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Wells Fargo Championship: McIlroy signe une performance de haut vol

Wells Fargo Championship: McIlroy signe une performance de haut vol

Toujours en contrôle, le meilleur golfeur de la planète est devenu ce dimanche, le premier double vainqueur du Wells Fargo Championship avec une avance de sept coups sur Webb Simpson et Patrick Rodgers. En très grande forme, découvrez comment McIlroy rappelle la domination d’un certain Tiger Woods !

Déjà vainqueur du championnat du monde de match-play à San Francisco, seulement quelques jours auparavant, Rory McIlroy ne s’est pas contenté de cette victoire pour rappeler au monde entier qu’il était bien le numéro un mondial, et déterminé à le rester, malgré l’éblouissante performance de Jordan Spieth au Masters d’Augusta.

Alors que Tiger Woods a dominé le golf sans véritable rival pendant des années, Rory McIlroy a beaucoup plus de sérieux rivaux, à moins que…sa performance en Caroline du Nord sur le parcours de Quail Hollow ne prouve le contraire…

Dimanche, McIlroy a ponctué son dernier tour par une dernière carte de 69 pour en finir avec quatre tours joués en 267, soit -21 coups sous le par, battant au passage le record d’écarts avec le deuxième qui était de cinq coups.

Et dire que la veille, il avait déjà battu son propre record du parcours, en bouclant ses 18 trous en seulement 61 coups sur un par à 72.

Avec quatre coups d’avances sur Webb Simpson, ancien vainqueur de l’US Open, McIlroy n’a jamais laissé de place au suspense pour finir par augmenter son avance de trois coups supplémentaires le dernier jour.

« Tout va dans le bon sens pour moi. Tous les indicateurs sont au vert. » Cette affirmation du champion tranche avec son jeté de club au Doral sur le parcours du Blue Monster qui l’avait vu s’énerver après un coup manqué.

A cette époque, McIlroy s’était lui-même mis la pression en annonçant qu’il ne pensait qu’à remporter le Masters d’Augusta, une performance qui lui échappera finalement.

Dans son plan de marche, McIlroy s’est juste manqué de 15 jours.

S’il n’a pas atteint son pic de forme à Augusta, il est en plein dedans depuis trois semaines avec deux victoires significatives sur le PGA Tour qui ont fait oublier à quel point Jordan Spieth avait été étincelant en Géorgie.

Ce onzième titre sur le PGA Tour pour un joueur d’à peine 26 ans est révélateur du fait qu’il pourrait bien battre beaucoup d’autres records dans les dix ans à venir.

Avec déjà six top-10 en huit départs cette saison, McIlroy est pour le moins constant au plus haut niveau.

Titré en 2010 sur ce même parcours, McIlroy commence donc sa collection de victoires multiples, et améliore son propre record de moins quinze.

Deuxième titre pour McIlroy

« Ce parcours me convient parfaitement. » et même de l’aveu d’un de ses prestigieux adversaires, Phil Mickelson « Sa performance a été impressionnante. »

Des quatre jours de compétitions, seul Patrick Rodgers a semblé en mesure de pouvoir l’ennuyer quelque peu, et dire que ce dernier bénéficiait d’une invitation pour pouvoir jouer ce tournoi !

Sur le dernier tour, Rodgers a réussi à revenir à trois coups du leader après un birdie au 15, avant de craquer sur les deux derniers trous joués en +3.

De son côté, Rory a commencé son dernier tour de manière modérée avec un trois-putts pour bogey sur le 2, son premier en 167 trous joués, avant justement de se reprendre et ne plus commettre le moindre bogey avant le 17 à un stade où l’issu du tournoi était largement déjà jouée.

Ce tournoi a aussi permis de revoir à un niveau très élevé, l’américain, Webb Simpson, vainqueur surprise de l’US Open 2012, adepte du belly-putter qui justement semble prouver qu’il n’est pas seulement un bon putter avantagé mais bel et bien un talent complet du PGA Tour.

Webb Simpson, l'enfant du pays !

Héros local de ce tournoi puisqu’il est rattaché au parcours de Quail Hollow à Charlotte, il s’est illustré pendant trois tours, mais lors du dernier, son aller joué en 37 ne lui a donné aucune chance de pouvoir revenir sur McIlroy.

Néanmoins, il a su reconnaître sa défaite « McIlroy est notre meilleur joueur actuel, et j’aurais aimé joué un peu mieux à l’aller pour rendre les choses plus intéressantes. »

A moins vingt sous le par au 12, McIlroy a planté une approche de 120 mètres à 60 centimètres du mât pour un « easy birdie ». Juste un exemple de son aisance sur ce parcours ce dimanche !

Exemple qu’il a répété au 16 avec une autre approche à 130 mètres planté à 90 centimètres pour scorer son 27ème birdie du tournoi, un record !

« Mon objectif était de rentrer des birdies sur tous les par 5, et les deux par 4 drivables. Je savais que si je pouvais faire six birdies, personne ne pourrait avoir l’opportunité de me rattraper. »

Poursuivant « Avec ma longueur actuelle, et ma façon de driver en ce moment, j’ai un très gros avantage, et cela s’est vu cette semaine. »

Sorte de réponse à ceux qui l’accusent d’en faire trop avec la préparation athlétique, un choix assumé qui avait aussi été la marque de fabrique de Tiger Woods avant lui.

Toutefois, certains coachs tel qu’Hank Haney ont émis des doutes sur le fait que Woods avait justement altéré la fluidité de son swing avec trop d’exercices de musculations.

Risque que devra pondérer le nouvel homme fort du golf.

Ce succès du nord-irlandais n’est pas sans rappeler sa victoire à Kiawah Island pour son premier PGA Open Championship 2012 où il avait littéralement explosé le parcours et la concurrence.

Pour David Feherty, consultant sur CBS Sports qui a suivi McIlroy sur le parcours lors de ces deux victoires « Il a eu cet instinct de tueur qu’il cherche tant sur le parcours. »

En trois semaines, McIlroy vient de jouer 265 trous en démontrant une progression constante.

Cette semaine, son jeu a atteint la quasi-perfection, et ce qui semble le séparer du reste du champ de joueurs est bien sûr son jeu depuis le tee.

Il a tout bonnement drivé à 42 reprises au-dessus de 270 mètres tout en touchant 31 fairways sur 56 possibles.

Puissance et précision sont deux armes fatales au golf.

On pourrait grossièrement résumer le jeu du numéro un mondial à un gros coup de drive au départ pour une approche courte à jouer, et deux putts, comme s’il n’avait pas vraiment besoin de la panoplie des autres coups de golf pour scorer.

Dans ce contexte, le putting de McIlroy est parfois le seul élément qui peut encore le gêner.

C’est pourquoi, la veille du tournoi, il a passé trois minutes avec Dave Stockton pour corriger quelques éléments de son putting. Cette fois, le message était « Reste bas et accompagne le putt jusqu’à l’impact. »

Stockton est d’ailleurs souvent présent dans les grandes victoires du champion. Il l’avait déjà aidé sur l’Open Championship 2014.

McIlroy - Fowler, l'histoire d'une rivalité

Après les victoires de Spieth au Masters et de Fowler au Players, McIlroy n’aura donc pas trop tardé pour rappeler sa domination.

« Cela me pousse en avant. Je pense que ces joueurs qui jouent très bien, et qui gagnent de gros tournois vous poussent à être encore meilleur. Je me sens dans la peau du meilleur joueur du monde, et je veux le montrer chaque semaine. »

Exactement la même attitude que démontrais à son époque son modèle, Tiger Woods…

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.

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