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WGC-Cadillac Championship 2015: Dustin Johnson rafle la mise!

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Ce dimanche en Floride, la victoire de Johnson a tenu autant à sa détermination qu'à la faillite de l'homme qui aura marqué ce championnat du monde, JB Holmes, un autre revenant qui lui aussi a quitté les greens du PGA tour, mais pour une autre raison, une intervention chirurgicale.

Le film de la dernière journée au Doral

Le podium de ce WGC est marqué par le fait que les trois premiers au leaderboard sont aussi les trois plus longs frappeurs du tour.

Comme quoi le Blue Monster n'a pas arrêté les cogneurs !

Bien au contraire, le nouveau dessin du parcours récompense clairement les golfeurs qui frappent le plus loin au drive.

Ce qui est plus étonnant, c'est que JB Holmes qui a démarré le dernier tour avec une avance de cinq coups lâche autant prise après avoir dominé les trois premiers.

Peur de gagner ?

Holmes a réalisé une entame fébrile avec trois bogeys sur les six premiers trous, et au bout de seulement une heure, il avait déjà consommé toute son avance pour se retrouver à égalité avec Bubba Watson.

Au moment d'attaquer le retour, il comptait deux coups de retards sur Bubba. La messe était dite pour lui.

Sa dernière carte de 75 tout bonnement de 13 coups supérieurs à son record du parcours du jeudi en 62 l'a vue échouer à la deuxième place en -8 à un coup du vainqueur, Dustin Johnson, tout heureux de récupérer la mise.

« Je savais qu'un score de 72 serait suffisant. Pour être honnête avec vous, j'ai même pensé que deux ou trois up auraient même pu suffire. »

C'était sans compter sur DJ.

Contrairement au scénario des neuf premiers trous, ce n'est finalement pas Bubba Watson qui sut tirer profit de la situation.

A peine en tête, il a enchaîné par deux bogeys au 11 et au 12, trouvant cinq bunkers en deux trous.

Drôle de retournement de situation pour un leader qui déclarait deux jours plus tôt tout son désamour pour ce parcours « Je n'aime pas ce parcours. Il est beaucoup trop dur pour moi. »

Qu'est-ce que pourrais dire Rory McIlroy, lui qui a perdu cinq balles dans l'eau cette semaine sans compter un fer 3 ?

Club qui a d'ailleurs retrouvé son propriétaire à la faveur du propriétaire des lieux, Donald Trump qui a envoyé un plongeur récupérer le club du numéro un mondial.

Ce dernier se serait bien passé de cette cérémonie, plus concerné par le fait de retrouver sa forme optimale en vue du Masters.

Pour Fitzpatrick, le caddie du champion « Nous avons laissé notre jeu dans le désert » témoignant du fait que son patron a parfaitement négocié son début de saison à Dubai et Abu Dhabi, mais peine sur les fairways américains.

Pour sa dernière journée, Rory a finalement adopté un jeu plus conservateur et moins offensif, ce qu'il n'aime pas faire pour obtenir une neuvième position finale tout à fait acceptable.

Du coup, Dustin Johnson a profité de la situation pour prendre la tête du tournoi au meilleur moment.

Un putt de loin crucial pour par au 14 suivi d'un autre sur le trou suivant pour birdie d'une distance encore plus longue, lui ont permis de prendre le bon chemin.

« Je n'ai pas vraiment fait attention aux autres. Je savais que Bubba jouait très bien, je savais où j'étais, et que moi-aussi, j'étais bien. »

Avec un dernier score de 69, DJ a remporté une victoire qui lui permet d'être un des rares joueurs à avoir gagné un tournoi au moins huit années de suite.

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Une fois arrivée au club-house, Johnson a su relativiser sa performance « Ce parcours est si difficile que vous ne savez jamais vraiment ce qui va se passer. »

Cette neuvième victoire sur le PGA Tour clôt donc une drôle de page dans la carrière du champion le plus controversé du tour.

Article spécial consacré à Dustin Johnson

Et les mousquetaires ?

Ils ont plutôt bien démarré avant de connaitre des infortunes diverses.

Au soir du troisième tour, on pouvait espérer que Victor Dubuisson allait refaire un bon coup sur le Blue Monster.

12ème à plus un, il n’était certes pas en course pour la victoire, mais avait de belles chances d’accrocher un tableau d’honneur.

Après un cut manqué au Honda Classic qui était peut-être un signe avant-coureur, Dubush allait littéralement exploser avec un 85 fatal sur le dernier tour, le reléguant en 62ème position.

C’est une de ses journées que l’on aimerait oublier.

Le joueur s’énerve et s’agace. Il ne jette pas de club dans l’eau comme McIlroy mais l’idée est un peu la même.

Cinq balles dans l’eau pour un tour sans birdie et un sérieux rappel à l’ordre pour un joueur qui a moins joué depuis la Ryder Cup comparativement à la saison précédente où il avait enchainé entre la Turquie et le championnat du monde de match-play.

D’ici au Masters, Dubuisson va devoir revoir sa copie, changer de rythme, et se rappeler que le très haut niveau n’attend pas, même les joueurs de grand talent.

Avec sa force de frappe, il a le potentiel pour bien figurer sur ce type de parcours, cependant, à sa décharge, le Blue Monster en a rendu fou plus d’un.

C’est aussi ce qu’aurait pu se dire Alexander Levy, sixième après 36 trous !

Un exploit pour une première participation à un tournoi de cette envergure, et sur un parcours aussi difficile pour les néophytes.

Si Dubuisson a sauté au quatrième tour, près du but, Levy avait déjà dégoupillé la veille se privant de la même chance de faire un gros truc à Miami.

Visiblement, il retient de cette expérience qu’il a le jeu pour se hisser au niveau des tous meilleurs du PGA Tour, bien qu’il admet qu’à ce niveau de compétition, le petit jeu est encore plus exigent. 

Son dernier tour en 72 dans des conditions de vent intenses, le même score que McIlroy démontre qu’il n’est pas si loin. Simplement, il lui faut gommer ces mauvaises journées qui ruinent les efforts des trois autres…

Dans un autre registre, Gary Stal lui qui était un grand débutant à ce niveau pourra dire qu’il est venu, qu’il a vu, et qu’il y a encore du chemin avant de pouvoir dire qu’il a vaincu.

Englué dans les dernières places, il termine avec un score de +18.

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

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