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Posté par le dans Insolites sur le golf

Steve Williams, le plus célèbre caddy au monde va-t-il vraiment arrêté?

Steve Williams, le plus célèbre caddy au monde va-t-il vraiment arrêté?

Le néo-zélandais est probablement le plus célèbre caddy à avoir porté un sac de golf dans l’univers professionnel. Avec près de 150 victoires en tournoi tout autour du monde, Steve Williams a récemment annoncé la fin de sa collaboration avec le champion australien, Adam Scott. Va-t'il arrêté de porter le sac pour autant?

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Sommaire de l'article sur le caddy Steve Williams 

  1. Est-ce réellement la fin de la plus belle carrière de caddy ?
  2. Jusqu’au bout, Scott et Williams ont tenté de trouver un terrain d’entente
  3. L'hypothèse d'un retour du duo Woods-Williams au goût du jour 

Une séparation à l’amiable, toutefois prévisible, tant il ne faisait plus mystères que Steve Williams souhaitait considérablement alléger son calendrier, vœux incompatible avec les objectifs d’un golfeur à la lutte pour le titre de numéro un mondial.

Est-ce réellement la fin de la plus belle carrière de caddy ?

Cela traînait dans l’air. Depuis plusieurs semaines, on savait Adam Scott, vainqueur du Masters 2013, et probablement l’un des golfeurs les plus doués de sa génération, en pourparlers assidus pour convaincre Steve Williams, son caddy depuis 2011, de continuer leurs collaborations à plein temps, malgré les velléités de retraites du dernier nommé.

A 50 ans passés, et après plus de 20 ans à porter des sacs de golf autour du monde, Steve Williams, le passionné de courses de stock-cars souhaite résolument consacrer son temps à d’autres activités que le golf, ou alors à temps plus que partiel.

Caddy pour les plus illustres golfeurs de ces vingt dernières années, Raymond Floyd, Greg Norman, Adam Scott. Son nom restera à jamais associé à celui de son boss pendant 13 ans, Tiger Woods.

Avec le champion des années 90/2000, il a empoché 13 victoires en majeurs, et partagé les émotions les plus intenses, notamment à Hoylake, théâtre de la dernière victoire de Woods au British Open en 2006, où en arrivant sur le green du 18, Williams soutenait un Woods en larmes, quelques semaines après le décès de son mentor, son père Earl.

La relation Woods-Williams était si intense. Le caddy tellement protecteur pour son patron, fendant la foule avec un charisme sans égal qu’il est difficile de savoir si Woods aurait autant gagné sans son caddy star.

D’ailleurs, depuis la fin brutale de leur collaboration en 2011, Woods n’a jamais semblé en mesure de redevenir totalement lui-même, ne parvenant même jamais à regagner un majeur.

Viré du jour au lendemain sans réelles explications, Steve Williams n’a pas tardé à retrouver du travail sur le PGA TOUR. Pourtant, il a gardé un souvenir amère de cette rupture, et peut-être même une rancune tenace envers celui qu’il admirait.

Une fois sur le marché, Adam Scott n’avait pas tardé à flairer la bonne affaire, en recrutant le caddy numéro un du tour.

Bien lui en a pris puisqu’au bout de quatre ans de collaboration, le tandem australien-néo-zélandais a remporté de belles victoires : WGC Bridgestone Invitational 2011, Masters 2013, Barclays 2013, Crowne Plaza Invitational 2014, et surtout la prise de la place de numéro un mondial pendant onze semaines en mai 2014, intermède entre la fin de règne de Tiger Woods, et le début de l’ère, McIlroy.

Avant Williams, Adam Scott était un golfeur de génie en devenir. Avec Williams, Adam Scott est devenu une figure emblématique du golf mondial, dépassant même le simple cadre du sport, profitant de son physique de play-boy pour visiter les plateaux télés.

Comme quoi, Steve Williams sait aussi bien choisir ses employeurs. Souhaitons qu’Adam Scott ne connaisse pas le même destin que son prédecesseur, et arrive à nouveau à gagner un majeur sans son illustre caddy.

Jusqu’au bout, Scott et Williams ont tenté de trouver un terrain d’entente

Preuve que le numéro deux mondial sait ce qu’il perd, mais n’est pas pour autant prompt à accepter les conditions de son caddy star.

Williams avait en effet proposé de caddeyer Scott sur la seule partie américaine du calendrier de l’australien, à savoir du Doral au Tour Championship sans passer par les quelques étapes australiennes ou internationales que Scott joue traditionnellement comme par exemple à Hawaii en début d’année.

Compromis que n’a finalement pas accepté le joueur, déjà confronté dans les mois à venir au fait de devoir mettre au point une nouvelle technique de putting.

Dans quelques mois l’interdiction de l’ancrage avec un belly-putter va entrer en vigueur. Adam Scott est concerné par cette mesure.

Le fait de gérer un, deux ou plusieurs caddys tout au long de la saison n’a jamais été une option envisagée.

Scott étant parfaitement au fait que la relation quasi intime entre un caddy et le joueur peut être un facteur déterminant dans la victoire chez les pros.

Sans douter de sa relation avec Williams dont il parle comme d’un ami. Scott considère à juste titre que le scénario proposé par Williams ne lui aurait jamais permis de construire une relation aussi performante avec un autre caddy, considéré comme temps partiel ou remplaçant de…

Récemment nommé au hall of fame de son métier, caddy de golf, Steve Williams est donc désormais libre de tout engagement. Il peut soit arrêter totalement sa carrière ou au contraire, jouer quelques tournois à la pige.

L'hypothèse d'un retour du duo Woods-Williams au goût du jour

Suite à cette annonce, les chroniqueurs n’ont pas manqué de lancer l’idée d’une probable reformation du duo Woods-Williams, étant donné que Woods n’a jamais été connu pour  jouer très régulièrement sur le PGA Tour, et encore plus rarement, hors des frontières des USA.

Les velléités des deux hommes sont donc très compatibles.

Cependant, c’est un raccourci, car les deux hommes ne sont plus franchement en très bons termes, et une éventuelle collaboration passerait par une nécessaire explication de texte dont Woods ne semble pas être coutumier, même avec ses plus fidèles.

La fin de carrière de Steve Williams semble donc se dessiner, ce qui est aussi l’opportunité de voir émerger une nouvelle génération de caddys dont par exemple, le jeune Tom Ayling,

A 23 ans, le nouveau caddy de Victor Dubuisson, esrt considéré par ses pairs comme un futur grand du métier, mais dans un registre bien différent du bourru néo-zélandais qui derrière ces airs de déménageurs, a toujours été un grand pro, un très bon lecteur de greens, et précis dans ses conseils de choix de clubs.

Même dans le métier de caddy, le fait d’être numéro un n’est pas le résultat du hasard.

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