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McIlroy et ses nouveaux clubs au SA Open 2017: Un 1er tour très suivi

McIlroy et ses nouveaux clubs au SA Open 2017: Un 1er tour très suivi

C’est peu dire que les grands débuts de Rory McIlroy sur le circuit professionnel de golf pour la saison 2017 était attendus. Le nord-Irlandais qui a récemment confirmé qu’il ne participerait pas au prochain jeux Olympiques de Rio pour des motivations patriotiques tout à fait respectables, a en fait créé un véritable buzz autour de son matériel. Libre de s’engager avec les marques de son choix, McIlroy a composé un sac très éclectique. Son premier tour disputé en Afrique du Sud dans le cadre du SA Open a été une réussite pour lui, mais pas seulement…

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Le sac de Rory au centre de toutes les attentions…

McIlroy, numéro deux mondial pourrait être au centre de toutes les attentions, ne serait-ce que pour son statut.

Tous les objectifs étaient braqués sur lui, ce jeudi, car il prenait le départ de sa première épreuve sur le circuit européen pour le compte de l’année 2017 avec un nouveau sac, libéré de son engagement « clubs » avec Nike.

Au lieu d’arborer une jolie virgule comme lorsque nous l’avions vu à Paris pour l’Open de France, cette fois, le sac de McIlroy arbore un très large Rory de part en part.

C’est surtout ce qu’il contient qui a retenu l’attention de tous les observateurs.

Dans l’histoire récente du golf professionnel, il n’y a pas tant d’exemples de top-players vraiment complètement libres de sélectionner les clubs selon leurs véritables envies, et cela tranche avec le discours habituel et polissé, qui consiste à vanter les grands dieux du caractère merveilleux de tous les clubs de la marque « alpha » par rapport à la marque « beta ».

Pour une fois, un pro de renom a choisi son sac selon des critères seulement objectifs, et non pas purement financiers.

Le résultat est extraordinaire pour les marques choisies, car le discours du joueur est à la fois simple, et puissant.

Rors dans son ancien sac

Moi, Rory McIlroy, deuxième meilleur golfeur de l’ordre du mérite mondial, j’ai choisi de sélectionner mes clubs par rapport à ma balle !

Son discours est plus que cohérent, et un exemple.

Pour choisir ses clubs, McIlroy a d’abord commencé par choisir sa balle : Une Pro V1 x de 2017.

Une balle qui ne va sortir dans le commerce que dans 15 jours. Une balle que Titleist nous a proposé en test en avant-première. Nous vous en reparlerons prochainement.

De tous les équipements que McIlroy pouvait choisir, sa priorité s’est portée sur la balle.

C’est dire l’importance d’une balle de golf pour le jeu d’un tel golfeur, car elle a déterminé tout le reste de son équipement, du driver aux wedges.

Pourtant, son contrat avec Nike stipulait qu’il pouvait bénéficier d’un stock spécial de Nike RZN pendant encore au moins trois ans !

Si Nike a eu du mal visiblement à légitimer ses clubs de golf, ses balles rencontraient un certain succès commercial.

Il est d’ailleurs étonnant que Nike ait balayé d’un revers de la main, la commercialisation des balles, et même des sacs de golf.

Toujours est-il que McIlroy n’a pas fait joué sa clause, et a tout de suite opté pour la nouvelle Pro V1 x.

Du choix de la balle, en a découlé le choix du driver !

McIlroy a expliqué que le nouveau driver Callaway GBB Epic SubZero était celui qui correspondait le mieux à sa balle, tests à l’appui.

Pour Callaway, impossible de rêver une meilleure publicité… si ce n’est que Rory utilise aussi un couvre-bois Callaway, ce qui ne sera pas le cas.

Une publicité extraordinaire pour la marque de Carlsbad, sachant que fin 2016, McIlroy avait déjà testé un driver TaylorMade au WGC-HSBC Champions.

Bien lui en a pris, puisqu’il a pu terminer dans le top-5 avec une moyenne de driving portée à 270 mètres, et plus de 60% de fairways touchés en régulation.

Des statistiques qui valent toutes les publicités du monde !

Toujours libre de son choix, McIlroy a pourtant choisi de démarrer le premier tour du SA Open avec un Callaway GBB EPIC Subzero, et semble-t-il pour la saison, bien que personne ne puisse le confirmer.

Toujours libre de son choix, McIlroy a pourtant choisi de démarrer le premier tour du SA Open avec un Callaway GBB EPIC Subzero, et semble-t-il pour la saison, bien que personne ne puisse le confirmer.

C’est pourquoi Callaway est dans ses petits souliers. Imaginez qu’au Masters à Augusta, McIlroy change encore d’équipements !

Dans un sens, la publicité est extraordinaire. Dans l’autre, c’est très déstabilisant.

Callaway a d’ailleurs raison de ne pas trop vite se réjouir.

Alors que logiquement, on aurait pu imaginer que Rory utiliserait un driver et un bois de parcours de même marque, et même gamme.

Il a finalement pris tout le monde à contre-pied en conservant un bois de parcours TaylorMade M2.

Est-ce une façon de faire monter les enchères dans la perspective d’un éventuel contrat clubs avec l’un des deux géants du matériel ?

S’agissant des fers, Rory a laissé au garage ses lames Nike pour opter pour des Callaway Apex MuscleBack. Un choix qui n’est pas surprenant quand on connaît la qualité de ces clubs.

Pour les avoir intégré dans notre processus de test, ces clubs ont démontré un très bon smash factor pour des lames.

De notre point de vue, McIlroy aurait pu faire trois choix : les lames Srixon Z965, les lames Callaway Apex Muscleback, et revenir aux Titleist MB.

Avant de signer avec Nike, McIlroy jouait des MB du fer 3 au fer 9 montés sur des shafts True Temper Project X 7.0.

Très honnêtement, après le retrait de Nike, nous imaginions que McIlroy reviendrait totalement dans le giron Titleist.

Aujourd’hui, ses choix sont plus un panachage qui peut arranger tout le monde : Callaway, TaylorMade et Titleist.

Pour les wedges, pour le coup, McIlroy est revenu en terrain connu.

En 2012, quand il a remporté le PGA Championship, McIlroy jouait des wedges SM4 Vokey design sur des shafts True Temper Project X 6.5 en lofts 46, 54, et 60 degrés.

Presque 5 ans plus tard, le voilà de nouveau avec des Vokey SM6 ! Tout le monde va focaliser sur le driver, mais c’est peut-être le choix des wedges qui est le plus important, et en cohérence avec la balle…

Enfin, pour le putter, comme évoqué dans notre article sur les nouveaux Odyssey O Works, il a opté pour la nouvelle technologie d’insert « microhinge », qui a fait des ravages à Hazeltine, dans le cadre de la Ryder Cup, notamment pour Mickelson.

Le nouveau sac de Rors

Résultat : une première partie de golf en compétition très réussie !

Auteur d’une première carte en 67, McIlroy a fait honneur à son nouveau matériel sur le parcours du Glendower Golf Club.

Devant une importante foule venue assister à ses débuts, McIlroy a fait plaisir à son ami, et organisateur du tournoi : Ernie Els.

Il a démarré par quatre PARs avant d’enchaîner quatre birdies consécutifs. Passant l’aller en 32, puis finissant sa journée en 67, McIlroy a déjà démontré le même niveau de forme d’avant la trêve.

« Cela a été un très bon premier tour en compétition. J’ai eu le sentiment de me donner beaucoup d’opportunités sur les neuf premiers trous. Ce -4 aurait pu être un -6 ou un -7 sous le par, toutefois, cela a été un vraiment bon démarrage. Ce premier tour joué avec beaucoup de nouveaux clubs s’est bien passé. Je me suis senti plutôt à l’aise. A l’évidence, je vais chercher à être de plus en plus à l’aise avec, et quand ce sera totalement le cas, j’espère que je serai encore plus compétitif. Le public a été vraiment génial. C’est très sympa de jouer devant autant de personnes, et j’espère qu’ils seront encore là pendant les trois prochains jours. »

En haut du leaderboard, effectivement, McIlroy ne semble pas douter de pouvoir passer le cut.

C’est en tout cas un bien meilleur démarrage pour le nord-irlandais que lorsqu’il avait dû passer de Titleist à Nike en 2013.

Ses premières semaines avec ses nouveaux clubs avaient été un véritable chemin de croix avec plusieurs cuts manqués. Il lui avait fallu une grosse année pour digérer le changement.

A 27 ans, il semble bien mieux armé pour gérer un tel tremblement de terre dans la vie d’un golfeur professionnel. Surtout, il a pu choisir des clubs en toute liberté, et sans contraintes techniques ou esthétiques.

La fin des staff players ?

Dans cette histoire, il ne semble y avoir que des gagnants…C’est peut-être aussi la fin de la logique des staff players.

Finalement, pour une marque, c’est peut-être plus intéressant et plus logique qu’un pro choisisse des clubs selon son profil et ses besoins, plutôt que de lui imposer un sac complet avec certains clubs adaptés, et d’autres moins.

Pour en avoir parlé avec Alexandre d’Incau, clubfitter et clubmaker de nombreux joueurs français sur le tour, de tous petits changements sur la tête, le shaft, l’équilibrage peuvent radicalement changer les sensations ou les trajectoires.

Benjamin Hebert, son caddy et Alexandre D'Incau

Dans le cas d’un pro comme Benjamin Hebert qui fonctionne déjà dans le système « McIlroy ».

A savoir, il est sous contrat avec TaylorMade pour la casquette et le driver, et joue des clubs selon ce qui lui convient le mieux pour tout le reste du sac.

Par exemple, il joue des bois de parcours Srixon, préférant la forme plus arrondie des têtes.

Joueur de fers Mizuno MP-15, il a essayé les Titleist 716 MB.

Le centre de gravité étant légèrement différent et plus porté sur le hosel selon le clubfitter, il s’est mis à taper des trajectoires gauche-gauche.

Pourtant, le shaft était identique. L’équilibrage a été réalisé à l’identique ! C’est bien la tête qui a produit un changement important sur les trajectoires.

Il ne s’agit pas de dire qu’une marque est meilleure qu’une autre. Pour un autre golfeur, le centre de gravité de la tête 716 MB aurait été parfait.

Simplement, dans ce cas, le couple club-joueur fonctionne mieux dans un sens qu’un autre.

Le sac de Benjamin Hebert

Pour le golfeur, c’est plus intéressant de jouer les clubs qui lui font vraiment envie, et à la fin, dans le cas où il est plus performant, finalement, la marque est plus gagnante.

Elle n’a pas payé/forcé un joueur à jouer un club pas nécessairement adapté. Un joueur a gagné avec un club qu’il a choisi. C’est bien pour cela que dans le cas de McIlroy, Callaway peut toucher le jackpot.

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