Plus de 5000 pages pour votre jeu de golf. Matériel, technique, parcours, voyages...

US Open 2017: Rickie Fowler part en pole-position

US Open 2017: Rickie Fowler part en pole-position - Crédit photo : Mark Newcombe

Quelle première journée à Erin Hills pour Rickie Fowler ! Dans un précédent article, je faisais mention de sa capacité toute proche à enfin gagner un majeur ! Cela pourrait bien se concrétiser dès cet US Open 2017 disputé à Erin Hills. Toutefois, dominer le premier tour n’est pas gagner ! Fowler a encore trois tours à tenir sur un parcours qui promet des rebondissements. Retour sur la première journée d’un possible vainqueur… Crédit photo : Mark Newcombe pour JeudeGolf.org

Découvrez nos formules d'abonnements

Rickie Fowler, roi du premier tour de l'US Open 2017

65, ce sera le chiffre du jour Erin Hills, théâtre du 117eme US Open de l’histoire. Rickie Fowler est le premier des gros bras du circuit à avoir réussi à se mettre en avant.

Dustin Johnson, Rory McIlroy, Jordan Spieth, Jason Day, Jon Rahm… de toutes les stars du PGA Tour, c’est Fowler, 28 ans qui a pris le meilleur départ, et laissé la meilleure impression quant à sa maîtrise du terrain et de ses pièges.

Son premier tour aura été une démonstration de force et de maîtrise sur un parcours réputé difficile avec notamment le deuxième trou le plus long de l’histoire d’un US Open, le 18.

Cependant, difficile d’imaginer que Fowler puisse rester à -7 ou même moins dimanche soir, tant tous les joueurs, et observateurs se sont mis d’accords pour estimer que la victoire finale pourrait se jouer au-dessus du par, dimanche.

Dans ce cas, l’avance prise par Fowler ne doit pas être sous-estimée. Avec un tel score, l’américain a déjà pris une option sur le dernier tour. Peut-il laisser ses adversaires partir à la faute pour tenter de le rattraper ? Rien n’est moins sûr !

Sur un US Open, il y a toujours un golfeur à l’attaque qui peut être totalement récompensé… comme par exemple, Fowler sur ce premier tour.

Toujours considéré comme l’un des meilleurs golfeurs du monde à ne pas avoir encore remporté de Majeur, une catégorie qui commence à l’agacer, d’autant qu’à 28 ans, il ne peut plus être considéré comme un éternel débutant, Fowler aimerait bien mettre fin à la série dès ce week-end.

Et il le sait « Après une première carte de 65, je n’ai pas besoin de beaucoup mieux jouer pour espérer gagner. »

Et effectivement, les chiffres sont éloquents. Il a drivé à merveille avec 12 fairways pris en régulation sur 14. Ce qui n’est pas une mince affaire tenant compte de l’étroitesse des fairways.

Avec une moyenne de 299 yards au drive, il n’a pas été le plus long frappeur du jour, et de loin puisque la moyenne s’est située à 304 yards pour le premier tour.

Cependant, son jeu du tee au green ainsi que son putting ont été parfaits.

Il a pris 15 greens sur 18 en régulation avec notamment le 18 pris seulement en deux coups après un magistrale coup de bois 3 qui l’a placé en position pour tenter l’eagle !

Quand on connait la distance de départ de ce trou, c’est tout bonnement incroyable.

Son putter a été l’arme fatale pour ce score de 65 puisqu’il a rentré 4 birdies à plus de 3 mètres du drapeau. Au total, il n’a eu besoin que de 27 putts (moyenne de 1,5 putts par trous) ce qui l’a aidé à ne concéder aucun bogey.

16eme pour la performance au putting, le leader de l’US Open a démontré qu’il avait clairement franchi un palier dans tous les compartiments du jeu. Il n’est pas leader par hasard, et peut franchement prétendre à la victoire dimanche.

4eme pour le nombre de greens pris en régulation avec plus de 83% de greens en régulation, Fowler est l’illustration de ce qu’il faut faire pour dominer un premier tour d’US Open, pas le tournoi le moins stressant à jouer sur le circuit.

« Vous n’avez pas beaucoup de tours à l’US Open qui soient aussi peu stressants. »

Fowler s’est effectivement économisé pas mal de « up and down » sur cette première journée.

A en juger par son attitude sur le parcours et à la sortie du dernier trou, le jeune homme n’a pas beaucoup tapé dans ses ressources mentales pour résister au parcours. Au contraire, il a semblé le dominer très tranquillement.

Fowler dans la peau d'un possible vainqueur à Erin Hills

Il a sorti le driver quand il en avait besoin, et su mettre le gaz quand nécessaire. Sur le quatrième trou, il s’est contenté d’un fer 2 suivi d’un fer 5 coupé pour toucher le milieu du green en toute sécurité. Avec deux putts, il a sécurisé un par tout en maîtrise.

Pour le joueur, il s’agissait tout bonnement de son meilleur trou de la journée dans la façon de le jouer.

Etonnant d’entendre de sa bouche que ce premier tour a été joué sans stress ! La raison tient peut-être au fait qu’il se prépare particulièrement et avec beaucoup de discipline pour ce type de tournoi.

Avec une telle attitude, et un tel jeu, il serait étonnant qu’il ne finisse pas par en remporter un.

D’autant qu’il a maintenant l’expérience.

Ce n’est pas la première fois qu’il se retrouve aussi bien placé.

En 2014, il avait réussi à se placer dans tous les majeurs du Masters au PGA Championship.

Au total, il a déjà 6 top-10 à ce niveau de la compétition.

Certes, l’an passé a été moins probante, et son dernier tour en 76 au dernier Masters ne lui a offert qu’une 11eme place. Ceci étant, pas sûr que le Masters d’Augusta soit le plus adapté à son style de jeu.

D’ici à dimanche, son seul objectif sera de rester en position de possible vainqueur. « Il y a encore beaucoup de golf à jouer. Mais assurément, je suis prêt pour m’immiscer dans la bagarre finale. »

Encore une fois, cela n’aurait rien de surprenant. Il accompli pour l’instant la meilleure saison de sa carrière avec déjà une victoire au Honda Classic. Il est sixième pour le nombre de coups gagnés au putting, et coups gagnés du tee au green, deux catégories statistiques reines au golf.

Deuxième au Memorial, quinze jours plus tôt, il est en forme, et en confiance.

Je peux même affirmer qu’à la vue de son jeu et de son attitude sur ces 18 premiers trous, il gagne en confiance dans une sorte de spirale positive.

« C’est toujours sympa de faire partie de l’histoire du golf. Mais je préférerai marquer l’histoire sur un dimanche ! »

Fowler a raison ! Il y a encore beaucoup à faire d’ici là. Cependant, considérant que l’US Open peut se gagner dans le PAR, il a déjà accumulé 7 jokers…

  • Taille du texte: Agrandir Réduire
  • Lectures : 671
  • 0 commentaires
  • Imprimer
Modifié le

Restez informé

Recevez notre newsletter

Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

Vous ne pouvez pas poster de commentaires si vous n'êtes pas membre du site.