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Omega Dubaï Desert Classic: McIlroy et Woods à l’aise dans le désert

McIlroy à l'aise à Dubai ! Crédit photos : Omega Dubai Desert Classic

Rory McIlroy aurait-il envie de faire marcher la machine à remonter le temps ? Auteur ce jeudi d’une première carte de 63 sur le parcours de l’Omega Dubaï Desert Classic, il prend les commandes du tournoi de l’European Tour, et devance Tiger Woods en dixième position à cinq coups. Le week-end s’annonce chaud !

En 2013, McIlroy venait à peine de signer chez Nike Golf et démarrait sa saison et sa rivalité amicale sur ce tournoi organisé entre gratte-ciels et déserts.

Beaucoup de promesses mais surtout beaucoup de désillusions pour le nord-irlandais qui allait vite déchanter, et perdre son rang de numéro un mondial au profit du tigre, alors en pleine ascension.

Après deux tours joués en 75, McIlroy laissait passer le cut, et était contraint de regarder la suite du tournoi à la TV.

Me direz-vous, sur ce tournoi, Woods ne fut guère plus inspiré, puisque par la faute d’un drop illégal, il fut éliminé au soir du deuxième tour.

Réunis au départ du dix ce matin pour entamer le premier tour de cette édition 2014, Woods a immédiatement donné le ton avec un birdie sur son premier trou, et McIlroy enchaîné avec trois birdies consécutifs à partir du 12.

Pendant ce temps, le français Julien Quesne s’est parfaitement illustré en signant une carte de 66, et commenté au micro du reporter de l’European Tour qu’il n’y avait rien d’étonnant à ce qu’aujourd’hui, les bons golfeurs soient récompensés par de bons scores !

Son explication venant de la préparation du parcours, dans la mesure où les greens sont parfaitement roulants, et ce même si les joueurs se trouvent à proximité d’un désert.

Paradoxe de Dubaï, cette ville construite au milieu de nulle part qui accueille pas moins de trois parcours, le Dubaï Creek Golf et Yacht Club, et l’Emirates (parcours Faldo et parcours Maljis).

Tiger Woods d’un 79 à 68…

A la sortie de son parcours, Woods a regretté de ne pas avoir un peu mieux joué (score de 68) alors que pourtant sa carte tranche avec son chemin de croix lors du dernier Farmers Insurance Open !

Tiger Woods en difficulté au drive sauve les apparences au petit jeu

Sa bonne journée permet aussi d’enrayer une éventuelle polémique sur le fait que Woods est « too big », comprenez trop musclé !

Déjà par le passé, son ancien entraîneur de 2004 à 2010, Hank Haney avait eu l’occasion de déplorer l’excès de travail musculaire réalisé en salle par le tigre, ce qui a finalement, selon lui, modifié son swing naturel par rapport à ses jeunes années.

Il est vrai que Woods est un fanatique de la préparation physique à outrance. Sans doute inspiré par son père, ancien militaire au Vietnam, Woods a la réputation d’être fasciné par les commandos et leurs préparations physiques si particulières.

Pour Haney, son excès de zèle à la salle de musculation est une des raisons qui explique les contre-performances de Woods sur le parcours.

Difficile à dire ! La preuve, d’une semaine à l’autre, Woods est capable de jouer 79 ou 68 ! (voir article sur Torrey Pines)

Cependant, nous pouvons constater que Woods a effectivement eu du mal à poser ses drives sur les fairways du parcours de cet Omega Dubaï Desert Classic (2 fairways pris en régulation sur 8 au drive), et doit son salut, essentiellement à son talent au petit jeu, surtout dans des conditions d’intenses chaleurs.

Avec seulement 25 putts sur le premier tour, Woods a par contre donné raisons à son ex-entraîneur concernant le putting. Hank Haney affirme que Woods est l’un des meilleurs putters du monde, en partie pour son tempo, et aussi pour son habileté à ne jamais prendre plus de deux putts sur un green.

Pour justifier ses fairways manqués, Woods a commencé à justifier qu’il était délicat pour lui de viser la partie droite du fairway sans couper son coup. L’an passé, poursuit-il, « tous mes coups qui ont manqué le fairway ont pris le rough de gauche. »

McIlroy…tout sourire

De son côté, Rory McIlroy a livré une partition parfaite aux antipodes de ce qu’il avait pu réaliser en 2013.

McIlroy régale sur le premier tour du Omega Dubai Desert Classic

Jamais sous la menace d’un bogey, il a pris 12 des 14 fairways qu’il avait à prendre, et signé un eagle au trou numéro 3.

Tout sourire en zone d’interview, McIlroy a admis avoir tenté de joué sous la barre des 60 après son eagle ! « Après mon eagle au trois, je savais que j’étais 8 sous le par, et que j’avais besoins de cinq birdies sur les six derniers trous pour atteindre le chiffre magique. Comme j’ai manqué le birdie au quatre, je me suis dit que ce serait bien de rejouer 62, comme j’ai pu le faire en partie amicale en début de semaine. »

Finalement, l’important n’est pas à un coup près pour un golfeur qui revient de loin.

Son retour en forme commence à se préciser.

Depuis sa cinquième place au DP World Tour Championship, dernier tournoi de la saison 2013 de l’European Tour et de la Race to Dubaï, McIlroy a remporté l’Australian Open, et pris une bonne place au Abu Dhabi HSBC Championship quelques jours avant d’arriver ici à Dubaï.

Pourtant, il insiste « Ce n’est pas toujours facile. Cela peut paraître plus simple que par le passé, mais je dois travailler très dur. Ces bons scores peuvent laisser croire que c’est la routine, mais je peux vous assurer que ce n’est pas le cas ! Je travaille beaucoup à l’entraînement pour pouvoir être bon sur le parcours. »

Les français répondent présents

Emmenés par un brillant Julien Quesne, troisième du premier tour avec un score de 66, le clan français démarre bien sa semaine.

Les français bien placés pour passer le cut

Romain Wattel est top-10 en -4, juste devant Jacquelin et Levy, dix-septième en -3

Greg Havret est à -2 en 35ème position, tout à fait en mesure de passer le cut de demain, tout comme Greg Bourdy, 52ème en -1.

En revanche, cela s’annonce plus compliqué pour Thomas Levet et Gary Stal 95ème à +2.

Le mot de la fin en attendant le deuxième tour pour le meilleur tricolore du jour, Julien Quesne, peu loquace mais souriant au micro du reporter de l’European Tour « Une bonne journée au cours de laquelle j’ai bien joué au golf. Content de mon putting. Pour demain, je vais continuer à jouer mon jeu, et puis on verra bien…De toute façon, on fera les comptes dimanche soir ».

Souhaitons-lui que les comptes soient bons !

A noter, les six premiers golfeurs en tête du leaderboard ont tous rentré un eagle !

Crédits photos : Omega Dubai Desert Classic

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

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