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Sergio Garcia remporte le Masters 2017 : Il le méritait tant !

Sergio Garcia remporte le Masters 2017 : Il le méritait tant !

Cette fois, c’est fait ! Après un dernier tour exceptionnel contre son ami Justin Rose, Sergio Garcia a enfin remporté son premier majeur, et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit du Masters d’Augusta. 18 ans après sa première apparition tonitruante, Garcia, en ce jour de 60eme anniversaire de Seve Ballesteros a vaincu le signe indien, et démontré qu’il était bien l’un des meilleurs golfeurs du monde… à avoir au moins remporté un majeur.

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Un trou de play-off pour celui qui n’a jamais renoncé !

Dieu que ce fut difficile ! Justin Rose a été si brillant tout au long de la journée pour pousser l’espagnol de 37 ans dans les cordes. Pourtant Garcia n’a jamais paniqué pour finir par l’emporter après un trou de play-off seulement.

Justin Rose en a laissé passer des chances de s’imposer... Au 13, il aurait pu prendre trois coups d’avances sur son rival espagnol, et peut-être même quatre sans le génie de Garcia pour se sortir d'une situation bien compromise.

Au 17, un putt pour PAR lui aurait permis de conserver un coup d’avance décisif avant de jouer le dernier trou.

Encore sur le 18, il a eu une opportunité de battre Garcia. Trois occasions manquées… c’était beaucoup trop pour que Sergio ne finisse pas par saisir sa chance.

Cela aurait même pu se produire sur le 18, Holly de son joli nom et dès le premier passage.

Garcia voit son putt fuir sur la droite alors qu’il avait déjà une demi-main sur la veste verte.

A ce moment, Rose était toujours en vie, et on pouvait se demander si Garcia n’allait pas une nouvelle fois être frappé par la malchance.

Ceci étant, toute la journée, il n’a jamais montré le moindre signe de nervosité, d’énervement ou de découragement, et ce, en particulier dans les moments les plus difficiles, notamment quand il a été mené de deux coups par l'anglais, après avoir lui-même laissé filer trois coups d'avances !

Sur le 16, il tape un tee-shot fantastique. Justin Rose lui répond par un coup tout aussi beau, et plante le birdie derrière.

L’anglais lui a tout fait ! Pourtant, Garcia est revenu à chaque fois.

L’anglais lui a tout fait ! Pourtant, Garcia est revenu à chaque fois.

Il sera récompensé de sa ténacité sur l’unique trou de play-off.

Après quelques minutes d’interruptions pour signer les cartes de scores, alors tous deux en -9 au club-house, Justin Rose s’est présenté le premier sur le tee-shot du 18.

Visiblement crispé, il a lâché son drive dans les arbres à droite.

La messe était dite ! Et encore, l’anglais a eu un rebond heureux. Les arbres ont renvoyé la balle, mais pas suffisamment pour lui permettre de tenter le green.

Sur son visage, on pouvait comprendre ce qui venait de se passer.

"Gloups", Rose a ouvert en grand la porte à son adversaire au bout de seulement quelques secondes de play-off.

Sur son visage, on pouvait comprendre ce qui venait de se passer.

De son côté, Sergio Garcia n’avait plus qu’à taper son puissant fade habituel sur ce trou.

Sans doute plus à droite que ce qu’il aurait souhaité… c’était pourtant suffisant pour marcher vers le green avec l’assurance de pouvoir l’emporter.

Rose ne put atteindre le green qu’en trois.

Garcia pris le green en régulation et de la plus belle des manières. Il pouvait dérouler son jeu sans pression.

Rose putta en premier. Dans une telle position, il lui aurait fallu un miracle pour maintenir la pression sur Sergio.

Garcia avait deux putts pour gagner sa première veste verte. Avec panache, le premier fut suffisant.

La victoire en héritage !

Enfin ! Après une si longue attente, celui qui pensait ne pas être assez bon pour gagner un majeur cinq ans plus tôt, pouvait enfin rentrer dans le club très fermé des vainqueurs à Augusta.

Il en tapa le green avec le poing.

Quelle émotion de voir un si grand champion enfin atteindre son but ultime ! Sa victoire rappelle la première de Mickelson en 2004, qui lui aussi avait bien cru ne jamais pouvoir l'emporter alors qu'il en avait largement le talent.

Dans la célèbre cabine où on remet la veste verte pour la première fois, son premier mot fut « Ouahouh »… Après avoir été longtemps considéré comme un prodige, le doute a pris une bonne place dans la carrière de l'espagnol.

A 37 ans, il va pouvoir entamer la suite de sa carrière avec un énorme poids en moins. Il a enfin rejoint Ballesteros et Olazabal au palmarès du Masters.

Au moment de la cérémonie, il a justement eu une pensée pour son idole, José Maria Olazabal, vainqueur de son deuxième Masters en 1999, année où Garcia fit justement sa première apparition remarquée. 

Les deux espagnols avaient animé le tournoi, l'un en le gagnant, et l'autre en étant le meilleur amateur.

18 ans plus tard, Garcia s'en est bien sûr souvenu, et n'a pas manqué d'adresser un clin d'oeil à celui qui occupe aujourd'hui sa place, l'américain Stewart Hagestad.

Il faut du temps pour faire un grand champion.

Comme le bon vin, Garcia est enfin devenu l'égal de ses idoles, et le récipiendaire d'une tradition à transmettre.

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Dans les années à venir, des jeunes golfeurs et golfeuses espagnols rêveront de vestes vertes grâce à Sergio Garcia.

Déjà très impliqué au travers de sa fondation dans la transmission auprès des jeunes, il ne devrait avoir aucun mal à s'acquitter de cette tâche.

Crédit photo : Getty Images

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.

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Invité 19/10/2017

A chacun sa balle Srixon !

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