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Zurich Classic de la Nouvelle-Orléans: Justin Rose remet son jeu en place

Zurich Classic de la Nouvelle-Orléans: Justin Rose remet son jeu en place

Cela faisait plusieurs semaines que l’anglais, Justin Rose, cherchait la bonne solution sur les fairways du PGA et de l’European Tour. Après avoir manqué trois cuts cette saison, inhabituel pour un membre du top-10 mondial, Rose a finalement profité de l’étape de la Nouvelle-Orléans pour se remettre à l’endroit, et gagner son 7ème tournoi du PGA Tour !

Le retour du champion anglais !

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’anglais, Justin Rose, vainqueur de l’US Open 2013, un top-player depuis plusieurs saisons, et membre régulier de l’équipe européenne de Ryder Cup n’avait pas jusqu’à ce week-end réussi un bon début de saison.

Pour autant, ce succès dimanche n’est pas moins que sa sixième victoire en six ans sur un tournoi organisé par le célèbre PGA Tour.

Ce qui constitue la deuxième plus longue série en cours, juste derrière celle de l’américain, Dustin Johnson, un camarade du Team TaylorMade qui en est à huit !

Pour parvenir à ses fins, Justin Rose a bien eu besoin de deux birdies sur les deux derniers trous du TPC de Louisiana, un par 72 de 6780 mètres, afin d’être certain de repousser le dernier assaut de Cameron Tringale qui finit un coup derrière l’anglais en -21.

Interrogé après son succès, Rose a reconnu qu’il lui paraissait impossible de gagner un tournoi depuis quelques temps.

En cinq départs depuis le début de l’année, Rose a manqué trois cuts, et n’a pas fini mieux que 37ème.

« Je suis vraiment heureux d’avoir enfin pu trouver la clé de mon jeu. »

Et pour cause, le samedi et malgré l’interruption du jeu pour cause de pluie, Rose, habitué de ce type de conditions dans son pays, a survolé le parcours pour jouer un total de 65 coups, et récidiva dimanche avec un score de 66 qui fit de lui le meilleur golfeur du week-end.

Au total de ses quatre tours, Rose est descendu à 266 coups, soit le record du parcours situé au sud-ouest de la ville. Parcours qui accueille le tournoi depuis une dizaine d’années.

Ce succès vient à point nommé pour permettre à Rose de raccrocher la sixième place de l’Official World Golf Ranking, et confirme le mieux entrevu au Masters où il a terminé à la seconde place.

« Ma performance au Masters m’a apporté une confiance supplémentaire » rappelant au passage le calme dont il a su faire preuve tout au long du dernier tour Augusta, alors que la pression battait son plein pour le voir tenter de rattraper Jordan Spieth.

Agressif sur le parcours détrempé de Louisiana, Rose a rentré pas moins de six birdies sur le dernier tour, et n’a concédé aucun bogey, confirmant une nouvelle fois qu’un golfeur qui joue l’attaque sur tous les trous est souvent le vainqueur à la fin de la journée.

Ce jeu risqué n’ayant qu’un seul revers : partir à la faute !

Et Rose n’a justement pas commis d’erreur au putting, rentrant ses deux derniers putts à moins de quatre mètres pour birdie sur les trous 17 et 18, ne laissant au passage que peu de chances à son principal poursuivant de le rattraper, malgré un très beau 65 sur le dernier tour.

Auteur d’un birdie sur le dernier trou, l’américain, Cameron Tringale aurait bien aimé être le huitième primo-vainqueur d’un tournoi du PGA Tour à la Nouvelle-Orléans, ce qui s’est déjà produit lors des onze éditions précédentes.

« Terminer à un seul coup du vainqueur, cela reste une très bonne semaine. »

D’autant qu’il termine devant deux des principaux animateurs du tournoi, Boo Weekley, leader des deux premiers tours, et Jason Day, leader au matin du dimanche, et qui avaient tous deux de sérieuses chances de l’emporter.

Tout comme Furyk la semaine passée, Rose n’a pas boudé son plaisir

Quand Justin Rose a rentré son dernier putt, il a fermé le poing de sa main droite, et tendu son bras au-dessus de sa tête en direction du stand de ses fans, et surtout de ceux situés dans la tribune VIP de son sponsor….Zurich qui se trouve être aussi le sponsor du tournoi.

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A l’image d’un footballeur plus que d’un golfeur, Justin Rose n’a pas cessé de faire remarquer le nom de ce sponsor. Pas très fin…surtout qu’il devait encore attendre une bonne demi-heure en attendant que ses principaux adversaires en terminent.

« J’ai quitté le parcours en pensant que j’en avait largement fait assez. » dixit un Rose qui en pleine autosuffisance.

Pourtant, plus tôt dans la journée, Rose avait démarré sa partie ex-aequo avec un autre revenant, l’australien Jason Day à la recherche de son meilleur golf.

Petit désavantage pour le champion du monde de match-play en titre, il devait d’abord finir son troisième tour avant d’entamer le suivant dans la même journée.

Et dès le deuxième trou de sa journée, Day a envoyé son drive en hook dans les arbres.

Sur le coup suivant, son recentrage a frappé l’arbre devant lui pour repousser sa balle derrière lui ! Frustant ! Cette mésavanture lui coûte un bogey sur un trou qui lui avait bien réussi depuis le début de la semaine avec deux birdies sur quatre passages.

Day n’a pas lutté à armes égales. En réalité, les conditions de jeux du matin n’ont pas été comparables à celles de l’après-midi.

L’Australien a admis des erreurs mentales sur son dernier tour alors qu’il avait jusque-là plutôt bien joué.

Boueux, parfois avec de grosses flaques d’eaux sur le fairway, le terrain « spongieux » a joué son rôle dans la rédaction du scénario.

Exceptionnellement, les golfeurs étaient autorisés à placer leurs balles sur le fairways. D’un point de vue stratégique, les joueurs ont reconnu avoir mis beaucoup d’agressivité dans leurs swings, et chercher à pitcher les balles très hautes.

Rose n’a pas été moins offensif que les autres.

Sur le 17, un par 3, alors que les leaders étaient tous regroupés en peu de coups, Rose a justement tenté le tout pour le tout pour aller chercher le drapeau sur gauche du green, et près d’un obstacle d’eau.

A 192 mètres du drapeau, il s’est saisi de son fer 5 pour frapper droit en direction du trou, se posant à moins de 4 mètres du drapeau, et finissant par un putt pour birdie.

« J’aurai tout aussi bien pu frapper six ou sept mètres plus à droite, mais je savais que mes adversaires avaient encore quelques opportunités de birdies derrière moi. Il me fallait un birdie de plus. »

Sur le dernier trou, un par 5 avec de l’eau sur la droite, Justin Rose a chargé un drive à 269 mètres en plein centre pour ensuite porter son bois 3 à 222 mètres sur la gauche du green.

Un chip au-dessus du bunker, et un dernier putt plus tard, Rose en terminait avec son infortune…

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

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