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Masters Augusta 2018 : Rory McIlroy part à la chasse au grand-chelem

Masters Augusta 2018 : Rory McIlroy part à la chasse au grand-chelem - crédit photo : Getty Images fournie par TaylorMade

A 28 ans, Rory McIlroy court toujours après une victoire Augusta. C’est le dernier majeur qui manque à sa prestigieuse collection. En 2011, le monde entier pensait qu’il mettrait vraiment peu de temps pour se remettre de son dernier tour manqué alors qu’il était en position favorable. 7 ans plus tard, Rory doit encore se créer cette même occasion, et cette fois, la transformer pour de bon. C’est toujours son objectif numéro un !

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McIlroy prêt pour gagner à Augusta ? 

Pour cette édition 2018, il y a beaucoup de golfeurs en capacité de gagner. Le nord-irlandais, Rory McIlroy fait partie de ceux dont on peut penser que le jeu est en place, prêt à en découdre.

Il paraît au meilleur de sa forme, et son niveau de confiance dans son jeu est à son zénith. Sa victoire à Bay Hill  l’a plus que remis en selle. Il a prouvé que driving, wedging et putting était toujours sa devise.

Sur les huit derniers tournois disputés, il a obtenu plusieurs résultats probants, et notamment deux top-3 qui laissent penser que sa victoire au Arnold Palmer Invitational n’avait rien de fortuite.

A l’aise avec son swing, et désormais plus en confiance au putting, il se dit prêt à être agressif dès le début du tournoi.

Il ne veut pas répéter la même erreur qu’en 2015 où un départ poussif l’avait mis trop vite hors course. Ce sera d’ailleurs un des enjeux importants des premiers tours : Ne pas prendre trop de coups à remonter alors que les conditions devraient se durcir tout au long de la semaine.

Serein, concentré, il s’est mis lui-même moins de pression qu’à l’occasion de l’édition de 2015 où justement il avait érigé le Masters comme un objectif unique et absolu.

Alors numéro un mondial, cet excès de pression ne l’avait pas aidé à oublier son désastreux dernier tour de 2011, finalement, le dernier moment où il a été réellement en mesure de pouvoir gagner à Augusta.

La leçon bien apprise en 2011

Il faut se remémorer qu’à l’époque, il avait quatre coups d’avances avant de commencer sa dernière partie.

Finalement, il a littéralement explosé avec un dernier tour en 80. Il déclarait alors « J’ai essayé d’être hyper concentré, de visionner le parcours comme dans un tunnel, ce qui n’était pas ma façon de faire. D’ordinaire, je suis beaucoup plus relax. J’aime regarder autour de moi, et apprécier la vue d’ensemble. »

Il faut se remémorer qu’en 75 Masters avant cette édition, seulement 41 golfeurs qui avaient partagé la tête du tournoi après 54 trous, purent finalement l’emporter.

Dimanche, il faudra s’en souvenir et bien admettre qu’avant les quatre derniers trous de la journée, tout pourrait être encore en jeu, sauf si un extraterrestre comme Spieth venait à tuer le tournoi avec une avance abyssale.

Ceci étant, Spieth a aussi connu un effondrement l’année suivante, tout comme McIlroy en 2011 ou Greg Norman en 1996.

L’australien avait d’ailleurs l’avance la plus large de l’histoire (six coups) avant de se désintégrer avec un 78 final qui avait ouvert la voie à Nick Faldo.

McIlroy avait pourtant tellement bien démarré son Masters avec des scores de 65, 69 et 70. Soit exactement ce qu’il faudrait fournir cette année pour ne pas se laisser distancer, et au contraire, créer l’écart.

Dans cette fameuse journée, McIlroy avait déraillé à partir du 10, trou qui lui coûta un triple-bogey.

De cette expérience malheureuse, il avait su trouvé un bénéfice pour convertir sa première victoire en majeur deux mois plus tard à l’occasion de l’US Open.

« Quoi qu’il arrive, ne changez rien. Restez la même personne. »

C’est bien là tout l’enjeu d’un Masters, le tournoi de golf le plus médiatisé au monde.

Surtout que pour beaucoup de golfeurs, il est parfois plus facile d’être le chasseur que le chassé. Il vaut mieux être dans la peau de celui qui est en pleine course, que celui qui cherche à protéger ou défendre un avantage.

En ce sens, McIlroy exprime aujourd’hui la volonté d’attaquer dès le début, tout en pensant qu’il faudra conserver cette attitude jusqu’au bout, surtout en tête avec de l’avance.

« Quand vous êtes en chasse, vous essayez de faire des birdies. Quand vous ne l’êtes pas, vous ne pensez plus qu’à sauver des pars. »

Effectivement, ce n’est plus du tout la même approche dans ce jeu si mental.

« Je viens ici en très grande forme, et excité à l’idée d’avoir une nouvelle chance de gagner ce grand tournoi. »

Son dixième Masters sera-t-il le bon ?

Pour sa dixième participation, McIlroy n’a rien perdu de ses qualités de 2011, par contre, il a certainement gagné en expérience. Il sait gagner un majeur. « En réalité, je ne pense pas que je pourrais être en meilleure forme. Je ne me suis jamais senti aussi bien préparé, et j’attends avec impatience le premier départ, jeudi. »

Débarrassé des douleurs liées à sa cote fracturée en 2017, marié avec Erica Stoll au Château Ashford en Irlande, son seul motif de bonheur dans une saison globalement manquée, McIlroy veut reprendre l’écriture de son histoire avec la bonne plume.

En dehors des tournois qu’il a disputé cette année, en guise de préparation, McIlroy a fait plusieurs sauts à Augusta pour travailler sur son jeu en conditions réelles.

Il ne faut pas oublier que par le passé, il a posté le quatrième meilleur score moyen sur quatre tours sur ce parcours.

Affublé de son meilleur ami, Harry Diamond comme cadet sur ce majeur, McIlroy semble avoir fait le plein de parties de reconnaissances.

La semaine passée, il a joué 54 trous le mercredi et le jeudi. La semaine précédente, il avait déjà joué 36 trous en prévision de cette semaine.

« Ces parties me permettent de me sentir en confiance, et comme si tout allait se mettre en marche dans le bon sens. »

Augusta est un véritable test mental. McIlroy a retenu les leçons de 2011 et 2015.

71 est un score insuffisant pour bien démarrer, même s’il est capable de jouer sous les 68 pendant le week-end.

Sans tomber dans les prédictions de sorcières (Ben Hogan et Sam Snead ont gagné leur premier Masters au bout de la dixième participation), McIlroy sait que tant qu’il n’a pas gagné, il ne sert à rien de faire des projections ou des comparaisons.

« J’ai déjà très bien joué ici. Je n’ai juste pas encore assez bien joué pour gagner. »

Lui seul connaît la formule gagnante. « J’ai besoin d’améliorer ma moyenne de score sur les trous 4, 8 et 18. Il s’agit de mes trous les plus faibles sur les dernières éditions du Masters. Si j’arrive à progresser sur ces trous tout en prenant l’avantage sur les autres par-5, cela devrait bien aider. Et si en plus, j’ai un peu de chance… »

Les clubs de Rory pour jouer le Masters  

M3 Driver | 460cc | 8.5° | MCA Tensei Orange TX 

M3 Fairway | 15° | MCA Tensei 80 TX 

M3 Fairway | 19° | MCA Tensei 80 TX 

P750 4-Iron | Project X (7.0) 

P730 Rors Proto Irons (5-9) | Project X (7.0) 

MG Wedges | 48°, 52°, 56° | Project X (6.5) 

HI-TOE Wedge | 60° | Project X (6.5) 

TP Collection Black Copper Soto Putter 

TP5x Golf Ball | #22  

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

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