a très vite déraillé alors qu’il aurait pu contrôler les événements, et les principaux prétendants qu’étaient Kevin Chappell (le poulidor de l’année), Ryan Moore (l’outsider), et enfin un Rory McIlroy, beaucoup plus en verve depuis seulement quelques jours, parfaitement remis en selle par Phil Kenyon au niveau du putting.

Johnson a perdu le contrôle des débats à partir du trou numéro 5 et sur une période de quatre trous alors que dans le même temps, le trio Chappell, Moore, McIlroy ne décrochait pas.

S’en étaient finit de ses chances.

Il ne lui restait plus qu’à espérer un scénario favorable pour au moins remporter la Fedex Cup et les 10 millions de dollars qui vont avec…

Et des scénarios favorables, il y en avait beaucoup sauf un, une victoire de Rory McIlroy, la deuxième dans cette série de play-off après le Deutsche Bank Championship quelques jours plus tôt.

Le récital de McIlroy tout en force et avec ses tripes

Si le dernier tour en 73 de Johnson était bien entendu éliminatoire quand les leaders ont joué entre 64 et 66, c’est le début de la journée qui a conditionné beaucoup de choses.

McIlroy a d’abord envoyé un premier signal avec un premier birdie d’autorité dès le premier trou nous démontrant qu’il était parfaitement entré dans sa partie, pleinement déterminé à aller chercher un titre qui manquait encore à son palmarès.

Il ne s’agit pas là d’énumérer sa partie.

Simplement, nous avons assisté à du très grand golf !

Ce golf joué par un joueur déterminé à gagner un grand titre, et s’inscrire dans la lignée des meilleurs joueurs de l’histoire.

Oui, McIlroy n’est pas toujours l’enfant de chœur sympathique que l’on voudrait qu’il soit !

Il n’a pas été aux JO. Il ne joue pas pour développer le golf dans le monde. Non, son truc à lui, c’est de gagner des titres pour rester dans l’histoire !

Curieux clin d’œil du destin, il remporte le Tour Championship et la Fedex Cup, le jour du décès de la plus grande légende du golf, celui qui a été le premier à démocratiser ce sport, Arnold Palmer.

Palmer est rentré dans l’histoire parce qu’il a été cinquième au rang du plus grand nombre de victoires sur le tour, mais il a aussi été un champion pour le développement du golf, et en fait, l’ouverture aux autres.

McIlroy tient une partie de l’écriture de son propre livre.

Il a démontré ce dimanche qu’il était bien forgé dans le même acier qu’un Arnold Palmer. Il lui restera à créer le même lien avec le public.

Et il ne s’agit de se réfugier derrière une fondation de bienfaisance, mais simplement d’état d’esprit.

Fin de la parenthèse sur la comparaison entre les deux grands champions…

Ce dimanche, McIlroy a été immense, et a en plus provoqué la réussite.

Le coup du tournoi restera sans aucun doute son coup de wedge qui pitch à quelques centimètres du trou pour rentrer eagle au 16 à 110 mètres du drapeau.


Sans ce coup, McIlroy n’aurait certainement pas gagné le tournoi.

Comme quoi, au golf, l’histoire tient parfois à peu de choses, quelques centimètres de green…

Rory a passé la journée à se mettre en « contention », à savoir dans le coup, mais il lui fallait un final à couper le souffle pour arracher le play-off contre Chappell et Moore, deux adversaires redoutables, et qui ont eu leurs chances de pouvoir l’emporter.

Encore un exemple de la maestria de McIlroy, le 18, un long par 5 où il faut deux très longs coups pour attaquer le green dans de bonnes dispositions.

Son premier drive fut long mais un peu trop à droite pour se placer idéalement.

Sur le coup suivant, il sort pourtant une merveille de coup punché qui finit dans le bunker de green.

Et à ce moment, on se dit pourtant que finalement il est idéalement placé pour approche-putt synonyme de birdie.

Pendant ce temps, Moore loupe un putt improbable alors qu’il avait le tournoi au bout de son putter, et Chappell déraille au 17.

McIlroy sort une superbe sortie de bunker, et rentre le putt. Il est enfin à la hauteur des deux américains, et va dominer le play-off sur quatre trous nécessaire pour se débarrasser de ses rivaux.

Avec un dernier putt qui soulève la foule, McIlroy remporte une de ses victoires les plus importantes depuis le début de sa carrière.

Il démontre qu’il est toujours l’immense talent capable de tout renverser sur son passage.

Qu’en plus d’avoir le meilleur jeu du tee au green, surtout s’agissant du driving, avec un minimum de qualité au putting, il devient imbattable.

McIlroy de retour dans la course au titre de numéro un mondial…

Chaque semaine se disputent des tournois de golf, et parfois, nous pouvons avoir l’impression que les niveaux de valeurs sont très similaires, le vainqueur un peu chanceux par rapport aux autres.

Ce week-end, il fallait des tripes hors normes pour aller chercher cette double victoire.

Depuis 2012, nous pouvions nous demander « Mais quand est-ce qu’il va remporter ce titre de joueur de l’année ? »

Il a remporté trois des quatre majeurs. Il a été numéro un mondial. Il a remporté à plusieurs reprises la Race To Dubaï, équivalent de la Fedex Cup pour l’Europe, et finalement, il n’a encore jamais remporté ces play-offs américains.

En 2012, il avait déjà gagné deux des quatre traditionnels tournois de fin de saison pour finalement échouer à la dixième place, laissant Brandt Snedeker soulever la coupe.

En 2014, il était arrivé aux play-offs auréolé de la première place du classement général pour finalement terminer troisième.

Cette année, avant de démarrer cette série de quatre tournois, il n’était que 36eme et loin d’être considéré comme un sérieux candidat à la victoire tant il a traversé l’année 2016 sans être réellement en mesure de dominer son sujet, ou alors trop épisodiquement.

Lui qui a fait du Masters sa priorité absolue ne paraissait pas capable de redevenir à court terme le meilleur joueur de la planète.

Son nouveau coach putting a réussi l’exploit de le remettre en selle en moins de quinze jours.

La machine relancée, il remporte deux des quatre tournois, et s’offre le chèque de dix millions de dollars.

Comparativement à Spieth, Johnson et Day, il parait le plus fringant pour la quête de la position de numéro un mondial.


De très bonne augure pour la Ryder Cup qui démarre cette semaine, surtout contre une équipe américaine qui n’a jamais paru aussi forte, et aussi favorite.

Dans cette perspective, Davis Love III a choisi de se passer de Bubba Watson pour enrôler Ryan Moore.

L’américain a joué avec McIlroy sur ce dernier tour, et ne lui a pas concédé de terrain malgré sa défaite.

Auteur d’une carte en 64, il a en réalité fait jeu égal avec McIlroy, au moins jusqu’au play-off final sur quatre trous.

C’est bien cela, l’enseignement de ce tournoi…McIlroy est redevenu la force numéro un de l’Europe, craint par les américains, et sans doute très bientôt le futur numéro un mondial, surtout s’il continue à jouer de la sorte.

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