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Fedex Cup 2018: Les enjeux d’une belle fin de saison pour le PGA TOUR (play-off)

Fedex Cup 2018: Les enjeux d’une belle fin de saison pour le PGA TOUR (play-off)

Du 23 août au 23 septembre 2018, les meilleurs golfeurs engagés sur le PGA Tour vont jouer la finale de la FEDEX CUP, une série de quatre tournois éliminatoires pour déterminer qui va remporter le chèque bonus de 10 millions de dollars, et probablement au passage, le titre de joueur de l’année 2018. Dustin Johnson, numéro un mondial, Justin Thomas et Brooks Koepka sont les principaux favoris aux termes d’une belle saison « régulière » qui aura vu le retour de Tiger Woods au plus haut niveau, et les victoires d’outsiders tel que Justin Rose, Francesco Molinari, Bubba Watson, Bryson DeChambeau et Webb Simpson. Phil Mickelson, Jason Day, et Rory McIlroy peuvent encore rafler la mise alors que pour la première fois en 12 ans, Sergio Garcia, vainqueur du Masters en 2016 est hors du coup.

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La Fedex Cup 2018 a donc commencé par le Northern Trust Open, tournoi disputé dans le New Jersey, du côté du Ridgewood Country Club à Paramus.

Les quatre épreuves se disputent toutes sur la côte Est des Etats-Unis, du New Jersey jusqu’à la Géorgie, en passant par Boston et la Pennsylvanie.

La fin de saison sur le PGA Tour tranche avec le début majoritairement disputé en Californie ou en Floride.

Fin août début septembre, les conditions météo sont propices pour jouer au golf de ce côté des Etats-Unis, dans des petits états par la taille (mise à part la Géorgie) mais fortement peuplés où le PGA Tour reçoit un bel accueil, en nombre de visiteurs.

C’est aussi l’occasion de relativement limiter les déplacements des meilleurs golfeurs qui en fin de saison ont déjà accumulé pas mal de fatigue en voyage à travers tous les Etats-Unis, et même au Moyen-Orient ou au Royaume-Uni pour certains.

Tout est fait pour inciter les 125 premiers à la Fedex Cup, pour qu’ils participent à un maximum des quatre épreuves.

Initialement, en 2007, la Fedex Cup avait été imaginée pour redynamiser la fin de saison du PGA Tour, qui après le dernier majeur de l’année, le PGA Championship avait tendance à tomber dans une forme de désintérêt.

A l’époque, Tiger Woods dominait le golf mondial. Les spectateurs n’avaient d’intérêt que pour sa quête d’un majeur supplémentaire.

Avec la Fedex Cup, et la perspective de distribuer 35 millions de dollars de bonus dont 10 pour le seul vainqueur, le circuit espérait créer un événement tenant le public en haleine jusqu’à la véritable fin de la saison, le Tour Championship, disputé traditionnellement à Atlanta, en Géorgie, « home Town » du sponsor principal, Coca-Cola.

La formule de calcul des points gagnés pendant la saison permet de rebattre les cartes pendant les play-offs, de sorte que si un golfeur domine la saison régulière, il n’est pas nécessairement assuré de gagner le classement final.

A nouveau, à l’origine du projet, Woods dominait largement la planète golf.

Aujourd’hui, Dustin Johnson pourtant numéro un mondial de golf à l’ordre du mérite, un autre classement officiel, arrivé en tête de la Fedex Cup 2018 avec déjà trois victoires n’est pas assuré de remporter la Fedex Cup.

A l’issue du premier tournoi, le Northern Trust, Bryson DeChambeau, initialement entré en neuvième position dans la course, s’est imposé assez largement (4 coups d’avances) battant au passage le record de coups du parcours, pour prendre la première place provisoire du classement.

A l’issue du premier tournoi, le Northern Trust, Bryson DeChambeau, initialement entré en neuvième position dans la course, s’est imposé assez largement (4 coups d’avances) battant au passage le record de coups du parcours, pour prendre la première place provisoire du classement.

Le système a pour but d’éliminer 25 golfeurs après le premier tournoi, puis 30, puis 40 pour que sur la dernière épreuve, le TOUR Championship, il n’y ait plus que 30 concurrents.

Le principal intérêt de la première épreuve concerne en fait les golfeurs classés entre le 90eme et le 125eme rang. C’est la dernière chance pour pousser l’aventure encore une semaine.

Parmi ces golfeurs, seul Bud Cauley n’a pas pris le départ à la suite de son accident de voiture intervenu quelques semaines auparavant.

Le vénézuélien Jonathan Vegas avait la plus grosse cote cette semaine à Ridgewood.

Avec seulement 394 points cette année, il était entré en 123eme position, mais à la faveur d’un bon tournoi terminé à la 15eme place, il arrache sa place la semaine prochaine, en 87eme position.

Dans son cas, il faut jouer ! Il faut bien jouer, car lors de la prochaine épreuve, le DELL Technologies à Boston, sur les 100 premiers, il faudra être dans le top-70.

Vegas devra de nouveau viser un top-10 pour espérer, alors qu’à l’inverse, un golfeur comme Rickie Fowler, entré en 17eme position peut se permettre de faire l’impasse sur les deux premières manches.

Le golfeur Cobra-Puma est en fait blessé aux obliques. C’est plus une décision médicale qu’un calcul.

Son classement le met relativement à l’abri pour le BMW Championship disputé sur le Aronimik Golf Club en Pennsylvanie avec encore 70 participants.

Idem pour Rory McIlroy qui avait décidé de faire l’impasse sur le Northern Trust Open pour se reconcentrer sur son jeu, après avoir subi quelques déconvenues en championnat du monde à Akron, puis au PGA Championship.

Pour les meilleurs golfeurs, ceux qui visent une victoire finale, tout est question de trouver le juste milieu entre jouer les quatre tournois sur cinq semaines, ce qui est un rythme soutenu après une saison déjà bien remplie ou se ménager une semaine de repos, surtout avec la Ryder Cup en toile de fond.

Cependant, à regarder le palmarès des années précédentes, le vainqueur est dans plus de 85% des cas, un golfeur qui a bien disputé les quatre manches.

Deux cas seulement, Furyk en 2010 et Woods en 2007 ont gagné le classement final avec seulement 3 épreuves sur 4 disputées.

Fowler a donc statistiquement aucune chance de gagner la Fedex Cup 2018.

La vainqueur de la FEDEX Cup a toujours au moins gagné un des quatre tournois, et complété son palmarès avec une ou plusieurs places parmi les cinq premiers.

Furyk en 2010, Haas en 2011 et Spieth en 2015 ont gagné avec une seule victoire, et une seule place dans un top-5.

A l’inverse, Tiger Woods en 2007 et le surprenant Billy Horschel en 2014 avaient nettement dominé les play-offs.

Horschel était en 2014 une grosse cote, car sa saison n’avait pas laissé penser qu’il pourrait être le numéro 1.

En l’espace de 5 semaines, il avait tout simplement joué le golf de sa vie avec 2 victoires, et 2 top-5.

Horschel était en 2014 une grosse cote, car sa saison n’avait pas laissé penser qu’il pourrait être le numéro 1.

L’an passé, Justin Thomas était entré dans les play-off en deuxième position, une victoire et deux top-5 lui ont permis de créer une avance de 600 points sur le second, n’étant pas obligé de gagner le dernier tournoi pour être sacré, à l’inverse de son prédécesseur Rory McIlroy ou du suédois Henrik Stenson en 2013.

Ce dernier, avec deux victoires dont le Tour Championship avait terminé avec la plus grosse avance en points par rapport au second, depuis la réforme du système en 2009.

Aucun golfeur ne peut se vanter d’avoir gagner au moins une fois les quatre épreuves.

Dustin Johnson et Rory McIlroy comptent le plus grand nombre de victoires (4). DJ a remporté deux fois le Northern Trust et deux fois le BMW.

Finalement, le plus complet reste McIlroy qui a gagné au moins une fois l’un des trois derniers, dont le Tour Championship en 2016.

La victoire sur la dernière manche est souvent décisive, mise à part l’an passé, en 2009 et en 2008, le vainqueur du TOUR Championship soulève les deux trophées, celui du tournoi et des play-offs.

Aux termes de la première manche, si en plus de Vegas, la plus grosse remontée, Charley Hoffman, Ryan Palmer, Nick Watney et Danny Lee ont pu gratter un dernier strapontin pour le DELL Technologies.

A contrario, Alex Cejka, Rory Sabbatini ou encore Charl Schwartzel ont été les perdants, et éliminés.

Pour le DELL, sont en danger, Tyrell Hatton déjà miraculé (entré en 92eme position et désormais 71eme), Jason Dufner (désormais 100eme et dernier invité), Louis Oosthuizen (69eme), Matt Kuchar (74eme), JB Holmes (80eme), Jimmy Walker (68eme) ou encore Stewart Cink (65eme) qui vont tous devoir obtenir une bonne performance pour se maintenir une semaine de plus.

Cependant, ont des chances d’aller au bout des golfeurs déjà dans le top-40.

Le vainqueur de la Fedex Cup 2018 se trouve probablement dans le top-25 après la première manche, dont Tiger Woods qui occupe justement ce rang.

Woods est justement de toutes les épreuves pour essayer de donner une belle fin à sa saison 2018.

Après sa victoire au Northern Trust Open, DeChambeau a déjà fait un grand pas.

Cependant, depuis 2009, jamais le vainqueur de la première manche n’a remporté le chèque de 10 millions de dollars à la fin.

La seule exception remonte à 2008 avec Vijay Singh qui avait ensuite remporté le deuxième tournoi. C’était aussi avant la réforme du système.

En réalité, la première épreuve ne permet pas de faire des projections fiables sur le futur vainqueur.

En plus de DeChambeau, on peut simplement relever que Justin Thomas et Brooks Koepka avec une place dans les dix premiers se maintiennent respectivement 3eme et 5eme du général.

Deuxième du Northern, c’est principalement Tony Finau qui fait la meilleure affaire, passant du 12 au 4eme rang provisoire. Il joue aussi avec l'espoir de décrocher un billet pour la Ryder Cup à Paris.

Deuxième du Northern, c’est principalement Tony Finau qui fait la meilleure affaire, passant du 12 au 4eme rang.

Pour Woods et McIlroy, la prochaine manche va déjà s’annoncer décisive pour espérer une remontée dans le top-10 du classement, et se placer dans la dernière ligne droite pour le sprint final.

Attention Billy Horschel, 3eme sur la première épreuve, il pointe déjà en 14eme position.

Compte tenu de son passé dans les play-off, il est tout à fait en mesure d’être un sérieux outsider que personne n’a vu venir.

La fraîcheur ou forme du moment est souvent un élément clé pour déterminer le vainqueur du mois de septembre.

Molinari qui a manqué le cut sur le premier tournoi, et ne jouera pas la seconde épreuve semble être le seul membre du top-10 initial à perdre du terrain pour l’instant.

A part Stenson en 2013 et McIlroy en 2016, c’est rarement un européen qui domine le circuit américain.

L’anglais Justin Rose semble être le mieux placé, mais il vient de manquer le premier cut, ce qui n’est généralement pas le meilleur signe.

Côté américain, en réalité, on attend un duel à trois entre Dustin Johnson, Justin Thomas, et Brooks Koepka.

C’est le principal enjeu de cette fin de saison. Qui de ces trois noms va sortir comme étant finalement le meilleur ?

Ces 3 joueurs ont eu leur moment dans cette saison 2018, et sont légitimement les 3 favoris.

A noter, Woods est à ce jour le seul double vainqueur (2007 et 2009). Justin Thomas pourrait être le premier à remporter la Fedex Cup deux années de suite, alors que DJ ou Koepka ne l’ont encore jamais remporté.

Une belle histoire à raconter en perspective pour cette fin de saison 2018 réussie pour le PGA Tour avec une nette remontée des audiences TV, notamment lors du dernier tour de l’US PGA Championship à la faveur d’une possible victoire de Woods. Il ne faut pas s’en cacher. Sa présence dans ce play-off est aussi l’une des principales attractions de cette fin de saison.

Il joue aussi la possibilité de recevoir une wild-card de la part du capitaine Furyk pour être présent à Paris, dans le cadre de la Ryder Cup.

A ce titre, DeChambeau semble avoir fait un pas décisif, alors que Mickelson semble prendre une petite avance sur Schauffele.

L’intérêt des derniers tournois, c’est aussi une place dans l’équipe de Ryder Cup.


Crédit photo : Rich Graessle/Icon Sportswire

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