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US Open de golf 2014: Justin Rose en défense de son titre

US Open de golf 2014: Justin Rose en défense de son titre

A 24 Heures du début de l’US Open sur le parcours de Pinehurst n°2, focus sur le tenant du titre anglais, Justin Rose qui aura cette année l’opportunité de peut-être devenir le premier golfeur à conserver le trophée depuis 25 ans.

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Pour y parvenir, l’anglais a décidé de mettre toutes les chances de son côté, en soignant tous les détails, même les plus étonnants, comme celui de laisser ses enfants à la maison.

Une stratégie conquérante

Un an plus tôt, c’est sa stratégie qui a fait de lui un primo vainqueur en majeur avec deux coups d’avances sur l’australien Jason Day.

Le parcours de Merion n’a pas grand-chose à voir avec le parcours de Pinehurst n°2, si ce n’est la difficulté !

Depuis plusieurs années, les organisateurs de l’US Open mettent un point d’honneur à ce que les conditions du parcours soient durcies. Rien ne les irritent plus qu’un golfeur qui remporte un majeur avec un score total inférieur à moins quinze au par sur quatre tours !

Interrogé en marge du tournoi, Justin Rose a expliqué sa stratégie : « Ma préparation va être la clé »

L’actuel numéro neuf mondial poursuivant « L’idée, c’est de développer et de construire un plan de jeu dans lequel je crois, qui est réalisable sur 72 trous, qui corresponde à mon jeu, et enfin qui me permettre de produire le score gagnant. »

Poursuivant « C’est ce que je fais à Merion. J’ai planifié un plan de jeu pour jouer autour du par, et cela a suffi. Cette année, j’ai besoin de faire la même chose à Pinehurst. »

Pour ceux qui ont visionné le tournoi  à la télévision, vous vous souvenez sans doute que dans des conditions de jeux plutôt difficiles sur le dernier tour, Justin Rose avait néanmoins réussi à rentrer au club-house avec un score de 70 qui lui avait permis de remonter quatre places, faisant notamment chuter le favori, Phil Mickelson qui sur les neufs trous du retour commis trois bogeys au 13, 15, et 18.

Sans cette infortune, Mickelson aurait pu défendre plus longtemps ses chances contre l’anglais, qui, quant à lui, avait aussi commis trois bogeys au retour, mais aussi deux birdies au 12, et au 13...suffisants pour faire la différence.

Avec un score de seulement 281, Justin Rose est devenu le premier anglais à remporter un US Open depuis Tony Jacklin à Hazeltine en 1970.

Pourra-t-il en remporter un deuxième US Open ?

Le dernier à y être parvenu est l’américain Curtis Strange en 1988 et 1989. Ce dernier admet que le doublé sera difficile à refaire, surtout parce qu’il s’agit de Pinehurst.

Pour autant, cela ne semble pas décourager l’anglais « L’an passé, je n’avais été à Merion que la semaine précédant le tournoi. Ma préparation va donc être très similaire cette année. »

Et Rose met en avant un argument qui a du sens « Les joueurs qui ont déjà joué le parcours en 2005 pour le précédent US Open n’auront pas un avantage aussi important qu’il pourrait y paraître, en grande partie à cause des travaux effectués par les architectes dont l’ancien joueur  Ben Crenshaw.

Pourra-t-il en remporter un deuxième ?

« En 2005, il y avait beaucoup de roughs, et les fairways étaient très étroits, des conditions assez classiques pour un US Open.  Pourtant, cette année, le jeu va être un peu différent, et un peu un mix entre un US Open et un British Open, notamment parce qu’il va falloir savoir faire rouler les balles. »

Une affirmation qui démontre que l’anglais n’est pas impressionné par le niveau de difficulté annoncé à Pinehurst, lui qui revendique un jeu assez adapté pour les conditions difficiles d’un US Open.

Un tenant du titre de retour à son meilleur niveau de forme physique

Handicapé par une blessure à l’épaule droite pendant les six premières semaines de la saison 2014, il semble bel et bien que l’anglais soit de retour à son meilleur niveau, et peut-être même à son pic de forme.

« J’aime jouer sur les parcours considérés par beaucoup comme difficiles. Finalement, c’est sur ces parcours que je joue à mon meilleur niveau par rapport aux autres joueurs. »

« Sur ces tournois, jouer entre moins huit ou moins dix après 72 trous est toujours synonyme d’un excellent classement final. C’est le type de golf que j’aime jouer, car j’aime quand on peut aller sur le parcours, et se dire, que même faire le PAR est un bon score. »

Concernant son jeu, Rose se veut aussi rassurant « J’ai la sensation que tous mes coups sont là.  La question, c’est juste de tout mettre ensemble pendant la même semaine, et même pendant quatre tours bien précis. »

De ce point de vue, Justin Rose semble aussi laisser penser qu’un des ingrédients indispensables à une bonne performance sur un tournoi majeur est la fraîcheur.

Sa blessure du début de saison pourrait finalement se révéler utile, puisque n’ayant pas joué pendant plus de six semaines, il pourrait se sentir plus frais que d’autres joueurs, qui auraient enchaîné jusqu’à présent les semaines de tournois.

Et progressivement depuis son retour sur les parcours, les résultats de l’anglais se sont améliorés jusqu’à lui permettre d’accrocher récemment deux top-5 consécutivement au Wells Fargo Championship et au Players.

Un tenant du titre de retour à son meilleur niveau de forme physique

Mieux en l’espace des sept derniers tournois joués, il a complété cinq top-15 pour deux cuts manqués.

« Je n’ai pas cessé de me répéter que l’année allait être longue, et que je peux construire ma saison sur deux ou trois semaines, surtout à ce stade de l’année où se jouent les majeurs. »

A Pinehurst, sur le parcours numéro deux, une statistique pourrait bien faire la différence en faveur de l’anglais, natif de Johannesbourg, celle des greens pris en régulation depuis un bunker de fairway, soit 57,5%, ce qui le classe 15ème dans cette catégorie.

Quand on connaît le nombre de bunkers de fairways, et le sol sablonneux du parcours de l'US Open, ce détail pourrait bien prendre une importance capitale.

Autre statistique qui lui est favorable, la précision des approches entre 160 et 180 mètres, soit 9,15 mètres (onzième meilleur joueur du PGA Tour).

Bout à bout, ces deux éléments pourraient l'aider spécifiquement à Pinehurst, sur un parcours extrêmement long et sablonneux.

« Si vous jouez du feu au bon moment de la saison, cette année peut encore être une grande saison. »

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

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