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Projet BeAthletik golf: Combien de distance gagnée au driver?

Combien de mètres au drive gagnés avec la solution Beathletik?

Dernier volet de notre récit consacré au test de la méthode BeAthletik pour le golf ! Trois mois après avoir poussé pour la première fois la porte du centre d’entrainement de Loic Gambardella à Antibes, réalisé un check-up, et signé pour dix séances de préparation athlétique, découvrez le résultat objectif de cette expérience, et comment vous pourriez la transposer pour vous...

Sommaire de l’article consacré à la conclusion de l’expérience BeAthletik

Rappel sur l’expérience BeAthletik

Pour mémoire, l’offre de BeAthletik se constitue d’un premier check-up complet pour établir l’état physique du joueur, le faire parler de son jeu et de ses ambitions, et enfin filmer sa séquence cinématique de swing, avec en complément une mesure des performances au driver faite avec un trackman.

De ce check-up personnalisé, en découle une série d’exercices adaptés spécifiquement au besoin du joueur, et à réaliser dans un premier temps avec le coach, puis facilement tout seul.

Le pack comprend dix séances d’entrainement essentiellement portées  sur la motricité du golfeur.

Aux termes des dix séances, on procède aux mêmes tests que lors du check-up dans une séance dite de bilan pour constater ou pas, les progrès physiques du golfeur, et donc ce fameux bénéfice pour le jeu.

C’est donc moi qui ait servi de cobaye pour ce package.

 Je précise que je l’ai payé, et que je ne connaissais pas Loïc Gambardella avant cette rencontre fortuite réalisée en septembre.

Ce test est donc sans complaisance, et je n’avais aucune idée du résultat que j’en tirerai au préalable.

Je me suis prêté au jeu en tâchant d’être le plus objectif possible, mais il est vrai que comme tout golfeur qui essaie un « truc » nouveau, j’avais envie que cela marche.

J’ai donc entamé ce processus avec beaucoup d’enthousiasme, et de concentration pour en avoir pour mon argent.

Avec le recul, il faut bien admettre que de travailler sur la base de ce qui fait un sportif, est tout à fait logique, et qu’il est juste normal d’en tirer un bénéfice.

Je précise cela, car pour ceux qui ont déjà lu les premiers épisodes ou ceux qui découvrent cette histoire, il ne s’agit pas de mettre ses baskets, et d’aller courir pensant se remettre en condition physique.

Définir mon état physique au point de départ

Ce qui commence par constater les dégâts de la vie professionnelle sur mon corps (trop de temps assis sur une chaise…et en plus dans une mauvaise posture), et de commencer à y remédier pour être à minima dans une bonne santé, et diminuer les risques de blessures, et ce, avant de commencer à imaginer parler de performance.

Si on admet que s’occuper de mettre son corps en état de marche est une première étape logique sur le chemin pour bien jouer au golf, on a déj fait un grand pas !

Pour mémoire, mon bilan d’entrée avait été plutôt très mauvais avec un risque de blessure très élevé quel que soit le sport pratiqué !

Tout y passe… mauvaise posture, limitation athlétique, condition physique inexistante…et une mesure au drive à seulement 184 mètres au carry avec un driver Titleist 913 D2.

Mesure réalisée au trackman lors de la première séance de check-up, qui va nous servir de point de repère pour vous quantifier le résultat de l’expérience dans une sorte de présentation avant-après, un peu comme pour les régimes amaigrissants.

Définir le swing idéal recherché

L’état des lieux ayant été fait, il ne restait plus qu’à travailler pour me remettre en état de fonctionner !

Je vous imagine en train de vous dire « bon, il devait vraiment être en mauvaise condition physique…je n’en suis sans doute pas à un stade aussi dégradé ! »

Sauf que je n’ai jamais arrêté de faire du sport plus de trois mois dans ma vie !

Le problème de la condition physique, ce n’est pas de faire plus ou moins régulièrement un effort physique, mais de le faire correctement !

Tout le monde pense savoir marcher. Tout le monde pense savoir courir. Sauf qu’en le faisant, on créé un nombre incalculable de mouvements parasites.

En synthèse, le premier check-up me concernant :

  • Le pied droit est en pronation et la cheville droite présente une torsion tibiale externe.
  • Le genou gauche présente une tubérosité tibiale plus basse causée par un flexum. Ceci entraine une élévation de la hanche droite et de l’épaule droite.
  • En flexion à 30° le genou droit regarde en dedans du pied ce qui signifie que l’axe mécanique de la jambe n’est pas respecté.
  • On note également une élévation de l’omoplate gauche.
  • Vu du dessus : le bassin et les épaules sont avancés à droite.
  • De profil : on note une antéposition de la tête.

En complément, le bilan fonctionnel des schémas moteurs de base avait montré que mon score était très en-dessous de la moyenne, signe d’un manque de mobilité dans les mouvements, et l’apparition de compensations, augmentant fortement le risque de blessures lors de la pratique de toute activité physique.

En conséquence, j’allais devoir augmenter la mobilité des épaules et des membres inférieurs ainsi que la puissance des muscles du tronc.

Concernant le swing, et notamment, ce que nous avions observé à partir de la séquence cinématique, le take away était réalisé trop en bloc.

Les quatre courbes qui décrivent un swing de golf (bassin, thorax, bras et club) se suivaient sans aucune dissociation.

Séquence cinématique de mon swing avant

Pendant la phase clé du swing, la phase de transition, le bassin relançait bien en premier, mais il était suivi en bloc par les bras, et le club avant le thorax !

Paradoxalement, ma séquence se retrouvait dans le bon ordre au moment du downswing, mais l’accélération était si faible qu’elle démontrait surtout un manque de transfert d’énergie.

En plus de ces observations, le check-up avait révélé une lourde tendance d’angle inversé de la colonne au sommet du backswing, risquant fort de me poser à terme des problèmes lombaires.

Pire, mon bassin « slidait » à l’impact, et partait en avant pour créer une extension trop précoce, sans oublier une tendance à désarmer les poignets dès le début du downswing.

Ne vous moquez pas !

Car avec tous ces défauts, j’arrivais quand même à driver à 186 mètres carry au drive, soit flirter avec la barre des 200 avec la roule.

La mise en place de la solution

Partant de ces constats, Loïc Gambardella qui est à l’origine physio-osthéopate, membre du board du Titleist Performance Institute, passionné de golf, et impliqué à haut niveau dans différents sports comme le ski, a dressé une liste de travaux à effectuer.

« Les limites de motricité ainsi que les limites de mobilité (bassin notamment) influencent à la fois ta posture à l’adresse, mais aussi la manière dont tu génères ton swing.

Notre premier axe de travail sera l ‘optimisation de tes capacités en mobilité thoracique, bassin et épaules, afin de faire évoluer ta posture vers la position neutre. Mais aussi augmenter tes capacités fonctionnelles pour éviter les risques de blessures.

Un exemple d'exercice

Une tonification globale, en commençant par les fessiers, est également importante car elle permettra de stabiliser le bas de ton corps, afin de pouvoir transmettre la puissance vers le haut du corps. »

Et nous voilà parti pour dix séances de travail d’une heure et demi avec au début des exercices d’échauffements et d’assouplissements, puis une montée progressive vers des exercices plus tonifiants, et plus rythmés, toujours dans un objectif golf.

La première séance a été un calvaire.

J’étais limite de vomir, surtout sur les exercices nécessitant d’avoir la tête en bas. Rien de bien extraordinaire en soi, simplement le reflet d’une condition physique inexistante.

Ce qui est amusant, c’est que si j’ai souffert sur la première séance…Aux yeux de Thomas et Loïc, mes préparateurs attitrés, ce n’était que l’échauffement !

Avec le recul, au bout de la dixième séance, je courrais presque comme un cabri alors que le niveau d’intensité physique était sans commune mesure avec la première séance.

C’est donc un premier point positif à vous communiquer !

En moins de dix séances bien ciblées, j’ai retrouvé une très bonne condition physique, et j’avoue qu’à chaque fois que je sortais d’un entrainement, j’étais plutôt bien…ce qui aide à se remotiver pour la fois suivante.

Le bilan athlétique

Rien ne sert que je vous décrive en long et en large toutes les séances, dans la mesure où elles sont adaptées à chaque golfeur, selon ses besoins.

Pour l’analyse morpho statique, de toutes les anomalies décrites au check-up, n’a finalement subsisté que la pronation du pied droit, et l’élévation de l’épaule gauche.

Sur six points reportés au check-up, quatre ont été largement corrigés.

Bilan morpho statique

Concernant le bilan fonctionnel des schémas moteurs de base, j’ai démontré une belle progression dans la maîtrise des schémas moteurs de base, et en particulier, une forte progression sur la mobilité d’épaule et du bassin.

A ce stade, le premier constat est que je suis revenu dans un mode de fonctionnement normal.

La cinématique du swing de golf

La séquence cinématique démontre que le take away est devenu un gros point fort de mon swing.

Sur la phase de transition, subsiste un problème de coordination entre les poignets et le thorax.

Pour le dowswing, la séquence est normale.

Parmi les observations complémentaires que l’on peut faire, on a pu noter un désarmement précoce des poignets, et un facteur X aux environs de 55°.

Quelles conclusions en tirent Loïc Gambardella ?

« La posture en statique et à l’adresse sont les premiers points forts de ta progression, avec une disparition de la posture en S. » 

Poursuivant « Il apparait aussi une forte progression de l’élasticité et de la mobilité de la partie supérieure du corps, te permettant d’augmenter la rotation thoracique et le travail de placement du club dans l’espace sans perdre ta posture. » 

« Au niveau de la puissance du bas du corps, les fessiers dont devenus les piliers pouvant transmettre l’énergie vers le haut du corps. » 

C’est ce point qui m’aura le plus marqué de toute cette expérience physique…L’importance des fesses au golf ! 

« Au niveau de l’analyse 3D, il apparait que tu ne mets plus ton dos en danger (angle inversé de la colonne observé lors du bilan initial) et que tu as augmenté ton facteur X stretch de 5°.

Séquence cinématique de mon swing après

Au niveau du bassin, du thorax et du club, on note une meilleure capacité d’accélération et de décélération. Cela se traduit une plus grande transmission d’énergie et augmente tes possibilités d’accélérations finales de plus de 200 degrés/seconde soit 15% de tes capacités. » 

L’autre bénéfice qui n’apparaît pas dans ces lignes écrites par Loïc Gambardella, c’est que je me suis pris au jeu. J’ai rapidement compris que cet exercice n’aurait d’intérêt que si je le poursuivais de mon côté. 

C’est pourquoi j’ai acheté quelques accessoires de gymnastiques pour poursuivre en solo les mêmes exercices que j’ai appris chez BeAthletik. 

Et à ce jour, je continue toujours à raison d’au moins une fois par semaine. 

C’est l’autre vérité de ce test ! Il ne faut pas non plus croire que c’est un remède magique. 

En dix séances, on peut faire beaucoup ! Mais comme l’écrit plus haut notre coach, certains problèmes subsistent, et appellent d’autres exercices. 

C’est ce qu’on appelle le processus d’optimisation. 

Quels gains au drive entre avant et après Beathletik !

Roulements de tambours…22 mètres au carry !

Le gain de distance au carry constaté avec le même club dans les mêmes conditions a été de 22 mètres en trois mois de temps.

Avant l'expérience

De 184 mètres au carry avec un smash factor de 1,49 initialement, j’ai réalisé un drive à 206 mètres avec un smash factor à 1,52 !

Après l'expérience

Le smash factor est le ratio entre vitesse de swing et vitesse de balle. Autrement dit, la bonne utilisation du club par le joueur.

Proche de 1,50 pour un driver, ce ratio est optimum.

Entre le premier et le dernier coup, l’écart est léger, mais démontre que sur le coup de départ, j’étais proche de mon maximum du moment !

Sur le coup final, non seulement, j’utilise encore mieux mes ressources, mais je les ai augmenté, d’où l’écart conséquent que nous trouvons.

En ajoutant la roule, pour obtenir la distance totale, on obtient un gain de 30 mètres entre le coup initial et le coup final.

Ma conclusion sur cette expérience

Pour parler en termes moins technique, je retiens de cette expérience que j’ai nettement amélioré la stabilité du bas du corps, plus que je n’ai réellement augmenté ma vitesse de swing (le gain a été de seulement de 0,5 mph), créant une meilleure résistance dans la phase de transition, ce qui a considérablement augmenté l’énergie que j’ai transféré à l’impact.

Il me reste à travailler sur le haut du corps, pour améliorer la dissociation bras club avec les poignets encore trop rigides, et pas assez souples, pour encore aller chercher 10 à 15 mètres de gains.

Quel driver peut vous faire gagner 30 mètres en 3 mois ? Je vous le dis…Aucun !

Et 30 mètres, ce n’est pas du tout le même deuxième coup sur le parcours !

C’est peut-être un fer 7 au lieu d’un fer 4 pour attaquer le green, sachant que le gain de distance constaté ne s’arrête pas qu’au driver !

Le gain se retrouve sur tous les clubs que vous utilisez.

En conclusion, je ressors très positif de cette expérience qui va considérablement changer ma façon de jouer au golf.

Cette méthode est à la portée de tous les golfeurs, sportifs ou moins sportifs, et comme je l’écrivais plus haut…c’est presque une évidence.

Avant de courir un marathon, est-ce que vous n’iriez pas déjà courir autour du pâté de maison, et même mieux, n’iriez-vous pas apprendre à courir correctement ?

Je retiens donc ce principe majeur : Avant de commencer à apprendre à jouer au golf, nous devrions tous commencer par éduquer notre corps dans l’optique d’apprendre à jouer au golf.

Vous n’imaginez pas le temps que l’on gagnerait dans nos progressions !

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

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