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Phil Mickelson peut-il encore gagner le Masters?

Phil Mickelson peut-il encore gagner le Masters? Crédit photo : Mark Newcombe

Phil Mickelson, à 45 ans, participe cette semaine à son 24e Masters pour la conquête d’une quatrième veste verte. Toujours aussi jovial sur les parcours, Michelson se sent finalement bien au milieu de ces jeunes pousses qui semblent lui communiquer leur dynamisme, et puis n’oublions pas que Jack Nicklaus a remporté sa sixième veste verte à 46 ans, certes il y a déjà trente ans…

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Augusta c’est un peu le jardin de Phil Mickelson !

Aussi pour ce Masters, Lefty va certainement chercher à quelques mois de son 46e anniversaire, à suivre l’exemple de Jack Nicklaus, et de battre à son tour un groupe de joueurs plus jeunes qui aux yeux des spécialistes du golf sont en train de dominer.

Tout en tentant de combler le vide laissé par le déclin de Tiger Woods qui continue à soigner son dos, et ne participe pas à ce Masters, mais continue à peser sur le tournoi, en annonçant qu'il vient juste de recommencer à taper des drives.

Qui aurait pu prévoir il y a quelques années qu’à 46 ans Phil Mickelson aurait plus de chance de gagner le Masters 2016 que Tiger Woods?

On sait bien que Phil Mickelson et Tiger Woods n’étaient pas vraiment des amis au cours des nombreuses années passées ensemble sur le PGA Tour.

Si Phil Mickelson parvenait à nouveau à gagner le Masters cette année, plus que les quatre victoires qui le relieraient à Tiger Woods, ce serait sans aucun doute davantage un hommage à l’Ours blond Jack Nicklaus, pour le trentième anniversaire de sa victoire en 1986.

Au Masters 1986, Nicklaus n’avait plus gagné un tournoi majeur depuis plus de cinq ans.

À l’époque beaucoup pensaient comme pour Tiger Woods aujourd’hui, qu’il était fini, ce qui explique sans doute pourquoi, il est désormais un des derniers à croire dans le retour du tigre.

Pourtant au terme d’un dernier jour de folie, c’est bien lui qui enleva la victoire à Seve Ballesteros, considéré à juste titre à ce moment comme l’étoile montante du golf.

À Augusta, Mickelson c’est un peu le « chouchou » des spectateurs américains, mais c’est également le joueur parmi les plus âgés du Masters, qui a une réelle chance de l’emporter.

Depuis quelques mois, son jeu long ne cesse de s’améliorer, sans doute que ses derniers efforts portant sur la préparation et la nutrition y sont pour beaucoup.

Parce qu’il la déjà fait…

Optimiste invétéré, Phil Mickelson a sans doute bien en mémoire sa deuxième place l’année précédente, où juste derrière Jordan Spieth qui a joué un golf presque sans faille, il termina à 14 coups sous le par, son meilleur score au Masters après son moins 16 en 2010, quand il remporta la veste verte pour la troisième fois.

Avec la meilleure moyenne sur le PGA Tour cette année (69.17), Mickelson malgré son âge, semble encore une fois au mieux de sa forme.

Grâce à ses efforts pour se maintenir au top de sa condition physique, avec les années, ses coups ne sont pas moins longs, c’est juste que maintenant les plus jeunes sont eux, plus longs.

Ses principaux atouts pour ce Masters, ce sont sa régularité, sa précision, et sa grande connaissance du parcours d’Augusta après 24 Masters disputés.

Il semble également que comme pour Bubba Watson, le tracé d’Augusta favorise quelque peu les joueurs gauchers.

Il semble également que comme pour Bubba Watson, le tracé d’Augusta favorise quelque peu les joueurs gauchers.

Pour l’emporter cette année Phil Mickelson devra battre le fameux « Big Three » composé de Jordan Spieth le wonder boy Texan qui a remporté le Masters l’année dernière, de l’Irlandais Rory McIlroy qui a déjà remporté quatre majeurs, et de Jason Day l’Australien de vingt-huit ans qui vient de remporter deux tournois le mois précédent.

Tous les trois sont donnés favoris pour gagner cette édition 2016 du Masters.

Phil Mickelson est bien conscient de la redoutable concurrence qui l’attend.

Même en faisant abstraction du fameux « Big Three », il y a une demi-douzaine de jeunes talents qui peuvent revendiquer la victoire cette semaine : Bubba Watson, deux fois vainqueur du Masters, Adam Scott qui a gagné en 2013, Dustin Johnson, Rickie Fowler, Justin Rose, et bien entendu Henrik Stenson.

Il faudra à Phil Mickelson qui n’a plus gagné un seul tournoi depuis sa victoire en 2013 au British Open, rester constant sans se désagréger à un seul moment.

En fait depuis ce dernier succès Mickelson a été aux prises avec son swing, mais également avec son mental.

Phil Mickelson, quelles sont ses chances de gagner le Masters ?

Malgré seulement quatre top 10 entre 2014 et 2015, il y a quand même des raisons d’espérer.

L'année dernière, Phil Mickelson a fait ce que beaucoup de golfeurs professionnels font quand ils jouent mal : il a changé son entraîneur de longue date, en passant de Butch Harmon à un entraîneur moins célèbre, Andrew Getson, instructeur au Grayhawk Golf Club à Scottsdale en Arizona.

Tout l’hiver Mickelson a travaillé son swing avec Andrew Getson.

Les résultats semblent payants, puisqu’en 2016 sur huit participations, il a fini deux fois sur le podium, ne passant pas le cut qu’une seule fois.

Les dernières statistiques du PGA, le donne 5e pour les mises en jeu et 9e au putting, ces chiffres semblent démontrer qu’il est bien sur la pente ascendante.

Les dernières statistiques du PGA, le donne 5e pour les mises en jeu et 9e au putting, ces chiffres semblent démontrer qu’il est bien sur la pente ascendante.

Seuls trois golfeurs se classent actuellement dans le top 20 de ces deux catégories, et Phil Mickelson est l’un d’eux.

Mardi dernier, lors de la conférence de presse, détendu et souriant, Phil Mickelson a déclaré :
«Je ne me sens pas vieux du tout. Je me sens en ce moment avec la meilleure forme que je puisse avoir ». Il en a profité pour donner quelques conseils de swing aux jeunes loups, en leur rappelant qu’ils ne pourraient pas éviter des blessures avec des swings toujours aussi violents…

Le Masters couronne toujours un héros, et ce ne sont que des grands talents du golf qui finissent en tête du classement le dimanche pour la remise de la veste verte.

C’est une des raisons qui font de ce tournoi, l’événement golfique de l’année.

Si Phil Mickelson prend un bon départ, il y a de bonnes chances que lui et son cadet de longue date, Jim “Bones” Mackay, soient parmi les prétendants au titre dimanche.

Il peut sans doute alors rêver aux acclamations du public, comme celles qui ont résonné en 2004 lors de sa victoire sur Ernie Els.

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Auteur

Golfeur depuis les années 90, j'ai eu la chance de faire un grand nombre de voyages golfiques en France, en Europe, ainsi qu'aux Caraïbes, pour jouer sur plus d'une centaine de parcours. J'ai partagé les parties de très bons golfeurs amateurs, et de pros. Au cours de mon expérience, j'ai été proche des professionnels du secteur, enseignants, dirigeants de golf, organisateurs de Pro-Am, architectes de golf, et sponsors.


Professionnel du monde de la communication, j'ai obtenu un premier prix pour la réalisation de sites internet de parcours de golf.
Aujourd'hui, je mets à profit mon expérience golfique sur le site jeudegolf.org en apportant ma vision sur l'évolution du golf sur près de trois décennies.

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