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Titleist ne recrute pas de stars mais au contraire les forme!

Titleist ; la meilleure équipe du monde sur le PGA TOUR

Encore une autre stratégie qui se vérifie d’année en année sur le mercato. Titleist ne recrute jamais de stars. Au contraire, chaque année, Titleist remplace ses joueurs partant par de nouveaux jeunes joueurs. Une stratégie qui présente beaucoup d’avantages...

En 2013, la marque a perdu McIlroy et Colsaerts. En 2014, c’est autour de Manassero de s’envoler du nid.

Depuis vingt ans, tous les plus grands champions de golf sont passés par l’école Titleist, et même un certain Tiger Woods.

Considérée comme la marque de « Serious Clubs for serious golfers », Titleist joue à fond l’image de l’élitisme.

Bien que son propriétaire, Acushnet soit la troisième puissance du golf derrière TaylorMade et Callaway, Titleist pourrait très bien recruter à prix d’or quelques stars chaque saison, mais ne le fait pas pour des raisons objectives.C’est même tout l’inverse.

Les dessous d'une stratégie lucrative !

Avec le team le plus important en quantité, même quand on ne compte pas les joueurs qui utilisent des balles Pro V1 (80 à 90% des golfeurs sur le PGA Tour), Titleist n’a pas nécessairement besoin d’aller chercher ailleurs, ce qu’elle a déjà sous la main.

Même TaylorMade n’a pas autant de joueurs sous contrats pour jouer ses clubs, ce qui bien entendu ne l’empêche pas de mettre des drivers dans les mains de joueurs, qui ne sont pas officiellement en contrat avec la marque de Carlsbad.

Autre raison qui ne pousse pas Titleist à suivre la frénésie des achats de Noel : la philosophie financière de l’entreprise qui voue un véritable culte à la marge nette !

Titleist est une des marques les plus rentables de l’industrie du golf, car elle ne dépense pas sans compter.

Sa puissance commerciale repose essentiellement sur les ventes des balles Pro  V1 et Pro V1x, des balles qui sont parmi les plus chères du marché (près de cinquante euros la douzaine) et sur lesquelles, elle laisse relativement peu de marges aux distributeurs.

Ce n’est donc pas pour dilapider ce trésor de guerre sur des contrats joueurs faramineux.

D’autant que quelque part, de par sa position, tous les pros jouent déjà des balles Titleist.

Un de plus, un de moins, quelle différence tant que Titleist peut diffuser des spots de publicité vantant la quantité de victoires sur le tour en cumulant les performances de tous ses joueurs, y compris, certains golfeurs qui ne jouent  pas des clubs Titleist…

Dernière raison qui explique pourquoi Titleist ne se lance pas à l’assaut du mercato : la position de marque quittée confère quelques avantages.

L’exemple le plus spectaculaire a été celui  de McIlroy qui part chez Nike.

  • Premier bénéfice, c’est de la communication gratuite pour Titleist ! Pas un sou de verser, et pourtant, tout le monde a parlé de ce départ.
  • Deuxième bénéfice, la saison de McIlroy a été tout bonnement catastrophique. Inévitablement, et même parfois inconsciemment, les amateurs et observateurs de golf ont pensé que cela pouvait venir des clubs.

En 2014, le départ de Manassero pour Callaway a été beaucoup moins médiatisé, mais si l’Italien ne retrouve pas rapidement le chemin de la victoire, le parallèle avec McIlroy sera rapide à faire…aux bénéfices de Titleist.

Le team Titleist a tout de même fière allure

Les leaders sont Adam Scott, Zach Johnson, Jason Dufner, Webb Simpson tous quatre vainqueurs de majeurs, mais aussi Steve Stricker, ancien numéro cinq mondial,  Jordan Spieth, jeune star montante du circuit, et même le français Victor Dubuisson (un bon signe pour lui).

Titleist : la marque des meilleurs ?

Une équipe qui n’a rien à envier aux autres tops team.

En 2013, cette équipe a rapporté deux majeurs sur quatre, soit le meilleur résultat pour une marque de matériel. A titre de comparaison, Nike  est restée bredouille.

TaylorMade et Callaway qui ont pourtant des effectifs qui coûtent aussi cher à constituer, si ce n’est plus cher, n’ont remporté qu’un majeur chacun !

Enfin, Adam Scott est numéro deux mondial, et pas par défaut.

Le play-boy australien qui est aussi l’un des plus beaux swings du golf mondial, reste une très belle tête d’affiche pour Titleist.

Si on ne retient que les joueurs qui jouent les clubs Titleist et pas tous ceux qui utilisent une balle Pro V1, la liste comprend Bill Haas (vainqueur de la Fedex Cup en 2011), Jimmy Walker, Bernd Wiesberger, Scott Piercy, Brendan De Jonge, Peter Ulhein, Marc Leishman, Brett Rumford, Tim Clark, Brooks Kopkea, John Merrick, Matt Jones, George Coetze, Chesson Hadley, Gregory Bourdy, Charley Hoffman, Scott Stallings, Geoff Ogilvy, John Petterson, Rafael Cabrera-Bello, Jason Bohn, Gaganjeet Bhullar, Kjung Tae Kim, Ben Martin, Anders Hansen, Romain Wattel, Morgan Hoffman, Paul Waring, Brendan Steele, Greg Chalmers, Cameron Tringale, Riccardo Santos, Kevin Na, Bryce Molder, Joachim B Hansen, Alexander Levy, Jb Kruger, Bud Cauley, Ben Crane, Maximilian Kiefer, Michael Hoey, Scott Strange, Thomas Levet, Edouard Dubois et encore 87 autres joueurs !

La liste est très longue. C’est même la plus longue de toutes les marques. Autant dire que Titleist peut continuer à perdre des champions tous les ans, sans que cela ne fasse boiter la marque. 

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

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