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Samsung Open de Paris 2013 : Un mariage de raisons et de passions

Samsung Open de Paris 2013 : Un mariage de raisons et de passions

En 2013 et pour sa neuvième édition, l’Open de Paris avait élu pour la première fois domicile sur le parcours du Golf National à Saint-Quentin-en-Yvelines, tout en accueillant un nouveau partenaire : Samsung.

Samsung et le golf : un mariage de raisons 

Le fabricant sud-coréen qui mène une lutte mondiale avec Apple sur le marché des smartphones et des tablettes, ne pouvait finalement pas rester en marge du golf très longtemps, dans la mesure où les golfeurs sont très friands d’applications en tout genre.

Smartphones et tablettes bientôt incontournable dans le golf

GPS, carte de score, télémètre, jeux, classement, résultats de tournois, …il existe déj près de 4000 applications dédiées au golf sur l’Appstore, et probablement presque autant sur l’Android Market.

Le golf a beau être moins médiatique que les trois sports cités ci-dessus, cette activité pourrait bien être réellement incontournable pour les acteurs du secteur de la télécommunication.A titre de comparaison, il n’en existe que 7000 concernant le football alors que ce sport compte près de cinq fois plus de pratiquants en France, ou encore 1400 pour le tennis et 640 pour le rugby.

Sport de tradition mais aussi sport d’innovation, le golf est une activité qui pourrait plus facilement que d’autres, incorporé les smartphones dans sa pratique quotidienne.

Alors que Babolat dans le domaine du tennis s’apprête à lancer sa raquette Play & Connect*, les marques de matériel de golf travaillent elles-aussi sur des projets de clubs de golf directement connectés à des interfaces numériques pour analyser en direct les coups de golf d’un joueur.

Toujours à titre d’exemple, le football s’interroge toujours sur l’utilisation de la vidéo dans l’arbitrage, alors que justement, n’importe quel amateur de golf peut contacter la direction d’un tournoi professionnel retransmis à la télévision pour lui signaler une faute réalisée par un golfeur, et donc déclencher une pénalité.

Plus concrètement, les amateurs de golf pourraient bien remplacer leurs cartes de scores, gps ou télémètres et différents autres outils pratiques par un seul smartphone, moins encombrant, plus facile et pratique à manipuler sur le parcours.

Pour toutes ces raisons, Samsung avait tout intérêt à mettre au moins un pied dans le golf !Samsung Galaxy

D’autant plus que le golfeur représente toujours une part de la population plus en mesure de changer régulièrement de matériel.

*Play and connect est une raquette de tennis intégrant directement un logiciel d'analyse et de partage d'informations.

Samsung et le golf : Un mariage de passions

Parfois, les bonnes raisons ne suffisent pas à choisir un nouvel axe stratégique pour le développement d’une société. Il faut en plus des affinités des décideurs avec l’orientation pour la motiver.

Il est fort possible que Philippe Barthelet exécutive vice-président de Samsung France), soit aussi un passionné de golf ou ait au moins un intérêt pour ce sport, ce qui peut faciliter les choses…

Pour le numéro un mondial des téléviseurs et bientôt numéro un mondial dans la téléphonie mobile, la filiale française est très importante, dans la mesure où elle agit comme principal moteur du groupe en Europe.

Visant un chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros dans l’hexagone, Samsung qui vend déjà 40% des mobiles en France en volume, doit sans doute espérer développer son chiffre d’affaires en valeur, et la cible golf paraît idéale pour cet objectif.

Samsung et le golf, c’est aussi la passion du promoteur de l’open de Paris, Jean-Charles Cambon qui bouclait dimanche la 9ème édition de son Open de Paris organisé pour la première fois en partenariat avec le géant sud-coréen.

Ce passionné a su faire vivre cette compétition dans un environnement déprimé pour le golf professionnel de haut niveau, privé d’Allianz Tour en 2013.

Nicolas Joakimides, le leader du 1er TourEn dehors de l’Alstom Open de France, de l’Open de Saint-Omer, et des épreuves de l’Alps tour et des tournois féminins (Evian Championship et Lacoste Ladies Open), les occasions de voir les pros et proettes français sur les greens se raréfient.

On parle souvent du golf comme un sport riche, or si c’est peut-être vrai concernant les pratiquants, cela ne l’est pas pour la filière golf dans son ensemble.

Sans le soutien d’Alstom pour l’Open de France ou Samsung pour l’Open de Paris, dans le contexte économique actuel, les tournois français connaitraient le même sort que les tournois espagnols, à savoir une lente disparition.

La rentabilité de ce type d’évènements n’est pas encore complètement démontrée pour les annonceurs. C’est donc bien une affaire de vision, de conviction et de passion.

Un pari sur l’avenir car le secteur golf en France peut rêver à de jours meilleurs, avec l’arrivée du golf aux jeux Olympiques de Rio en 2016, mais surtout l’accueil de la Ryder Cup en 2018.

A ce jour, la fédération française de golf ambitionne toujours de fédérer 700 000 licenciés d’ici cinq ans, soit un peu moins du double du contingent actuel…ce qui constituerait alors un poids économique plus important pour l’ensemble de la filière.

En attendant, il faut donc de la passion à Jean-Charles Cambon pour monter ce type d’évènements.

Il faut de la passion de la part de Philippe Barthelet pour l’accompagner.

Et il faut de la passion Jason Belot – le vainqueur de ce Samsung Open de Paris - pour disputer ce tournoi et le remporter, tout en sachant qu’il n’a pas encore de financement suffisant pour lui permettre de participer au prochain Open de France.

Car c’est bien la réalité d’un grand nombre de pros français !

Vainqueur du Samsung Open de Paris : Jason Belot entre réalité et passion

En dehors des pros du top-10 français qui arrivent à joindre les deux bouts, les autres connaissent surtout la galère.

Le golf est déjà un sport éprouvant sur le terrain, et en plus, il faut se battre en dehors des parcours pour financer une saison complète.

Coachs, déplacements, frais…il faut de la passion pour s’astreindre à un certain régime dans l’espoir de décrocher un sésame ou plutôt une palme d’or vers les grands circuits professionnels.

D’où l’utilité des Pro-Ams qui permettent aux jeunes ou moins jeunes golfeurs professionnels de récolter quelques prix en vue de financer leurs carrières.

Jason Belot : Vainqueur du Samsung Open de Paris 2013

Dans le cas de Jason Belot, il ne doit sans doute pas regretter l’investissement qu’il a réalisé, en engageant un coach mental comme Jean-François Roméo, qui l’a aidé à séquencé les trous dans son approche d’une partie sur le parcours.

Méthode qui l’a aidé à gérer une dernière partie difficile sur l’Albatros, un parcours très exigeant physiquement, mentalement et techniquement.

Sur les vingt-deux joueurs qui avaient réussi à passer le cut dimanche matin, et alors qu’il était largement en tête après deux tours disputés dans des conditions météorologiques pas franchement idéales (cinq coups d’avances), il aurait pu tout perdre dès le premier trou disputé sur l’Albatros. 

Après neuf trous, il avait déjà consommé cinq coups de crédits, mais finalement personne dans le champ de joueurs restant, n’avait été en mesure de réellement revenir sur ce golfeur natif de Béziers.

Dominique Nouailhac, le régional de l'étape !

Démarrant son tour par un triple bogey sur cet impitoyable trou numéro un, qui est beaucoup plus difficile à jouer qu’il n’y parait, n’importe quel joueur aurait pu baisser la tête, et commencer un long chemin de croix vers une issue décevante.

Concédant un dernier bogey sur le trou 17, le moins spectaculaire mais le trou le plus difficile du parcours quand on ne drive pas à 300 mètres, Jason Belot a senti l’avertissement, mais n’a pas pris la punition qu’aurait été un play-off avec ses dauphins, Kenny Le Sager et Dominique Nouailhac, déjà très en vue au Schweppes, quelques semaines plus tôt.

Tout ce petit monde se retrouvera sans doute l’année prochaine pour les dix ans de l’Open de Paris, content d’avoir migré du golf de Chantilly vers le redoutable parcours de l’Open de France, non pas que Chantilly n’était pas une terre d’accueil agréable, mais quel plus beau défi que de dominer l’Albatros…

Crédits photos : Mark Kentell ET Alexandre D'Incau (envoyé spécial jeudegolf.org - ProClubMaker)

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Auteur

Passionné de technique (plus de 15 année d'expériences dans l'aéronautique), il a reçu des formations en Clubmaking, Clufitting et Biomécanique en France, et en Angleterre. Sur ce site, il nous parle de matériel de golf et de fitting.


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