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Rickie Fowler battu en play-off à Phoenix : De l’eau aux larmes

Rickie Fowler battu en play-off à Phoenix : De l’eau aux larmes

Bien qu’il ait accusé le coup après sa défaite en quatre trous de play-off contre le japonais Hideki Matsuyama à Phoenix, l’américain Rickie Fowler est bien le grand bonhomme de ce début de saison 2016. Désormais membre à part entière du big-four (Spieth, McIlroy, Day et donc Fowler), il réalise un excellent début de saison avec une victoire, et une place de deuxième, qui certes, aurait pu être synonyme de deuxième victoire…

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Dimanche au moment de se présenter devant les médias, Fowler n’a pas caché que cette défaite en play-off faisait mal, et même très mal.

Sa voix était haletante à chaque question, et il a finalement fondu en larmes au moment où l’un des journalistes l’a interrogé sur le fait que sa balle ait trouvé l’eau à deux reprises sur le court par 4 du 17, une fois pendant le dernier tour, et une fois pendant le play-off, deux erreurs qui lui ont coûté sa neuvième cinquième victoire en l’espace de seulement neuf mois.

Et dire qu’avant le Player’s Championship 2015, Rickie Fowler commençait à se faire chambrer jusqu’au point d’être considéré comme le joueur le plus surcoté du circuit professionnel américain !

En l’espace de quelques mois, il est non seulement revenu dans le cercle des vainqueurs (Players et Scottish Open), mais en plus, il s’est mis au niveau des meilleurs mondiaux, notamment pour sa capacité à hisser son jeu dans les grands tournois.

Ne lui manque plus qu’une victoire en majeur pour être définitivement l’incarnation de la nouvelle vague au même titre que Jordan Spieth, Jason Day, et Rory McIlroy.

Pris en défaut, alors que ce week-end, il n’avait pas jusque-là failli à son rang de leader sur le parcours de Scottsdale, Fowler a donc admis avoir été touché par ses deux erreurs.

Deux erreurs qui l’ont privé d’une victoire certaine, or, rien n’est plus difficile que de gagner un tournoi de golf quand vous êtes le favori.

Et pas favori d’un petit tournoi à la sauvette ! Le Waste Management Phoenix Open est un grand rendez-vous du début de saison, surtout qu’il a obtenu le deuxième record d’affluence pour un événement sportif aux USA après les 500 miles d’Indianapolis.

Si vous en doutiez, le tournoi de Phoenix est véritablement en train d’acquérir ses lettres de noblesses des plus grands tournois de golf avec pour la seule journée de dimanche, plus de 100 000 spectateurs !

Autant dire que la défaite de Fowler n’est pas passé inaperçu dans un quelconque tournoi de seconde zone.

Ce qui avait vraiment affecté Fowler dépasse le cadre de sa deuxième défaite en play-off depuis le début de sa carrière professionnelle.

Ce n’est pas le problème du choix de club ou de quelques putts manqués mais « La chose qui est difficile, c’est que tous mes amis, ma famille, mon grand-père et mon père ne m’ont pas vu gagner. Mais je sais qu’ils vont me prendre dans leurs bras ce soir, et que tout va bien se passer. Avec la façon avec laquelle je joue, je sais que je peux gagner. C’est ça qui est difficile. »

Effectivement l’américain peut avoir un gros sentiment de frustration.

Sur les neuf trous du retour, il semblait bien qu’il allait être couronné. Le bouillonnant public du stade du 16 était prêt à lui donner le trophée quand il déposa sa balle à quelques centimètres du drapeau.

Des "Rickie", "Rickie", "Rickie" sont tombés de l’estrade au moment où il alignait son putt.

En le rentrant, le public savait que Fowler se donnerait trois coups d’avances sur Matsuyama et Harris English avec plus que deux trous à jouer.

Il va finalement manquer le putt.

Sur le trou suivant, celui qui allait décider de l’issue du tournoi. Fowler choisit un bois 3 pour jouer ce par 4 de moins de 300 mètres.

Finalement, il replaça son bois 3 dans le sac pour opter pour le driver.

Trop présomptueux et pas assez gestionnaire, Fowler trouva l’eau juste devant le green.

S’en défendant « Je l’ai tapé juste en plein dans la ligne. J’ai mis la balle juste là où je voulais taper. C’est une sorte de malchance car j’ai tapé un coup parfait ! »

Matsuyama qui était aux-côtés de Fowler fut surpris car il n’en demandait pas tant.

« J’ai été surpris car c’était vraiment un très bon coup. Je ne pensais pas qu’il avait pris l’eau. »

Trop tard, c’était l’ouverture dont le japonais avait besoin pour recoller. Et pour ce faire, le japonais n’opta que pour un bois 3, se gardant de tenter le diable. Bien lui en a pris, puisqu’il déposa sa balle devant le green pour se laisser une chance de birdie.

Avec sa balle dans l’eau, Fowler ne put faire mieux que bogey.

Au départ du 18, les deux hommes se sont retrouvés à égalité.

Les deux joueurs vont alors réussir des enchaînements parfaits avec driver à 290 mètres, et approches collés aux mats, Fowler faisant même un tout petit peu mieux que Matsuyama, mais sans pouvoir se départager.

Les fans étaient impatients que les deux hommes mettent un terme à leur match pour foncer à la maison, regarder le début du superbowl.

D’ailleurs Matsuyama a bien compris que 99% du public amassé autour du 18 n’attendait qu’une chose : la victoire de Fowler.

Quand le putt du japonais rentra pour birdie au 18, lui qui est d’habitude si stoïque, a serré le poing en signe de victoire.

« C’était peut-être le meilleur putt de toute ma carrière. »

Fowler a senti tout l’appui du public quand il rentra à son tour le putt pour birdie.

Les deux hommes ont dû alors rejouer le 18, le 10 et donc le fameux 17.

Sur le premier trou de play-off, les deux hommes ont fait le par, puis birdie sur le suivant, et par sur le troisième avant que n’arrive le trou décisif, ce petit par 4 du 17 qui peut s’attaquer au drive.

Cette fois, Fowler ne se trompa pas de club, et il opta pour son bois 3, mais là, c’est le swing qui allait le lâcher.

La fois précédente, un bon coup avec le mauvais club l’avait emmené dans l’eau. Cette fois, l’inverse a été aussi juste.

Derrière ce coup du sort, il n’a pas pu mettre la pression sur Matsuyama.

Le japonais n’en demandait pas plus, et avec cette victoire, il se retrouve dès lundi à la 12ème place mondiale.

Il est avec Jordan Spieth, le seul joueur de moins de 25 ans à compter plusieurs victoires sur le PGA Tour.

Avec cette victoire dans un tournoi d’importance, la deuxième après le Memorial en 2014, Matsuyama concède qu’il va devoir remonter son niveau d’ambition pour cette année.

Pour Fowler, il ne s’agit pas de broyer du noir ! Il est passé tout près d’une deuxième victoire très tôt dans la saison ! C’est le point qu’il devra retenir au moment de remonter Magnolia Lane en quête d’une première victoire au Masters dont il sera un des favoris.

« Je serai bientôt de retour. Ne vous inquiétez pas ! »

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Pas de quoi s’inquiéter pour Rickie Fowler, il est bien le grand bonhomme de ce début de saison alors que Jason Day est absent pour blessure, Jordan Spieth en voyage en Asie, et McIlroy battu à Dubaï.

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