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Qui sera le meilleur golfeur de l'année en 2017 ?

Qui sera le meilleur golfeur de l'année en 2017 ?

2016 a consacré Dustin Johnson « Joueur de l’année ». Vainqueur de l’US Open, le numéro trois mondial de l’ordre du mérite n’a pas seulement remporté son premier majeur en carrière, il en a aussi profité pour faire partie de l’équipe de Ryder Cup victorieuse, empoché un championnat du monde, et un tournoi des play-off de la Fedex Cup. Sur 23 tournois disputés, il ne lui a fallu être ultra performant que pendant 8 semaines pour marquer les esprits sur toute une année. Le futur meilleur joueur de l’année n’aura pas forcément besoin d’être plus longtemps sous les feux de la rampe pour être le prochain « joueur de l’année »... Jason, Rory, Jordan, Dustin, Tiger, Phil, Henrik, Hideki ou Victor, qui pourrait bien être le boss en 2017 ?

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Au petit jeu des prévisions…

Faire des prédictions en matière de golf est quelque chose d’assez périlleux.

A la différence de sports collectifs où le budget détermine pratiquement à chaque fois le futur champion, comme par exemple le football, ou de sports individuel où la hiérarchie se détermine sur plusieurs années, comme le tennis, le golf des années 2010-2020 est devenu un sport à suspense.

Quelques années en arrière, la question du meilleur golfeur de la saison à venir n’avait pas autant d’intérêt.

Nous vivions au cœur de l’ère Tiger. D’année en année, il se succédait avec une belle régularité au palmarès du « Player of the year ».

Depuis la fin de son règne, et avant qu’il ne le reprenne éventuellement, le jeu n’a jamais été aussi ouvert.

En l’espace de trois années, Rory McIlroy, Jordan Spieth et Jason Day ont totalement rebattu les cartes.

Et quand ces trois golfeurs régulièrement à la lutte pour le titre de numéro un mondial ne monopolisent pas les attentions, des golfeurs comme Dustin Johnson, Rickie Fowler ou Henrik Stenson se mettent suffisamment en évidence.

Pourrait-on voir en 2017, une surprise, un golfeur que personne n’a vu venir, soudainement casser la baraque ?

Si prévoir le futur est un exercice périlleux en matière de golf sur le tour, imaginer un golfeur en-dehors du top-100 mondial, finir au sommet fin 2017 est tout autant improbable.

Cela tient d’abord à l’organisation du classement mondial et de son système de points, relativement protecteur pour les membres du top-50 mondial, et du coup, relativement difficile à pénétrer pour un nouveau candidat.

Les invitations en majeurs, et en championnat du monde font qu’un membre du top-50 doit particulièrement contre performer pour sortir de ce club très privé.

Inversement, il faut quelques exploits pour y rentrer.

Demandez à Victor Dubuisson, qui grâce à sa première victoire en Turquie acquise devant des golfeurs d’envergures, et notamment Tiger Woods en a fait l’expérience.

D’ailleurs, le français a connu la fortune de rentrer dans le top-50, mais aussi l’infortune d’en sortir.

Non, en 2017, peu de chances que Tommy Fleetwood, Ryo Ishikawa, Bradley Dredge, Richard Sterne ou même Andrew Beef Johnston, tous autour de la centième place mondiale termine au sommet de la hiérarchie.

En-dehors de la logique du classement mondial, il y a au moins deux autres raisons.

Premièrement, les gains en tournois et de sponsoring des actuels trente meilleurs mondiaux leurs permettent de se « payer » les meilleurs entraîneurs, les meilleurs entraînements, les meilleures technologies pour être encore plus fort que tous les autres.

Quand McIlroy va voir en cours de saison 2016 le coach Phil Kenyon, il peut se l’offrir !

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C’est déjà beaucoup moins le cas quand vous êtes, ne serait-ce que centième mondial avec une moyenne de gains pour toute la saison du PGA Tour autour d’un million de dollars contre 9 millions pour le joueur de l’année, soit un rapport de un à neuf en termes de moyens, pour financer des solutions afin de mieux performer que vos rivaux.

Deuxièmement, dans l’histoire récente du tour, le meilleur joueur de l’année a le plus souvent été issu du top-20 mondial dans les deux/trois années précédentes.

L’arrivée au sommet est plus une course de longue haleine, l’aboutissement d’un long processus plutôt qu’un sprint.

Dustin Johnson est arrivé à ce stade à l’âge de 32 ans après plus de dix ans sur le PGA Tour avec au moins une victoire en tournoi chaque année dans le même laps de temps.

Devenir un très grand golfeur est une affaire de maturation, sauf dans deux cas récents : McIlroy et Spieth qui ont mis moins de temps que les autres pour arriver, et un peu à l’image de Woods avant eux.

Ils ont certes raccourci le délai mais confirmé le processus.

Le spectacle promet d’être au rendez-vous

En 2017, le meilleur golfeur de l’année sera sans doute une vieille connaissance, pour ce qui s’annonce une année passionnante avec le retour en forme de légendes telles que Woods et Mickelson, mais pas seulement…

Stenson, Garcia, Scott, Casey, Rose, Watson, Kuchar ou encore Jimmy Walker, des golfeurs expérimentés mais toujours verts, sont tous en mesures de participer à la bataille finale.

Et effectivement, Jason Day, Rory McIlroy, Jordan Spieth, Dustin Johnson, Patrick Reed ou Rickie Fowler sont à des degrés divers les favoris pour 2017.

Avant de rentrer dans plus de détails, trois noms nous paraissent aussi de sérieux outsiders à considérer.

Tout d’abord, le japonais, Hideki Matsuyama, qui sort d’une grande saison 2016, et quelque part, dans une dynamique de futur numéro un !

Cinquième du Tour Championship, vainqueur du HSBC Champions, et du Hero World Challenge en moins de dix semaines, ce à quoi, il faut ajouter son succès au Waste Management Open de Phoenix plus tôt dans l’année, Matsuyama a tout d’une superpuissance sur le point d’éclore.

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Dans une moindre mesure, le suédois Alex Noren obéit à la même logique avec quatre victoires sur le circuit européen.

Désormais numéro neuf mondial, jusqu’où Noren peut-il monter ?

Enfin, Danny Willett a soufflé le meilleur et le moins bon en 2016.

Vainqueur du Masters à Augusta alors qu’il était justement dans une forme ascendante, l’anglais a montré qu’il n’était pas un champion par hasard bien que moins brillant en fin de saison, et notamment en Ryder Cup.

Toutefois, Willett, Noren et Matsuyama sont trois des golfeurs qui ont le plus progressé dans la hiérarchie mondiale ces derniers mois. Il serait dangereux de ne pas les considérer.

Qui peut être vraiment le meilleur golfeur de l’année 2017 ?

Objectivement, Rory McIlroy est dans la forme de sa vie.

Techniquement, ayant réglé ses problématiques de putting, McIlroy ne semble plus avoir de points faibles.

Déjà parmi les plus longs frappeurs, le vainqueur de la Fedex Cup en 2016 a sauvé son année, mais Rory n’a pas remporté de majeurs, et n’a surtout pas oublié son objectif prioritaire : Gagner le Masters.

Ses dernières sorties à East Lake et Hazeltine ont été particulièrement impressionnantes, notamment sur les greens.

Quand on se demande qui a le plus besoin d’une grande année en 2017 ? McIlroy et Spieth arrivent en tête.

McIlroy, parce qu’il est dans un but d’être le meilleur golfeur de tous les temps, et encore loin d’y être parvenu.

A noter, McIlroy a profité de l’arrêt de Nike pour se constituer un sac sur mesure, et parfaitement adapté à son jeu avec des clubs Callaway, et une balle Titleist.

Spieth, parce qu’il a raté sa saison, perdu le titre de numéro un mondial, et perdu le Masters de manière spectaculaire.

L’ex numéro un mondial n’a sans doute pas perdu son golf. Considéré comme l’un des plus forts sur les greens, il traverse la première période de doute de sa fulgurante carrière, jusque-là toujours ascensionnelle.

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A la différence de McIlroy, l’ensemble du reste de son jeu ne paraît pas aussi parfait. Il est aussi plus jeune, et sa marge de progression est encore importante.

Sans son « accident » au Masters, sa saison n’aurait sans doute pas été la même, alors ne l’enterrons pas trop vite.

Toujours au chapitre des golfeurs qui ont besoin d’une grande saison, et de revenir au top, Jason Day est un bon candidat.

Tout juste habillé Nike de la tête au pied, l’australien a été longtemps blessé sur la dernière partie de la saison 2016, ce qui l’a empêché d’être le joueur de l’année.

Numéro un mondial mais pas joueur de l’année, Jason Day a toutes les qualités quand il n’est pas gêné par son dos pour être dans la course cette année.

Il est un meilleur putter que Johnson et McIlroy. Il possède un meilleur petit-jeu que Johnson et McIlroy, et bien entendu, il est aussi long qu’eux.

L’an passé, Jason Day a mieux putté que Spieth, et mieux joué autour des greens, tout en étant bien plus long. Ces qualités lui ont justement permis de terminer dans le top-10 de six des sept derniers majeurs.

Day, McIlroy, sans doute le duel à suivre en 2017 pour le titre de meilleur golfeur avec Spieth en embuscade en attendant le Masters d’Augusta qui sera le premier grand tournant de l’année.

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Parmi les outsiders, Tiger Woods a encore du chemin à parcourir pour totalement intégrer la liste des favoris. Si sa sortie aux Bahamas (Hero World Challenge) a déjà constitué une première étape positive. Justement, il est largement classé au-delà de la centième place mondiale à cette heure.

Avant de l’envisager comme meilleur golfeur de l’année 2017, il faudrait qu’il complète quelques top-10, et éventuellement une première victoire. Si un golfeur est capable de sortir de nulle part, c’est sans doute lui…ceci dit, cela fait déjà quatre ans que l’on attend son retour au sommet.

Côté français, Victor Dubuisson reste la meilleure chance de figurer haut dans la hiérarchie mondiale. Après une année 2016 à oublier sur le plan sportif, le numéro un tricolore a démontré de belles choses en toute fin d’année.

De retour dans le top-80 mondial, on lui souhaite déjà de réintégrer le top-30, ce qui l’a déjà accompli dans un passé récent. Il sera toujours temps d’aviser ensuite…

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

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