Plus de 5000 pages pour votre jeu de golf. Matériel, technique, parcours, voyages...

Un contenu unique, utile, et passionnant! Pour le 1er abonnement 12 mois! 1 boîte de 12 balles Srixon Z-Star ou Z-Star XV au choix offertes et envoyées chez vous!

Vinaora Nivo Slider

Et si la vitesse de swing ne déclinait pas avec l'âge ?

Pourquoi la vitesse de swing décline avec l’âge ?

Il y a quelques semaines, nous avions publié une première étude sur le sujet, en diffusant les données d’un testeur senior de plus de 65 ans, pour lequel nous avions deux ans d’historiques de tests, notamment au driver. Récemment le Titleist Performance Insitute a publié une étude plus exhaustive qui peut faire référence, et que nous avons analysé pour vous en présenter ci-dessous les principaux contours. Préalablement, nous parlions des constats, ils ont essayé d'identifier les causes, et comment y remédier.

Découvrez nos formules d'abonnements

Etude sur les causes de pertes de vitesses de swings

Le Titleist Performance Institute fait office de référence dans le domaine de la performance golfique.

Basée à Oceanside en Californie, cette organisation se veut forte de produire des études sur les golfeurs, pour comprendre les ressorts de la performance, et être à la pointe des innovations pédagogiques.  

Sur la question de l’âge, il y a des chances que les seniors se sentent plus concernés, pourtant il est bien délicat de déterminer quand « on est vieux ou âgé » au golf ?

Dans son étude, Mike Carroll le reconnait bien volontiers. Qu’est-ce que cela veut dire être âgé ? Par rapport à qui ? Par rapport à quoi ?

Mike Carroll est en fait l’auteur du sujet publié sur le site du TPI (Titleist Performance Institute). Diplômé en sport de l’université de Limerick, il entraîne des golfeurs et des golfeuses à Irvine en Californie.

Son sujet démarre par un constat concernant l’US Senior Open où les golfeurs pros de plus de 50 ans ont rivalisé de créativité, de talent, et de performance, mais aussi de vitesse de swing avec des moyennes dépassant les 100 mph !

Cela fait un peu cliché… mais en regardant la liste des golfeurs les plus longs au drive sur le champions tour, on retrouve… John Daly au sommet du classement avec une moyenne de 300 yards (270 mètres).

Rien n’a changé pour les golfeurs de cette génération (les 50/60 ans)…Daly est toujours un bombardier. Ceci dit, si on occulte le fantasque Daly, le second, Tommy Armour III est à 296 yards de moyenne.

Les 50 plus longs frappeurs chez les seniors dépassent les 271 yards (247 mètres).

Pour Carroll, il est évident que ces « seniors » bénéficient d’une excellente technique (elle a d’ailleurs pu continuer à s’améliorer avec le temps) et d’une bonne séquence cinématique de swing.

Cependant, pour le coach sportif, il apparaît plausible qu’ils aient continué à travailler physiquement pour produire ces distances, et surtout pris soin de leurs corps.

Pour Daly, c’est un cas un peu atypique…

Cependant, et c’est le cœur de ce sujet, que peut-faire un golfeur senior pour s’entretenir, et contrer les effets de l’âge sur sa vitesse de swing ?

C’est là où en fait ce sujet dépasse le seul cadre des golfeurs seniors, et concerne en fait un peu tout le monde.

A 25, 35 ou 45 ans, il y a peut-être déjà des choses à mettre en place…

Effectivement, le terme « vieux » employé par Carroll est assez subjectif. Cela ne peut pas être simplement raccroché à un nombre d’années.

Pour le coach, le fonctionnement physique ou santé physique est une bien meilleure mesure.

A l’évidence, plus vous commencez tôt à vous soucier de votre fonctionnement physique, et plus, il sera facile de développer un degré élevé d’athlétisme, et un large « plateau de performance » qui pourra décliner éventuellement lentement.

Il précise que personne n’est trop vieux pour commencer à améliorer son fonctionnement physique, partant du principe qu’une des réponses à un stimulus de l’entrainement va diminuer avec les années, mais cela ne veut pas dire que cela s’arrête complètement !

Le coach livre son expérience auprès d’une population de golfeurs de 60 à 80 ans. Il a suivi des progrès très intéressants dans cette classe d’âges.

Qu’est-ce que l’âge au golf ?

La grande majorité des golfeurs constate qu’ils perdent en vitesse de swing et en distance avec l’âge, à partir de 50 ans, mais surtout à partir de 60 ans. Le score au golf et d’une certaine façon de manière indirecte, le plaisir en subit la conséquence.

clarke-senior-golfeur.JPG

Pour Carroll, il veut être très direct sur ce point « Ce n’est pas l’âge qui est le premier responsable de la perte de distance ! »

C’est en fait la perte de force et de vitesse.

Pour lui, cela fait une énorme différence. L’âge ne peut être changé alors que la puissance ou la vitesse peuvent être modifiées quel que soit l’âge.

Il en arrive aux réelles raisons de la perte de vitesse.

Première cause : La décroissance de l’activité musculaire et du système nerveux.

Pour générer un mouvement, l’expert illustre que le système nerveux central doit activer différents « moteurs ».

Ces moteurs sont en fait des nerfs et des fibres musculaires.

Pour faire simple, plus vite, on « recrute » ou on active ces moteurs, plus vite le signal est transmis au système nerveux central, et plus le mouvement va être rapide et puissant.

C’est la clé pour générer un swing rapide et puissant. Effectivement, avec l’âge, ces moteurs perdent en réactivité.

Deuxième cause : les types de fibres musculaires

Toujours à propos des moteurs, vous aurez peut-être noté que nous disposons de fibres à contractions rapides, et de fibres à contractions lentes.

Et la différence entre les deux n’est pas anecdotique.

Les premières fibres dites rapides sont vitales pour les mouvements en explosion, comme un swing de golf.

Avec l’âge, il y a une diminution du nombre et de la vitalité de ces fibres.

Il semblerait qu’il y ait un débat chez les chercheurs entre disparition complète de ces fibres et transformation en fibres lentes…

Troisième cause : Perte de masse musculaire

La puissance musculaire décline avec l’âge alors que c’est une combinaison de force et de vitesse. C’est à mettre en lien avec le point précédent, et la transformation des fibres rapides.

Après avoir identifié les causes, ce qui est surtout intéressant dans le travail de Mike Carroll, c’est de voir ce qu’il propose pour contrer le phénomène.

Que peut-il être fait ?

Alors que l’on pourrait croire la bataille perdue d’avance, le coach pointe le fait que ce qui est extraordinaire avec les muscles et le système nerveux… c’est combien le tout est réactif à l’entraînement, et même sur les plus âgés.

Le mot clé… c’est entraînement. Pas n’importe quel entraînement puisqu’il distingue deux types de programmes vraiment utiles pour inverser le processus.

Le premier consiste à réaliser un entraînement sur la puissance qui se concentre sur le fait de développer un maximum de puissance.

Il s’agit de produire de la force. Pour y parvenir, il faut travailler en charge lourde par rapport à la force de la personne.

Le second consiste à travailler la vitesse et la puissance.

Si sur le premier exercice, on s’intéresse seulement à la puissance brute.

Sur le deuxième, on s’intéresse à la puissance par rapport à un temps donné pour générer cette puissance.

S’agissant de golf et plus particulièrement de swing, c’est plutôt le deuxième type d’entraînement qui va nous intéresser.

Les preuves

Nous arrivons à la partie la plus intéressante du travail publié par Mike Carroll : les résultats d’une étude menée sur un groupe de golfeurs seniors de plus de 70 ans (11 hommes).

Pendant 8 semaines, il leur a fait répéter trois fois par semaine des exercices d’échauffement, puis de travail en répétition à 85% de leurs potentiels (principalement des squats).

Ils devaient réaliser des exercices de charges le plus rapidement possible pour stimuler le système nerveux.

A la fin des 8 semaines, Carroll a noté une progression de 41% de la taille des fibres musculaires à contractions rapides, et 32% en nombre.

Dans le même temps, il avait pris un groupe de jeunes de 24 ans pour contrôler son panel.

A la fin de l’expérience, l’écart de performance physique entre les jeunes et les vieux s’est considérablement réduit, et même annulé !

Le coach a validé dans les faits la théorie qui veut qu’avec un entraînement adapté, on peut tout à fait contrer les effets sur la vitesse de swing.

Pour les golfeurs, Carroll a déterminé que les exercices à base de sauts et de lancers de medecin-ball sont les plus simples à mettre en place, compte tenu des similitudes avec l’action de lancer pendant un swing.

Enfin, il pointe une fausse croyance à propos de l’entraînement, et une peur souvent partagée : la crainte de se blesser en soulevant des charges !

« C’est complètement ridicule ! Si vous pensez que soulever des poids est dangereux… essayez de devenir faible ! Devenir faible physiquement est dangereux ! »

Bien entendu, des précautions doivent être prises sur les programmes d’exercices, et adaptés à chaque individu.

Le fait de produire des mouvements d’entraînements appropriés est peut-être la meilleure manière de soigner une ancienne blessure, et se prémunir de futures complications.

Il conclut ainsi son sujet : « Vous avez finalement deux choix possibles devant vous…

Ne pas vous entraîner en endurance et en puissance, et vous autoriser à devenir graduellement plus faible et plus lent avec le temps, diminuant au passage votre plaisir au golf, et la qualité générale de votre fonctionnement physique.

Prendre le contrôle de votre endurance et de votre puissance à partir de maintenant, quel que soit votre point de départ, et partir vers un plan de progrès assez significatif quel que soit votre forme et votre âge…

Cela a le mérite de ne pas laisser d’espace entre les deux !

Finalement, 25, 35, 45, 55, 65, ou 75 ans et plus, nous sommes tous confrontés au même sujet. C’est aujourd’hui que se prépare demain.

On retiendra que l’âge n’est pas une fatalité concernant la vitesse de swing, le manque d’entraînement physique adapté…Oui.

Posté par le dans Golf Senior
  • Taille du texte: Agrandir Réduire
  • Lectures : 654
  • Imprimer
Modifié le

Restez informé

Recevez notre newsletter

Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.

  • le boulc'h jean-pierre 15/07/2017

    Swing pour les papys

    Bonjour exellent article qui doit mettre l'eau à la bouche de tous les 70 et plus mais une présentation des exercices préconisés me serait beaucoup plus util

    Cordialemenh

Commenter cet article

Invité 19/11/2017

A chacun sa balle Srixon !

Découvrez nos formules d'abonnements

US Golf présente la nouvelle collection Jack Nicklaus