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Rémy Bedu: L’avenir de l’enseignement du golf passera par plus de spécialisation des pros!

Rémy Bedu: L’avenir de l’enseignement du golf passera par plus de spécialisation des pros!

Nous vous présentons cette semaine l’interview d’un enseignant de golf qui a été le témoin d’une longue évolution de la pratique golfique en France au travers de l’expérience de son grand-père, son père, et aujourd’hui son fils. Une longue expérience, et une vision très affirmée de ce que sont réellement le golf, le métier de pro, et les attentes des golfeurs.  Expérience n’étant pas nécessairement antinomique avec les nouveaux outils, et la communication digitale puisque Rémy Bedu a récemment su créer du débat sur les réseaux sociaux. Ceci étant, son point de vue méritait d’être développé pour en mesurer les origines, la réflexion, et le point d’arrivée…

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Du Golf de Sully au golf de Sully, l’histoire d’un golf-trotteur…

Enseignant de golf diplômé depuis 1991, Rémy Bedu a commencé son histoire avec le golf à Sully dans le Loiret.

Et c’est dans ce golf de Province qu’il a choisi aujourd’hui de revenir pour compléter son expérience de moniteur par celle de directeur du golf.

Pourtant, ce serait réducteur de cantonner Rémy Bedu à un seul golf !

Au contraire, il a mené entre ses premiers pas d’enfants dans le sillage paternel et aujourd’hui, une carrière de golf-trotteur !

Si à ses débuts, il se rendait au golf de Sully en vélo, après l’obtention de son diplôme, il a parcouru le monde, et en particulier l’Afrique.

Pendant trois ans au Club Med sur sept villages, et quelques années supplémentaires à l’UCPA, il a travaillé au Togo, au Bénin, au Mali, en Tunisie…puis traverser l’Atlantique pour enseigner aux Antilles.

De retour en France dans un schéma d’enseignant de club, il a officié à Saint-Quentin-En-Yvelines, puis participé au montage de l’académie PGA au golf de Fontenailles, et enfin travaillé pendant huit ans aux Paris International Golf Club.

Dans ce dernier club, il a côtoyé le haut niveau, notamment avec la mise en place de moyens très importants pour le terrain comme pour l’enseignement.

Une expérience qui l’a marqué et dont il s’est inspiré au moment de revenir sur ses terres du Loiret, à deux heures de Paris.

De ses débuts comme golfeur pro, il se souvient avoir très vite fait le constat qu’il n’avait pas la gagne à tout prix dans le sang. Au contraire, atypique, il prenait du plaisir à conseiller ses partenaires, et s’épanouissait à les voir réussir.

« Quand vous n’êtes pas sur le parcours pour battre vos adversaires, vous devez rapidement envisager de changer de métier. »

En fait, Rémy Bedu admet avoir du goût pour le jeu, mais pas nécessairement pour la gagne. Sa vocation d’enseignant était née.

Rémy Bedu admet avoir du goût pour le jeu, mais pas nécessairement pour la gagne. Sa vocation d’enseignant était née.

Quelle est votre vision de l’enseignement du golf en France ? Comment ce métier a-t-il évolué selon vous ?

Depuis mes débuts en 1991, j’ai nécessairement pris du recul sur les choses. Mon père jouait au golf tout comme mon grand-père avant lui, et je dirai que l’enseignement du golf a évolué en parallèle du matériel de golf.

Il y a eu autant d’évolutions dans le domaine de l’enseignement que dans celui des clubs où nous sommes passés du bois persimmon aux clubs en carbone !

Au départ de la pratique de notre sport en France, c’étaient les cadets des grands clubs qui savaient jouer et donnaient des conseils.

Des caddies qui étaient dans leur immense majorité basques !

Sans manquer de respect à personne, cette première génération d’enseignant savait jouer, mais n’avait pas été formée au fait d’expliquer.

S’en est suivi une deuxième génération d’enseignant avec l’ouverture des premières écoles de golf.

Cet enseignement s’est appuyé pour l’essentiel sur des professeurs de sports détachés de l’éducation nationale. A ce stade, on apprenait aux pros à expliquer.

Je dirai de cette période qu’il s’agissait de la vague des pédagogues.

Après cette génération, il a fallu encore atteindre un nouveau palier. Il ne s’agissait plus seulement d’expliquer. Il fallait se faire comprendre.

S’assurer que la personne avait bien compris le discours. La pédagogie est devenue plus pointue.

C’était en quelque sorte la vague des « analystes », car on mettait en scène de plus en plus d’outils dans ce but.

Il fallait apprendre à la personne comment s’entraîner, comment faire les choses correctement.

J’appartiens moi-même à cette génération.

Aujourd’hui, on assiste à l’éclosion d’une quatrième génération.

On apprend aux nouveaux pros à se vendre, à vendre du golf, à vendre du package.

Il faut bien admettre qu’à mon époque, c’était presque mal vu qu’un pro gagne de l’argent. On ne le criait pas sur les toits.

Avec le système mis en place dans les chaînes, si le pro ne crée pas de l’enseignement, du package, et des nouveaux golfeurs, il ne fait pas long feu.

C’est l’évolution des attentes des golfeurs qui a voulu cela.

Avant, pour la génération de mon père ou de mon grand-père, on rentrait dans un golf, on en devenait même actionnaire, et on ne le quittait jamais.

Les golfeurs jouaient toujours le même parcours, se restauraient toujours dans le même club-house, et prenaient des cours avec le seul pro du club.

Par la suite, le golf s’est démocratisé, et les golfeurs ont commencé à aller jouer un peu partout, et en dehors de leur seul golf d’origine.

En week-end, en vacances, ils ont découvert d’autres golfs, et parfois d’autres enseignants.

Aujourd’hui, je dirai qu’une nouvelle génération de golfeurs « Internet » est plus pressée. Elle veut tout, tout de suite, parfois gratuitement, et prend des leçons et des conseils de partout.

Pour moi, l’avenir est la spécialisation du métier d’enseignant de golf.

Demain, vous aurez des pros spécialisés dans le mental, d’autres dans le physique, d’autres dans le haut niveau avec le recours à des outils type trackman, plaque de force, d’autres dans le petit-jeu et le putting, et enfin d’autres seront spécialisés pour les débutants, et les cours collectifs.

De la même façon que l’enseignement va se spécialiser, les golfeurs amateurs seront de plus en plus connectés, et se doter d’outils pédagogiques.

A l’époque de mon père, il suffisait d’aller au practice et de taper quelques balles. Désormais, il n’est pas rare de voir au practice, des golfeurs qui se filment, et utilisent ensuite des logiciels pour se voir au ralenti !

Comment jugez-vous cette évolution ?

Je la vois d’un bon œil ! A ceci près qu’il ne faut jamais tomber dans les extrêmes, et quand je dis cela, je ne fais pas de politique !

Les extrêmes ne sont pas bons.

Rémy Bedu présent à l'Evian Championship 2015 pour décrypter le jeu des joueuses pour ses élèves

« Tape dans la balle et fais comme moi ! » C’était un peu court comme approche pédagogique même si cela nous a offert des bons joueurs avec de beaux palmarès.

A l’inverse, les jeunes qui prennent un coach physique, un coach mental, font de la vidéo, utilise un trackman, et même un spécialiste en stratégie finissent par ne plus savoir rien faire seul ou d’eux-mêmes.

Vous avez été marqué par votre rencontre avec Bob Toski ? En quoi ce personnage se distingue ?

Quand je suis sorti de l’école fédérale en 1991 à 20 ans. Je pensais que je savais tout, et que j’avais tout compris.

J’imaginais qu’avec mon diplôme, j’allais pouvoir devenir le roi du monde.

Inversement, de nos jours, plus j’avance, et plus j’ai l’impression que j’ai encore beaucoup de choses à apprendre.

J’ai suivi les formations de Dave Pelz dans le domaine du petit-jeu. J’ai eu l’occasion d’aller à Orlando pour observer les techniques d’apprentissages de David Leadbetter.

A mon époque, l’enseignement était beaucoup basé sur les principes de trajectoires édictés par John Jacobs.

Lors de la venue de Bob Toski au golf du Vaudreuil, j’ai entendu un autre discours.

Il était beaucoup plus dans l’aspect sensation, dans ce qui se passe dans les mains, le relâchement.

C’était déjà une approche très différenciée de celle de Jimmy Ballard qui mettait en avant un swing plus musclé, beaucoup plus avec une action du corps.

Toski était petit et chétif…pourtant, à 80 ans passé, il tapait le drive à plus de 170 mètres tout en imitant le swing des joueurs pros de son époque.

Il était tout au feeling, capable de rentrer la balle au putting de cinq ou six manières différentes.

C’était véritablement un « golfeur-joueur » doublé d’un showman capable de monter sur la table du restaurant pour nous démontrer un swing.

Aujourd’hui, qu’est-ce qu’attendent les amateurs de l’enseignement du golf ?

Il est clair que l’enseignement a évolué avec les envies des joueurs. A son époque, mon père a d’abord passé un an à taper des balles au practice pour que le professeur lui dise… « Ok, maintenant tu peux aller jouer tout seul. »

En 2016, on fait jouer les débutants sur le parcours au bout d’une initiation de trois heures sous la forme de scramble et dans le cadre de journées portes ouvertes.

C’est une évolution nécessaire car les gens ne jouent plus au golf !

La première génération de gens qui venait d'eux-mêmes est épuisée, et maintenant il faut aller les chercher par la main.

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Si je ne prends pas ma mallette pour faire le tour des commerçants du centre-ville pour vanter le golf, les gens n’auront tout simplement pas l’idée du golf.

Aujourd’hui, il faut aller chercher les nouveaux golfeurs, y compris dans les écoles.

En résumé, je vais chercher des gens qui à l’origine ne sont pas forcément motivés par le golf. Si vous ne leur faites pas découvrir rapidement le parcours, vous les perdez.

Cette génération n’est pas prête à attendre un an à faire du practice.

A l’origine pour jouer au golf, il a d’abord fallu être classé 24, puis 36, et enfin, on a inventé le tee d’or, très rapidement remplacé par la carte verte.

Désormais, la carte verte est même obsolète ! Le classement commence à 54, et depuis peu, même en cas de contre-performance, le golfeur ne voit plus son classement remonter.

La FFG a compris les nouvelles attentes des gens, et c’est par nécessité qu’elle a tiré le niveau vers le bas.

Dans mon club, si j’organise deux fois dans l’année un strokeplay, c’est le bout du monde, et encore, j’ai peu d’inscrits sur cette formule.

Quand je propose du stableford, le nombre d’inscrits augmente sensiblement, alors que si je propose un quatre balles meilleure balle, je fais le plein !

 

Les gens veulent de la convivialité. Le golf est un excellent moyen de rencontre et de se faire des amis.

Récemment, vous avez publié sur un célèbre réseau social le post suivant « Ma femme réussit ses coups sans réfléchir, moi, je les rate mais je sais pourquoi. » Que cherchiez-vous à exprimer ?

J’ai été un des premiers pros à tester le système Focusband qui permet de savoir quelle partie du cerveau vous activez pendant un swing de golf.

Nous savons que le côté droit est plutôt artistique, lié à l’imagination, les sensations, le laissez-faire et l’inconscient.

Le côté gauche est plus ingénieur, en maîtrise, conscient…c’est notre côté sergent !

Au cours d’une séance avec un couple, j’ai pu constater que Madame jouait beaucoup sur l’inconscient, très libérée, juste relax.

Pas du genre à se poser beaucoup de questions, et pas vraiment technique dans son approche du coup de golf.

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Lui était au contraire très cérébral. Après avoir raté un coup, il me dit « Ne t’inquiètes pas ! Je sais pourquoi j’ai manqué ! » Ajoutant « Mon grip était trop serré, mon chemin de club pas assez comme ceci, mon bras gauche pas bien placé, et ainsi de suite…

Et moi, étonné, je lui ai répondu mais tu as réussi à penser à tout cela pendant juste le temps d’un swing ?

Pour chaque golfeur, il existe des moyens différents d’expliquer ! Ce post a eu une certaine audience car c’est en fait un sujet en vogue.

Comment aider un golfeur plus cérébral ? Est-ce irrémédiable ?

Il faut savoir jouer de ruses ! Dans mon exemple, il s’agit d’un golfeur qui veut comprendre.

Si je ne lui parle pas de technique, il sera perdu, et je risque de le perdre.

Au fur et à mesure, je dois le ramener de huit choses à penser pendant le swing à deux, puis l’amener à obtenir plus de sensations. A faire plus travailler son cerveau droit.

Je peux y arriver en travaillant avec des petites ruses, cependant, comme je dis toujours, on ne peut pas faire rentrer des carrés dans des ronds.

Il faut trouver le fonctionnement de la personne pour lui apporter le meilleur enseignement possible.

Des formations type Actions-types apportent justement des principes dans ce sens. Je trouve que c’est une bonne façon d’enseigner.

Toujours concernant les réseaux sociaux, vous vous êtes récemment exprimé sur une polémique sur le fait de « se faire voler des élèves ». Post qui a eu beaucoup d’écho dans la profession ! Qu’avez-vous cherché à exprimer ?

Tout d’abord, je n’étais pas visé par cette phrase.

C’est quelque chose que j’ai entendu de la part d’un pro, et ici, il ne s’agit pas de donner des noms.

Simplement, quand on m’a rapporté ce propos d’un pro qui s’étonnait de pouvoir se faire voler des élèves, j’ai tenu à réagir car cela va à l’encontre de ce que je crois, et de ma conception du rapport enseignant/élève.

En premier lieu, un élève n’est pas une marchandise. Ce n’est pas un objet, et surtout il n’appartient à personne.

Chaque golfeur est libre de choisir, et surtout de penser avec qui il pourra s’estimer être au mieux.

C’est aux pros de se bouger et de faire évoluer la situation. Le marché du travail actuel nous y oblige.

Autant, par le passé, il n’y avait qu’un pro par golf, autant, aujourd’hui, les élèves peuvent facilement être tentés d’aller voir à droite, à gauche.

Il existe de nouvelles façons d’apprendre.  Il y a plus de choix, plus d’offres que de demandes. Beaucoup de pros sont au chômage, et nous avons plutôt deux pros par club en moyenne qu’un seul.

Naturellement, les golfeurs vont au plus offrant.

Nous sommes dans une nouvelle ère où les golfeurs testent plus facilement un pro, et celui qui pense qu’on peut lui voler des élèves a juste 15 ans de retard. Il est « has been ».

Un pro qui veut réussir doit faire des formations, aller sur Internet, lire des livres, se mettre en pointe de l’enseignement, et attirer de nouveaux joueurs.

Ce post a été particulièrement suivi parce que c’est un sujet d’actualité !

Beaucoup de pros se demandent comment ils vont pouvoir garder leurs élèves alors que la solution n’est pas dans la conservation mais dans l’action, et le développement de son contenu pédagogique.

Vous vous exprimé souvent au sujet du putting, et du fait que beaucoup d’amateurs ne savent pas bien s’entraîner. En quoi, peuvent-ils progresser concrètement ?

Au PIGC, nous avions des moyens extraordinaires (K-Vest, trackman, Sam Putt Lab…), et justement un outil m’a particulièrement interpellé. Je l’ai d’ailleurs amené avec moi au Golf de Sully…c’est le Sam Putt Lab.

Je trouve que c’est dans le domaine du putting que nous avons la plus grande marge de progression.

Beaucoup d’amateurs s’entraînent sans savoir réellement comment il faudrait le faire efficacement, et c’est souvent au contraire contreproductif.

Ce phénomène se retrouve y compris chez des bons joueurs qui tapent bien la balle mais puttent très mal.

A Sully, j’ai ouvert une des neuf académies de Putting Sam Putt Lab en France pour justement apporter une réponse.

En plus d’utiliser cet outil, j’ai recours à la formation VECTOR pour la lecture des pentes.

Souvent dans ce domaine, les amateurs bricolent !

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En s’alignant vers le trou, soit ils changent de mouvement, soit ils ouvrent la face du putter ! Dans les deux cas, c’est le meilleur moyen de créer de l’irrégularité.

Tous les putts se jouent tout droit. Le mouvement reste le même, ensuite il faut s'aligner à gauche ou à droite du trou et laisser la pente ramener la balle vers le trou.

De la même façon, que la vitesse du putt doit toujours être la même pour dépasser d’au moins un pied.

Enfin, toujours concernant la problématique du putting, je considère que les magasins vendent toujours des putters d’une longueur standard de 35 inches, alors qu’il faudrait dans la majorité des cas des putters de seulement 33 inches.

Avec un club plus court, les amateurs pourraient plus facilement avoir les bras allongés sur le manche.

Au contraire, quand le club est trop long, l’amateur a tendance à plier les bras, ce qui est une erreur.

Autre problème fréquemment rencontré, le putter ne repose plus à plat sur le green. Qu’il mette les mains en haut ou en bas du grip, l’amateur peut positionner son putter flat ou upright.

Pire, les amateurs ne tiennent pas nécessairement compte de la forme de leurs strokes qui peuvent être straight ou en léger arc, et du coup utiliser un putter inadapté.

C’est comme essayer de rentrer un clou avec un tournevis. Ce n’est tout simplement pas le bon outil !

Avec un bon fitting de putter, on peut donner de bons outils aux golfeurs.

En plus d’enseigner, vous êtes revenu à Sully pour prendre le poste de directeur, pourquoi avoir voulu cumuler les deux fonctions ?

Ayant grandi à deux minutes du golf, quand j’ai appris qu’il y avait cette opportunité, j’ai tout de suite voulu revenir. J’ai accepté ce challenge en connaissance de cause.

 

J'ai choisi cette fonction pour évoluer et parce que NGF et Patrick Beudet le président m'ont assuré de leur soutien. Ils me conseillent et me forment dans les domaines que je ne maîtrise pas.

Je voulais impérativement garder le contact avec l’enseignement.

J’organise mon planning en conséquence. Ainsi, le mardi est entièrement dédié à ma fonction de directeur d’autant que c’est le jour de fermeture du restaurant.

Après je considère que pour rester crédible vis-à-vis des membres, je dois garder le contact avec le terrain. Etre capable de parler aux jardiniers, comprendre leurs contraintes.

De la même façon que dans mon métier d’enseignant, je prends des clubs en gaucher pour ressentir la même frustration que l’amateur au moment d’essayer et d’apprendre une nouvelle technique.

Je veux rester au contact, et ressentir ce que mes interlocuteurs peuvent ressentir.

Par exemple, dans un autre domaine, mon fils mène une carrière amateur. Il fait partie des 500 meilleurs mondiaux, et parfois, il peut rentrer à la maison avec cette frustration d’avoir mal joué, et d’être prêt à tout arrêter.

Je suis aussi passé par là. Je sais ce qu’il peut ressentir, et je peux être plus précis dans ce que je vais pouvoir lui exprimer.

A l’inverse, quand il joue -6 sur le parcours de Limere et qu’il reçoit une décharge d’adrénaline qui lui monte progressivement à la tête, en passant par le bout des doigts, je sais aussi ce que cela fait. Je peux en parler avec lui.

Je ne suis pas un directeur assis derrière un bureau. Je suis en permanence au contact des membres. 

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

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