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Que nous réservent le LPGA Tour, et les meilleures golfeuses du monde en 2018 ?

Photo : JeudeGolf.org

C’est le lancement d’une nouvelle saison pour les meilleures golfeuses du monde. Elles ont commencé par le Pure Silk-Bahamas LPGA Classic, qui s’est tenu sur l’Ocean Club Golf Course à Paradise Island. Entre contraintes économiques, nouveaux tournois, des golfeuses américaines qui peinent à rester dans le top-20 mondial en nombre sous l'effet de la concurrence des sud-coréennes, le LPGA Tour entame une nouvelle tournée dans le but de couronner la meilleure des meilleures. Et cette année encore, elles seront nombreuses à prétendre à la couronne suprême. Revue d'effectifs des meilleures joueuses du monde...

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Le Pure Silk-Bahamas LPGA Classic, est l'un des six tournois officiels de la LPGA qui se déroulera avant la première grande levée de l'année, l'ANA Inspiration sur le  Mission Hills Country Club, la dernière semaine de mars. Avant ce premier rendez-vous majeur, les joueuses vont lancer leur saison, et afficher leurs ambitions respectives.

2018 sera surtout une année d'exportation pour le LPGA Tour qui ambitionne de plus en plus de devenir un circuit mondial pour résoudre les grands défis qui se présentent pour le golf féminin.

Alors que le circuit européen traverse une crise importante, le circuit américain va s'ouvrir à cinq pays hors des USA.

Au cours de l'épreuve inaugurale au Bahamas, le champ des joueuses était assez conséquent.

108 joueuses était au départ jeudi 25 janvier, pour s'affronter, tout en espérant profiter de l'ambiance de l'île des Bahamas. Elles ont malheureusement rapidement déchantées en raison des conditions météos épouvantables.

Les vents violents ont engendré des scores élevés et favorisé le jeu lent, notamment avec les quatre derniers groupes incapables de terminer leurs parcours avant l'obscurité le jeudi soir.

Les conditions étaient encore pires vendredi, quand 89 minutes après le début du deuxième tour, les arbitres ont dû suspendre le jeu, toujours à cause du vent qui rendait presque impossible la tenue des balles sur les greens.

L’année dernière, Brittany Lincicome avait gagné en play-off devant Lexi Thompson.

Cette année, il lui aura aussi fallu se battre avec l’obscurité pour l’emporter sous les projecteurs du green du 18.

Elle a gagné en 12 coups sous le par, deux coups devant Wei-Ling Hsu, Amy Yang et Shanshan Feng, la numéro un mondiale, qui ont terminées à 9 sous le par.

Lexi Thompson, numéro un américaine, termine en sixième position à 5 coups. Elle devrait être l'une des grandes animatrices de la saison.

La seule joueuse française à avoir passé le Cut cette semaine est Karine Icher qui termine 71 eme. La Castelroussine de 39 ans fait office de vétéran du circuit américain. Elle est toujours à la recherche de sa première victoire aux USA.

Brittany Lincicome, âgée de 32 ans, a ainsi défendu avec succès son titre sur ce LPGA Pure Silk-Bahamas qui a été finalement raccourci à 54 trous.

Photo : JeudeGolf.org

C’est sa huitième victoire en carrière sur le LPGA Tour, et la première fois qu'elle défendait avec succès un titre. 

« Mon putting a été phénoménal ces trois derniers jours », a déclaré Brittany Lincicome. « Je ne pense pas avoir aussi bien putté depuis longtemps ».

Ce qui va changer en 2018, ou ne pas changer…

Le fait que le circuit s'exporte à l'étranger n'a rien de nouveau. En revanche, la tendance s'accélère pour au moins deux raisons : Le circuit a de plus en plus de mal à attirer des sponsors américains,et d'autre part, la mauvaise forme du circuit européen contraint la LPGA à avancer plus vite que prévu sur l'internationalisation.

Il y a fort à parier que dans les années à venir, la LPGA soit le premier circuit à unifier l'ensemble des compétitions dans un grand championnat mondial, qui facilitera la lisibilité du classement, un peu à l'image de ce que le tennis a réussi avec l'ATP tour, il y a déjà plus de 30 ans.

Les tournois à l'étranger, particulièrement en Asie, sont de bons moyens pour trouver des budgets complémentaires.

La domination des coréennes commence à bouleverser les équilibres, et pousser les organisateurs de tournois à quitter les USA pour aller en Asie. 

Comme en Europe, l'ultra domination des joueuses asiatiques commencent à lasser le public américain qui se désintéresse sans doute des tournois féminins, alors qu'à contrario, comme un effet de vase communiquant, le golf n'a jamais été aussi populaire en Corée du Sud.

Les Américaines peuvent-elles à nouveau monter dans les classements et gagner ?

Dix ans plus tôt, mise à part d'Annika Sorenstam, les américaines trustaient les premières places avec de très belles têtes d'affiches comme Paula Creamer ou Nathalie Gulbis, qui faisaient aussi offices d'ambassadrices de charmes pour le circuit.

 

Deux Américaines, Lexi Thompson, quatrième, et Cristie Kerr, neuvième, arrivent encore à se maintenir dans le Top 10 des classements mondiaux.

Deux autres Américaines, Stacy Lewis et Danielle Kang, sont dans le Top 20. Est ce que ce sera suffisant pour attirer plus de fans aux Etats-Unis ? 

Pour l'instant, c'est suffisant pour largement dominer l'Europe en Solheim Cup, car les européennes sont encore plus mal loties.

La saison dernière avait commencée par 15 tournois successifs ayant consacré des gagnantes différentes, reproduisant l’année 1991, pour la plus longue période sans qu’une championne ne gagne deux tournois d’affilés.

C'est un signe de pluralité des talents ou de manque de joueuses réellement dominantes.

À la fin de l'année 2017, nous avons vu 22 gagnantes différentes pour 33 tournois et un record de 17 joueuses qui ont gagné un million de dollars ou plus.

2017 a vu la chinoise Shanshan Feng prendre la première place mondiale en fin de saison sans avoir donné l'impression de totalement maîtriser toute la saison. 

Le circuit manque cruellement de vraies leaders depuis que Lydia Ko est tombée de son piédestal. A la différence des hommes où un quinté de meilleurs joueurs se distinguent. C'est beaucoup plus ouvert chez les femmes.

Lexi Thompson va-t-elle enfin devenir la numéro un après une année 2017 mouvementée ?

« L’affaire Lexi Thompson » a fait bouger les lignes.

Après trois décennies d'interventions des fans, le règlement change sagement de cap.

Les fans de golf ne sont plus en mesure d'appeler et d’intervenir auprès des commissaires, en cas de violation des règles.

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Lexi Thompson, qui aura 23 ans le mois prochain, pourrait être la figure de proue du circuit féminin, circuit qui manque cruellement d'une tête d'affiche bankable.

Elle commence plutôt bien sa saison 2018 sur ce Classique LPGA Pure Silk-Bahamas, en terminant à la sixième place.

La meilleure Américaine dans le classement Rolex des meilleures joueuses a dû faire face à une pénalité contrariante au troisième tour de l'ANA Inspiration, ce qui l'a sans doute privé de la victoire et surtout, elle a vu sa mère, Judy, devoir suivre un traitement contre le cancer.

Lexi Thompson a tout de même gagné deux tournois et la Race to the CME Globe.

En janvier, elle a été nommée joueuse de l'année par la Golf Writers Association of America.

Lexi Thompson jouait aux Bahamas avec une blessure au poignet droit, une blessure qui l'a forcée à se reposer en décembre et à se retirer d'un tournoi non officiel plus tôt ce mois-ci.

Initialement, elle s'était blessée au poignet en donnant un coup de poing avec des gants de boxe, lors d'une séance photo en 2015.

Les joueuses le plus expérimentées peuvent elle marquer l’année 2018 ?

Bien que l’émergence des jeunes dans le golf féminin ne ralentisse pas, l'âge moyen des gagnantes de tournois a légèrement augmenté l'année dernière, pour se porter à une moyenne de 26,76 ans.

Cristie Kerr, y est pour beaucoup puisqu'elle a gagné deux fois, à 39 et 40 ans. 

C’est la première joueuse dans la quarantaine à remporter un tournoi LPGA depuis que Catriona Matthew l’a fait à 42 ans en 2011.

Sur les neuf joueuses ayant gagné plus d’une fois sur le Tour 2017, cinq d’entre elles avaient plus de 25 ans au moment de leurs victoires.

Après sa dernière victoire en juillet 2016, Lydia Ko peut-elle revenir en tête du classement mondial ?

À 28 ans, et commençant sa dixième saison complète sur le Tour, Michelle Wie fait définitivement partie de la « vieille garde ».

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Toujours à la recherche de sa première victoire depuis l’U.S. Women's Open 2014, Michelle Wie est restée au repos depuis qu'une appendicectomie, à la fin d'août, l’a empêché de jouer pendant six semaines.

Sa plus solide performance de 2017, a été une deuxième place à égalité au Meijer LPGA Classic.

Reste à espérer qu’elle arrive à se débarrasser complètement de ses problèmes physiques pour qu'elle retrouve la plénitude de ses moyens, et s'impose enfin comme la plus grande star du golf féminin.

11ème place pour ce premier tournoi de l’année au Classique LPGA Pure Silk-Bahamas, elle semble sur la bonne voie.

Lydia Ko retrouvera-t-elle sa confiance ?

La Néo-Zélandaise de 20 ans ne jouait pas cette semaine. Elle reste la joueuse qui suscite le plus d'interrogations.

Personne dans l'histoire du golf n'a eu un départ plus fulgurant, et à un âge plus jeune que Lydia Ko, qui est devenue n° 1 mondiale quand elle n’avait que 17 ans, et elle a déjà obtenu 14 victoires dans sa carrière sur le LPGA.

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Cependant sa dernière victoire est intervenue en juillet 2016 au Marathon Classic.

La saison passée a été une saison de transition pour Ko, qui a changé de matériel, de cadets et d'entraîneurs.

Sans doute voudrait-elle gagner à nouveau le plus rapidement possible, car plus une période « sans » dure, même pour un joueuse superbement motivée et talentueuse, plus il est difficile de renouer avec la victoire.

Lydia Ko aimerait d'ailleurs renouer avec David Leadbetter, l'entraîneur avec lequel elle a connu la meilleure période de succès.

Cependant, ses parents ne l'entendent pas de cette oreille. Le coach britannique, sans doute vexé, lui ferme pour l'instant la porte, le temps qu'elle comprenne durablement son erreur.

Comme pour Michelle Wie, encore un exemple de gestion désastreuse de la carrière par des parents qui ne savent pas rester des parents, et se confondent en entraîneurs, managers, gourous, et agents... au détriment des intérêts de leur fille.

Quelles sont celles prêtes à soulever un trophée pour la première fois en 2018?

Moriya Jutanugarn

Elle commence 2018 en sortant de la meilleure saison de sa carrière.

Elle s'est hissée dans le top 25 mondial avec onze Top 10 et vingt-et-un Top 20 pour ses vingt-huit départs en 2017.

Elle a terminé deuxième à Blue Bay, cinquième au Japon, et troisième à Evian. Moriya Jutanugarn a démontré une amélioration notable de son jeu par rapport à 2015 et 2016.

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Les deux principales raisons de croire qu'elle peut gagner en 2018 sont, qu’elle a dominé le Tour en nombre de birdies en 2017 (428) et s'est classée cinquième en moyenne de putts (1.75).

Et si elle a besoin de conseils sur ce qu'il faut faire pour gagner, elle n'a pas besoin de chercher bien loin. Sa sœur, Ariya, a obtenu sept victoires en carrière.

Marina Alex

Marina Alex a décroché six Top 10 en 2017, y compris une égalité pour la troisième place au Canadian Pacific Women's Open.

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Elle sort de la meilleure année de sa carrière, et a terminé 27e sur la money-list. Elle a ainsi presque triplé ses gains par rapport à l'année précédente où elle était 65 ème.

Issue du Symetra Tour en 2013, Marina Alex entrera dans sa cinquième saison sur la LPGA en 2018, et semble progresser chaque année.

Jodi Ewart Shadoff

Déjà quatorze Top 10 dans sa carrière, Jodi Ewart Shadoff se présente de plus en plus comme une solide référence du golf féminin américain.

Elle s'est faite remarquée avec un dernier tour en 64 au Ricoh Women’s British Open, pour se hisser seule en deuxième position.

Elle a également terminée quatrième au Manulife LPGA Classic. Jodi Ewart Shadoff entame sa septième saison complète sur le LPGA Tour en 2018. Elle a maintenant l'expérience et la connaissance des parcours en sa faveur. 

Elle a également joué dans deux Solheim Cups et l'International Crown. Ambassadrice de charme des shafts TPT, elle dispose d'une belle cote de popularité.

Angel Yin

Angel Yin entre dans sa deuxième année sur le Tour avec beaucoup de confiance, après cinq Top 10 en 2017.

Début décembre 2017, elle a gagné pour la première fois sur le Ladies European Tour, au cours de l'Omega Dubai Ladies Classic.

Nelly Korda

Nelly Korda, c’est cinq Top 10 en 23 départs en tant que rookie. Elle devrait rapidement suivre l'exemple de sa soeur, Jessica.

Photo : JeudeGolf.org

Elle avait terminé à égalité pour la cinquième place au Pure Silk Bahamas LPGA Classic 2017.

Elle a déjà joué de grandes parties lors de derniers tours : 67 aux Bahamas, 68 au Michigan, 65 en Malaisie et 68 au CME Group Tour Championship. 

À 19 ans, elle semble impassible à la pression, et elle vient de terminer à la 6ème place au Bahamas.

Nicole Broch Larsen

Elle a terminé à la 57ème place mondiale l'an passé, et a obtenu trois Top 10 lors de sa première année complète sur le Tour.

Il semble clair que Nicole Broch Larsen peut jouer et se battre avec les meilleures du monde.

Au Canadian Pacific Women’s Open, elle a affiché des tours en 69-68-66-71, pour une troisième place, son meilleur résultat de l'année.

Elle a un avantage non négligeable depuis le tee de départ avec sa longueur, 13e plus longue joueuse au drive.

Photo : JeudeGolf.org

Elle a aussi gagné sur le Ladies European Tour, et a représenté le Danemark aux Jeux Olympiques de 2016. C’est déjà beaucoup d'expérience à seulement 24 ans. 

Minjee Lee

Elle vient de remporter le premier tournoi du Ladies European Tour ce week-end, en Australie.

Après trois victoires sur le circuit de la LPGA depuis qu'elle est devenue pro en 2014, cette victoire est la quatrième de Minjee Lee, âgée de 21 ans, en tant que professionnelle.

Minjee Lee avait remporté l'épreuve en tant qu'amatrice en 2014, âgée alors de seulement 17 ans.

« J'étais un peu nerveuse, mais je pense que j'ai mis cette pression sur moi, alors c'est bien de gagner », a déclaré Minjee Lee aux médias après son final.

« J'ai gagné ce tournoi en tant qu'amateur et c'est génial de revenir et de le faire en tant que pro. ». Continua-t-elle.

Minjee Lee - Crédit photo : ECCO GOLF

Avoir gagné quatre fois en tant que professionnelle à seulement 21 ans est tout à fait remarquable.

Minjee Lee continue de grimper dans le gotha du golf féminin mondial.

Allons nous continuer à assister à des scores très bas ?

La configuration des parcours de la LPGA a semblé encourager les scores très bas en 2017.

12 golfeuses ont terminé l'année avec une moyenne de points inférieure à 70, à commencer par Lexi Thompson avec une moyenne de 69.11.

Il s'agit d'une année record qui laisse aussi penser que les parcours ne sont tout simplement plus assez longs pour une génération de joueuses de plus en plus puissantes depuis le tee. 

Des distances plus longues pourraient remonter le niveau de jeu moyen.

Le LPGA Tour peut-il enfin s’installer durablement à Los Angeles ?

Le Tour féminin a essayé à plusieurs reprises de prendre pied à Los Angeles, mais chaque fois le tournoi a disparu après seulement quelques années.

Parmi les nouveaux tournois du Tour féminin cette année, une épreuve est donc de nouveau programmée à Los Angeles.

Une nouvelle tentative sera prévue avec l'Open HUGEL-JTBC sur le parcours du Wilshire Country Club.

La Californie est pourtant l'une des régions qui compte le plus de golfeurs et golfeuses aux Etats-Unis.

JTBC, une société de médias et de câblodistribution coréenne va sponsoriser ce tournoi... encore un exemple de l'interpénétration de plus en plus forte entre les intérêts sud-coréens et américains.

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Auteur

Golfeur depuis les années 90, j'ai eu la chance de faire un grand nombre de voyages golfiques en France, en Europe, ainsi qu'aux Caraïbes, pour jouer sur plus d'une centaine de parcours. J'ai partagé les parties de très bons golfeurs amateurs, et de pros. Au cours de mon expérience, j'ai été proche des professionnels du secteur, enseignants, dirigeants de golf, organisateurs de Pro-Am, architectes de golf, et sponsors.


Professionnel du monde de la communication, j'ai obtenu un premier prix pour la réalisation de sites internet de parcours de golf.
Aujourd'hui, je mets à profit mon expérience golfique sur le site jeudegolf.org en apportant ma vision sur l'évolution du golf sur près de trois décennies.

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