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Reportage au Omega European Masters 2016 à Crans-Sur-Sierre

Reportage au Omega European Masters 2016 à Crans-Sur-Sierre

Depuis 1972, le tournoi suisse est le seul à avoir toujours figuré au calendrier de l’European Tour chaque saison. Organisé depuis 1939 à Crans-Montana, dans l’un des plus beaux théâtres possibles pour du golf, nous avons établi notre camp de base pour quelques jours sur place, et premier point à relever : l’excellent accueil des organisateurs helvètes.

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Au cœur d’une des plus célèbres stations de sports d’hivers, le parcours est parfaitement dans son élément.

Si les links sont la référence des britanniques en matière de golf, les parcours de montagne sont assurément la référence pour nous les continentaux.

Le panorama offert est simplement exceptionnel, surtout quand le temps est au rendez-vous, et le soleil pour magnifier les couleurs, le vert des fairways et des sapins bien-sûr, le rouge des fleurs, et le cristallin de l’eau qui descend à grande vitesse vers la vallée.

Le tracé du parcours est justement ce qui constitue la grande diversité d’un parcours de montagne.

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Et pour un premier jour de tournoi, le public a déjà répondu présent.

La Suisse compte pas moins de 50 000 pratiquants, et tout autour des fairways, bien qu’il y ait comme souvent en pareille occasion, beaucoup de britanniques, mais aussi des français, il faut noter qu’avec huit fois moins de licenciés par rapport à la France, une fois sur le terrain, il n’y a pas moins de monde autour des greens par rapport au tournoi d’Evian, l’autre grand événement du golf de montagne organisé en fin de saison estivale.

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Et pour un professionnel au moins, ce tournoi a une saveur particulière !

L’anglais Danny Willett est depuis deux ans discrètement en train de s’imposer comme le meilleur golfeur européen, vainqueur du Masters d’Augusta, il est aussi le tenant du titre de l’édition 2015 du Omega European Masters.

Et autour de sa première partie, le public lui témoigne de plus en plus d’intérêt, d’autant qu’il est associé à ses compatriotes Andy Sullivan et Matt Fitzpatrick, pour une partie 100% british et 100% Ryder Cup.

Willett espère devenir le premier golfeur depuis Ballesteros à pouvoir se succéder au palmarès depuis le doublé de l’ibère en 1977-1978.

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Pour le sponsor, Omega, il pourrait aussi réaliser un autre fabuleux doublé en 2016 puisqu’il a déjà remporté l’Omega Dubaï Desert Classic !

Assurément, l’Omega European Masters est l’un des plus gros rendez-vous de la saison pour le golf professionnel masculin !

Déjà pour son histoire puisque le tournoi est le deuxième plus ancien à se jouer sur le même parcours depuis 70 éditions, seulement devancé par…Augusta et le Masters !

Ensuite, à en juger, par la taille de la salle de presse, et le nombre de journalistes et photographes présents. La salle est au moins deux fois plus grande que celle de l’Open de France.

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Au moment de préparer notre déplacement, nous pouvions craindre d’un intérêt sportif amoindri suite à la composition complète de l’équipe européenne de Ryder Cup. En effet, Darren Clarke a annoncé ses choix seulement quelques jours avant le début du tournoi.

A une semaine près, le tournoi aurait été décisif pour l’attribution d’un précieux sésame.

Qu’importe, si Darren Clarke joue détendu, pratiquement tous les cadors du circuit européen ont répondu présents.

Willett, mais aussi Chris Wood, Lee Westwood, Bernd Wiesberger, Andrew Johnston, Alex Noren…le plateau est au moins comparable à celui de l’Open de France.

Côté français, nous sommes particulièrement bien représentés avec l’ensemble de notre contingent à l’exception de Victor Dubuisson.

Certains de nos joueurs jouent même à domicile…et bénéficient du soutien sympathique d’une partie du public.

Ne manquent que McIlroy (présent à Paris), Sergio Garcia qui jouait souvent ce tournoi à ses débuts, et Henrik Stenson, déjà engagés par ailleurs sur les play-offs de la Fedex Cup.

A quand l’harmonisation du calendrier avec le PGA Tour ?

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Sur ce point, l’European et l’Asian Tour ont déjà commencé un rapprochement. Le tournoi est co-sanctionné par les deux circuits depuis 2009. Il préfigure sans doute l’avenir d’un circuit encore plus globalisé entre Europe et Asie, en attendant de voir ce que les américains pourraient faire.

Américains particulièrement bien représentés par Stewart Cink (ancien vainqueur de majeur) et surtout le jeune Bryson DeChambeau, certainement le golfeur le plus suivi sur ce premier tour.

Au moment où nous étions sur sa partie, à savoir des trous un à quatre, Bryson a au moins lâché deux départs dans les arbres, forçant même à jouer une balle provisoire au départ du quatre.

Gauche, droite, DeChambeau a joué de tous les côtés !

Au contraire de Romain Langasque, engagé dans la même partie, et en compagnie de « Beef » Johnston pour la plus belle partie du jour en complément du trio Willett, Sullivan, Fitzpatrick.

Entre DeChambeau et Beef, Langasque était bien encadré, mais pas intimidé.

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Au contraire, au moment d’écrire ces lignes, Romain passait l’aller en -2, et bien mieux placé que ses deux compères.

Amusé par l’accueil réservé au « Beef » qui à chaque coup de drive avait le droit à un cri d’un supporter faisant référence à des « nipples » (mamelons) ce qui ne manquait pas de déclencher l’hilarité du public massé autour des trois joueurs, et de décrocher un sourire de Johnson, peut-être un peu dépassé par sa récente popularité.

A l’occasion, nous lui consacrerons un sujet entier. Sans l’avoir vu de près, nous aurions pu titrer «Beef Johnson, le beauf du golf ! »

Pourtant, à bien y regarder, et bien qu’il y ait du « John Daly » en lui, Beef Johnson peut incarner une image plus décontractée et plus accessible du golf. Sans doute quelque chose de positif à creuser…

Sur les autres trous, les parties s’enchaînent non sans un léger retard. Les parties attendent un petit peu, mais rien de comparable avec les filles aux JO.

Dans le ciel, les chasseurs de l’armée de l’air suisse tonnent. C’est la seule chose qui rompt la quiétude du lieu.

Un jeune homme aimerait bien suppléer les avions de chasse, et créer l’onde de choc ! L’amateur suisse Mathias Eggenberger est rentré au club-house avec une carte de 66 !

A moins quatre sous le par, il est top-11 de son tournoi national !

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Le plus gros coup du jour n’est pourtant pas à mettre à son crédit. Sans vouloir offenser nos amis helvètes, ce sont deux français qui se sont rapidement portés en tête du tournoi : Mike Lorenzo-Vera a réalisé un score de 64 pour être co-leader provisoire avec l’américain, Paul Peterson, juste devant Julien Quesne (65) de retour de son rêve olympique.

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

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