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Tiger Woods entame une reprise en pente douce au Farmer’s Insurance Open sur les parcours de Torrey Pines

Tiger Woods entame une reprise en pente douce au Farmer’s Insurance Open sur les parcours de Torrey Pines

C’est un Tiger Woods beaucoup plus décontracté que l’an passé, qui a démarré sa nouvelle saison sur le PGA Tour. Dès le premier tour, il a été bien accompagné par Xander Schauffele et Tony Finau, deux des golfeurs américains qui vont candidater cette saison pour intégrer, l’équipe du Tigre, dans le cadre de la President’s Cup 2019. Effectivement, Woods sera le capitaine de l’équipe américaine, et de plus, probablement dans un rôle unique en son genre, capitaine et joueur. En attendant, cette perspective de fin de saison, Tiger, le seul a cumulé 166 coups sous le par sur les deux parcours, nord et sud de Torrey Pines, débute justement sa quête de victoire par un parcours qu’il affectionne particulièrement.

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La carrière du Tigre ne peut pas s’écarter de Torrey Pines, un parcours de 18 trous, situé à la Jolla, près de San Diego, un endroit merveilleux pour jouer au golf toute l’année, à seulement quelques kilomètres de la frontière Mexicaine.

Pendant que vous jouez au golf face à l’Océan Pacifique, les ailes volantes se déploient dans le ciel, tandis que les chasseurs F-18 décollent toutes les 20 minutes de la base située non loin du golf.

L’accès au parcours pouvant coûter plus de 250 dollars pour les amateurs, et moins de 40 dollars pour les résidents de San Diego, plus jeune, Woods a justement profité du tarif abordable pour faire ses gammes dans cet endroit paradisiaque.

Un golf que j’aurai l’occasion de vous présenter sur JeudeGolf.tv dans le cadre de l’émission Les Aventures d’un GolfTrotteur en Californie.

Il se trouve que trois semaines plus tôt, je me suis donné l’opportunité de jouer le parcours sud, et alors que les préparatifs battaient leur plein en prévision du Farmers Insurance Open.

 

En un an, le visage de Woods a bien changé. L’an passé, il n’avait pas démérité et rendu des cartes de scores qui laissaient présager d’un retour possible à un bon niveau.

Associé en première partie avec Xander Schauffele, amené à devenir le nouveau chouchou du public américain, Woods a joué 70, ce qui l’a placé à 8 coups du bombardier, Jon Rahm, bien décidé à reconquérir son titre, perdu l’an passé.

Il faut dire que le parcours laisse vraiment sa chance aux longs-frappeurs ou plutôt ne laisse aucune chance aux joueurs qui sont courts.

Sur des par-4, et en partant des boules abordables pour un amateur, même derrière un bon drive, il pouvait rester plus de 200 mètres à parcourir pour atteindre un bout de green.

Si la télévision ne rend pas complètement hommage à la beauté et à la difficulté de ce parcours, les fairways sont larges, et à première vue, sans se méfier, les roughs n’ont rien de terrifiants.

Cependant, Woods, Spieth, Rahmbo et les autres vont devoir composer avec des roughs courts mais qui arrêtent parfaitement la tête de club à l’impact, et pour lui faire changer de direction.

Il faut non seulement être long, mais aussi puissant pour ne pas être pénalisé dans ces circonstances.

Rahm a exactement le bon profil pour tirer son épingle du jeu à Torrey Pines.

Cela dit, Woods, dans un rôle de joueur mais aussi de capitaine pourra surtout porter son attention sur les jeunes américains ambitieux.

Woods avait déjà gagné un US Amateur que Schauffele n’était pas né !

De retour sur le circuit avec son fidèle caddy depuis bientôt 8 ans, on sent d’ailleurs une plus grande et réelle complicité entre les deux hommes, par rapport au précédent duo Woods-Williams, qui à posteriori, donnait plus l’impression d’être des guerriers que des amis.

Au sujet de LaCava, Woods déclare surtout deux choses intéressantes, et pas étrangères à son retour au premier plan : LaCava a d’abord été le cadet de Fred Couples, dont Woods, plus jeune déclarait qu’il le considérait un peu comme un second père.

LaCava et Woods ont donc déjà noué depuis longtemps des liens de proximités, et à cette occasion, le tigre a pu jugé sur pièce que son futur cadet était bel et bien, l’un des meilleurs lecteurs de greens du PGA Tour. Un atout qui n’est pas inutile pour gagner sur le circuit.

Jeudi, ce n’est d’ailleurs pas dans ce domaine que Woods s’est fait surprendre, en rentrant notamment 28 putts.

En 2018, Woods n’avait pas rendu de carte sous la barre des 70, mais n’avait pas non plus donné l’impression d’être décroché. Son jeu se mettait timidement en place, notamment son point fort, la frappe avec des fers.

Finalement 23eme, cette prestation pouvait paraître quelconque, et pourtant, elle était une étape vers la victoire d’East Lake au Tour Championship, une semaine avant de débarquer à Paris.

Lessivé après son week-end parisien, Tiger avait pris soin de ménager son calendrier, tout en annonçant une réduction de son emploi du temps. Sa saison de retour avait été volontairement dense pour vitre reprendre des repères, et notamment sur les greens.

Cette année, Woods veut prendre son temps, rassuré enfin par sa capacité à de nouveau gagner contre les meilleurs.

Cette année, Woods veut prendre son temps, rassuré enfin par sa capacité à de nouveau gagner contre les meilleurs.

En 2018, il avait tout de même réussi à faire tomber sa moyenne de score à 69,35, soit le 7eme meilleur total de la saison.

Après deux tours, Woods a suivi un train de sénateur, enchaînant deux cartes de 70, le laissant loin des leaders, et notamment Rahm ou surtout Rose qui après deux tours joués a pris la tête en -15 avec déjà 11 coups d’avances sur un Tigre qui aura bien du mal à revenir sans une journée de magie pendant le moving day.

Tout avait plutôt bien commencé avant un final un peu chaotique marqué par un double au 18.  2 coups de perdus sur un trou plutôt délicat, enfin de mon point de vue…, et alors que la veille, il y avait déjà abandonné un coup.

De leurs côtés, Schauffele et Finau ne sont pas non plus aux avant-postes.

La première partie de l’année en compagnie du boss ne leur a pas permis de s’illustrer, et pourtant, Schauffele bénéficiait du soutien du public, en qualité de local de l’étape puisqu’il est né à La Jolla, et réside toujours à San Diego.

Force tranquille, Woods a donc surtout cherché à se dérouiller pendant les deux premiers tours.

Certes, l’écart est conséquent avec Rahm et Rose, mais Woods n’en a visiblement pas cure. Il se remet dans le bain, tout en sachant plus que l’an passé, ce qu’il peut demander à son corps, reconnaissant que sa coupure de 7 semaines implique un petit décalage par rapport à la vitesse d’une partie de compétition sur le PGA Tour, et l’adrénaline que cela suppose.

Il s’est aussi intensivement préparé cet hiver avec ses nouveaux clubs, et sa nouvelle balle.

Il reste du travail notamment dans le jeu long, où Woods manque encore au moins 50% de fairways.

Si le tigre ne jouera pas probablement la gagne sur ce premier tournoi de reprise, Justin Rose semble déjà très en réussite avec ses nouveaux clubs Honma. Fin stratège, pendant le second tour, son plan de jeu sur le parcours le plus difficile impliquait de prendre deux coups au champ de joueurs.

Derrière, McIlroy a régalé le public avec un 65 émaillé d’eagles et de birdies pour se replacer parmi les chasseurs.

A surveiller, le japonais, Hideki Matsuyama, complètement taillé pour ce parcours et déjà à l’affût en seconde position.

Pour Woods, ce train de sénateur ne le rapproche pas du sommet du leaderboard, mais il en aura au moins profité pour découvrir Schauffele avec qui, il avait encore peu joué, jusqu’à présent.

A défaut d’avoir le couteau entre les dents en Ryder Cup, les américains veulent impérativement remporte la President’s Cup…

Torrey Pines, peut-être le plus beau parcours de Californie ?

Crédit photo : Alan Smith - Icon Sportswire

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

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