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XXIO 10: La haute technologie au service du plaisir des golfeurs

XXIO 10: La haute technologie au service du plaisir des golfeurs

Vendredi 24 novembre 2017, la marque japonaise XXIO avait convié la presse golfique pour la présentation officielle de sa nouvelle gamme XXIO 10, soit la dixième génération de clubs depuis son lancement en 2000. Et pour ce faire, Nicolas Marchand (responsable relations presse), et Bastien Brepson (directeur des ventes France et Italie) avaient décidé de nous surprendre, en nous conviant dans un cadre étonnant pour un lancement de produits golf.

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XXIO : Concevoir une tête, mais aussi un manche

Un club de golf est le résultat d’un intense travail de recherche et développement. Si toutes les marques ne trouvent pas « toujours », et investissent beaucoup en communication. La grande majorité « cherchent » beaucoup, et tout le temps.

La particularité de XXIO, et elle est revendiquée comme une véritable force de différenciation, c’est de décider de la conception de la tête, comme du manche.

Le schéma classique qui prévaut dans l’industrie du golf : c’est une marque américaine qui travaille essentiellement sur la tête, et commande à un sous-traitant asiatique, la production du manche.

Il ne faut pas se mentir ! Jusqu’à très récemment, les marques dans ce schéma avaient plus d’attention pour la tête, notamment dans le coût de fabrication, et beaucoup moins pour le manche.

Pendant des années, et encore maintenant, ces marques ne voulaient pas dépenser plus de 5 ou 10 dollars par manche. Et ce, alors que le club pouvait coûter au consommateur final entre 300 et 500 dollars.

La répartition du budget tête/manche n’était pas vraiment équilibrée.

Je ne connais pas la répartition exacte du budget XXIO entre manche et tête, mais une chose est certaine : Au cours de cette présentation dans le cadre des locaux d’Airbus Industrie à Toulouse, les responsables ont mis l’accent sur cette double compétence (tête/manche) du groupe Sumitomo Rubber Industrie (Dunlop), et s’agissant de XXIO 10, la présentation a commencé par les nouveaux manches.

Faut-il penser qu’en vérité, un bon club de golf est l’assemblage d’une tête à 500 euros avec un shaft à 700 euros pour un total de 1200 euros ?

Pour les professionnels, c’est probablement le cas.

Pour les amateurs, l’achat de drivers entre 500 et 800 euros est déjà un acte très impactant au niveau du portefeuille.

Aller au-delà ? Est-ce vraiment le but dans le cadre d’une pratique récréative ? Chaque golfeur apportera sa propre réponse légitime à cette question.

XXIO ne propose pas un driver XXIO à 1200 euros, mais autour de 700 euros, et sans doute pour deux raisons : la production est plus limitée par rapport aux grandes séries américaines, et le positionnement de la marque se veut plus haut de gamme avec des choix de matériaux, si ce n’est plus qualitatifs, peut-être plus rares.

Contrairement à ces certains confrères américains, le rythme de sortie produits est aussi un peu plus lent pour vraiment laisser du temps au produit pour convaincre. C’est une différence de culture commerciale.

XXIO a souvent ciblé les seniors, car c’est aussi la réalité de notre marché.

En France, la moyenne d’âge des licenciés dépasse 52 ans. Son discours commercial est donc ajusté. L’idée, ce n’est pas de nous promettre plus de distance, mais plutôt de limiter les effets de l’âge.

Son crédo est d’ailleurs « Votre partenaire sur le parcours ».

A ce titre, la publicité qui tourne en Corée du Sud est très explicite.

On voit une jeune femme déambuler dans le cadre bucolique d’un golf, tout sourire, accompagné par un homme.

On imagine que c’est son compagnon, et puis, l’image change, et on découvre que cette femme est seule avec son sac de clubs XXIO, sans aucune autre forme de message commercial.

Une série de fers XXIO10

XXIO veut être votre partenaire sur le parcours. Si vous prenez soin de vos clubs, vos clubs prendront soin de vous… C’est un peu l’idée exprimée dans cette publicité.

Au moment de nous présenter la marque, Nicolas Marchand explique que dès son lancement au Japon, au début des années 2000, la marque s’est positionnée comme numéro un des ventes.

Le Japon est le deuxième plus gros marché mondial pour le golf avec près de 10 millions de pratiquants, et alors que le pays ne regorge pas d’espaces pour faire des parcours, et que l’accès au parcours est dans ce cas, extrêmement cher comparativement à la France.

Comment peut-on arriver sur un marché très conservateur, où existent beaucoup de marques artisanales, et parfois séculaires, et immédiatement s’installer en tête des ventes avec 22 à 26% de parts de marché ?

La réponse a été limpide.

Sumitomo a racheté Dunlop en 1930, et depuis, le groupe a su faire de Dunlop, une marque ultrapuissante, notamment pour avoir les bonnes connexions dans le golf et le tennis.

A ce jour, le groupe Dunlop possède 33% de parts de marché dans l’univers du golf au Japon.

« C’est ce qui a fait que dès le lancement de XXIO au Japon, la marque a été écoutée. »

Ce à quoi Bastien Brespon ajoute « Dunlop a une bonne notoriété pour la qualité de ses produits. Si on est aujourd’hui chez Airbus, ce n’est pas par hasard. Il y a beaucoup de technologie dans nos clubs de golf. En l’an 2000, quand XXIO est née. C’était à la suite d’une réflexion sur : Qui achète les produits golf ? Quels sont les profils des golfeurs ? Et finalement comment on peut améliorer leur jeu ? »

En résumé, le succès immédiat de XXIO a reposé sur la combinaison d’une assise déjà bien installée par Dunlop, l’analyse du marché, et la réponse au besoin exprimé par le produit demandé.

A l’époque, le marché japonais était encore dominé par des produits qui finalement aujourd’hui pourraient paraître inadaptés à une grande majorité des joueurs.

Avec des clubs plus faciles à jouer tout en restant dans des standards de qualité élevé (le graphite et la forge), XXIO a pris la première place en seulement quelques mois.

En 2003, XXIO a connu un bond en avant de notoriété, quand le magazine Golf World a édité un test robot de tous les drivers du marché.

XXIO qui n’était pas une marque connue outre-Atlantique a gagné le concours. Pour la petite histoire, c’est XXIO qui a inventé les faces interdites !

Depuis, les ventes de XXIO ont largement dépassé les frontières nippones. En 2015, 42% des ventes étaient réalisées à l’étranger.

Quelles nouveautés avec la gamme XXIO 10 ?

S’agissant de XXIO 10, le crédo c’est « Expérimentez une distance plus accessible ».

Expérimentez une distance plus accessible

Pour le driver, cela se traduit par la technologie « New True Focus impact » qui combine un sweet spot plus large, et un nouveau shaft pour favoriser un centrage de balle plus régulier.

Clairement, XXIO assume de se tourner vers une clientèle de golfeurs à swings modérés. Vous ne verrez pas de pros jouer avec ces clubs.

C’est l’autre gros élément de la stratégie XXIO qui se distingue complètement de la stratégie Titleist.

Comme la marque Californienne, XXIO parle de pyramide d’influence, sauf qu’à la différence de Titleist, XXIO inverse la pyramide.

La pyramide d'influence à la sauce XXIO

Le sommet est la partie la plus large, et représente les golfeurs amateurs, alors qu’à l’inverse, les très bons joueurs représentent la partie la plus minoritaire.

Pour Nicolas Marchand « XXIO a compris que le golfeur amateur n’avait ni les capacités physiques, ni les prédispositions pour jouer sur le Tour. On a donc fabriqué un produit plus facile à jouer. Quand on parle d’un produit performant, c’est surtout en pensant à des golfeurs qui ne sont pas toujours en mesure de taper de la même façon, et au même endroit. »

Concrètement, il faut comprendre que XXIO ne nous parle pas du sweet spot, du point le plus générateur de puissance, mais en fait de toute la partie qui est autour, pour qu’un golfeur amateur perde le moins de distance possible puisqu’il décentre le plus souvent.

Pour Bastien Brepson, souvent confronté à la question « Mais si votre produit est si génial, pourquoi il n’est pas joué sur le circuit professionnel ? C’est très révélateur de notre stratégie. Le produit a été développé pour l’amateur, afin de l’aider lui, d’essayer de le tirer lui vers le haut, en réduisant sa dispersion. »

Le nouveau manche MP1000

Pour XXIO 10, la présentation a donc été axée autour du concept de Smart Impact shaft avec les nouveaux manches MP1000 qui utilisent un matériau ultraléger, le nanoalloy développé par Toray Industrie, un fournisseur que XXIO et Airbus ont en commun.

D’où le pourquoi de notre présence chez l’avionneur…

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Toray, c’est 46 000 collaborateurs, et 17 milliards de dollars de chiffre d’affaires dans le monde en 2014. Toray est le principal fournisseur de carbone d’Airbus, ce qui constitue 50% du fuselage d’un avion.

Pourquoi travailler avec Toray sur la production des shafts ?

XXIO annonce la couleur ! Ce procédé doit réduire les coups décentrés de près de 28% à l’impact !

Non seulement, le nouveau shaft doit apporter de la vitesse en plus au niveau de la tête, mais en complément, il a été conçu pour réduire les contraintes corporelles pendant le swing, pour justement produire plus facilement des coups plus consistants.

C’est tout le concept de XXIO depuis l’origine. Réduire le besoin de puissance pour tout de même aller loin.

Pour le shaft, le message est « Un meilleur swing avec un meilleur manche »

Un nouveau shaft imaginé avec Toray Industrie

Le nouveau manche développé avec le nanoalloy de Toray Industrie, ultraléger, et avec un point d’équilibre haut réduit les contraintes physiques.

La nouvelle fibre de carbone de Toray réduit le contenu en résine à seulement 15, le niveau le plus bas de l’industrie.

Mais ce n’est pas tout ! Si le nanoalloy permet de réduire le grammage. Le graphite Toray T1100 G est quant à lui extrêmement résistant avec beaucoup d’élasticité.

Pour XXIO, il s’agissait de réduire le poids sans perdre en résistance.

Pour Nicolas Marchand, la nouveauté, c’est que le shaft MP1000 gagne un gramme, mais ce gramme gagné conserve une haute résistance.

Gagner du poids peut être fait au détriment de la résistance, mais alors, la dispersion augmente. C’est à la fois une réponse simpliste et inutile. La difficulté, c’est de coupler les deux.

Le smart impact shaft expliqué

L’idée, c’est de ne pas demander au golfeur de changer son swing, mais de lui proposer un produit qui arrive plus vite sur la balle pour plus de distance.

Selon la marque, le fait de combiner un tressage circulaire, droit (dans le sens de la longueur du shaft) et angulaire au niveau des couches de graphites permet d’optimiser le tempo, la flexibilité, et le point de release du shaft.

En soi, le procédé qui se veut révolutionnaire, c’est justement le fait de tresser des fibres de carbones de biais.

Cette fameuse fibre de carbone en biais est une exclusivité, et une première mondiale. Elle est plus légère, et c’est donc elle qui permet ce concept de « smart shaft impact ».

Pour Nicolas Marchand « Plus vous allez swinguer vite, et plus le shaft va répondre rapidement. Moins, vous allez swinguer vite, et moins le shaft répondra rapidement. La particularité, c’est que dans la section ronde du manche, cette dernière va justement rester la plus ronde possible, alors qu’à l’inverse, un shaft de qualité moyenne, voir médiocre, surtout sur les grammages bas, va s’ovoïder. C’est ce qui enlève le dynamisme du manche, et fait perdre complètement le contrôle. »

Ce à quoi Bastien Brepson ajoute « Le propre d’un swing de golfeur amateur, c’est justement d’être déstructuré. En ajustant ces paramètres avec le shaft, que ce soit au niveau du butt, du point médian ou du kick, on arrive à générer un confort de swing pour l’amateur, en gommant un peu ses imperfections. »

En somme, apporter de la régularité, et surtout du plaisir.

Bastien Brepson insiste finalement sur cette notion « Chez XXIO, notre ambition est de vous apporter un produit plaisir. »

Gamme XXIO10

Quel profil de golfeur a été imaginé pour cette ligne de produits ?

Nicolas Marchand nous a expliqué qu'à Kobé, au Japon, se trouve un Golf Science Center sur lequel XXIO s’appuie dans le développement de ses clubs.

Cet institut dispose de méga ordinateurs, et des simulateurs pour modéliser un swing robot ou humain.

On équipe des joueurs avec des capteurs pour analyser le club, le joueur, l’impact, la balle, et le vol de la balle. De là, XXIO affirme qu’elle ne fait pas un club, mais le prolongement d’un swing !

Partant du principe qu’un swing est une rotation, les ingénieurs se sont demandés « Qu’est-ce que l’on peut faire pour améliorer cette rotation ? La rendre plus facile ?

De là, ils ont déplacé le centre de gravité plus proche de l’épaule !

Bastien Brepson rappelle qu’en-dehors de l’aspect prix, le XXIO 10 est un produit mass-market, soit un produit qui doit répondre à un maximum de besoins des golfeurs.

Présentation de la gamme XXIO10

C’est là où l’argument de la marque qui est la seule à produire ses têtes, et ses shafts prend toute son importance.

Pour XXIO, l’objectif est alors de produire le meilleur shaft graphite possible, compte tenu de la tête développée.

Nicolas Marchand explique « Pour nous, quand on parle de graphite. Il n’y a pas de custom ! Avant que Cleveland ne soit racheté par les japonais, quand on développait une tête, on passait un coup de fil à Fujikura pour demander… Voilà, il nous faudrait un shaft qui a tel ou telle propriété par rapport à notre tête. Il y avait donc une partie de la production que l’on ne maîtrisait pas, et qui était chez le sous-traitant, avec parfois un taux de conformité aléatoire. Aujourd’hui, le fait de produire nos shafts par rapport à nos têtes, nous donne un avantage par rapport à nos concurrents.»

Concrètement, XXIO produit des drivers plus légers d’environ 11% par rapport à la moyenne des produits concurrents dans la gamme « improvment », avec une longueur de manche un peu plus importante, et de l’ordre de 0.45 inches.

Je reviendrai sur cette question de la longueur du manche qui n’est pas négligeable sur l’ajout de vitesse de swing. Je l’ai concrètement expérimenté dans mon premier test avec des valeurs importantes.

Quand un shaft de driver XXIO pèse 40 grammes, la moyenne des shafts regular graphite du marché est plutôt autour de 55 à 58 grammes.

Même la tête de driver a tendance à être plus légère chez XXIO (moins de 200 grammes).

Les données techniques du driver XXIO10

Sur ce point, de mon expérience, plus léger ne signifie pas nécessairement plus performant. Il convient de tester, et avec le bon profil.

De la haute technologie qui n'est pas pour de la haute sportivité

Aux termes de l’exposé, on peut dire de XXIO qu’elle ambitionne de faire de la haute technologie, mais qui n’est pas pour de la haute sportivité.

A la fin de la présentation, nous avons été invités à tester les produits sur 9 trous au Golf de Toulouse Seilh, puis je suis reparti avec un sac complet pour les besoins de nos tests.

Test du driver XXI10 sur le terrain au golf de Toulouse Seilh

A la suite de ce premier article, je vais donc vous proposer un premier avis sur le driver, le bois de parcours, l’hybride et la série de fers.

Par la suite, le pro Xavier Bretin va tester ces produits, sachant que dans notre équipe, le test le plus intéressant va être celui de notre senior, Jean qui a bientôt 70 ans est concerné par les questions de pertes de vitesses de swings.

C’est surtout son usage qui va servir à émettre un avis critique et pertinent sur la qualité, et/ou le bénéfice de ces clubs pour un golfeur amateur.

Je peux simplement argumenter après l’utilisation des clubs sur 9 trous, du fait que les fers XXIO 10, équipés des shafts MP1000 m’ont paru lancer haut, long et précis. J’ai plutôt bien joué avec, et été surpris positivement, mais plus de détail à suivre très rapidement…

Posté par le dans Actus marques
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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.

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