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Sergio Garcia: El Nino renoue avec le succès au Byron Nelson

Sergio Garcia: El Nino renoue avec le succès au Byron Nelson

A 36 ans, Sergio Garcia, le natif de Castellon, démontre qu’il reste une des superstars du golf professionnel dans le monde. En remportant ce week-end, l’étape du TPC Four Seasons de Cottowood Valley, soit le Byron Nelson sur les terres texanes de Jordan Spieth, l’espagnol a su saisir sa chance, et pour une fois, l’histoire ne retiendra pas une seconde place de perdant magnifique.

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Sergio Garcia de unlucky loser à lucky winner

Longtemps considéré comme étant le meilleur joueur du monde à ne jamais avoir remporté de majeurs, les années passant, Garcia aurait pu finir par rentrer dans une autre catégorie, celle des joueurs qui avaient un immense talent en début de carrière, mais qui n’ont jamais été au bon moment au bon endroit.

Cette neuvième victoire en carrière sur le PGA Tour acquise dans la difficulté après un play-off contre Brooks Koepka, rappelle qu’El Nino est toujours là !

Dans le top-10 mondial pendant plus de 250 semaines en carrière, Sergio Garcia n’a jamais été vraiment absent de nos mémoires ou de notre champ de vision.

Depuis 1999, le prodige espagnol s’est toujours illustré sur les plus grands tournois de golf de la planète.

Un temps, principal rival du tigre, Garcia qui ne mesure qu’1m78 a réussi à se maintenir au top niveau malgré l’arrivée de nouveaux joueurs, baby tiger style Rory McIlroy ou Jason Day pour toujours être plus ou moins dans le coup, mais rarement celui qui lève le trophée à la fin.

Au contraire, il a souvent connu la défaite avec notamment quatre places de deuxième en majeur (US PGA 1999, 2008, et British open 2007,2014) ou dans des tournois d’importances comme le Player’s.

Woods, Harrington, Fowler ou encore Streelman ont accroché le scalp de l’Espagnol, le plus souvent dans les derniers mètres de tournois à enjeux.

Le bon côté des choses, c’est que l’espagnol démontre une belle régularité à haut niveau.

Et c’est en fait ce que nous voulons souligner avec cet article.

Garcia souvent placé...

Dans un sport où vous pouvez passer d’un extrême à l’autre en un clin d’œil, Garcia est finalement très consistant, même si l’histoire préfère retenir ses défaites.

Depuis le début de sa carrière pro, il a terminé 28 fois à la seconde marche du podium, dont quinze places de dauphins sur le seul PGA Tour.

Encore cette saison, il a connu cette situation en étant seulement battu par Adam Scott au Honda Classic.

Ce dimanche, il semblait bien parti pour connaître à nouveau ce scénario, lui qui n’avait plus gagné aux USA depuis quatre ans.

Pour une fois, ce n’est pas lui qui a lâché l’affaire. Son principal rival du jour, Brooks Koepka a particulièrement mal appréhendé les neuf derniers trous, et surtout envoyé une balle dans l’eau dès le premier trou de play-off pour ne pas offrir une résistance trop forte au fan du Real Madrid.

« Il faut de la chance pour gagner des tournois de golf. »

Et effectivement, Sergio n’a pas toujours été chanceux alors que plutôt bien placé.

Bien qu’il ne dispute pas 100% des tournois du calendrier américain, chaque année, il manque assez peu de cuts, et cumule un grand nombre de places d’honneurs.

A titre d’exemple, en 2014, sur 16 tournois disputés, il a passé le cut à 15 reprises pour 12 places dans le top-25.

Sachant qu’il joue plutôt les plus gros tournois américains, ceux avec l’opposition la plus forte.

en 2014, sur 16 tournois disputés, il a passé le cut à 15 reprises pour 12 places dans le top-25.

Désormais avec neuf victoires sur le circuit américain, Sergio Garcia égalise le total de Severiano Ballesteros au sommet du plus grand nombre de victoires sur le PGA Tour pour un Espagnol.

Garcia ne laissera peut-être pas la même empreinte que le regretté Severiano, mais jusqu’à présent, il n’aura pas démérité.

Toujours un leader de l'équipe européenne de Ryder Cup

Cette victoire lui ouvre d’ailleurs en grand les portes d’une nouvelle qualification en Ryder Cup, compétition pour laquelle, il sera une nouvelle fois, une des valeurs sûres.

D’ici septembre, Garcia en a presque surpris plus d’un avec cette victoire que l’on attendait plus depuis le Wyndham Championship 2012, victoire qui à l’époque lui avait déjà offert sa place dans l’équipe européenne de manière inespérée.

Dimanche, il faisait partie des membres de l’échappée de tête, mais il a fallu attendre la fin de la journée pour comprendre qu’il serait dans le dernier carré.

Avec un jeu très solide, et un putting retrouvé, Garcia a fait preuve d’une belle consistance pour remporter un tournoi qui par le passé lui avait déjà souri.

Garcia a joué son premier tournoi pro chez les professionnels sur ce parcours, et remporté l’édition 2004.

Parti lentement avec deux bogeys aux trous 2 et 4, il a pris le bon wagon avec trois birdies consécutifs du 5 au 7.

Quelques petites erreurs l’ont ensuite privé de la tête jusqu’au trou 16 où justement il rattrapa pour de bon le leader du tournoi, Brooks Koepka qui justement commençait à montrer des signes de faiblesses.

La confiance avait déjà changé de camp. C’est l’éternelle histoire de celui qui remontre contre celui qui est remonté.

Après le dernier putt, Garcia pouvait apprécier cette victoire « Chaque victoire est difficile surtout de nos jours, où les champs de joueurs sont de plus en plus relevés. Chaque fois que vous pouvez gagner, c’est spécial. »

Et visiblement, bien jouer ne suffit pas toujours à ce niveau…

Pour sa première apparition sur ce tournoi, dix-sept ans plus tôt, Garcia avait créé le buzz en terminant troisième. Aujourd’hui, il insiste sur le fait que c’est encore plus difficile de gagner en comparaison du niveau de jeu des concurrents.

« Ce qui est vraiment important, c’est de continuer à se mettre en position de pouvoir gagner, encore et encore… » Insistant en fait sur le besoin d’être régulier pour être à la fin couronné de succès.

En dehors de Garcia, l’histoire de ce tournoi retiendra la nouvelle défaillance du chouchou du public américain, en particulier sur ses terres, Jordan Spieth qui a un temps fait partie des leaders du tournoi, justement considéré comme le probable vainqueur.

Son dernier tour joué en 74 lui a coûté au moins une place sur le podium. Il termine 18ème d’un tournoi qui semblait à sa portée, surtout en l’absence de Jason Day et Rory McIlroy.

Son jeu n’a pas été au rendez-vous. Seulement 55ème sur 73 pour le nombre de fairways pris en régulation, avec seulement 9 greens pris en régulation dimanche, Spieth a été trop imprécis du tee au green pour espérer mieux.

Son putting l’a sauvé pendant trois jours, mais la magie s’est envolée dimanche.

En prévision de l’US Open, Jason Day reste le grandissime favori, devant Rory McIlroy rassuré par sa première victoire en Irlande, et pourquoi pas Sergio Garcia, tandis que Jordan Spieth ne semble toujours pas avoir complètement digéré son échec au Masters.

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Le Sac de Sergio Garcia

  • Driver: M2 9.5 Mitsubishi Kuro Kage S TiNi 80 X
  • Bois de parcours: M1 15.0* / Mitsubishi Kuro Kage S TiNi 80 X
  • Hybride: M1 19.0* / Mitsubishi Kuro Kage S TiNi 80X
  • Série de fers: PSi Tour 3-PW / Nippon Tour 130 X
  • Wedges: Tour Preferred EF 52* et 58*
  • Putter: Monte Carlo Proto
  • Balles: Tour Preferred X #49 (Année de naissance de sa mère Consuela)

Crédit photo :TaylorMade Golf

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