Plus de 5000 pages pour votre jeu de golf. Matériel, technique, parcours, voyages...
Posté par le dans Golf Senior

Miguel Angel Jimenez peut-il devenir le meilleur golfeur senior du monde ?

Miguel Angel Jimenez peut-il devenir le meilleur golfeur senior du monde ? Crédit photo : Michael Wade/Icon Sportswire

L’espagnol Miguel Angel Jimenez s’est récemment rappelé à notre bon souvenir en remportant le Senior Open à St. Andrews devant l’Allemand Bernhard Langer. Il s’agit de sa deuxième victoire en majeur cette année, ce qui lui permet d’occuper le deuxième rang provisoire de la Charles Schwab Cub 2018, classement basé sur les gains en tournois du Champions Tour, le circuit des plus de 50 ans aux USA. Depuis plusieurs saisons, Langer domine sans partage le golf professionnel senior. A 60 ans, serait-il en train de laisser le champ libre à son jeune rival de 54 ans seulement ?

Découvrez nos formules d'abonnements

Miguel Angel Jimenez remporte le Senior Open 2018 à St.Andrews

Avec un ultime score de 69 dimanche, Jimenez a finalement tenu un coup d’avance sur Langer, auteur d’une dernière partie remarquable, émaillée de quatre birdies sur ses six premiers trous.

Il rend finalement une carte de 68 insuffisante pour rattraper le nouveau tsar des majeurs chez les seniors.

Le circuit senior a encore de quoi faire rêver les connaisseurs. David Toms, Jerry Kelly, Vijay Singh, Steve Stricker, Mark Calcavecchia, Paul Broadhurst, Fred Couples, Colin Montgomerie, des noms qui nous faisaient rêver il y a encore seulement dix ou quinze ans…

Malheureusement pour cette génération talentueuse, elle a été confrontée très tôt à deux jeunes ogres : Tiger Woods (42 ans) et Phil Mickelson (47 ans) qui ont trusté les victoires dans les grands tournois entre 1997 et aujourd’hui.

Sans ces jeunes loups pour encore quelques années, le Senior Tour leur offre une seconde jeunesse.

Toutefois, parmi eux, Langer s’est mis en tête d’être le meilleur golfeur senior, et ce consécutivement depuis plusieurs saisons.

Depuis ses débuts sur le Champions Tour en 2007, l’Allemand à l’hygiène de vie irréprochable a déjà remporté 37 victoires. Il a déjà remporté cinq fois l’ordre du mérite du meilleur golfeur senior.

Chaque saison, il remporte entre 3, 4, 5 et même 7 victoires l’an passé. La machine impressionne tous ses rivaux.

2017 a été une de ses meilleures saisons, il a terminé en tête du classement. Sur 22 tournois disputés, il a passé 22 cuts, pour 21 top-25, et même 16 top-10. Qui dit mieux ?

Eh bien pas grand monde jusqu’à présent, si ce n’est l’américain Jerry Kelly actuel leader du Champions Tour, tout juste âgé de 51 ans ou le fantasque espagnol Jimenez qui entame cette année sa cinquième saison chez les vétérans.

Sur 14 tournois déjà disputés, il n’a pas chômé, Jimenez a déjà passé 14 cuts, accumulé 9 top-10, et remporté deux majeurs, le Tradition et donc le Senior Open, équivalent de The Open pour les moins de 50 ans.

Titré sur le prestigieux St. Andrews, Jimenez en a ainsi profité pour rejoindre un certain Seve  comme vainqueur dans le berceau du Golf Ecossais.

Jimenez a rentré un putt décisif de 3 mètres sur l’avant-dernier trou, le fameux par-4, pour ensuite sécuriser sa victoire avec un putt donné au 18, qui ne manquait pas de rappeler la victoire de Ballesteros  sur le British Open 1984.

« C’est un endroit où tout le monde veut gagner. C’est un endroit où Seve a remporté son second Open. C’est pourquoi, c’est incroyable de gagner ici et de faire partie de l’histoire. »

Surnommé « The Mechanic », Jimenez qui a déjà remporté 21 titres sur l’European, avait déjà réussi à terminer second de l’US Open Senior en juin dernier.

Crédit photo : Ken Murray/Icon Sportswire

La mécanique se met en place pour challenger Langer

Surnommé « The Mechanic » en raison de sa passion pour les voitures de courses, surtout pour les conduire plutôt que pour les réparer, il possède une Ferrari.

Membre d’une fratrie de 7 garçons, il a commencé le golf à 15 ans en piquant quelques balles de golf au practice ou en servant de cadet. Clairement inspiré par Ballesteros, Sandy Lyle et Sam Torrance, il a même eu l’occasion de les caddeyer sur l’Open d’Espagne en 1979.

Ayant participé à quatre Ryder Cup, vainqueur de l’Open de France en 2010, et plus vieux vainqueur sur le circuit Européen à l’occasion de l’Open d’Hong-Kong, Jimenez n’est pas arrivé sur le circuit senior en pré-retraite, et il le démontre cette année, en occupant la seconde place de la liste des gains.

La plupart des joueurs du circuit senior ont beau être expérimentés, beaucoup pourraient admettre se sentir nerveux au moment de partir en tête d’un dernier tour de Majeur, surtout pour gagner le premier en carrière.

Pas Miguel Angel Jimenez ! La veille du dernier tour du Regions Tradition, l’un des majeurs du circuit PGA Senior, l’espagnol sirotait un Scotch single Malt, l’une de ses boissons préférées sans trop se soucier du match qu’il aurait à livrer contre Steve Stricker.

« Je pense que je vais faire exactement la même chose que ce que j’ai fait la nuit précédente. »

Ce qui revient à dire qu’il va boire et fumer son fameux cigare.

Pour remporter son premier majeur, Jimenez ne signa pas moins de 23 birdies, le record du tournoi. Il ne sembla pas être impérial au putting, mais il sut rentrer les putts les plus importants, tout comme à St. Andrews.

En réalité, Jimenez peut avoir le sourire, et confiance dans son jeu. Il se classe très souvent parmi les plus longs frappeurs du circuit senior, ce qui n’était pas encore le cas l’an passé.

Quatrième pour le nombre de birdies sur le circuit, The Mechanic pourrait donc bien mettre à mal la domination du meilleur golfeur senior de ces dernières années, Langer.

Ce n’est pas aussi simple. Si Jimenez a remporté deux des plus beaux tournois de l’année, l’Allemand reste très compétitif. A ce titre, en 2018, il est encore le numéro un pour le nombre de birdies rentrés.

Pas forcément le plus long frappeur, il est cependant d’une précision d’orfèvre avec 77% de fairways en régulation et 75% de greens en régulation, ce qui fait de lui le meilleur frappeur de balle du circuit.

Jimenez ne se classe qu’à la onzième place pour la qualité de frappe de balle. Il se rattrape au putting avec 1.73 putts de moyenne contre 1.77 pour Langer.

Autant dire que l’espagnol a surtout sorti les bons coups au bon moment pour gagner deux majeurs, alors que Langer reste extrêmement compétitif.

A en juger par ses statistiques, la fin de règne n’est pas encore pour demain. Toutefois, au cas où Jimenez se tient près à prendre le relais…

  • Taille du texte: Agrandir Réduire
  • Lectures : 315
  • 0 commentaires
  • Imprimer
Modifié le

Restez informé

Recevez notre newsletter

Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

Vous ne pouvez pas poster de commentaires si vous n'êtes pas membre du site.