Plus de 5000 pages pour votre jeu de golf. Matériel, technique, parcours, voyages...

Un contenu unique, utile, et passionnant! Pour le 1er abonnement 12 mois! 1 boîte de 12 balles Srixon Z-Star ou Z-Star XV au choix offertes et envoyées chez vous!

Vinaora Nivo Slider

Thierry David et Pauline Sanzey : « Sur Golf +, on veut donner envie aux spectateurs ! »

pauline-sanzey-thierry-david-golf-plus-chaine.JPG

Nommé rédacteur en chef de la chaîne Golf Plus en février dernier, Thierry David, commentateur pour le golf depuis 2002 au sein du groupe Canal, a procédé à un certain nombre d’ajustements au sein de sa chaîne, voulant créer les conditions d’une ambiance sympathique propre à ce que chacun dans son équipe s’épanouisse et s’investisse à 200% pour les passionnés de golf. A l’occasion de l’Open de France 2017, rencontre avec l’un des premiers à avoir cru au golf à la télévision, et Pauline Sanzey, une jeune journaliste qui découvre cette semaine en « live » sa belle cote de popularité auprès des fans de l’émission Golf + Le Mag.

Découvrez nos formules d'abonnements

L’équipe GOLF + sur le pont pour l’Open de France 2017

L’Open de France 2017 sponsorisé par le conglomérat HNA a pris une nouvelle dimension cette année.

Malheureusement, la pluie quasi incessante depuis le premier jour a sans doute refroidi les plus fans d’entre vous.

Il faut admettre qu’il y a moins de public que les années précédentes autour des greens, et ce alors qu’il s’agit d’une des dernières répétitions générales avant la Ryder Cup de 2018.

Beaucoup de fans ont sans doute préféré suivre le tournoi à la télévision ou sur Internet.

Toujours est-il que sur place, on peut au moins constater la présence de plus en plus marquée des médias (presse écrite, radio, web ou TV).

Pour l’occasion, la salle de presse a été considérablement agrandie. Le tournoi français n’est pas le seul à avoir connu des ajustements depuis l’an passé.

Golf +, la chaîne 100% golf du groupe Canal a connu une évolution importante avec la prise de fonction de Thierry David en février dernier.

Commentateur pour le football au moment des grandes années de son groupe, il a bifurqué vers le golf en 2002, passant volontairement et par passion de la berline de luxe du groupe à Kazakhstan TV selon ses mots.

Créateur de l’association des golfeurs de son groupe, autant dire que Thierry David ne fait pas du golf par carriérisme, mais clairement par ambition pour un sport qu’il aime et pratique depuis déjà très longtemps.

Homme de terrain et homme d’équipe, à sa nomination, il a souhaité replacer la balle au centre du jeu, mais surtout créer une ambiance propre à ce que chacun donne le maximum.

En parallèle, la chaine a profité d’un nouvel accord de diffusion qui a vu son auditoire passer de potentiellement 70 000 abonnés à 512 000 en intégrant un pack sport avec le foot et le rugby.

Thierry David s’amuse du fait d’avoir plus de téléspectateurs que de licenciés à la FFG.

L’occasion pour jeudegolf.org de l’interroger sur les changements entrepris, et ceux à venir au sein de sa chaîne, et le rôle de la télévision dans le développement du golf en France.

Quels sont les moyens que vous mettez spécifiquement en place pour couvrir l’Open de France ?

Thierry David : L’Open de France est notre tournoi prioritaire cette semaine. Cependant, il y a un tournoi du PGA Tour qui se déroule aussi cette semaine.

Cela veut dire que nous ne pouvons pas mobiliser 100% de nos équipes que pour l’Open de France.

Nous sommes obligés de détacher une deuxième équipe sur le Quicken Loans commenté par Dominique Larretche et Romain Bouchenaud.

Hormis cela, toutes les personnes qui travaillent pour Golf + sont là tout au long de la semaine. Soit deux équipes de commentateurs, Cyril et Patrice, Christian et Fab Tarnaud, Thomas Levet sur le terrain, et Pauline aux interviews ainsi qu’à la présentation.

tarnaud.jpg

Nous avons aussi Florian qui tourne des images, et prépare des sujets pour les plateaux.

Dimanche, pour le dernier jour, nous aurons un deuxième JRI (journaliste reporter d’images) qui sera présent pour filmer des réactions. C’est Mathieu Darmon qui avait justement fait l’Intérieur Sport consacré à Romain Langasque qui nous rejoindra.

Voilà pour l’éditorial, bien entendu, nous avons des équipes pour la production qui sont là pour nous aider.

Il faut comprendre que tous les moyens techniques sont la propriété et l’organisation de l’European Tour, en France comme pour tous les autres tournois du circuit depuis des années.

tv-prod.JPG

Nous sommes donc à 98% de notre rédaction sur cet Open.

Ce travail éditorial sur place sera sans doute utilisé par la suite dans votre magazine Golf Plus le Mag ?

Pauline Sanzey : Nous allons reprendre les interviews et les images tout en insérant des petites pastilles que nous avons tournées pendant quatre jours.

Cyril Bougaux va ensuite présenter le sujet qui va récapituler les quatre jours pour le mag de Lundi.

Par exemple, nous allons faire un sujet sur le greenkeeper pour voir comment les équipes travaillent pour remettre le parcours en configuration d’un tour à l’autre.

Quels sont vos priorités s’agissant du contenu éditorial pendant cette semaine ?

Thierry David : Nous sommes focalisés sur le direct. C’est un tournoi qui est en intégralité sur Golf + pour la première fois au même titre que tous les majeurs.

Les années précédentes, quand Canal ou Infosport arrivaient, le spectateur quittait Golf +.

Désormais, l’intégralité du tournoi est sur Golf +. Canal ou Canal Plus Sport viennent quand ils ont envie.

Par exemple, Jeudi et vendredi, le tournoi était diffusé sur Canal + Sport en même temps que sur Golf +.

Samedi et Dimanche, c’est Canal Premium qui va venir sur la couverture de l’épreuve tout l’après-midi. Des choix de programmations pilotés par la direction des sports du groupe. Pour ma part, je gère la chaîne Golf +.

Historiquement, le dernier tour de l’Open de France a toujours été sur Canal, comme Evian… le Masters.

canal-evian.JPG

Notre priorité sur cette semaine est d’alimenter le direct ! En plus de l’action, notre mission consiste à améliorer la diffusion par des chroniques, et des petits sujets.

Pauline a par exemple tourné des sujets au village sur les cadeaux ou les produits qui se vendent le plus, etc.

On essaie de donner du bonus aux gens.

Dernière précision, exceptionnellement, nous avons décidé de tourner l’émission de lundi sur place au Golf National avec un plateau qui nous permettra de recevoir des invités juste après la remise des prix.

Avec peut-être des célébrités fans de golf qui passent vous voir ?

Thierry David : (Rires), Oh, maintenant les célébrités nous les avons sur les plateaux ! Désormais, effectivement, elles viennent nous voir sur l’émission.

Pauline Sanzey : Chaque lundi, nous n’invitons pas que des golfeurs. Par exemple, nous avons eu Armel Le Cléach, Roschy Zem, Antoine Kombouaré… Danny Boon va venir nous voir bientôt…

Thierry David : On essaie d’avoir des invités d’horizons différents, et aussi des acteurs importants du golf, comme par exemple, Jean-Charles Forestier qui est venu nous voir récemment.

Je considère qu’il est important de faire intervenir les acteurs du métier. Je rappelle que la première marraine de l’émission est Laura Flessel, Madame la Ministre qui sera d’ailleurs en direct dimanche avec nous.

Quelles sont selon vous les principales différences entre l’édition 2016 et celle de 2017, et notamment par rapport à la montée en puissance financière ?

Thierry David : Pour l’instant, je ne vois pas grand-chose ! C’est marketé. C’est certainement très bien organisé.

Ils se cherchent peut-être encore sur pas mal de trucs dans les à-côtés, notamment ce qui concerne la presse où cela pourrait être mieux.

En résumé, je ne vois pas de différences notoires.

Pour Pauline, c’est votre premier Open de France sur place, quel est votre « rapport d’étonnement » ?

Pauline Sanzey : C’est même mon premier tournoi sur place depuis mon arrivée sur la chaîne. J’ai été très impressionnée par les distances ! A la télévision, elles sont énormément « écrasées ».

C’est sportivement que j’ai été la plus impressionnée. J’ai un peu suivi la partie de Jon Rahm, Alexander Levy et Tommy Fleetwood.

rahm-fleetwood-levy.jpg

Je ne peux pas suivre les parties en entier, car je dois préparer les émissions et les sujets.

Cependant, c’est vraiment l’aspect distance qui m’a jusqu’à présent le plus marqué.

Ensuite, je découvre de l’intérieur le petit monde du golf où tout le monde se connait.

Je ne connais pas encore tous les joueurs.

Vous pouvez ressentir sur place votre nouvelle notoriété ?

Pauline Sanzey : Effectivement, on m’a demandé mes premiers selfies (rires). C’est assez rigolo. Cela me gêne un peu. Les réactions des gens sont étonnées « Ah, vous êtes plus petite qu’à la télévision ! »

C’est marrant, et sympa d’avoir des retours sur l’émission surtout quand ils sont positifs.

Thierry David : C’est vrai que quand nous sommes enfermés dans nos studios, nous ne nous rendons pas compte, car finalement, il y a un filtre entre nous et le spectateur.

Bien entendu, avec les réseaux sociaux, on peut lire les réactions des gens.

Toutefois, comme nous ne sommes jamais en contact direct avec eux.

On ne se rend pas forcément compte que c’est important pour les gens, surtout dans un milieu de passionnés où tout est amplifié.

Comment arrivez-vous à travailler avec les joueurs français sur leur lieu de travail dans un open un peu particulier pour eux, avec peut-être un peu plus de tension ?

Pauline Sanzey : Ils sont quand même assez disponibles en comparaison avec d’autres sports.  Ils sont assez accessibles. L’émission m’a beaucoup aidé.

J’en ai rencontré beaucoup qui sont venus sur le plateau en tant qu’invité. Cela m’a permis de les connaitre avant cet Open de France.

Ils sont tous très sympa, car l’émission est aussi un moment où on s’entend bien et où on passe un bon moment.

Nous avons déjà eu Romain Langasque, Raphael Jacquelin, Alexander Levy, Greg Havret, Julien Quesne…

Justement, comment abordez-vous un joueur comme Julien quand il est dans une phase de doute comme cette semaine avant le début de l’Open ?

Pauline Sanzey : Alors, nous n’avons pas encore fait Julien au cours de ces trois jours sur l’Open, mais en revanche, nous avons interviewé Raphael, vendredi au sortir de son cut manqué. Ils ont l’habitude. Cela fait partie de leur métier.

Thierry David : Cela fait 25 ans qu’il est là. Il a déjà eu à répondre à des questions après une mauvaise performance.

Après, je crois que c’est plus une question de « joueurs » que de « résultats ».

Pour l’instant, nous n’avons pas fait Julien Quesne pour un concours de circonstance.

Si on avait dû le faire, on l’aurait fait ! Il aurait répondu. C’est un mec suffisamment intelligent pour répondre, pas se braquer et avancer sur son truc.

On connait les problèmes qu’il rencontre. Il y a des choses plutôt off qu’il nous a témoigné dont bien entendu nous n’avons pas fait l’écho.

On sait les questions que l’on peut poser et celles qu’il ne faut pas.

Je pense que nous avons une bonne relation de confiance avec les joueurs.

Est-ce que tous les médias agissent de cette façon, ou c’est une spécificité de Golf Plus ?

Pauline Sanzey : Cela fait partie de notre métier que d’informer. On s’intéresse à leurs résultats, à leurs jeux.

Thierry David : On ne fait pas de la presse people ! On est détenteur des droits et diffuseur. On est plus des partenaires. On n’est pas là pour leur cirer les pompes, mais à l’inverse, on est pas là pour les déglinguer !

Notre intérêt, c’est plutôt qu’ils soient disponibles pour répondre à nos questions.

Pour revenir sur le principe de l’émission, c’est justement pour cela que c’est important qu’ils viennent en amont.

Avant cette émission, je l’ai vu avec les joueurs sur le terrain, il y avait une méfiance vis-à-vis de nous.

Le fait qu’il vienne dans l’émission a complètement changé la donne. Ils sont tout à fait différents avec nous.

jacquelin-clarke-les-boss.jpg

Pauline Sanzey : Pendant l’émission, ils arrivent à sentir que nous sommes là pour parler d’eux, et mettre le golf en valeur à travers eux.

Thierry David : Le déclic a eu lieu juste avant le Hassan 2 quand Raph est venu nous voir.

La semaine suivante, sur le terrain, les joueurs sont venus vers moi, très volontaires pour venir dans l’émission. Avant, ils n’étaient pas très chauds pour venir. Raphael ! C’est le boss ! Le chef de file !

On vient de croiser Benjamin Hebert, et je sens qu’il a envie de venir dans l’émission. C’est relativement nouveau. Ils savent qu’ils ne vont pas être attendu au tournant ou que nous sommes là pour mettre un « tir ».

Est-ce qu’il y a déjà un espoir qui vous a tapé dans l’œil ? Un comme un Tyrell Hatton en 2015 qui est devenu par la suite un top joueur mondial…

Thierry David : Pour l’instant, on ne voit pas trop de surprise. Avec Bjork qui a remporté le Vaudreuil en 2016, je m’aperçois que les joueurs qui sortent du Challenge Tour affichent un très beau niveau.

On peut parler de Bjork, de Beef qui a lui aussi gagné au Vaudreuil ou encore Ryan Fox, des joueurs qui figurent plutôt bien. Le réservoir du Challenge Tour qui arrive sur l’European Tour est plutôt bon.

beef-johnston.jpg

Enfin, il y a un joueur avec qui nous avons une super relation et que l’on aime bien… c’est Romain Langasque. Il était un peu en galère depuis 6 ou 7 tournois. Pour l’instant, il réussit un bon Open.

Quelles sont les évolutions à venir concernant Golf Plus ? En chiffres ?

Thierry David : Déjà, nous avons connu beaucoup d’évolutions sur ces derniers mois.

Tous les majeurs sont désormais en intégralité sur Golf +. Jusqu’à présent, ce n’était pas le cas. C’est une grosse évolution. J’ajoute à cela l’émission avec un invité toutes les semaines. Nous avons une nouvelle émission « L’œil des pros ». Chacun bosse énormément… s’investit à 200%.

Nous n’avons pas encore tous les moyens que l’on aimerait avoir, mais j’ai bon espoir que cela change très rapidement pour faire de belles choses dans les mois à venir.

On ne va pas tout révolutionner. On fait déjà 40 heures de direct par semaine. Nous essayons de faire beaucoup de choses. Nous ne sommes pas Golf Channel aux Etats-Unis avec 27 millions d’abonnés.

A ce jour, depuis le nouveau pack sport, nous avons accès à 512 000 abonnés. Il y a 6 mois, nous avions 70 000 abonnés. Nous avons plus d’abonnés que de licenciés FFG !

Comment la télévision peut aider au développement du golf ? Quel peut-être son rôle ?

En tout cas, elle ne le joue pas jusqu’ici ! Pardon, je vais être hard ! L’année dernière, nous avons eu les Jeux Olympiques… France Télévision les a diffusé.

Cela a été très moyen en termes d’amplitude horaire, de commentateurs. Ils n'ont pas été au niveau de l'enjeu.

Comment voulez-vous intéresser les gens aux yeux du grand public ? Surtout en proposant ce qu’ils ont proposé ! Ce n’est pas possible !

Sans méchanceté, le meilleur mec qu’ils avaient pour en parler, n’était ni golfeur, ni journaliste !

Les autres intervenants représentaient tout ce qu’il déteste de la part du non-golfeur. On ne peut pas faire la promotion de notre sport de cette façon-là.

Il faut donner envie aux gens !

Posté par le dans Interviews
  • Taille du texte: Agrandir Réduire
  • Lectures : 527
  • Imprimer
Modifié le

Restez informé

Recevez notre newsletter

Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.

  • Pas encore de commentaire. Soyez le premier à commenter

Commenter cet article

Invité 19/11/2017

A chacun sa balle Srixon !

Découvrez nos formules d'abonnements

US Golf présente la nouvelle collection Jack Nicklaus