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Spieth remporte le Masters d’Augusta 2015 en battant tous les records

Spieth remporte le Masters d’Augusta 2015 en battant tous les records

Dimanche, Jordan Spieth n’aura pas craqué, et au contraire, remporté son premier titre majeur en démontrant une très grande maîtrise de bout en bout. Après 28 birdies en quatre tours, un record sur un tournoi de golf, le jeune texan a pu enfiler sa première veste verte. 

Sommaire de l'article consacré à la victoire de Jordan Spieth au Masters 2015

  1. Le Masters de tous les records ! 
  2. La cérémonie de remise de la veste verte a honoré un tandem caddie-joueur
  3. Jordan Spieth, le nouveau prodige du golf américain

Le Masters de tous les records ! 

La victoire de Jordan Spieth, dimanche à Augusta, restera sans doute dans les mémoires comme l’une des plus convaincantes de l’histoire, tant elle n’a pas souffert de contestation. 

Depuis 1976, aucun golfeur n’avait réussi à remporter le Masters en partant en tête dès le premier tour, dominant sans conteste les quatre tours du tournoi. 

Pour le dernier tour, le jeune texan a joué 70 pour un total de -18 et un score de 270 coups, égalant le record de Tiger Woods datant de 1997.

Sur le green du 18, toute la famille Spieth était aux anges pour voir Jordan battre de quatre coups le duo formé par Justin Rose et Phil Mickelson, qui malgré le score record du jeune homme (-18) se sont accrochés jusqu’au bout, terminant à quatre coups du vainqueur. 

Un an après avoir perdu le Masters, Jordan a beaucoup appris pour cette fois ne laisser aucune chance à personne sur le parcours de l’Augusta National. 

Parti très fort dès jeudi, il avait déjà battu le record de score après 36 trous, soit -14, puis samedi pour le moving day, une autre carte sous le par lui permettait de se placer définitivement comme le grandissime favori, battant encore le record de score après 54 trous. 

Un double-bogey coupable au 17 sera son seul écart de tout le tournoi. Grâce à une erreur de choix de club, Jordan Spieth a laissé du suspense pour dimanche. 

Avec quatre coups de retards au départ du dernier tour plutôt que six, Justin Rose son plus proche rival pouvait encore nous laisser espérer un mano à mano pour le dernier tour. 

Très tôt dans cette dernière journée à Augusta, Spieth a voulu démontrer qu’il serait insensible à la pression. 

Rose qui jouait avec lui dans la dernière partie, rentra un birdie dès le premier trou, le texan répliqua immédiatement. 

Le ton était donné ! 

Deux birdies sur les trois premiers trous, et Spieth tuait d’une certaine manière toute chance de retour pour les golfeurs plus loin au leaderboard comme notamment Rory McIlroy, auteur de la plus belle carte du jour, un 66 qui arrivera trop tard pour jouer la gagne,  mais suffisant pour terminer seul quatrième. 

En somme, un bon Masters pour le numéro un mondial qui par la faute de Spieth ne complète pas son premier grand chelem à seulement 25 ans. Il aura sans doute d’autres occasions. 

Passant en 35 sur les neuf trous de l’aller (trois birdies pour deux bogeys), le leader de ce 79ème Masters a même réussi à reprendre un coup d’avance sur ses deux véritables adversaires pour la victoire, l’anglais Justin Rose, et le triple vainqueur, Phil Mickelson. 

Jordan Spieht n'a jamais été mis en danger sur ce dernier tour

Avec cinq coups d’avances pour seulement neuf trous à jouer, Spieth avait déjà une main sur la veste verte de Bubba Watson. 

Et dès le trou numéro 10, il remit un birdie, histoire de tuer définitivement toute forme d’espoir chez ses rivaux. 

La messe était dite malgré une dernière tentative de Justin Rose auteur de trois birdies d’affilés au  13, 14, 15 sur une partie de l’Amen Corner d’Augusta, et un eagle de Mickelson au 15. 

Le bogey du vainqueur sur le 18 restera alors comme anecdotique.

La cérémonie de remise de la veste verte a honoré un tandem caddie-joueur

Ses premiers mots durant la cérémonie de remise de la veste verte furent adressés à son caddie, Michael Greller, un ancien prof de math qui travaille sur le sac de Spieth depuis l’US Amateur 2011. 

« Mike tu m’as aidé à être fort. Tu es la raison qui a fait que ce rêve devienne réalité. J’apprécie vraiment tout ce que tu as fait pour moi…toutes ses heures que personne ne peut voir, tu es vraiment le meilleur. »

Greller qui pendant le tournoi a reçu des conseils de Carl Jackson, le caddie de Bren Crenshaw, sorte de légende à Augusta avait reconnu « C’est comme être assis à côté de Michael Jordan juste avant les finales NBA. » 

Déjà en 2014, Carl Jackson avait conseillé Greller lui donnant des indications sur la bonne lecture des greens, et le fait de manager un jeune joueur. Il a continué à distiller ses conseils tout au long de la semaine. 

Le caddie a aussi réalisé que son expérience passée de professeur des écoles lui avait sans doute donné un avantage pour gérer les hauts et les bas de son jeune protégé. 

Un autre personnage a beaucoup compté dans l’éclosion du talent du jeune homme, son entraineur depuis ses 12 ans, Cameron McCormick qui a repris le flambeau après les parents de Jordan. 

Avec lui, le jeune golfeur n’a pas toujours respecté à la lettre les techniques de jeu, notamment pour son grip, l’action de ses pieds, et son follow through, ce qui d’ailleurs démontre encore une fois que le fait de bien jouer au golf n’est pas qu’une question de technique parfaite. 

Sur ce point, Billy Harmon, déclarait récemment que les trois meilleurs golfeurs américains du moment, Jordan Spieth, Bubba Watson et Dustin Johnson ont tous des swings fait maison, et sans comparaison avec le mode d’emploi de départ.

En cette fin d’après-midi nuageuse à Augusta, Jordan Spieth pouvait enfin savourer en famille et avec ses amis, cette première victoire en majeur, et se souvenir que l’édition 2014 n’a pas été une défaite, mais au contraire,  une première marche vers ce brillant succès. 

Jordan Spieth, le nouveau prodige du golf américain

C’est déjà très difficile de gagner un Masters, mais le gagner en menant de bout en bout est un véritable exploit, surtout que les concurrents n’ont pas manqué. 

Il n’a pas gagné par défaut. Jordan Spieth a réellement du battre un parcours, certes plus doux et moins impitoyable que certaines années, mais justement, il a tout de suite su adopter la bonne stratégie, et même plus vite que les autres golfeurs, tous obsédés de ne pas partir à la faute sur le premier tour. 

Au contraire, Spieth est parti très fort, car il avait compris mieux que tout le monde que c’était sur le premier jour, là où les conditions du terrain étaient les plus favorables qu’il fallait faire les plus gros écarts. 

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A l’inverse, la plupart de ses rivaux, dont l’australien Jason Day ont mis neuf trous avant de réaliser qu’il fallait vraiment attaquer. 

Derrière, ils se sont réveillés, notamment Phil Mickelson et Justin Rose qui ont réalisé une très belle semaine, car si Spieth gagne à -18, un score très lourd pour un Masters, ils terminent à -14, un score qui certaines années aurait été suffisant pour gagner à Augusta.

Tout à sa joie, le vainqueur de cette année déclara quant à lui « C'était le but ultime de ma carrière de golfeur, et le fait de l'atteindre à seulement 21 ans avec encore beaucoup d'années à jouer devant moi pour le refaire... je n'aurai jamais pu l'imaginer dans mes rêves les plus fous. Quand vous êtes le champion du Masters, ce n'est plus la même histoire. »

Bien qu'un dernier bogey au 18 lui a coûté un score total de -19, il est devenu le premier joueur de l'histoire à atteindre un tel score au Masters, sachant qu'il était déjà devenu le plus jeune joueur à prendre les commandes du tournoi dès le premier tour.

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

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