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Tom Olsavsky : Nous préférons un bon étalonnage de la série par rapport au loft-jacking

Tom Olsavsky : Nous préférons un bon étalonnage de la série par rapport au loft-jacking

A l’occasion du test des fers Cobra KING Oversized et la récente victoire de Bryson DeChambeau sur le tour américain, je vous propose la dernière partie de l’entretien mené chez Cobra avec Tom Olsavsky, justement la tête pensante à l’origine des fers de cette marque. Pour ma part, il s’agissait de ma deuxième rencontre avec Tom, un an après Orlando et le PGA Show...

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Un ingénieur star dans le business des clubs de golf doublé d’une personnalité attachante

Alors qu’à Carlsbad, mis à part Benoit Vincent avec qui j’ai échangé régulièrement au cours de ces 5 dernières années, je découvrais quasiment pour la première fois tous les ingénieurs TaylorMade, Titleist, Cobra, Cleveland et Callaway, il se trouve que Tom Olsavsky et moi avions déjà eu l’occasion de nous rencontrer pour son interview sur le stand Cobra, lors du PGA Merchandise Show 2016.

Cette fois, dans ses bureaux de Carlsbad, nous avons passé plus d’une heure ensemble à dérouler l’ensemble des dernières nouveautés de la marque pour 2017, et poursuivi nos échanges autour d’un bon repas dans un restaurant de poisson pour parler de golf, de Tiger Woods, et des golfs en France, le temps aussi de passer un gros orage, chose rare dans la région de San Diego…

Au moment de notre entretien faisant suite à celui de José Miraflor, Tom sortait tout juste d’une conférence téléphonique avec Bryson DeChambeau. Il était « ok » à l’époque, mais ce n’était rien en comparaison avec sa joie de remporter un premier tournoi sur le PGA Tour, chose qu’il vient de vivre au John Deere Classic.

Bryson ou Rickie Fowler sont des noms qui vont revenir régulièrement au cours de l’entretien. Les deux golfeurs influencent fortement les choix de conceptions de l’ingénieur pour essayer d’aider tous les golfeurs amateurs.

Selon Tom, en 2016, Cobra a été la seule marque avec Callaway a gagné des parts de marché Outre-Atlantique sur les bois et les fers.

A ce propos, le premier sujet à être venu sur la table a été selon les termes de Tom, le « loft-jacking »

Aujourd’hui, tous les golfeurs veulent plus de consistance avec leurs fers. Pour beaucoup d’amateurs, le petit jeu représente une grosse difficulté.

Le golf est difficile à apprendre et à jouer. C’est quelque chose que nous prenons en compte quand nous imaginons des clubs. Et encore plus difficile que le petit jeu, le fait de taper des longs-fers !

Dans l’industrie, nous sommes conscients de cela. Et c’est ici que je parle de « loft-jacking » !

C’est quelque chose qui a été commencé par PING et Karsten Solheim quand ils ont sorti le eye-2.

L’aspect physique de ce type de clubs consiste dans le fait de baisser le centre de gravité du club de sorte à augmenter l’angle de lancement.

Cependant, quand la balle partait plus haut… les premières réactions des golfeurs n’étaient pas positives. Ils n’aimaient pas ça. C’est à partir de là qu’on a commencé à fermer les lofts, ce qui était complètement pertinent.

Les balles partaient plus loin !

Cobra a aussi fait cela dans les années 90, et en fait, toutes les marques ont continué dans cette voie.

Aujourd’hui, un fer 4 dans une série « Super-Improvment » est plus fermé qu’un club pour un joueur sur le Tour. Les balles actuelles n’ont jamais aussi peu prises de spin.

Sur le circuit pro, vous avez des joueurs qui frappent naturellement la balle très haute. Du coup, ils jouent eux-aussi des clubs plus fermés que le standard.

Ce n’est pas un fait nouveau. Greg Norman jouait des clubs plus fermés parce qu’il levait déjà bien assez la balle.

Sur le marché, le TaylorMade M2 est certainement le club le plus fermé d’un point de vue du loft.

Il est intéressant de noter que parfois un fer 4 d’aujourd’hui est plus fermé qu’un fer 3 pour le tour !

C’est ce que j’appelle le loft-jacking !

Et pourquoi les marques font cela ? Parce que beaucoup essaient de vendre des clubs sur l’argument principal de la distance !

Oui, mais en contrepartie, vous perdez en spin et en contrôle ? Les bons joueurs n’accepteront jamais de jouer ce type de clubs ?

Et bien, ils peuvent le faire, et choisir de jouer un fer 4 qui est en fait un fer 3…. Sauf que la plupart ne jouent déjà plus de fer 3 (rires) !

En fait, la plupart des gens regardent le fer 7.

C’est le club le plus souvent utilisé pendant une démo. C’est là où TaylorMade a été très fort.

Ils vont vous expliquer que leurs clubs lancent plus hauts, mais en réalité, c’est juste à cause des lofts plus fermés couplé à un centre de gravité abaissé.

Quand les gens testent un fer 7, ils n’y prêtent pas tant attention… notamment sur le fait que la trajectoire de balle est plutôt très haute.

De notre point de vue, il faut plutôt regarder la question du loft en corrélation avec le niveau de jeu des golfeurs.

Prenons l’exemple du driver ! Il y a bien une raison pour laquelle il y a relativement peu de golfeurs amateurs qui jouent des drivers de 7 ou 8 degrés d’ouverture.

La raison est toute simple « Parce qu’ils ne peuvent pas lever assez la balle en l’air ! »

Nous savons que pour un fer, 23 degrés est la limite à partir de laquelle la plupart des joueurs ne vont plus pouvoir arriver à frapper décemment la balle.

C’est pourquoi chez Cobra, vous verrez que nous vendons de plus en plus nos séries du fer 5 au Gap Wedge.

Considérez que si vous tapez un driver 10 degrés dans la plupart des cas, l’équivalent pour un long fer est en fait 23 degrés !

Plus fermé… vous devrez considérer que votre fer est comparable à un driver de 8 degrés !

Quand j’ai commencé dans ce métier, le fer 2 était à 19 degrés… Aujourd’hui, c’est pratiquement un fer 4 !

Cette année sera peut-être la dernière année où nous allons produire des fers 3 !

De moins en moins de joueurs les jouent, et en plus, à la place, nous pouvons proposer des utility…qui ont plus de tungstène, plus de technologie, etc.

Nous devons nous battre avec nos concurrents sur cette problématique des lofts fermés.  Or, nous savons que plus vous fermez un loft, et plus vous pouvez potentiellement altérer la maniabilité.

Prenant en considération cet aspect, mais aussi le fait que les manches sont de plus en plus longs, que les lofts se ferment de plus en plus, que les faces s’élargissent alors que cela a pour conséquence d’élever le centre de gravité, nous devons nous placer intelligemment par rapport à la concurrence.

Sachant aussi que les distributeurs vendent de moins en moins de séries du fer 3 au pitch mais plus du fer 4 au Gap Wedge.

Donc, les longs fers sont de plus en plus difficiles à taper, par conséquence, la distance va commencer à baisser, ce que nous voyons dans les enquêtes.

Nous allons donc nous intéresser à l’écartement des distances entre chaque fer. Pour un golfeur d’index 10, disons que c’est autour de 10 yards (9 mètres).

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Quand vous faites un test, vous constatez que la déviation peut être comprise entre 5 et 12 yards. Au final, même pour un golfeur d’index 10, les études montrent que les écartements ne sont pas très réguliers.

Les coups ne sont pas si consistants.

On peut résoudre la problématique de la distance et la dispersion sur les longs coups par l’usage des hybrides qui ont un meilleur centre de gravité par rapport à un long fer. Nous savons aussi que les séries combos représentent déjà 15% des ventes dans le segment « improvment ».

Nous pensons que ce chiffre devrait être encore plus important à l’avenir !

Cette tendance va continuer…

De même que nous savons que pour les swings lents, les seniors hommes ou femmes, les bois de parcours peuvent être encore plus intéressants que les hybrides du fait des faces plus larges.

A l’avenir, les futures séries de clubs présenteront de moins en moins de fers pour faire plus de place aux bois.

Tout le monde admet qu’entre un fer 3 et un hybride 3, l’hybride sera plus consistant, et ira plus loin.

Quand un golfeur commence à perdre de la distance et de la consistance avec ses fers, l’hybride peut être la solution.

Quelles sont les technologies que vous développez sur les fers KING F7 ?

Pour ces nouveaux fers, nous utilisons trois technologies propres à Cobra : TecFlo, PWRSHELL Face et TOP Technology.

TecFlo est à propos de la construction de l’ensemble de la série.

Sur les fers 4 et 5, nous avons une cavité creuse (Hollow). Sur les fers 6 et 7, nous avons une cavité à moitié creuse (Half Hollow). Sur les fers ouverts et les wedges, il n’y a pas cette cavité.

Nous considérons que c’est la meilleure façon de dessiner une série de fers, en positionnant justement la technologie, là où elle est nécessaire !

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La grande nouveauté pour 2017 est ce que nous appelons PWRshell qui est en fait la structure de la face.

Il s’agit d’affiner la face sans pour autant compromettre la structure pour donner beaucoup plus de distance.

Ainsi, notre fer 5 est 2,3 yards plus long en moyenne que notre précédent F6. La face est fine de 2,2 mm alors qu’au niveau de la semelle, elle n’est que de 1,5 mm.

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Vous avez besoin de flexibilité autant au niveau de la face que sous la semelle. Les deux choses fonctionnent de concert.

C’est un véritable changement en design par rapport aux années précédentes.

Toutes les marques ont leur façon de dessiner des fers. Maintenant, d’un seul point de vue « ingénieur », nous cherchons tous à faire de la face, une zone plus flexible.

Selon les lofts, nous utilisons différents matériaux. Du Fer 5 au fer 7, nous utilisons une face usinée en acier 17-4 alors que du fer 8 aux wedges, nous usinons plutôt de l’acier 431.

Notre offre de fers peut varier selon les besoins en termes de lofts du fer 3 au lob wedge, et je dois dire que le bénéfice d’avoir des hybrides avec des lofts ajustables, nous permet aussi au cours de fitting de parfaitement régler l’étalonnage des clubs pour nos clients.

Parallèlement à votre offre classique de fers F7, vous avez développé une nouvelle série de fers d’une seule longueur avec Bryson DeChambeau, que pouvez-vous nous en dire ? Quels sont les bénéfices potentiels pour un golfeur amateur ?

Cela a été un projet vraiment excitant ! Nous avons appris énormément d’un joueur à un seul plan de swing.

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Tout le monde n’a pas besoin de jouer avec un seul plan de swing.

C’est par exemple le cas de Rickie Fowler. Ceci étant, quand vous n’êtes pas « Rickie », le fait de ne pas avoir à s’ajuster selon chaque club de votre sac présente un très grand intérêt de simplification.

L’idée principale, c’est donc de simplifier la gestion du swing de golf.

Notre question de départ était « Pourquoi avons-nous un swing plus consistant ? »

Il nous faut donc parler de dispersion et de distance.

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De fait, nous avons vu des variations de vitesses de swings équilibrées par des changements au niveau de la tête.

En fin de compte, vous améliorez votre confiance, et votre jeu de fers.

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Alors, au départ, tout le monde nous a parlé du problème de l’écartement des distances qui diminuent sur les longs fers.

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Quand on regarde ce graphique, on s’aperçoit qu’avec une série « single length », un joueur est potentiellement plus consistant sur tous les clubs.

Pourquoi le fer 7 est plus consistant ? Essentiellement parce que cela va être le même club que votre fer 8 !

Quand nous faisons tester des joueurs, nous les faisons alterner entre standard et single length, et nous voyons aussi bien des gains en distance qu’en écartement régulier des distances.

De la même façon, pour les joueurs qui ont des difficultés avec les longs fers justement à cause des lofts très fermés, nous recommandons à la place des hybrides.

Quand vous regardez la série de Bryson… Il joue des fers One length jusqu’au fer 3 puis il utilise un hybride Utility qui n’est pas One length.

Du fait de la longueur unique des fers, chaque joueur peut être réellement plus consistant, et donc limiter sa dispersion.

Pour réaliser des clubs avec des manches d’une seule longueur, nous sommes bien entendu obligés de jouer sur le poids des têtes. Nous avons donc enlevé beaucoup de masse sur les têtes des wedges, près de 32 grammes sur le sandwedge versus une tête en standard length.

Où pensez-vous que le centre de gravité se déplace quand vous enlevez autant de poids ? Il monte !

A l’inverse, sur un fer 4, nous avons ajouté 25 grammes à la tête par rapport à un club standard, et dans ce cas, le centre de gravité descend…

Il faut savoir que pour nous, il était capital que les clubs One Length ne coûtent pas plus cher à l’achat pour le consommateur.

Nous avons donc ajusté notre processus de fabrication tenant compte de ces problématiques de masses pour ne pas renchérir le coût de fabrication.

D’un point de vue technique, concevoir une série One Length n’était pas si complexe.

Pour parfaitement utiliser une telle série, vous indiquez qu’il faut toujours garder la même posture, et la même position de la balle dans le stance ?

Oui, c’est simple. Tout le concept de Bryson est à propos de simplicité !

Vous avez développé des drivers connectés, allez-vous étendre le procédé aux fers ?

Nous sommes en train de regarder cette possibilité. Sur ce sujet, nous avons beaucoup de questions techniques à dépasser, dont l’une concerne le prix.

Sur un driver qui coûte un peu plus cher, c’est plus facile d’intégrer un coût supplémentaire.

C’est aussi une application différente à concevoir. Pour le driver, l’application fonctionne par elle-même. Si vous devez équiper les autres clubs, il faut faire tout le sac jusqu’au putter, sinon cela ne fonctionne pas.

Commercialement, nous sommes en train de regarder comment nous pourrions intégrer tous les clubs. Nous ne sommes pas loin d’avoir trouvé la solution.

Quelle incidence sur les grips ?

Comme vous, nous faisons des tests, et notamment sur les grips. Nous testons des séries avec des grips standards, mid-size, jumbo, et même oversize pour voir quels types de données nous pouvons en ressortir.

Nous n’avons pas trouvé d’éléments statistiques significatifs, ce qui veut dire que ce n’est qu’une question de préférence de la part du joueur.

Sur un panel d’une vingtaine de testeurs, nous avons vu que les joueurs avaient plus de confort avec des grips un peu plus gros, et c’est pourquoi sur nos séries, nous commençons à proposer des grips un peu plus gros.

Pour les golfeurs classés moins de dix d’index, quels sont vos nouveaux clubs pour cette année ?

Nous proposons le Forged Tour qui contient un insert en tungstène, et un insert en TPU au niveau de la semelle.

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Avec l’insert en TPU, pour un fer forgé, il s’agit vraiment d’un club haute vitesse, alors que l’undercut derrière la cavité produit un grand feeling.

D’ailleurs, le processus en 5 étapes que nous utilisons pour concevoir ce type de fers forgés contribue à donner le meilleur feeling possible.

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Une question à propos des prix de ce type de clubs… il semble qu’une série forgée se vend toujours environ au même prix depuis une petite dizaine d’années, est-ce que cela sera toujours le cas à l’avenir ?

Nous avons un challenge dans l’industrie ! Nous mettons de nouvelles technologies dans les clubs tous les ans. La main d’œuvre en Chine augmente tous les ans. Le fait de forger coûte de plus en plus cher.

Tout cela contribue à ajouter des coûts de fabrications pour nous.

Evidemment, nous devrions finir par passer ces hausses aux consommateurs.

D’un autre côté, la profitabilité dans l’industrie du golf a chuté ces dernières années.

Pendant des années, et jusqu’à l’année dernière, Callaway n’était pas rentable. TaylorMade a été très profitable…mais depuis quatre ans, ils ne le sont plus.

Nous pensons que Ping et Titleist sont rentables. Cependant, les deux plus gros ne le sont pas. Chez Cobra, nous avons retrouvé de la profitabilité, sauf l’année dernière en raison des problèmes de la distribution aux Etats-Unis.

Nous mettons plus de technologie. Le secteur devient de plus en plus concurrentiel. Tout le monde va augmenter les prix.

Sur le marché américain qui est très stratégique, vous avez beaucoup de golfeurs qui ont beaucoup de moyens, mais aussi des golfeurs de la classe moyenne qui ne veulent pas surdépenser.

Le marché américain est dominé par la classe moyenne. Si nous augmentons les prix, la catégorie la plus aisée va continuer à acheter, mais elle sera toujours minoritaire en volume par rapport à la classe moyenne.

Nous pouvons augmenter les prix sur les clubs forgés pour les bons joueurs qui sont prêts à dépenser plus pour ce type de clubs, sachant qu’ils coûtent de plus en plus à produire.

Concernant les clubs one length, ne craignez-vous pas d’être trop dépendant des bonnes ou mauvaises performances de Bryson DeChambeau sur le tour ? Jusqu’à présent, ses résultats n’ont pas encore été excellents…

L’an passé, le plus gros buzz dans le domaine des équipements de golf a été la série « One Length », sauf qu’aucune des grandes marques n’en proposaient ! Personne n’en fabriquait !

Il y avait pourtant une histoire ! C’était nouveau, intéressant… et Bryson avait eu beaucoup de succès en tant qu’amateur. Il a été plutôt bon sur ses premiers tournois chez les pros.

C’est un garçon intelligent qui joue beaucoup de tournois. Pour un rookie, il joue plutôt bien sur les majeurs.

De notre côté, nous savons que cela va rester une grosse histoire. Oui, mieux il jouera, et plus nous vendrons de série. Cependant, nous pensons que le gain de consistance pour les amateurs est tel que cela va rester une grosse histoire, indépendamment du succès de Bryson.

Quand les gens vont taper ces clubs, ils vont avoir cet effet « whaouh ».

Bryson est important, mais nous ne sommes pas convaincus qu’il va devoir être très performant sur le tour, pour que nous puissions avoir du succès dans nos ventes.

Nous avons un panel de 20 testeurs de 0 à 18 d’index à qui nous avons demandé d’aller jouer 9 trous avec des prototypes. Nous leur avons demandé de revenir nous expliquer ce qu’ils ont ressenti et vu à propos de ces clubs, ce qu’ils ont aimé ou pas aimé.

Le résultat a été honnêtement de 50/50. Une moitié a déclaré qu’elle pourrait jouer ces clubs, et l’autre moitié non.

C’est pourquoi nous pensons que peu importe ce que va faire Bryson. Il y a déjà une grande part de golfeurs qui potentiellement devraient bénéficier de ce type de clubs.

Les gens savent déjà qu’ils ne sont pas assez consistants. De là, ils vont essayer pour voir si cela les rend plus consistant.

L’an passé, chez Dick Sporting Goods, sur la première moitié de l’année, ils ont vendu au moins 600 séries customs de chez nous. Cette année, sur un mois, ils ont déjà vendu 300 séries !

Nous voyons un gros intérêt des golfeurs pour notre produit.

Le challenge pour nous, c’est de continuer à alimenter cette demande, ne sachant pas exactement combien de golfeurs vont vouloir basculer.

Tous les mois, nous devons augmenter nos prévisions de ventes au point que notre mix actuel est plutôt de 60% pour des clubs one length et 40% pour des clubs variable length.

Bien entendu, cette croissance très forte est liée au fait que nous n’avions pas de produit auparavant. Nous savons que cette croissance ne sera pas toujours aussi forte, mais jusqu’à présent, c’est très excitant.

Comment voyez-vous les 5 prochaines années ? Les clubs one length vont-ils complètement renverser le marché des clubs de golf ?

Oui, je le pense ! Quand on regarde le niveau moyen des golfeurs, on peut penser que cela va être un très gros bénéfice pour les golfeurs.

On peut imaginer que le marché va évoluer dans une fourchette comprise entre 30 et 50%.

Aujourd’hui, beaucoup de golfeurs jugent qu’ils vont continuer à jouer des clubs à longueur variable parce qu’ils les ont toujours joués. Mais avec le temps, ils vont progressivement changer d’idée.

Si vous regardez dans le passé, les gens ne jouaient pas d’hybrides. « Pourquoi devrais-je jouer de tels clubs ? » C’étaient les mêmes freins et questions…

Aujourd’hui, les hybrides sont dans près de 80% des sacs des golfeurs.

Alors oui, à la longue, il y a des changements de perceptions.

Je vous donne un exemple. Mon beau-père qui est à la retraite (72 ans), index 18, tape son driver à 200 yards (180 mètres) dans ses bonnes journées. Quand il est venu nous voir ici en Californie, le premier week-end, nous avons joué des clubs conventionnels. Le week-end suivant, il a eu envie de tester nos fers prototypes. Je lui ai juste dit de les jouer comme un fer 7.

Il a commencé par s’échauffer au practice. C’était vraiment facile parce que c’est toujours le même swing.

Après 5 ou 6 trous, il s’est tourné vers moi, et m’a dit « C’est vraiment simple à jouer ! »

C’est pourquoi, je ne pense pas que cela va prendre beaucoup de temps pour que les gens s’ajustent et changent d’idée.

Combien faut-il selon vous pour s’ajuster à ces clubs ?

Pour certaines personnes, un parcours ! Pour d’autres, 20 balles au practice ! Ce n’est pas plus compliqué qu’un swing de fer 7 !

C’est pourquoi nous disons « Si vous savez taper un fer 7, vous serez à l’aise avec ces clubs ! »

Il n’y a pas tant de temps d’adaptation que ce que la plupart des gens pensent.

Nous avons deux offres en one length : les fers F7 pour les joueurs classés plus de 18 d’index, et les Forged pour les golfeurs à un chiffre.

Faut-il en déduire qu’il n’y avait pas d’intérêt à faire des séries one length en CB et MB ?

La première série que nous avons proposé à Bryson était en fait une CB qu’il n’a pas aimé pour plusieurs raisons.

Une de ces raisons était le niveau de MOI et de tolérance. Il voulait vraiment quelque chose de très tolérant. Autre raison, jusqu’à présent, il jouait des clubs avec des faces vraiment plus longues.

Par définition, les faces de CB et MB sont vraiment plus courtes.

Notre version Forged est un peu plus longue et correspond à son usage habituel.

Comme les faces sont plus fines, il peut néanmoins travailler la balle comme il le désire.

Désormais, notre plus gros challenge, c’est de faire essayer les clubs aux amateurs.

Qu’en est-il de votre nouveau club King Oversize ?

Il s’agit d’un club vraiment plus gros que notre offre actuelle, et comparable au Callaway Big Bertha. On peut estimer que ce club est 10% plus large qu’un club standard, et même 12% plus large qu’un fer Cobra F6 pour apporter encore plus de confiance.

On retrouve la construction PWRSHELL qui nous offre plus de vitesse en sortie de face, mais pas seulement ! 

Ce principe de fabrication permet de déplacer la position de la soudure entre la face et le body. La soudure n’est ainsi plus dans la position basse de la zone de frappe mais sous la semelle dans une région qui subit moins de stress. 

Ainsi, on retrouve les mêmes propriétés de tensions observées sur un driver. Plus une face de club est flexible, et plus vous pouvez générer de la vitesse. 

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Quand on regarde le COR de notre club par rapport aux concurrents, le KING OS est celui qui présente le taux le plus élevé. Nous sommes au-dessus du Callaway Big Bertha ou du Ping G30.

Le KING OS est définitivement un club avec un taux de COR très élevé.

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Autre bénéfice de la construction PWRSHELL, nous pouvons y mettre beaucoup de tungstène. Sur le fer 7, nous avons 72% de tungstène dans le corps du fer.

Bien que ce soit un club oversize, nous avons un centre de gravité très bas !

Le centre de gravité est un élément vraiment très critique dans la performance d’un club.

Ce club présente beaucoup de technologies. Il faut aussi considérer les rainures en V qui apportent un petit peu plus de distance, simplement parce que le spin va être légèrement plus bas.

Rappelez-vous qu’avec un fer, vous voulez deux choses : du pouvoir d’accroche pour rester sur les greens, surtout du fer 7 au pitch, mais en plus, vous voulez un peu plus de distance !

Avec ce fer, vous allez avoir un peu moins de spin, mais un spin plus consistant d’un coup à un autre…Vos balles seront plus longues alors que votre écartement entre chaque coup sera par contre un peu plus resserré.

Autre chose à relever, notre centre de gravité est bien placé au centre de la face. Sans cela, nous aurions des problèmes directionnels.

Sur l’ancienne version des King Oversized, la zone de frappe tolérante était plus petite. Avec le nouveau modèle, cette zone est plus large.

En définitive, il s’agit de notre offre premium pour du Super-Improvment. Une série KING OS se vend autour de 999 dollars en acier quand l’équivalent chez Callaway se vend 1200 dollars (Big Betha).

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.

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