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Ecosse : Mickelson dompte un « Links » à une semaine du British

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Le gaucher américain aurait sans doute aimé se laisser un final moins stressant au Aberdeen Asset Management Scottish Open, en rentrant son dernier putt d’1M40 sur le 18 pour conserver un coup d’avance sur Branden Grace, et empocher sa première victoire sur un tournoi Européen, et en particulier un links écossais.

Admettant une légère perte de concentration sur ce dernier putt manqué, Phil Mickelson s’est magnifiquement repris sur le premier trou de play-off, l’opposant au sud-africain, Branden Grace.

Repartant sur le trou 18, Mickelson jouera tout d’abord un somptueux coup de bois 3 en léger draw pour se poser en sécurité sur le fairway, et ce malgré le vent, et le risque de se trouver hors-jeu à droite.

Comme à son habitude de joueur offensif, il aborde ce par-5 avec un deuxième coup de bois 3 qu’il va à nouveau maîtriser malgré le vent écossais qui souffle sur cette fin de journée au Castle Stuart Golf Links.

A moins de 70 mètres du green, Mickelson va alors parfaitement se concentrer pour réaliser l’une des plus belles approches du week-end, se laissant seulement un putt à pousser au fond du trou (tap-in) et achever les espoirs de Branden Grace qui cette fois ne pourra pas comme Gregory Havret en 2007, priver Mickelson d’une première victoire en Ecosse, et plus important, sur un terrible links écossais.

De la plupart des membres du PGA Tour américain, il faut saluer la persévérance et le courage de Phil Mickelson, qui a toujours voulu préparer le British Open, troisième majeur de la saison, en se rendant en Europe pour jouer sur ce format de parcours si particulier.

A 43 ans, il semble enfin en mesure de pouvoir faire partie des favoris pour remporter The Open Championship britannique, auréolé de son nouveau statut de vainqueur de Links.

Déjà vainqueur de quatre majeurs américains (Masters et US PGA Championship), on imagine sans peine que remporter le majeur britannique représente un très important challenge pour Lefty.

Cette première victoire en Europe en 20 ans de carrière pour le gaucher originaire de San Diego (Californie) semblait d’ailleurs aussi importante que ses plus belles victoires sur le sol américain.

Une préparation idéale pour Muirfield 

Dans des conditions de préparation idéales pour The Open, Mickelson a donc fait le plein de confiance avant de fouler les fairways de Muirfield. 

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Et ce n’est pas un vain mot pour Mickelson sur le les links britanniques. Brillant sur tous les autres types de parcours de golf, il n’avait pourtant jamais réussi à sortir de l’ordinaire, une fois venu le temps des parcours typiquement anglo-saxons. 

Jusqu’à ce dimanche, il semblait allergique aux herbes hautes, aux grands bunkers, aux coups en descente dans les bosses,  et surtout au vent de mer. 

Alors qu’en 19 départs sur le British Open, Mickelson n’a jamais obtenu que deux top-10, soit ses plus mauvaises statistiques en Majeurs, sa stratégie de jouer l’Open d’Ecosse, une semaine avant l’open Britannique, semble commencer à payer. 

Tout d’abord, en 2011, il a terminé deuxième au Royal Saint Georges, son meilleur résultat à ce jour. 

Cette victoire en Ecosse semble être la dernière pièce du puzzle que Mickelson avait besoin de compléter pour être parfaitement prêt. 

L’an passé, si vous ne saviez pas que « Lefty » était un joueur les plus titrés du golf professionnel, vous auriez eu du mal à le croire...Manquant le cut et de très loin, Mickelson semblait vraiment désarmé sur ce style de parcours.

Après ce week-end écossais, et dans les conditions les plus difficiles, le gaucher américain aura finalement trouvé la clé. 

Mickelson trouve enfin la clé des links écossais !

A commencer par le fait d’emmener cinq wedges dans son sac de golf au détriment du driver ! 

Jusqu’à présent, le principal problème de Mickelson sur les links était le fait qu’il n’arrivait pas à imaginer la bonne stratégie, et il ne voyait pas suffisamment sous quel angle jouer. 

Pendant longtemps, il s’est obstiné à jouer les links avec des coups d’attaques venant de haut, et en réalité, il a enfin admis qu’il pouvait jouer différemment avec des coups plus roulants, ce qui change considérablement la façon d’attaquer les greens. 

C’est pourquoi cette victoire écossaise signifie beaucoup pour le gaucher de San Diego 

« C’est important pour moi, et c’est probablement le plus gros challenge de ma carrière que de taper les coups que nécessitent les links. Gagner ici et bien jouer sur un links signifie beaucoup pour moi. Cela me permet de construire ma confiance pour les futurs Scottish & British Open que je vais disputer. » 

Malgré la déception d’une sixième seconde place à l’US Open en juin dernier, Mickelson se dit enchanté par l’état de son jeu de golf actuel. 

A 43 ans, il se dit armé comme jamais pour dompter Muirfield , et enfin mettre la main sur la Claret Jug (nom du trophée remis au vainqueur du British Open). 

Il semble apprécier la façon dont il drive actuellement, et on a pu en avoir un aperçu sur les étroits fairways de Merion (parcours du dernier US Open), comme il aime aussi la façon dont il putte actuellement. 

Or, ces deux compartiments de son jeu de golf ont justement été selon lui, ses deux points faibles sur les quatre dernières années. 

Une victoire à relativiser par rapport à une concurrence en ordre dispersée 

Bien qu’à Aberdeen, il n’y ait pas eu d’autres membres du top-25 mondial mis à part lui, Mickelson a bien pris l’ascendant sur ses principaux rivaux à quelques jours du début du troisième majeur de la saison. 

Seuls Henrik Stenson et Branden Grace, deux solides adversaires ont contesté la victoire finale de Mickelson. 

Pour le premier, il s'agit d'un retour au premier plan, alors que pour le second, après une année 2012 extraordinaire, il est un peu rentré dans le rang cette saison.

 

Henrik Stenson n'a pas suffisamment pesé sur la victoire finale en Ecosse

Profitant cette semaine du cadet de Lee Westwood, le sud-africain s'est parfaitement remis en selle dans la perspective de la fin de saison sur l'European Tour. 

A noter, la huitième place partagée par Nicolas Colsaerts et Raphael Jacquelin en Ecosse. Pour le français, cela restera insuffisant pour accompagner Gregory Bourdy à Muirfield.  

Il n'y aura donc qu'un seul français à suivre sur The Open Championship 2013.

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

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