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Plus de distance au drive, ne vous trompez pas dans vos lofts!

Plus de distance au drive, ne vous trompez pas dans vos lofts

Pour la plupart des golfeurs, le fait de taper un drive très loin depuis le tee de départ est quelque chose de très important, car cela définit un peu la façon dont ils vont se sentir perçus par les autres joueurs. Dans une partie de quatre, personne n’a envie d’être celui qui frappe le moins loin. 

Et pour certains, cette idée est même insupportable, et tout est bon pour assouvir ce besoin de distance au drive. 

D’ailleurs les magazines de golf ne s’y trompent pas en consacrant régulièrement des couvertures dédiées à ce sujet : Comment taper plus loin ? Comment taper des drives à 200 mètres ? Comment frapper plus fort ? 

Et même les sites Internet s’y mettent, certains avec de vraies réponses, et d’autres par manque d’idées, ou tout simplement pour copier, et se raccrocher aux branches, en jouant sur la corde sensible des golfeurs. 

Dans cet article, il s’agit justement de ne pas prendre les golfeurs pour des imbéciles. 

Préambule 

Si les marques usent d’arguments sur la longueur pour vendre des clubs, car elles ont compris que ce besoin, et parfois même cette angoisse, est un super accélérateur des ventes, les magazines de golf l’ont aussi compris avec des couvertures qui se ressemblent très souvent. 

Pour autant, je n’ai encore jamais croisé un pro de golf qui commence sa présentation envers un nouvel élève, par « je vais vous faire taper plus fort que plus fort » ou « vous allez gagner dix mètres de plus ».

La distance est toujours le résultat d’un processus bien mis en place, et la plupart des coachs s’attachent surtout à la bonne exécution de ce processus. 

La distance, et pas seulement ce paramètre n’est qu’une conséquence d’un travail de préparation correctement réalisé, alors que ceux qui veulent vendre du rêve font croire que l’on peut arriver à la conclusion sans passer par l’introduction. 

Sur jeudegolf.org d’ailleurs, notre position est différente. 

Nous donnons de plus en plus la parole aux experts, et nos articles sont des morceaux, non pas d’un puzzle, mais plutôt d’une construction, que vous pouvez mettre bout à bout pour appréhender le processus de la performance dans tous ses aspects. 

Comme vous l’avez constaté, nos articles ne sont pas gratuits. Ce qui nous donne une obligation de résultat. Dans la rédaction, le maître mot, c’est valeur ajoutée ! 

Pour chaque article, nous nous posons toujours quatre questions : Est-ce en corrélation avec votre passion pour le golf ? Est-ce que nous pouvons proposer un contenu de qualité sur le sujet choisi ? Est-ce que ce contenu sera utile et même réutilisable pour notre lecteur ? Et enfin, est-ce que contenu sera différenciant, et même unique ? 

Il nous faut réunir à chaque fois ces quatre ingrédients pour être certain de vous satisfaire. 

99% de nos confrères n’ont pas ce souci. Pour eux, les golfeurs ne sont que des visiteurs. Au mieux, ils vous proposent des contenus copiés-collés ailleurs, au pire, ils copient leurs sujets sur nous. 

Pour nous, comme vous êtes des clients, l’enjeu n’est pas le même ! 

Et pour ceux qui suivent l’évolution de jeudegolf.org depuis juillet 2010, vous avez pu noter que l’un de nos points majeurs de différenciations, c’est le ton indépendant et le parler vrai. 

Sans blesser les autres, nous essayons toujours de dire une vérité concernant un produit, un parcours, un conseil. 

Aujourd’hui dans ce sujet co-écrit avec notre consultant technique, Michel Delbos, si nous nous penchons sur l’un des principaux moteurs d’achats chez les golfeurs, ce n’est pas pour en tirer un avantage, mais bien pour apporter une réponse en cohérence avec l’argumentaire que nous vous tenons. 

Pour faire de la distance, il faut renoncer aux idées reçues sur les hauteurs de trajectoires 

De nos jours, à l’aide des radars de mesures comme le trackman et le flightscope, avec les nouveaux shafts, et les nouvelles têtes de clubs, les golfeurs peuvent de mieux en mieux fitter leurs drivers en fonction de leurs swings, et aussi en fonction du coup qu’ils désirent réaliser. 

Car, plus que gagner des mètres au drive, qui n’est qu’un élément parmi d’autres, aujourd’hui, les golfeurs amateurs peuvent réellement dessiner les trajectoires qu’ils ont envie de produire sur le parcours. 

Taper un driver bas ou taper une balle haute ! Taper un draw ou un fade ! Croiser les hauteurs avec les effets….ll existe en fait un grand nombre de trajectoires possibles, et de manières différentes de faire de la distance. 

Ici, nous n’allons pas parler de technique ou de gestuelle, mais déjà aborder la question de l’adéquation de la trajectoire voulue avec la situation. 

A l’heure des drivers ajustables, il est temps de rappeler que dans le mot ajustable, il y a ajustable… 

Pardon, mais combien de golfeurs, une fois passé du temps à définir un réglage idéal, le remettent en cause au cours de la saison ? 

1%, 2%, 5%...très peu en faits, une fois que nous avons pris notre driver en magasin avec le réglage que l’on nous a recommandé, en vérité, nous n’y touchons plus. 

Or, sur douze mois de l’année, les conditions atmosphériques et les conditions de roulement au sol varient. 

L’idée très répandue qui consiste à dire que pour faire de la distance, il faut avoir absolument une trajectoire de balle très tendue n’est pas toujours juste. 

Idem pour l’inverse qui consiste à remonter les lofts pour augmenter la portée de la balle. 

Pourtant 90% des golfeurs amateurs n’ont aucune idée du point d’impact réel de leurs balles sur le fairway. 

Tout le monde constate à quel endroit la balle s’est arrêtée, ce qui est donc le résultat du carry et de la roule cumulé, justement parce que c’est quelque chose qui peut se comparer très rapidement par rapport à d’autres partenaires dans une même partie. 

Ceci étant dit, concernant les trajectoires, il faut bien dire une vérité ! 

Plus une balle aura tendance à être projetée vers le haut, avec un angle de spin réduit, et un angle d’atterrissage qui ne soit pas trop marqué, et plus, elle aura de chances de faire de la distance. 

Découvrez ci-dessous deux exemples de deux golfeurs différents :

test1.jpg

Ce premier graphique illustre les coups joués par un golfeur d’index inférieur à 10 avec un bois de parcours. 

Remarquez que ses balles atteignent le point le plus haut de la trajectoire entre 110 et 130 mètres après le décollage, et à une hauteur maximum de 30 mètres au-dessus du sol. 

Enfin de course, les balles s’arrêtent dans une zone comprise entre 180 et 210 mètres. 

Deuxième cas d’un golfeur d’index supérieur à 10 toujours avec un bois de parcours. 

test2.jpg

Remarquez que ses balles atteignent le point le plus haut de la trajectoire entre 90 et 120 mètres après le décollage, et à une hauteur maximum de 30 mètres au-dessus du sol (idem que pour le golfeur 1) 

Enfin de course, les balles s’arrêtent dans une zone comprise entre 160 et 200 mètres. 

Les deux golfeurs de niveaux distincts parviennent à peu près à la même hauteur de trajectoire de balles (précisons qu’ils ont essayé les mêmes clubs dans les mêmes spécifications). 

En revanche, ils n’atteignent pas tout à fait cette hauteur au même moment, et l’angle d’atterrissage n’est pas le même, ce qui implique la différence de distance en fin de course. 

Le golfeur numéro 1 atteint le seuil des 30 mètres de hauteur plus tard (vers 120 mètres contre 110 mètres pour le second). 

Dans ce cas, nous ne nous intéressons pas à la dispersion, mais comme vous pouvez aussi le constater, plus les balles s’éloignent du centre du fairway, et moins elles ont tendance à être longues. 

Sur ce point, le golfeur le plus expérimenté est aussi avantagé. 

En somme, les trajectoires les plus hautes le plus tardivement possible, et les moins dispersées sont les plus longues. 

Les paramètres externes sont décisifs dans les choix de clubs ou de réglages 

Il ne faut pas oublier les paramètres de portance de l’air, et de dureté du sol qui peuvent considérablement modifiés les résultats d’un coup. 

D’où l’intérêt, au moins pour les drivers, d’ajuster les paramètres de lofts ou de lies. 

Car, le point clé quand vous cherchez à faire de la distance et à dépasser vos camarades, sachant que personne ne sera capable à l’œil nu de déterminer le point d’impact et la distance au carry, c’est bien la roule ! 

Pour les golfeurs qui veulent faire de la distance, le paramétrage du driver devra être fait en pensant à cet aspect du jeu, tenant compte de tous les paramètres, internes au joueur et au club, et externes comme le terrain et la météo. 

Dans certains cas, il faudra réduire le loft, et dans d’autres, l’augmenter. 

Et il ne faut pas surtout pas sous-estimer les paramètres externes. 

Si vous n’avez pas de driver ajustables, peut-être qu’il pourra t’être pertinent de vous munir de deux drivers, et choisir le matin de votre partie, lequel emmené en fonctions des conditions de jeux. 

Un exemple qui en dit long… 

Pour vous interpeller sur les questions de lofts et de distances à l’aide des statistiques issues du PGA Tour, le golfeur professionnel Ricky Barnes est connu pour avoir l’angle de lancement de sa balle au drive, le plus bas du tour avec seulement 7,45 degrés (loft dynamique et non pas le loft de son club), soit deux fois moins élevés que celui qui lève le plus la balle, Jeff Maggert à 14,62 degrés. 

Rickie Barnes, un golfeur qui tape des drives très tendus

Barnes (33 ans) swingue à une vitesse moyenne de 116 mph (187 kmh) alors que Maggert qui est plus âgé (50 ans) swingue à une vitesse moyenne de 104 mph (167 kmh). 

Pourtant et malgré le fait que Barnes a une trajectoire plus tendue et une vitesse de swing de 20 kmh supérieure, en moyenne, Barnes ne gagne que 11 mètres en moyenne par rapport à son ainé ! 

Cet exemple illustre que vous aurez beau avoir une trajectoire plus tendue et une vitesse de swing plus élevée, ce n’est pas pour autant que ce sera toujours adapté à la situation, et un avantage décisif par rapport aux autres.

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

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