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Est-ce qu’un favori peut réellement remporter la Fedex Cup 2015 ?

Est-ce qu’un favori peut réellement remporter la Fedex Cup 2015 ?

Depuis plusieurs saisons, le vainqueur final de la Fedex Cup, play-off qui sanctionne la fin de saison de golf sur le PGA Tour, est très souvent un outsider, un golfeur que l’on attendait pas à un tel niveau de performance pour remporter le chèque de 10 millions de dollars, censé motiver les joueurs au-delà des majeurs, et jusqu’aux derniers jours du calendrier golfique. Peut-il en être autrement cette année alors que McIlroy a fait l’impasse sur le Barclays, et que Jordan Spieth a très mal démarré son tournoi d’ouverture ?

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L’année 2015 aura été particulièrement spectaculaire avec quatre beaux tournois majeurs, l’ascension de Jordan Spieth, vainqueur indiscutable du Masters, et plus chanceux à l’US Open, le retour au plus haut niveau de Jason Day au US PGA, et les tentatives manquées de Dustin Johnson.

Le public a été particulièrement gâté, car le spectacle et l’intensité ont été au rendez-vous de tous les grands tournois.

Pour nous français, on aurait sans doute préféré que Victor Dubuisson et Alex Levy soient plus heureux dans leurs résultats.

Un problème de lisibilité pour le public

Alors que la saison touche à sa fin, la dernière question qui compte consiste à savoir qui va être sacré meilleur golfeur de l’année sur le PGA Tour.

Ceci dit, cela nous ramène à l’éternel problème de lisibilité du golf au plus haut niveau.

Numéro un mondial, numéro un européen, numéro un du PGA Tour (vainqueur de la Fedex Cup)…en fait beaucoup de numéro un alors que le principe même de ce nombre suppose l’unicité !

Vous êtes finalement assez peu nombreux à vous soucier de qui va gagner la Fedex Cup !

Pourtant, la perspective de voir un golfeur gagner en moins de quatre semaines 10 millions de dollars aurait de quoi interpeller ?

Ceci dit pour bon nombre de spectateurs, nous ne regardons pas les grands tournois de golf pour savoir qui va gagner combien…

Fort heureusement, l’intérêt que nous portons aux professionnels et aux grands tournois est bien sportif, voir historique.

En ce sens, la Fedex Cup qui a été mise sur pied en 2007 n’a jamais réellement réussi à exciter le public autant qu’un Masters ou un British Open.

Récence, format, utilité ?

De notre point de vue, la Fedex Cup ne correspond pas à l’esprit du golf, et à un trophée que les golfeurs rêvent de remporter.

C’est aussi le stigmate d’une situation où les golfeurs professionnels de très haut niveau, à savoir seulement les 50 meilleurs mondiaux, gagnent déjà tellement bien leurs vies, qu’un chèque de plus ou de moins, ne change pas vraiment l’état de leurs comptes en banques, et donc leurs motivations.

Dans une saison, vous n’entendez jamais un pro vous dire qu’il axe sa préparation dans la perspective de gagner la Fedex Cup.

En tout cas, pas parmi les meilleurs joueurs qui clament sans cesses leurs envies de majeurs.

Au départ, ce format de play-off a été mis sur pied pour apporter un peu d’intérêt à la fin de saison sur le PGA Tour.

Si l’ambition était louable, la solution n’a toujours pas convaincu.

Les éditions récentes confirment la faillite des favoris

L’an passé, c’est Billy Horschel qui avait été au bout du marathon de quatre tournois en quatre semaines, où chaque week-end, 25 jours sont éliminés pour que sur la dernière épreuve, le traditionnel Tour Championship disputé à Atlanta, il n’en reste plus que 30 pour un dernier trophée.

La Fedex Cup : une formule à inventer

En huit éditions, la Fedex Cup a été remportée à cinq reprises par un favori contre trois pour un outsider.

Sur les quatre premières éditions, la logique a été relativement bien respectée avec Tiger Woods en primo vainqueur en 2007, puis Vijay Singh alors encore au sommet de son art en 2008.

Woods doubla la mise en 2009 avant que Jim Furyk ne s’illustre en 2010.

La logique a commencé à vacillé à partir de 2011 et la victoire de Bill Haas qui s’est surtout illustré en remportant l’ultime tournoi de la saison pour rafler la mise, et qui depuis ce week-end magique pour lui, n’a jamais fait mine de se hisser au niveau des dix meilleurs golfeurs du monde.

Le vainqueur de 2012, Brandt Snedeker a aussi déjoué les pronostics, mais a tout de même eu le mérite de se classer assez longtemps dans le top 5 mondial avant de connaitre une longue blessure.

En 2013, le suédois Henrik Stenson était tout bonnement inarrêtable sur le chemin de son retour au plus haut.

Cependant, lui aussi revenait de très loin... quelques mois plus tôt, il était classé au-delà de la centième place mondiale.

On aurait pu imaginer que le vainqueur de 2014, Billy Horschel, vainqueur des deux derniers tournois de la saison pour chiper le trophée, allait derrière s’imposer comme l’une des nouvelles grandes figures du tour. Or, il n’en a pas été ainsi, et sa saison 2015 a été bien trop discrète.

Une formule de play-off qui tarde à convaincre

Depuis 2009, et la victoire de Woods, plus aucun golfeur n’a remporté la Fedex Cup en ayant dominé la saison régulière.

A trop vouloir rebattre les cartes pendant les quatre derniers tournois, la formule a complètement perdu en crédibilité.

Craignant que le vainqueur de la Fedex Cup ne se repose trop sur les points acquis pendant la saison régulière, la PGA a voulu changer de système en remettant les compteurs à zéro à partir des play-offs.

Or, justement depuis 2010, l’effet a été inverse.

Nous pouvons considérer que huit ans après sa création, la Fedex Cup n’a toujours pas trouvé la bonne formule pour être à la fois intéressante, juste et révélatrice de la forme des meilleurs joueurs sur l’exercice.

Et 2015 n’est pas parti pour inverser la tendance.

McIlroy a fait l’impasse sur le premier tournoi de play-off, le Barclays Championship afin de récupérer de sa blessure.

Jordan Spieth, le nouveau numéro un mondial qui a été étonnant cette année pour avoir été extrêmement performant pendant l’ensemble des 16 tours à jouer en majeur, ne semble pas parti pour passer le cut au Barclays, après un premier tour joué en +4.

L’australien Jason Day, vainqueur de majeur a déclaré forfait à la dernière minute pour soigner son dos douloureux.

Fatigués, plus forcément motivés et concernés, les favoris ne se mettent pas en quatre pour remporter ces play-offs, d’autant que la course à la place de numéro un mondial semble terminée pour cette saison.

Au PGA Tour de revoir rapidement sa copie…

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