Plus de 5000 pages pour votre jeu de golf. Matériel, technique, parcours, voyages...
Posté par le dans Golf féminin

Paula Creamer remporte le HSBC Women’s Champion

Paula Creamer remporte le HSBC Womens Champions

La panthère rose vient de rugir pour la dixième fois sur le LPGA Tour ! Victorieuse de l’espagnoleAzahara Munoz en play-off après avoir rentré le putt d’anthologie  de plus de 22 mètres, Paula Creamer remporte le tournoi des championnes à Singapour devant la crème des meilleures golfeuses du monde. 

Après avoir joué -10 sur quatre tours au Sentosa Golf Club, l’américaine ex-aequo avec l’espagnole a profité d’une parfaite lecture de green sur son deuxième trou de play-off en mort subite pour mettre fin à une série de 79 tournois sans victoires depuis l’US Women’s Championship 2010. 

« Cela va sans doute devenir ma victoire préférée. Il s’est passé trois ans depuis la dernière fois, et entre temps, il s’est passé beaucoup de choses dans ma vie. C’est enfin revenu, et cela démontre juste que la persévérance finit toujours par payer.  C’est pourquoi j’aime ce jeu. Je travaille dure pour cela, et tenir ce trophée, mince, c’est super.» 

Au cours du dernier tour, Paula Creamer a rendu une carte de 69 pour forcer un play-off avec sa rivale du jour qui a joué 70. 

Pendant le play-off qui a suivi, impossible d’imaginer que Paula Creamer n’ait pas pensé à son dernier play-off interminable au Kingsmill Championship en 2012. Play-off qu’elle avait perdu au bout de neuf trous contre Jiyai Shin, se promettant de ne plus jamais enduré un play-off aussi long. 

D’autant que cette fois-ci, Creamer et Munoz ont échappé à un play-off à trois avec Karrie Webb qui s’est littéralement effondrée dans le dernier tour, rendant une carte de 74, perdant cinq coups sur la future vainqueur, alors qu’elle en avait quatre d’avances avant le départ du dernier tour. 

Karrie Webb et les choix de clubs

L’australienne a tout simplement commis l’irréparable avec trois bogeys sur les six derniers trous du jour, dont un dernier bogey fatal sur le 18, un par5, où elle a tapé la lèvre d’un bunker de fairway. 

En tête de trois coups après sept trous, elle avait tournoi gagné avant de commettre selon elle une série de mauvaises décisions trop lourde à gommer, même pour une golfeuse expérimentée. 

A la sortie du 18, Karrie Webb a regretté d’avoir tapé un coup de bois 3 au 15 qui lui a été fatal, et ce alors, qu’elle savait qu’elle n’était pas à l’aise avec ce club depuis le début de la semaine. 

« J’utilise ce club depuis dix ans. Et pourtant j’envoie mes balles systématiquement à gauche avec depuis quelque temps. Je pense que je vais devoir en trouver un autre. Si je n’avais pas tapé ce bois 3, j’aurai sans doute pu faire le par, et la suite aurait été différente. » 

Pour la championne australienne, son échec du jour vient plus de mauvais choix de club sur le parcours que le fait de ressentir la pression mise par ses rivales. 

Karrie Webb loupe le play-off d'un coup

Affirmant que justement quinze jours plus tôt, elle avait parfaitement géré la pression pour remporter sa première victoire de la saison à domicile. 

Philosophe, Karrie Webb a aussi admise que ce n’était pas la première fois de sa carrière qu’elle laissait échapper une victoire, malheureusement…mais c’est aussi cela l’histoire du golf professionnel. Parfois, on gagne…parfois on perd…sans qu’il faille pour autant chercher des remises en questions systématiques. 

De la même façon, Creamer a admis après sa victoire, qu’une fois qu’elle a su qu’elle jouerait contre Munoz en play-off qu’elle ne devrait commettre aucune erreur, et qu’au contraire, le premier birdie serait décisif. 

Sur le 18, trou servant au play-off, la panthère rose savait que le birdie pouvait se jouer entre un bois 5 et un bois 3. La question étant de porter la balle suffisamment pour éviter les bunkers, mais éviter de faire trop rouler la balle pour ne pas se retrouver trop loin du drapeau. 

Pari réussi pour l’américaine qui joua le milieu de green, et après son long putt fit le reste sous les yeux de ses copines, Morgan Pressel, Brittany Lang, Cristie Kerr et Irene Coe restées pour assister à sa victoire, et la féliciter.

Un désir de victoire né dans la défaite de 2013

Déjà par le passé, Paula Creamer avait plutôt bien figuré sur ce tournoi avec trois troisième places en 2008, 2009 et 2013. 

L’an passé, Creamer se souvient avoir envié la victoire de Stacy Lewis et avoir eu le sentiment de ne pas avoir bien joué les neuf derniers trous. Ce sentiment de frustration, alors qu’elle n’avait toujours pas réussi à l’époque à briser une longue série sans victoires, lui a sans doute servi cette année, décuplant sa motivation pour cette fois, bien finir. 

Paula Creamer, heureuse après son putt victorieux

Heureuse de sa victoire, elle n’a pas hésité à commenter son dernier putt pour la victoire comme le plus beau coup de golf de sa carrière. 

Un putt capturé par une nuée de photographes et de caméras de télévisions qui n’ont pas loupé une miette de ce putt pour la plus grande joie de la principale intéressée, qui pourra se repasser le film de ce putt à l’envie. 

D’autant, qu’elle est coutumière du fait, et de ces grands putts qui vous changent une partie de golf. 

Déjà en 2009, elle avait réalisé un putt pratiquement aussi long pour gagner un match de Solheim Cup avec sa partenaire Christie Kerr. 

Bilan du HSBC Women's Champions 2014

Concernant le Rolex Ranking, peu de changements à noter, Inbee Park qui a terminé à la quatrième place ex-aequo avec sa rivale norvégienne, Suzann Pettersen reste numéro un.

Paula Creamer gagne trois places et remonte à la huitième place mondiale. 

A noter, la française Karine Icher termine à la seizième place de ce HSBC Women’s Champions qui aura réuni les 63 meilleures joueuses du monde, réussissant au passage un eagle au trou numéro 7, apportant sa contribution à une opération caritative en faveur des blessés de guerres pour chaque eagle réussi sur ce tournoi.

En revanche, la tenante du titre, Stacy Lewis aura connu une semaine bien morne, terminant à la quarantième place, bien loin des meilleures.

Une grosse déception qui met fin à une série de treize tournois consécutifs terminés dans le top-10 à chaque fois, ce qui l’avait pourtant rapproché du record de Karrie Webb porté à seize unités entre 1998 et 1999.

Crédits photos : HSBC Women's Champions - Getty Images

  • Taille du texte: Agrandir Réduire
  • Lectures : 2081
  • 0 commentaires
  • Imprimer
Modifié le

Restez informé

Recevez notre newsletter

Auteur

Golfeuse, je joue au golf en tant que loisir. J'apporte ma contribution en faveur des lectrices du site jeudegolf.org sur des sujets autour de la mode, des relations sociales, et de tout ce qui peut concerner les filles au golf !!!

Vous ne pouvez pas poster de commentaires si vous n'êtes pas membre du site.