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Masters Augusta 2014: Duel entre Bubba Watson & Adam Scott

Duel au sommet du leaderboard entre Bubba Watson et Adam Scott

Le deuxième tour du Masters d’Augusta vient tout juste de rendre son verdict, et il est sans appel ! Un grand nombre de rêves viennent de se casser les dents sur le cut, alors qu’en tête, le scénario à venir pour la victoire finale commence à se dessiner.

Le secret de Bubba Watson

Vainqueur du Masters en 2012, en difficulté pour défendre son titre en 2013, parmi les outsiders en 2014, finalement, Bubba Watson fait partie des rares sérieux prétendants à être au rendez-vous, et à même avoir frappé un grand coup sur les deux premiers tours, pour se porter solidement en tête.

Après un très bon premier tour, il a réalisé une véritable démonstration ce vendredi pour prendre seul les commandes du tournoi, avec déj un score total de -7, avec trois coups d’avances sur le second, l’australien, John Senden que nous n’attendions pas à pareil fête.

Auteur de la meilleure carte du jour en 68, tout comme ses deux principaux poursuivants au leaderboard, John Senden et l’autre surprise de ce second tour, le danois Thomas Bjorn, qui porte haut les chances européennes dans un tournoi,  qui nous échappe depuis José Maria Olazabal en 1999.

Bubba Watson a frappé un grand coup.

Leader en nette avance, il ne peut plus se cacher. Il est clairement l’un des grands favoris pour la victoire finale.

La seule question qui pourrait être ennuyeuse consiste à penser qu’il le montre presqu’un peu trop tôt.

En général, le futur vainqueur ne se découvre que dans les six derniers trous de la partie de dimanche.

Contrairement aux autres grands noms du golf mondial engagés sur ce majeur, Bubba Watson n’a pas tremblé, ni commis de grossières erreurs.

« Ici, il ne s’agit pas de science. Le but du jeu consiste à essayer de prendre les greens, et si vous y parvenez, c’est que vous tapez vos coups de manière plus que correct. Donc, c’est tout ce que j’essaie de faire. Trouver les greens ! »

Merci Monsieur Watson pour cette affirmation, on aurait pu s’en douter, et d’autre part, je doute que les autres joueurs n’aient pas ce même objectif !

Pertinent ou enfonçage de portes ouvertes, toujours est-il que cela marche pour lui.

En deux tours, il a déjà pris 28 greens sur 36 en régulation, soit l’un des pourcentages les plus élevés du tournoi avec 77,8% de réussite.

« Si vous touchez les greens. Au moins, cela veut dire que vous n’êtes pas dans les arbres, et que tout va bien. »

Plaisantant sur le fait qu’il est devenu célèbre à travers le monde pour son coup de fer depuis les arbres en play-off pour la victoire en 2012.

« Hier, j’ai manqué deux greens, et aujourd’hui quelques-uns de plus, mais les conditions étaient vraiment plus difficiles. Au global, je n’ai pas vraiment eu de mauvais coups. »

Troisième pour la distance moyenne au drive sur ce majeur avec 299,3 yards (273,7 mètres), Bubba Watson peut tout à fait remporter le Masters en cumulant ce premier facteur clé de succès avec un second : la précision au drive puisqu’il a pris 20 fairways sur 28 en régulation !

Ne cherchons pas plus loin pour comprendre comment Watson est arrivé à prendre la tête du tournoi, et avec une telle avance.

Il joue à la perfection, tout en s’appuyant sur son extraordinaire longueur sur un parcours très exigeant.

L’an passé, il avait mis du temps à digérer sa première victoire.

« Vous savez  dans le golf, j’ai tout appris par moi-même. Je me suis construit tout seul. Donc, c’est un peu logique que cela me prenne un peu de temps de mentalement me concentrer sur ce que je suis en train de faire. Mon début d’année est un peu meilleur que celui de l’année précédente.  Je suis sur la bonne voie. »

Effectivement, après une longue période de doute, le gaucher a retrouvé le chemin de la victoire au North Trust Open, et terminé deux fois deuxième.

Si ce week-end, il arrive à maintenir ce rythme, il y a peu de chances que la victoire lui échappe. 

Adam Scott sauve les meubles, mais a été limite de faire partie des perdants du jour 

Il n’est pas tout à fait juste de placer Adam Scott dans cette catégorie, lui qui a essentiellement limité les dégâts sur ce second tour. 

En jouant dans le par, il a ménagé ses chances pour la suite, tout en restant au sommet du leaderboard, mais certes déj un peu distancé par l’incroyable Bubba. 

Dans cette journée de vendredi, il a connu un scénario relativement inverse à celui de la veille. 

Démarrant avec trois bogeys sur les neuf premiers trous, Adam Scott était en très gros danger avant les neuf derniers trous. 

Finalement, trois birdies au 12, 13 et 16 lui ont permis de limiter la casse sans briller.

Mais c’est justement important pour remporter un tournoi majeur, de savoir retourner les événements contraires pendant un tour. 

Ainsi, en restant troisième du tournoi, il confirme qu’il faudra compter avec lui pour la victoire ce dimanche. 

Et un mano à mano se dessine entre lui et Bubba. 

Si le gaucher américain semble avoir pris l’avantage après deux tours, il ne faudrait pas trop vite s’emballer, comme Bill Haas, le leader du premier tour qui vient d’enchaîner un vilain 78 après son 68 du premier tour. 

Dix coups d’écarts en deux jours, et d’une place de leader, il dégringole au-delà de la 25ème place avec des chances de victoires désormais quasi-nulles. 

Et ce n’est pas le seul golfeur à avoir connu des désillusions sur le parcours du Augusta National. 

Les relatives déceptions du jour

A commencer par Rory McIlroy, le favori des bookmakers qui a passé le cut de manière in-extremis après une deuxième journée catastrophique, qui a même ruiné ses chances de victoires. 

Jamais inspiré, le nord-irlandais a connu un départ terrible en étant +2 au quatre ! 

Un deuxième double-bogey dans sa journée au dix pour le début des trous du retour a terminé de le mettre en danger de rater le cut. 

Au final, il termine sa partie en 77, et se trouve 46ème à +4 , un score trop élevé pour espérer encore gagner sa première veste verte. 

En revanche, pour un coup de plus, Victor Dubuisson termine son expérience au Masters après deux tours. 

Le français, très solide sur le premier tour joué dans le par, a fini par apprendre qu’une première participation au Masters  est déjà un aboutissement, et qu’il faudra d’autres expériences pour pouvoir y briller. 

Il sort du tournoi, mais de notre point de vue, le résultat est plutôt encourageant pour un début sur le tournoi le plus difficile du monde. 

Pour un rookie, et un européen, ses deux cartes de scores sont tout à fait honorables. 

Son seul birdie du jour au 15 nous a fait un temps croire qu’il pourrait passer le cut, mais le fait qu’il le manque d’un seul coup est déjà très positif par rapport à d’autres joueurs plus expérimentés qui ont explosé, à l’image de Branden Grace en 84 sur le premier tour, ou Jason Dufner en 80 et 74. 

Car, au chapitre des vrais déceptions, vous pouvez comptabiliser Matteo Manassero, Dustin Johnson, Zach Johnson, Matt Every, Patrick Reed, Graham DeLaet, ou encore Graeme McDowell. 

Sans parler de Phil Mickelson qui rate le cut pour la première fois depuis 16 ans. Google n’existait pas, et Bill Clinton était encore Président des Etats-Unis. 

Tremblement de terre à Augusta : Mickelson loupe le cutt 

Alors qu’un gaucher américain se vante de ses exploits en salle de presse, l’autre quitte Augusta la tête basse. 

Phil Mickelson out pour le week-end

Son premier tour avait été marqué par un triple bogey au sept. Son deuxième tour restera marqué par un autre triple bogey au 12 !

Trop d’erreurs pour espérer passer le cut sur un tournoi très serré en 2014, qui voit seulement les 50 meilleurs accéder au week-end.

C’est donc la première fois depuis 2009 que ni Woods, ni Mickelson ne seront présent sur les fairways d’Augusta pour le week-end.

Il ne lui reste plus qu’à regarder la suite du tournoi à la télévision en guise de punition pour avoir commis d’aussi inhabituelles que grosses bévues.

Pour clore le chapitre des déceptions, notez que Luke Donald, Sergio Garcia, Ernie Els, Charl Scwhartzel et Webb Simpson ne seront pas non plus présent ce week-end, faute d’avoir passé le cut.

Pour l’anglais, Luke Donald, c’est d’autant plus rageant qu’il a commis une grosse erreur sur le premier tour qui l’a mis tout de suite en difficulté, et malgré cela, il a tout tenté vendredi pour revenir dans le coup.

Auteur d’une excellente deuxième carte en 70, il manque d’un cheveu de sauver sa tête, et même d’un malheureux bogey au 18 qui le prive de Masters.

Concernant, Sergio Garcia, c’est encore une grosse déception, alors qu’il réalise un excellent début de saison.

Contrairement à l’an passé où il avait alterné le meilleur avec le moins bon, il n’a jamais réussi à se mettre dans le coup.

La belle histoire de Freddie Couples

Le deuxième tour n’a pas seulement coupé des belles têtes. Il a encore consacré Fred Couples comme une grande star du golf mondial, alors qu’il a largement dépassé la cinquantaine.

Septième du tournoi en -2, le vainqueur du Masters 1992 est toujours dans le coup sur son parcours fétiche.

Avec sept birdies pour seulement cinq bogeys, Couples a réussi à passer à travers les différents pièges du parcours. Sans doute la prime de l’expérience !

Depuis 2010, le golfeur favori du circuit vétéran arrive toujours à terminer parmi les quinze premiers au Masters. Pourquoi pas une nouvelle fois en 2014 ?

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

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