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WGC-Bridgestone Invitational: Woods compte sur le Moving Day

WGC-Bridgestone Invitational: Woods compte sur le Moving Day

Devant les journalistes jeudi soir, Jason Day, auteur d’un bon début en 65 n’a été assailli que de questions autour de Tiger Woods, son partenaire du jour qui a rendu une carte de 66, son meilleur départ de la saison. L’australien ne s’en est pas offusqué. C’est un juste retour des choses quand Woods ne cessait de vanter les qualités de celui qui pourrait être considéré comme son meilleur disciple. Vendredi, Woods a mieux joué mais n’a pas pu convertir toutes ses occasions de birdies. Avec un score de 68, il se trouve à 5 coups des leaders. La journée de samedi va s’avérer cruciale dans l’hypothèse d’une première victoire de Tiger en 2018…

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Woods n’a pas joué à Akron depuis 2014. C’est un événement aussi important que sa présence sur un majeur, surtout qu’il a déjà gagné ce tournoi du Bridgestone Invitational à huit reprises, un record.

Depuis plusieurs jours, le monde du golf est en effervescence à l’idée de son retour sur le parcours du Firestone Country Club, théâtre de tant d’émotions avec Tiger au centre de toutes les attentions.

Qui ne se souvient pas de sa victoire en 2000 à l’occasion du NEC-Invitational, le nom du tournoi à l’époque, alors que dans la pénombre, ce sont les lumières des briquets qui éclairaient son dernier putt à 4 mètres du trou ?

Il s’agissait alors de sa huitième victoire de l’année !

Aujourd’hui, le meilleur golfeur du monde arrive tout juste à gagner cinq ou six tournois dans une saison pour être sacré numéro un.

Avant la fin de la saison, Woods pouvait déjà en être à huit !

Cette semaine, les éditorialistes pouvaient bien titrer sur le fait que l’américain revenait à Akron pour ré-illuminer sa carrière. Clairement, Akron est un des théâtres de sa légende au même titre que Bay  Hill ou Augusta.

Pour son premier tour, Woods n’a touché qu’un seul fairway sur les neuf derniers trous. Il a manqué quelques putts relativement abordables, mais globalement réussi à taper quelques très bons coups de fers pour rendre une carte dans les 60, sur un parcours qu’il n’avait pourtant plus joué depuis quatre ans.

Sur le Firestone, Woods est un peu comme à la maison, dans son jardin… et on s’attend tous à quelque chose de spécial venant de lui.

Après quelques jours de vacances en Suisse avec ses enfants, Woods n’a pas eu besoin de beaucoup d’entraînements sur ce parcours, pas plus qu’il n’a semblé avoir besoin de beaucoup d’aide de son cadet, Joe LaCava, pour lire les greens.

« Je n’ai pas lu un putt ! » signifia le cadet avant d’ajouter « Il sait ce qu’il doit faire ici. Je n’ai pas forcément beaucoup de choses à faire ici. Probablement me tenir plutôt hors de son chemin plus qu’autre chose… »

Sur les neuf premiers trous, Woods a touché six des sept fairways en jeu, et puis seulement un sur les sept du retour.

Au total, son driver ne lui a permis d’en prendre que deux sur la journée.

 

La qualité de son jeu de fers et son approche tactique du parcours ont fait le reste.

Il n’a manqué que cinq greens de toute la journée, comme au bon vieux temps, où il démontrait justement une force surnaturelle pour se sortir des pires situations, et réussir malgré tout à scorer.

« C’est bien de pouvoir sortir des parties comme celle d’aujourd’hui où même sans bien jouer, j’arrive à faire un bon score. C’est comme ça que vous gagnez des tournois. »

Avec ce premier score de 66, tous les espoirs étaient permis. Woods n’avait que trois coups de retard sur la tête. C’était la première partie dans les 60 pour un premier tour depuis Bay Hill en Mars.

Le lendemain, pour le second tour, Woods pouvait espérer continuer sur sa lancée, et se rapprocher des leaders en vue d’une victoire.

Sur le trou numéro 16 long d’environ 600 mètres, il tapa un driver de 350 mètres. Il ne pouvait pas envisager le green en deux. Il tapa un mid-iron pour se laisser un wedge et un putt pour birdie.

Il se laissa moins de 4 mètres pour le putt. Il a pourtant manqué le birdie, et cela résume assez bien sa deuxième journée à Akron joué en 68, un bon score pour se situer top-10 du tournoi, mais à cinq coups des leaders.

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Comme depuis le début de la saison, Woods se place régulièrement, mais n’arrive pas encore à trouver la formule pour gagner.

La veille, son cadet estimait qu’il n’avait pas très bien tapé, su mettre quelques bons putts, et quelques bons wedges. Il aurait préféré jouer plus vite pour justifier un jeu en progression.

« Je me suis mieux senti avec mon jeu aujourd’hui par rapport à la veille. Je n’ai juste pas rentré les putts qu’il fallait. Si j’avais pu le faire, j’aurais joué encore quatre ou cinq coups de moins sous le par. »

S’agissant de son driver, il ne se situe pour l’instant que dans le milieu du paquet pour la précision. On pourrait se demander si Woods n’aurait pas plus intérêt à jouer des bois 3 à la place du drive.

A nouveau, son cadet apporte une réponse cinglante « Il va jouer le parcours comme il en a l’habitude. » Poursuivant « Il a gagné huit fois ici. Il ne va pas changer de façon de jouer maintenant. Il sait comment il faut jouer ce parcours. »

Un chiffre donne raison à LaCava : Woods est sixième pour la proximité au trou avec ses approches.

Sur 36 trous déjà disputés, il n’a commis que trois bogeys. Il fait donc partie des joueurs qui concèdent pour l’instant le moins d’erreurs au parcours.

En réalité, tout pourrait aller dans le meilleur des mondes pour Woods, sauf que si lui joue plutôt bien, c’est aussi le cas de beaucoup de ses rivaux à la faveur d’un parcours inhabituellement fair.

« Je n’ai jamais vu cela jusqu’à présent. » déclara Woods à propos des 45 joueurs déjà sous le PAR.

« Pour espérer faire un bond au classement, il va falloir scorer très bas. Heureusement, je pense que j’en suis capable samedi. »

Woods se montre raisonnablement confiant, car il semble être vraiment dans son jardin sur ce parcours qu’il joue plus ou moins bien, en arrivant souvent à rendre des bonnes cartes.

Crédit photo : Shelley Lipton/Icon Sportswire

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

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