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WGC-Bridgestone Invitational: Poulter, Fleetwood et Thomas déjà à -11

WGC-Bridgestone Invitational: Poulter, Fleetwood et Thomas déjà à -11

C’est plutôt inhabituel à Akron sur le parcours de Firestone, après deux tours du championnat du monde Bridgestone en présence de Tiger Woods, ils sont 45 sous le par, et les trois leaders sont déjà à -11. Ian Poulter qui a réussi un démarrage tonitruant (62 jeudi) a plutôt bien réussi sa deuxième journée, alors que Justin Thomas a fait chauffer son putter (64 vendredi) et Tommy Fleetwood continue sur sa lancée de scores très bas sur les gros tournois (63 vendredi). Les conditions favorisent des scores plus bas que d’habitude.

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Au soir du premier tour, quand Tiger Woods a rendu une carte de 66, son meilleur départ de la saison, on aurait pu penser que cela sentait bon la première victoire du Tigre depuis son retour à la compétition.

Cette excellente performance golfique est pourtant à relativiser par rapport aux autres performances des 71 golfeurs inscrits sur ce championnat du monde.

L’anglais Tommy Fleetwood, déjà auteur de deux cartes de score vraiment très basses à l’US Open, et au British Open a réédité la performance vendredi avec un score de 63, soit 7 coups sous le par pour rejoindre Ian Poulter et Justin Thomas en tête du tournoi.

« Avec mes fers, j’ai tapé exactement là où je le souhaitais. Il y a des jours où tout se passe comme vous le souhaitez, et c’est là qu’il faut en tirer le maximum. »

Fleetwood n’a jamais joué un trou au-dessus d’un score de 4 coups.

La veille, Poulter avait signé l’une de ses meilleures cartes en carrière avec un 62 marqué par la perfection.

Sur chaque coup, du tee ou depuis le fairway, l’anglais avait tiré tout droit vers sa cible, et ce, quel que soit la pente, le lie ou le type de coup à effectuer.

Vendredi pour le second tour, Poulter a maintenu un excellent niveau de jeu (67) pour tenir la tête à -11. Simplement, il doit provisoirement la partager.

Vendredi pour le second tour, Poulter a maintenu un excellent niveau de jeu (67) pour tenir la tête à -11. Simplement, il doit provisoirement la partager.

L’américain Justin Thomas a lui aussi fait preuve de réussite et de détermination pour rejoindre le sommet du leaderboard.

Le meilleur commentaire à son sujet est venu de la part de Rory McIlroy « J’aime l’attitude de JT par rapport à tout le reste. Il vient de traverser une mauvaise passe, et pourtant quand il se met en chasse, vous pouvez le voir dans ses yeux. Il a ce petit éclat qui démontre qu’il aime ça. »

McIlroy fait référence à l’intensité que Thomas met dans son jeu, et son attitude sur le parcours s’en ressent. Il a justement su mettre cette intensité quand il a remporté le PGA Championship l’an passé en jouant -10 sur les 54 derniers trous.

McIlroy fait référence à l’intensité que Thomas met dans son jeu, et son attitude sur le parcours s’en ressent.

Sur le PGA Tour, il n’y a pas de statistiques sur l’approche mentale d’un joueur, et le moment où il entre dans sa zone.

« Je suis juste le plus compétitif possible. J’ai un tempérament fougueux. J’aimerai que les autres ne voient pas cette expression sur mon visage. J’ai un regard très sérieux, et presque méchant. Je sais que j’ai une expression faciale un peu étrange. Je suis un peu moche en faisant cela. Je ne sais pas d’où cela vient. Je prends les choses très au sérieux. Je veux gagner. J’aime gagner. »

Thomas n’aime pas nécessairement se voir en photo, mais ce n’est pas tout à fait le sujet.

Thomas n’aime pas nécessairement se voir en photo, mais ce n’est pas tout à fait le sujet.

Pour McIlroy, si vous n’avez pas cette féroce envie de gagner, alors vous commencez à accepter l’idée de terminer second ou troisième. « Je pense que vous en avez besoin. Vous devez avoir cet état d’esprit pour gagner. »

Au cours du second tour, Thomas n’a eu qu’un seul regret. Sur le trou 16, un mauvais coup départ lui a laissé 270 mètres pour atteindre le green, avec encore un obstacle d’eau en jeu.

Si la distance ne présentait pas un problème à l’origine, il a tout de même trouvé l’eau avec son bois 3 alors qu’une autre stratégie aurait été possible, notamment en attaquant le green en 3 avec un wedge.

« C’était une décision stupide. » Tout au long de la journée, c’est surtout son excellent putter qui lui a permis de scorer aussi bas, et de montrer sa férocité.

Tout au long de la journée, c’est surtout son excellent putter qui lui a permis de scorer aussi bas, et de montrer sa férocité.

Les trois hommes, Thomas, Poulter et Fleetwood ont eu l’avantage de démarrer relativement tôt, et visiblement, l’absence de vent leur a permis de tirer le maximum de profit du parcours.

Toutefois, après deux tours, ils sont tout de même 45 à avoir joué sous le par sur ce parcours de Firestone.

Woods qui avait démarré par un 66 jeudi n’a pas eu la même réussite vendredi enchaînant avec un 68, qui dans d’autres conditions serait une très bonne carte.

Samedi, il devra à nouveau jouer très bas pour espérer grapiller quelques coups sur les 5 de retards qu’il a déjà sur les leaders, surtout si Justin Thomas maintient ce niveau d’agressivité.

Pour gagner dimanche, le moving day va une fois de plus être crucial, d’autant qu’il est possible que le tournoi se gagne assez bas, et avec autant de joueurs encore dans le coup.

« Je vais devoir sortir une nouvelle carte très basse. Le terrain est très soft, très réceptif. Les gars vont continuer à faire de très bons scores. Il y a plus de 40 joueurs sous le PAR. Ce n’est habituellement jamais le cas ici. Samedi, je vais devoir tomber un score très bas, et voir ce qui va se passer. »

Woods avait commencé sa journée avec un bogey, mais avait su rebondir avec trois birdies sur les quatre trous suivants.

Au 14, dans une mauvaise position dans un bunker de green (dans la lèvre), ne sachant pas trop comment jouer le coup, il tapa trop fort et dépassa le green. Ce coup lui coûta un bogey. Derrière, il ne put convertir d’autres occasions de birdies.

Sur les 36 trous restant, Woods devra non seulement sortir au moins une carte entre 64 et 67, compter sur des défaillances, et peut-être intimider un golfeur fougueux.

Crédit photo : Shelley Lipton/Icon Sportswire

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

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