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WGC-Cadillac Match-play 2015: McIlroy est bien le numéro 1!

WGC-Cadillac Match-play 2015: McIlroy est bien le numéro 1!

Quelle performance de la part du numéro un mondial de golf, Rory McIlroy, qui après cinq jours d’intenses combats en match-play, s’est adjugé son premier championnat du monde de la discipline aux dépens de l’américain Gary Woodland ! Une finale qui aura été à sens unique, et sur le score de 4 à 2 pour McIlroy. Tout ce qu'il faut savoir sur les derniers matchs du tournoi...

Sommaire de l'article consacré aux Championnats du monde de match-play 2015

  1. McIlroy plus fort qu’un match de boxe du siècle !
  2. McIrloy assure le show dans des matchs à rebondissements !
  3. McIlroy fait le plus dur en demi contre Furyk avant de balayer Woodland en finale
  4. McIlroy donne sa réponse pour la place de numéro un mondial ! 

McIlroy plus fort qu’un match de boxe du siècle !

Si le match de boxe entre Mayweather et Pacquiao peut être qualifié de « braquage du siècle » tant le spectacle n’a pas été au rendez-vous, ce dimanche, entre les deux légendes de la boxe mondiale, autant Rory McIlroy a assuré le show à lui tout seul.

Battu au Masters par un incroyable Jordan Spieth, aérien, et intouchable à Augusta, Rory McIlroy n’aura pas mis longtemps pour remettre les pendules à l’heure, et rappeler à tous qu’il est bien le meilleur golfeur de la planète.

Un championnat du monde de match-play, et quelle que soit la formule, reste toujours un tournoi de golf à part avec beaucoup d’incertitudes.

Tout peut arriver !

Comme par exemple, un Charl Schwartzel qui plante une approche au drapeau alors qu’il est mené trois up pour finalement dégoûter son adversaire, le remonter, et puis le battre.

Ou encore, justement le numéro deux mondial, Jordan Spieth qui croit battre son rival, Lee Westwood, avec une approche directe dans le trou avant que ce dernier ne l’imite juste derrière pour finalement le sortir dès la phase de poule…

Un championnat du monde de match-play n’est qu’une suite de rebondissements !

A condition, bien sûr d’être au niveau, ce qui n’a clairement pas été le cas des deux tricolores engagés cette semaine, Victor Dubuisson et Alexander Levy qui sont repartis de San Francisco sans la moindre victoire, et même pas le début d’un match serré qui aurait pu basculer en leurs faveurs.

Mis à part ces cas qui posent surtout la question du  niveau de préparation de Dubuisson, bien médiocre depuis le début de la saison, les 62 autres engagés ont démontré beaucoup de combativité.

Parfois même à l’excès, comme Keegan Bradley et Miguel Angel Jimenez, qui au court d’un match qui ne pourrait plus les qualifier, ont failli en venir aux mains.

Les mots échangés ont été dures entre les deux hommes qui ne voulaient pas lâcher, même pour une victoire qui ne serait finalement pas utile pour passer au tour suivant.

A défaut d’être un exemple de « gentleman attitude », les deux golfeurs ont au moins démontré qu’ils étaient attachés à cette formule de combat mano à mano que peut offrir le match-play.

Dommage que cette formule ne soit pas plus répandue au plus haut niveau !

Elle créé justement les conditions qui pourraient apporter de l’exaltation sur et aux abords des greens.

McIrloy assure le show dans des matchs à rebondissements !

En ce week-end marqué par un autre championnat du monde, celui de la boxe à Las Vegas, spectacle auquel McIlroy a voulu assister malgré la fatigue que pourrait engendrer un tel événement, ce dernier a répondu présent.

Le TPC d’Harding Park à San Francisco n’a pas été propice à une surprise du type Dubuisson qui sort de nulle part, et arrive à se hisser en finale pour troubler l’ordre établi.

Certes McIlroy a eu quelques matchs un peu chaud, comme notamment son troisième match de poule, où pour se défaire de Billy Horschel, il a dû remonter deux coups de retards à deux trous de la fin !

Typiquement le genre de scénario qui a fait défaut au match Mayweather-Pacquiao, et qui fera qu’au contraire, on se souviendra de la victoire de McIlroy, passé à deux doigts de l’élimination.

Après deux trous de play-off, il finira par se défaire de Billy Horschel pour avancer au tour suivant contre le japonais, Hideki Matsuyama, justement large tombeur d’Alexandre Levy.

Si le japonais a paru un obstacle infranchissable pour le français, au contraire, il s’est fait écrasé par McIlroy qui l’a corrigé  6 à 5, l’un des plus gros écarts de cette semaine.

McIrloy assure le show dans des matchs à rebondissements !

Un scénario bien différent du match précédent, mais qui montre à quel point, McIlroy aura tout fait à San Francisco pour marquer les esprits, tout en affichant toujours sa presque insolente facilité, quand son drive est en place.

En quart de finale, il lui a fallu bien plus que de l’insolence pour venir à bout d’un des meilleurs golfeurs dans le domaine spécifique du Match-play, l’anglais Paul Casey !

Moins connu que Ian Poulter qui finalement ne justifie pas toujours sa réputation, et fait plus le showman que de réellement empiler les victoires comme des statistiques, Casey lui est justement dans le registre de l’efficacité.

Avant le début de l’édition 2015, Paul Casey était notre douzième homme pour les chances de victoire à San Francisco !

Avec 16 victoires pour 9 défaites en WGC-match-play, de tous les engagés, il figurait parmi les plus solides prétendants au titre.

Son quart de finale contre McIlroy n’a pas démenti notre pronostic.

Simplement, il aura fallu un McIlroy batailleur pour empêcher Casey d’avancer un tour de plus.

Et même deux jours auront été nécessaires pour que McIlroy s’en débarrasse.

Au bout de 22 trous de match-play, dont quatre trous en mort subite, Casey a craqué avec un bogey sur le dernier trou laissant McIlroy filer vers la demi-finale.

Un dernier trou joué tôt ce dimanche alors que les deux hommes avaient été interrompus par la tombée de la nuit la veille, ce qui agaça le numéro un mondial, se questionnant sur l’opportunité de démarrer son match si tardivement, soit à quatre heures de l’après-midi samedi.

Dans la foulée de sa qualification, McIlroy, le seul membre du top-5 mondial encore en lice dans cette compétition a retrouvé un des hommes en forme du moment, l’américain, Jim Furyk, à la fête sur ce tournoi.

McIlroy fait le plus dur en demi contre Furyk avant de balayer Woodland en finale

Alors que sa journée sur les greens avait commencé à 6h45 contre Casey, McIlroy a poursuivi sa matinée placée sous le signe de la victoire, en plantant un putt de 13 mètres au 17 pour rattraper Furyk juste à temps (égaliser le match), et pour finir par le crucifier avec un eagle au 18 pour un court succès one up !

Précisons que sur le 18, Furyk avait tout de même réussi un birdie !

Jusque-là, le match avait été particulièrement indécis, les deux hommes n’ayant été à égalité que sur cinq trous.

« Quand je suis repassé one down au 15, je me suis dit intérieurement que j’avais déjà été dans cette position avant. Mes précédents matchs m’ont apporté de la confiance en plus. »

Et pour cause, McIlroy a disputé trois matchs serrés où il était perdant au 16, et qu’il a finalement renversé.

 « J’ai senti que les trois derniers trous du parcours étaient juste parfaits pour mon jeu, surtout au vue de mon avantage sur la longueur par rapport à Jim. »

Il est vrai que les deux finalistes de ce dimanche sont aussi les deux golfeurs ayant affiché cette semaine les plus longues moyennes de drives.

McIlroy a été mesuré à 270 mètres de moyenne alors que son dernier obstacle pour la victoire, un autre américain, Gary Woodland a été mesuré en deuxième position à 262 mètres !

Encore une différence avec le match de boxe du week-end, la finale des championnats du monde de match-play a opposé deux vrais cogneurs.

Woodland n’ayant rien d’un adversaire au rabais dans la mesure où lui est sorti du fameux « groupe de la mort » qui comprenait Ian Poulter, Webb Simpson, et Jimmy Walker.

Facile en demi contre la surprise du tournoi, l’anglais Danny Willett, et notamment sur les neuf derniers trous du retour, creusant patiemment un écart de 3 up, Woodland n’a pourtant pas existé en finale contre un McIlroy, certes pas toujours impérial durant cette semaine, mais présent le jour j à l’heure h.

McIlroy donne sa réponse pour la place de numéro un mondial !

Ce succès est le premier de l’année 2015 sur le sol américain pour le numéro un mondial, et ce depuis le PGA Championship.

C’est sa deuxième victoire de l’année après l’Omega Dubai Classic qui comptait pour l’European Tour.

McIlroy donne sa réponse pour la place de numéro un mondial !

Ce championnat du monde est surtout l’occasion pour McIlroy de devenir le 9ème golfeur de l’histoire à remporter plusieurs championnats du monde après Mickelson, Els, Poulter, Mahan, Dustin Johnson, Darren Clarke, Geoff Ogilvy, et bien sûr Tiger Woods.

En revanche, il n’est que le deuxième numéro un mondial après Woods à avoir remporté le championnat du monde de match-play !

Beau cadeau d’anniversaire pour celui qui va fêter son anniversaire ce lundi (26 ans).

McIlroy a pris sa revanche sur 2012, année où il avait été la victime d’Hunter Mahan en finale.

Pourtant, d’un point de vue du jeu, McIlroy n’a pas forcément été le plus fort cette semaine.

Woodland a joué bien plus bas que lui, mais c’est le principe du match-play…ce qui importe, ce n’est pas d’écraser le parcours, mais bien de jouer un coup de moins que son adversaire.

Et c’est ce qu’il a su faire contre Woodland.

Après avoir partagé les trois premiers trous, McIlroy a pris le quatrième trou, et accru son avance à quatre up au début du retour, grâce notamment à trois birdies consécutifs !

Woodland a bien tenté de casser la domination de McIlroy au 11 et au 12 pour se retrouver seulement 1 down au 13…

Quelques minutes plus tard, il s’inclinait au 16 sur le score de 4 à 2… McIlroy n’a jamais laissé passer sa chance quand lui s’est trouvé en tête d’un match !

Finaliste en 2012, vainqueur en 2015, McIlroy peut mériter le statut d’expert du match-play, surtout qu’à ses performances de solistes en WGC, peuvent s’ajouter ses excellentes prestations en Ryder Cup !

A ceux qui pensaient que Jordan Spieth allait détrôner rapidement McIlroy, ce dernier a réponde de la plus belle des manières…

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

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