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Xander Schauffele remporte le WGC-HSBC Champions 2018

Xander Schauffele remporte le WGC-HSBC Champions au bon moment

Rookie de l’année 2017 après deux succès sur le PGA Tour dont une victoire spectaculaire sur le dernier tournoi, le TOUR Championship à Atlanta, Xander Schauffele ne pouvait pas retomber dans l’anonymat bien longtemps. L’américain aux origines Allemandes, françaises, et chinoises signe la quatrième victoire d’un golfeur US sur un championnat du monde en 2018. Sur le parcours du Sheshan International Golf Club situé à Shanghai, le jeune golfeur de 25 ans a douché les espoirs de son compatriote, Tony Finau, l’homme du week-end, et contrarié les plans de l’anglais Justin Rose pour récupérer la place de numéro un mondial.

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Difficile de ne pas lui reconnaître le statut de talent, Xander Schauffele, 25 ans, a déjà remporté la finale de la Fedex Cup, le Greenbrier Classic, et maintenant le championnat du monde HSBC en Chine.

C’est la marque des grands que d’être capable de franchir un palier dans les grands événements.

Pour s’imposer sur cette dernière levée du championnat du monde, Schauffele a signé trois birdies consécutifs, dont le dernier au meilleur moment pour battre Finau sur le premier et seul trou de play-off.

Plus jeune, en amateur, Schauffele a grandit dans l’ombre des Justin Thomas et Jordan Spieth. Depuis, il s’est bien rattrapé pour se situer dans les 20 meilleurs golfeurs professionnels du monde.

Deux ans plus tôt, il n’était encore qu’un anonyme aux yeux de beaucoup de spectateurs et fans de golf.

En 2017, il a pris la cinquième place de l’US Open à Erin Hills pour démarrer son ascension au titre de meilleur rookie de l’année, et s’installer depuis dans le paysage.

En 2018, pas de victoire mais des places d’honneurs, et notamment des secondes places au Player’s et à The Open à Carnoustie où il faisait partie de la longue liste des prétendants.

En seulement deux saisons sur le PGA Tour, Schauffele a réussi la performance de terminer à deux reprises dans le top-15 de la Fedex Cup. Ce n’est pas donné à tous les jeunes golfeurs.

La saison 2019 commence sous les meilleures auspices s’agissant justement de la Fedex Cup. Avec cette victoire en terre chinoise, il occupe désormais le premier rang provisoire d’une compétition qui revêt une grande importance à ses yeux.

« Nous voulons tous gagner ce trophée autant qu’un majeur. J’imagine que j’ai pris un bon départ. »

Dimanche, il avait pourtant trois coups de retard sur Finau et partageait la chasse avec Patrick Reed et Justin Rose, le tenant du titre, et candidat à la place de numéro un mondial.

Dimanche, il avait pourtant trois coups de retard sur Finau et partageait la chasse avec Patrick Reed et Justin Rose, le tenant du titre, et candidat à la place de numéro un mondial.

En signant une carte de score de 68, l’américain a non seulement signé la meilleure carte de la journée, mais a en plus été le meilleur joueur du week-end avec deux cartes dans les 60 pour reprendre celui qui semblait être en position de favori tout au long de la semaine, son compatriote Tony Finau.

« Je me suis mis dans une sorte de mode attaque, et je n’ai tapé que des bons coups tout au long de la journée, tout en rentant de bons putts. En fait, j’ai réalisé tout ce que je devais faire pour gagner. »

Malgré le vent, un facteur déterminant, sa frappe de balle a été tout en contrôle pour ne manquer que trois fairway, et trois greens, tout au long de la journée.

Schauffele a jusqu’à présent développé une certaine habileté à finir fort lors des grands tournois.

Pour chacune de ses victoires, il n’était pas le favori, et n’était pas non plus en position de gagner au départ du dernier tour.

Il profite de la dernière ligne droite pour remonter méthodiquement les leaders, et les dépasser.

Il avait déjà cinq coups de retards avant de remporter le Greenbrier, et deux avant de démarrer la dernière partie du TOUR Championship.

Vainqueur la semaine de son anniversaire devant ses parents, et notamment sa mère née à Taiwan et élevée au Japon, Xander Schauffele est le plus cosmopolite des champions américains.

Il a profité de l’expérience de son père, ancien athlète de haut niveau pour rester calme dans les moments cruciaux.

« Il m’a beaucoup parlé de respiration, et m’a donné des conseils que j’ai appliqué, notamment après mon birdie au 17 et en marchant vers le 18 où je me sentais nerveux. »

Différent de Jordan Spieth et Justin Thomas, il incarne avec eux la nouvelle vague du golf US.

En 2017, il s’était classé en quinzième position pour la distance au drive avec une moyenne de 305 yards, et en revanche, une précision de seulement 57% (128eme pour cette statistique).

Son jeu de fers et son petit jeu autour des greens n’avaient alors rien de phénoménal.

Il se rattrapait largement sur les putts à moins de 3 mètres avec 89% de réussite.

En 2018, alors que si on observe bien les tendances sur le PGA Tour, les meilleurs joueurs ont sensiblement gagné en distance au drive, cela n’a pas été le cas pour Schauffele, qui a marqué le pas en distance au drive, sans gagner en précision, et a aussi baissé pour sa capacité à prendre des greens en régulation (65% au lieu de 67%).

Son putting est resté bon sans être au niveau des 20 meilleurs mondiaux.

Schauffele a en fait vraiment cette capacité à monter son niveau de jeu sur quelques tours, et surtout au bon moment sur les bons tournois, pour remporter des victoires significatives.

Pour le moment, son niveau de jeu n’est pas celui d’un golfeur top-20 mondial, et pourtant, ce matin, il est classé numéro 12 mondial à la faveur des points rapportés par une victoire en Championnat du Monde.

Il a néanmoins la marge de progression et le potentiel pour rester à ce niveau et régulièrement dans les mois et années à venir. C’est clairement une des figures du PGA Tour des années 2020, dans un style pas aussi complet et impressionnant qu’un Justin Thomas… pour le moment.

Battu sur un trou de play-off, l’américain s’est montré beau joueur alors qu’il pouvait légitimement espérer une première victoire dans un championnat du monde pour tout ce qu’il a montré cette semaine.

Pour Tony Finau, c’est une déception. Battu sur un trou de play-off, l’américain s’est montré beau joueur alors qu’il pouvait légitimement espérer une première victoire dans un championnat du monde pour tout ce qu’il a montré cette semaine.

Il a d’abord tenu le pavé contre l’anglais Justin Rose pendant trois tours, et alors que ce dernier espérait être le premier à conserver un titre de champion du monde depuis Tiger Woods en 2007.

Rose a superbement joué le samedi pour revenir à hauteur de l’américain, déjà leader avec trois coups d’avances avant de craquer sur les deux derniers trous du samedi.

En puttant pour birdie sur les deux derniers trous samedi, Finau à la recherche de sa première victoire depuis 2016 pensait sans doute avoir fait le plus difficile, et tenu à l’écart son rival le plus redoutable.

En maintenant deux jours de suite une avance de trois coups, il pensait vraiment pouvoir s’imposer dimanche, et appréciait cette position de chassé.

« C’est la position dans laquelle vous voulez vous trouver. Je cherche à remporter mon premier tournoi dans cette situation de leader, car c’est vraiment très excitant. »

Dimanche, il savait qu’il pourrait faire beaucoup de birdies pour forcer ses rivaux à faire quelque chose de spécial pour le rattraper, et le battre.

C’est finalement ce qu’est parvenu à faire son compatriote Schauffele avec qui, il avait été un temps en balance pour une place dans l’équipe américaine de Ryder Cup.

Rose termine finalement à la troisième place à -10, quatre coups derrière le duo américain. Il manque l’occasion de reprendre la première place mondial à un Brooks Koepka beaucoup moins en vue cette semaine par rapport à la Corée du Sud, une semaine plus tôt, mais tout de même 16eme à -2.

Patrick Reed, animateur du premier tour joué en 64 n’a pas été en mesure de tenir le rythme.

Patrick Reed, animateur du premier tour joué en 64 n’a pas été en mesure de tenir le rythme. Il explose sur le dernier tour avec un 77 qui entache sa semaine. Il parvient tout de même à rester 7eme à -5.

Le belge Thomas Pieters a signé le coup d’éclat du jour avec un trou en un sur le trou numéro 12, un par-3. Alors mal engagé avec deux premiers trous compliqués, ce coup de maître lui a permis de ses replacer pour finir T18 à -1, et confirmer au passage qu’il n’est plus très loin de son meilleur niveau entrevu en 2016.

Le français Alexander Levy a vécu une semaine assez uniforme avec des scores de 70,71, 76 et 73 pour se situer en 28eme position à +2, mieux que des participants à la dernière Ryder Cup, Dustin Johnson +3, loin de peser sur les débats comme l’an passé, et loin de son niveau de 2017, Francesco Molinari (+7) pas aussi exceptionnel fers en mains, ou encore Rory McIlroy rentré dans le rang (+10).

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

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