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Raphael Jacquelin remporte l’Open d’Espagne au bout de 2h de play-off

Raphael Jacquelin tourné vers l'avenir après une 4ème belle victoire sur l'Open d'Espagne

Raphael Jacquelin a beau être lyonnais, on le soupçonne d’aimer l’Espagne ! Après sa première victoire sur l’European Golf Tour en 2005, il vient tout juste de renouveler l’expérience sur le parcours de Parador d’El Saler !

Une victoire qui fait du bien au golf tricolore !

Une semaine après le Masters d’Augusta où aucun français n’avait pu faire partie du champ de joueurs, la victoire de Raphael Jacquelin sonne comme un rebond positif pour tout le clan français, toujours très soudé quand l’un des siens vient à se retrouver dans une dernière partie sur un tournoi du circuit européen.

Et l’Espagne semble être une terre propice aux victoires des bleus, après déjà le premier succès de Jacquelin à l’Open de Madrid 2005, et la victoire de Julien Quesne en Andalousie l’an passé.

Dommage que l’Espagne ait vu le nombre de tournois organisés sur son sol considérablement baissé en 2013 !

Une 4ème victoire sur l’European Golf Tour pour le leader du golf français

La notion de leader peut être parfois discutable dans la mesure où plusieurs de nos joueurs ont partagé ce titre tour à tour.

Jean Van De Velde, Jean-François Remésy, Thomas Levet et Raphael se sont succédés dans ce rôle depuis une dizaine d’années, et dernièrement, Gregory Bourdy, Julien Quesne, Romain Wattel et Victor Dubuisson ont été en mesure de s’en rapprocher.

Pourtant, même si en golf, il y a des hauts et des bas, Jacquelin fait figure de leader de par son palmarès, mais aussi pour son rôle de « référent » auprès des autres golfeurs.

En début de saison, Greg Havret admettait avoir échangé avec Raph lorsqu’il avait connu sa période de doutes sur son jeu.

Disponible pour ses copains, Jacquelin n’en est pas moins l’un des français, si ce n’est le français le plus régulier à haut niveau depuis 2001.

Une ligne de plus à un palmarès qui devrait encore se remplir

Jacquelin soulève sa deuxième coupe en EspagnePassé pro en 1995, il a connu son premier top-3 en 1999 alors qu’il n’avait découvert le golf qu’à l’âge de 14 ans, soit une dizaine d’années seulement avant de briller sur le circuit professionnel.

A la différence de Remésy à l’Open de France ou Havret et Levet en Majeurs, Raphael n’a pas encore connu pleinement son heure de gloire, et c’est bon signe, car le meilleur reste à venir.

C’est le message de cette nouvelle victoire en Espagne !

Alors que le niveau de jeu sur le circuit européen est très élevé et que de nouveaux talents éclosent, la victoire de Raphael Jacquelin en Espagne tend à démontrer qu’à 37 ans, il a l’expérience et le jeu pour atteindre son véritable objectif : intégrer le top-50 mondial.

Le jeu de Jacquelin taillé pour jouer sur les parcours les plus difficiles

Pas nécessairement le joueur le plus long sur l’European Golf Tour, Jacquelin joue dans le registre de la régularité !

137ème pour la distance au drive avec 256 mètres de moyenne en 2013, le lyonnais, 146ème mondial au 14 avril 2013, rend près de 35 mètres au numéro un européen de la discipline (Scott Hend) !

Pourtant, il compte déj quatre victoires quand l’australien n’en compte aucune, et les deux hommes ont commencé leurs carrières pro à peu près en même temps.

Alors si la distance ne fait pas tout, le point fort de "Raph" ne se résume pas à une seule statistique, mais plutôt à une attitude, ou plus précisément au fait de rarement exploser, et en particulier sur les parcours délicats, comme par exemple sur l’Albatros, théâtre de l’Open de France.

En 2012, il avait été le meilleur français, et avait longtemps eu une bonne chance de pouvoir s’imposer, mais c’était sans compter sur le jour de gloire de Marcel Siem, l’allemand avait été tout simplement sur un petit nuage au putting lors du dernier tour.

Pour avoir joué ce parcours à de nombreuses reprises, je sais combien il peut être difficile pour un simple amateur, et encore plus pour les professionnels, quand il est préparé Open.

Mais cela ne semble pas avoir d’effets sur Jacquelin !

Et pour étayer ce point de vue, il faut encore se rappeler la très bonne performance de Jacquelin, lors de l’US Open 2012, où il avait déjà brillé, et à nouveau sur un parcours qui en a dégouté plus d’un.

Raphael Jacquelin, leader du golf tricolore

21ème d’un Majeur réputé difficile, Raphael Jacquelin avait terminé le tournoi à seulement six coups du vainqueur (Webb Simpson).

Alors oui, Jacquelin n’est pas vraiment un « Sergio Garcia » capable d’exploser le parcours en sortant des -8 à tour de bras, mais justement il ne prend pas non plus des +10 !

Au final, et en jouant souvent autour du par, sa stratégie s’avère souvent payante quel que soit le parcours, et encore plus quand les choses se compliquent.

Un Open d’Espagne 2013 aux couleurs de la France

Tout au long du week-end, on a senti qu’un Français pouvait faire un truc à El Saler ! Stal, Bourdy, Quesne et surtout Jacquelin ont tous paru dans le coup.

Et c’est un autre lyonnais, en l’occurrence, Gary Stal qui s’est illustré le premier en signant une très belle première carte en 68.

Gregory Bourdy accroche quant à lui la 21ème place avec une pointe de déception pour son dernier tour, où il perd 12 places avec une carte en +3 pour la dernière journée.

Julien Quesne termine lui-aussi dans le top-30, après un dernier tour en +2 qui lui coûte 4 places.

Avec un brin de réussite sur ce dernier tour, le golf tricolore aurait été particulièrement aux avant-postes.

Les golfeurs ibériques à la peine sur leur Open national

On aurait imaginé les espagnols plus en réussite sur leur tournoi maison.

Emmené par Sergio Garcia, brillant à Augusta, une semaine plus tôt, ce dernier termine effectivement meilleur espagnol, mais à trois coups de Jacquelin, et ex-aequo avec son compatriote Nacho Elvira à la 12ème place.

Gonzalo Fernandez-Castano et Rafael Cabrera-Bello termineront quant à eux, beaucoup plus loin en 44ème position.

Ce n’est pas si souvent que la France brille plus que l’Espagne sur un tournoi du circuit européen, alors il ne faut pas se priver de le noter.

D’autant que les espagnols et les Français se livrent bataille pour le titre de meilleure nation golfique du vieux-continent, en dehors des îles britanniques.

Alvaro Quiros, José Maria Olazabal, Pablo Larrazabal et Miguel Angel Jimenez n’ont pas passé le cut !

Open d’Espagne 2013 : Le play-off le plus long de l’histoire du circuit européen

Alors que Raphael Jacquelin s’était illustré dès le 2ème tour en rendant l’une des meilleures cartes du week-end (66) avec 7 birdies, et qu’il avait plutôt bien résisté dans la difficile 3ème journée du tournoi, le lyonnais a profité de la grosse défaillance du leader après 3 tours, à savoir l’Ecossais Marc Warren.

Cependant, ce n’est pas si rare que le leader du samedi soir ne gagne pas le trophée le dimanche!

+4 pour la journée, Marc Warren s’est éliminé du final tout seul, laissant la place pour un dernier tour à grand suspense entre trois joueurs aux profils très différents.

Premier qualifié, le chilien Aguilar avait même le tournoi en poche avant un malheureux bogey au 17 qui le remettait égalité avec l’allemand Kieffer.

Le premier nommé avait déjà été remarqué pour son excellent début de saison avec deux top-3 au Joburg Open, et au Omega Dubai Desert Classic, confirmant son statut d’excellent joueur « tout-terrain », alors que l’on n’attendait pas nécessairement l’allemand Maximilian Kieffer à un tel niveau. Sa 2ème place en Espagne est à ce jour sa meilleure performance !

En accrochant un dernier birdie sur le trou 18, Jacquelin gagnait donc in-extremis son billet pour ce match à trois.

Jacquelin sur les greens de l'Open d'Espagne

Au bout de 9 trous de play-off, soit un demi-parcours supplémentaire à jouer pour les protagonistes en plus des 18 trous du jour, c’est finalement le français qui a rentré le dernier birdie décisif sur le par-4 du 18.

Trou qui a été joué jusqu’à ce que l’un des trois hommes puisse se détacher.

Le premier a lâché prise fut donc le chilien qui craqua après 3 trous, laissant Jacquelin aux prises avec le jeune allemand.

D’ailleurs, les choses auraient pu s’arrêter dès ce 3ème trou sans un exploit de Kieffer qui poussa Jacquelin à poursuivre le duel pendant encore six trous supplémentaires, avant de finir par lui faire rendre les armes au bout de l’effort et du suspense.

Une victoire que Jacquelin n’est pas prêt d’oublier...

Le sac de Raphael Jacquelin :

Driver: R1
Bois de parcours : RocketBallz Stage 2 14.5
Hybride : Adams Idea Super LSP VST 18.0
Fers : Tour Preferred MC 3-PW
Wedges: TP xFT wedges 52 & 58
Putter: MA-81 prototype
Balle: LETHAL
Vêtement de golf : adidas Golf Powerband 4.0

Crédits photos : TaylorMade Golf

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

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