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Waste Management Phoenix Open: La fête du golf et du PGA Tour

Waste Management Phoenix Open: la grande fête du PGA Tour

Bien entendu, les majeurs ont fait renommée du golf comme sport à travers la planète, mais un événement créé la sensation chaque année, en étant en rupture totale avec ce qui est conventionnel ou classique. Il s'agit du tournoi de golf disputé près de Phoenix dans l'Arizona, qui ressemble plus à une arène bruyante qu’à un tournoi de golf aseptisé. Histoire d’une ferveur populaire autour d’un événement trop unique en son genre, le Waste Management Open...

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Dans le calendrier du PGA Tour édité chaque année, il y a un événement que les fans entourent plus que les autres, et pourtant il ne s’agit ni d’un majeur, ni d’un championnat du monde, ni même du Players, et il se situe dans une ville qui n’est pas nécessairement le berceau du golf américain, Phoenix en Arizona.

Pourtant depuis quelques années, ce tournoi propose des images que vous ne verrez nulle part ailleurs.

Des hordes de fans qui ressemblent plus à des supporters de football qu’à des fins connaisseurs de golfs qui arborent des gigantesques pintes de bières, des tenus débridés, et pas la moindre notion d’étiquette à l’horizon, s’agglutinent par milliers dans des tribunes pour voir des golfeurs taper des balles, et encore pas toujours les meilleurs du monde.

Spieth, McIlroy ou encore Jason Day ne seront pas de la partie cette année, comme les années précédentes.

Du top-5 mondial, ce sont les américains Rickie Fowler et Bubba Watson qui mettront l’ambiance, et encore ce dernier a déclaré cette semaine qu’il n’aimait pas le parcours, et qu’il devait sa présence à ses seuls sponsors !

Comment Phoenix a pu s’imposer en quelques années comme un endroit à part sur la carte du golf mondial, et avec une carte de visite aussi atypique ?

Et si Phoenix n’était pas tout simplement l’avenir du golf comme sport populaire dans le monde ?

Tout a en fait commencé dans les années 70, du temps des débuts du star-système dans le golf avec deux des premières légendes, Arnold Palmer, et Jack Nicklaus.

L’Open de Phoenix n’était alors qu’un petit tournoi de golf qui se jouait dans un désert, rien de bien excitant pour les pros du PGA Tour de l’époque.

Aujourd’hui, c’est un des plus gros rendez-vous de la saison, ne serait-ce par la taille du chèque reversé à des œuvres de charité par les organisateurs (on parle de 9 millions de dollars en 2015).

D’ailleurs, les organisateurs peuvent se vanter de ne pas faire de dotations spéciales pour attirer de très bons joueurs…Ils viennent pour autre chose, pour une ambiance unique, celle de jouer dans un stade.

De plus en plus de gens connaissent désormais le fameux trou numéro 16 joué dans un stade pratiquement fermé autour d’un par 3, ce qui créé des conditions acoustiques uniques au monde pour une partie de golf.

L’exemple du tournoi de Phoenix pourrait rendre envieux tous les autres organisateurs de tournoi de golf ! Aucune autre épreuve n’arrive à concentrer autant de spectateurs sur un tournoi qui n’a pas de statut particulier.

Et quelque part, pour y parvenir, il a fallu casser les codes du golf.

Alors oui, ce n’est pas un tournoi typé « étiquette », et les spectateurs ne sont pas toujours propres sur eux comme sur un tournoi classique, mais quelle ambiance, et quelle image pour le développement du golf !

A Phoenix, il s’agit de rendre le golf cool et fun.

D’ailleurs, une marque de matériel ne s’est pas trop fait prier pour mettre l’ambiance : Cobra Golf qui colle parfaitement à cette nouvelle opportunité d’image golfique.

A savoir un sport qui casse les codes pour en faire une activité qui bouge, partant du principe que le mouvement contribue à créer de la valeur.

Rickie Fowler, l’une des stars du circuit porte sur lui ce message, tout comme la joueuse Blair O’Neal, présente pour animer une séance de Glow Golf, à savoir une séance de golf de nuit avec des balles lumineuses.

On est très loin du golf en pantalon en tweed des années 70.

Depuis que le tournoi a déménagé sur le parcours du TPC de Scottsdale en 1987, il n’a cessé de se développer.

Désormais, la veille du premier tour vous avez des concerts de musiques avec des stars du rock ou de country. Cette année, c’est un certain Dierks Bentley qui s’est produit. A priori quelqu’un de très connu par le public, puisque son concert a été donné à guichets fermés.

En réalité, le succès de ce tournoi est lié au fait qu’une fois l’an, la ville de Phoenix créé le show autour du tournoi de golf, et ne le limite pas aux seuls fans de golf.

Le tournoi n’est qu’un prétexte pour réunir la ville autour d’une idée festive. Le golf n’est qu’un show, rien de plus, rien de moins, et pour des milliers de spectateurs, une bonne occasion de sortir, et de faire la fête, un peu comme la fête de la bière à Munich.

A Paris ou à New York, un tel rendez-vous ne pourrait pas aussi bien fonctionner, car il y a plus de sollicitations tout au long de l’année. A Phoenix, c’est la principale attraction de la saison des spectacles, et la ville en a fait un de ses moments forts.

Pour les organisateurs, quand ils ont commencé, ils n’étaient pas certains de rencontrer le succès.

Mais en réalité, il est intervenu immédiatement, et depuis une dizaine d’année, c’est même une véritable explosion.

Un moment a aussi contribué à la légende ! Quand en 1997, le jeune Tiger Woods a rentré un trou en un, la foule a exulté et lui avec !

Ce moment a fait le tour du monde, et a contribué à faire passer le tournoi d’une fête populaire à un événement retransmis dans le monde entier, et attendu par le monde entier.

En France, Canal + a déjà dépêché à plusieurs reprises des journalistes pour couvrir l’événement, et interviewé sur place des joueurs pour qu’ils racontent ce que cela fait de l’intérieur. On se souvient de l’émission Intérieur Sport consacré à Nicolas Colsaerts.

Depuis ce moment de 1997, les organisateurs ont compris qu’il tenait un « truc » !

A l’époque quand Tiger a rentré son trou en un, les spectateurs étaient assis en masse autour du trou, ou dans des tentes.

Les organisateurs ont compris la plus-value de construire des gradins autour de ce trou, le fameux 16.

Ces gradins sont devenus la marque de fabrique de l’Open de Phoenix.

Quand vous les voyez à la télévision, vous savez immédiatement qu’il s’agit de ce tournoi puisque que personne ne les a encore imités.

Et comme les américains sont très portés sur les affaires , ils ont aussi pensé à faire des loges pour VIPs et pour les sponsors.

Au global, le stade du 16 peut accueillir jusqu’à 15 000 personnes pour un seul trou de golf !

Imaginez l’ambiance au moment de rentrer dans le stade, et encore plus quand le joueur réussit un superbe coup !

Ceci dit, cela créé un autre problème. Comment gérer la passion de la foule avec le respect pour le jeu des joueurs, et notamment la concentration ?

Pour les organisateurs, les choses sont claires. « Nous devons adhérer aux racines d’un tournoi de golf. C’est un tournoi de golf avant d’être un amusement, mais il n’y a aucune raison pour que les gens ne puissent pas venir, s’amuser et apprécier un tournoi de golf. »

Cette notion d’amusement et de fun est en fait un échange gagnant-gagnant, et de plus en plus de spectateurs, et de pros veulent en être, parce que tout simplement, c’est un grand moment à partager.

Cette année, le tournoi arrive au même moment que le fameux super bowl, la finale de la saison de football américain, et de l’aveu des organisateurs, aucun autre tournoi de golf n’aurait pu aussi bien résister à une telle concurrence que l’open de Phoenix, et c’est certainement vrai… et ce même si Bubba Watson n’aime pas ce tournoi !

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