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Masters 2017 Moving Day: Faites vos jeux rien ne va plus !

Masters 2017: Miving Day ! Faites vos jeux rien ne va plus ! Crédit photo : Mark Newcombe

Déjà deux tours de joués dans cette édition 2017 du Masters. Et déjà beaucoup de rebondissements, d’émotions, de spectacle et de suspense. Ci-après l'analyse avant le fameux moving day de la part de notre chroniqueur, Jean-Louis Tourtoulon, habitué de la cabine de commentateur depuis plus d'une quinzaine d'années sur les tournois du PGA ou de l'European Tour. Article illustré par les photos de Mark Newcombe à Augusta pour JeudeGolf.org

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Un de chute 

Si vous avez lu mon premier article sur ce Masters 2017, consacré à Dustin Johnson, vous savez que j’en faisais mon favori comme beaucoup d’ailleurs (pas très original je vous le concède).

Mais une chute dans des escaliers la veille du tournoi, a changé les plans du n°1 mondial qui a repoussé l’échéance jusqu’au dernier moment avant de déclarer forfait la mort dans l’âme.

Dustin Johnson, touché au dos, était dans la forme de sa vie de golfeur avant ce Masters.

Ce forfait de taille, rebat les cartes et a dû, encore un peu plus, motiver quelques prétendants à la veste verte. 

Les jeux n'ont sans doute jamais été aussi ouverts à Augusta, et l'issue très difficile à pronostiquer.

Un temps écossais lors du premier Tour 

Cette édition 2017 du Masters est vraiment particulière.

Il y a eu tout d’abord le célèbre concours de Par 3 qui a été annulé la veille du premier tour à cause des orages. Une première depuis la création de cet événement en 1960 !

Il y a eu ensuite ce vibrant hommage rendu par deux légendes vivantes du golf, Jack Nicklaus et Gary Player, à une troisième légende qui nous a quitté en septembre dernier : Arnold Palmer.

Comme le veut la tradition, les trois compères avaient l’habitude d’ouvrir les précédentes éditions du Masters avec un drive au départ du 1.

On les croyait immortels mais la vie nous a rapidement ramené à la réalité.

Il y a eu des applaudissements, des larmes, des discours vibrants et surtout une pensée unanime pour l’une des toutes premières stars du golf mondial.

Si on adule les Tiger Woods, Rory McIlroy, Dustin Johnson, Rickie Fowler et consorts aujourd’hui, c’est en grande partie grâce à Arnold Palmer. Adieu champion !

Après ce moment d’émotions, place au jeu ou plutôt au chamboule tout.

La faute à un temps digne d’un Open britannique.

Du froid et surtout des rafales de vent tourbillonnantes qui ont malmenées les joueurs tout au long de cette première journée.

Il y a eu de la casse car le parcours de l’Augusta National était limite injouable ce jeudi (78 pour Jim Furyk et Vijay Singh, 77 pour Henrik Stenson et Zach Johnson par exemple).

Et puis, il y a eu deux vraies surprises à l’issue de ce 1er tour comme seul le Masters peut nous en réserver.

Tout d’abord, l’Américain William McGirt, vainqueur de son seul tournoi sur le circuit américain chez Jack Nicklaus (Memorial Tournament) l’année dernière, s’est emparé des commandes du tournoi grâce à un excellent 69 (-3).

Mais il y a eu mieux, avec l’autre Américain Charley Hoffman qui a déjoué tous les pronostics pour rendre une carte hallucinante de 65 (-7) avec 9 birdies contre 2 bogeys.

Tout simplement impensable vue la difficulté des conditions de jeu lors de cette 1ère journée.

Le quadruple vainqueur sur le PGA Tour conclut ce premier tour avec 4 coups d’avance sur McGirt, une première depuis 1955 après 18 trous au Masters ! 

masters-moving-day-2017.jpg

Un deuxième tour explosif ! 

Hoffman doit gérer la pression inhérente sur un leader de Majeur, une première pour lui, lors du deuxième tour.

Il sera moins flamboyant mais il va parvenir à limiter la casse.

Il finit cette deuxième journée avec 10 coups de plus que la veille tout de même (75) mais il reste en tête (co-leader à -4) et gagne le droit d’attaquer le week-end en dernière partie pour la seconde fois en trois ans.

À ses côtés, on retrouvera Sergio Garcia, le meilleur joueur du monde sans le moindre titre Majeur.

L’Espagnol a eu plusieurs opportunités depuis le début de sa carrière (Open britannique 2007 et 2014, US Open 2005, USPGA 1999 et 2008, Masters 2004).

Il va forcément y penser ce week-end mais il va surtout falloir qu’il négocie bien ce moving day.

Garcia possède, en effet, la plus mauvaise moyenne de score à Augusta lors du troisième tour au cours de ces 30 dernières années : 74,92.

Il lui faudra peut-être un supplément d’âme pour enfiler la veste verte dimanche soir.

Ça tombe bien, le légendaire Seve Ballesteros, double vainqueur du Masters en 1980 et 1983 et décédé il y a 6 ans, aurait dû fêter ses 60 ans ce dimanche. Est-ce un signe ? Réponse dimanche soir…

Les chiffres ne plaident pas en la faveur de Garcia.

Des parties alléchantes 

Outre cette dernière partie Garcia-Hoffman on va suivre de près plusieurs « pairing » qui nous font saliver d’avance.

Juste devant eux, on retrouvera Rickie Fowler, auteur de la meilleure carte du jour (67) pour son 100ème tour dans un tournoi Majeur, et le gros frappeur belge Thomas Pieters qui découvre Augusta cette semaine.

Il faudra certainement compter avec eux ce week-end.

Ensuite, on suivra avec attention la partie de Fred Couples et Jon Rahm.

Le flamboyant senior américain, chouchou du public, a remporté le Masters en 1992 deux avant la naissance de son partenaire du jour !

N’oublions pas non plus les parties Justin Rose-Adam Scott, deux anciens vainqueurs de Majeurs, Phil Mickelson-Jordan Spieth (celle-ci vaut son pesant de Majeurs également) ou encore la paire Matt Kuchar-Rory McIlroy à la recherche de leur premier sacre ici.

Bref, on va se régaler lors de ce troisième tour ! 

Après un début mitigé, Jordan Spieth s'est complètement relancé au cours du second. Alors que son score total en majeur en 2015 avoisinait les -50 pour deux victoires dont le Masters, depuis son échec de l'an passé à Augusta, la machine semble s'être enrayé.

Pourtant, à le voir jouer, il ne manque pas grand chose pour qu'il retrouve le sommet du leaderboard. De favori, il est devenu un sérieux outsider.

Par ici la sortie 

Comme chaque année, le Masters a fait son lot de victimes avec le cut.

On pense notamment à Henrik Stenson, Bubba Watson, Jim Furyk ou encore Zach Johnson, tous vainqueurs de Majeurs et outsiders potentiels ici.

On pense surtout au champion en titre, Danny Willett.

willett-augusta2017-cut.jpg

 

Avec un score de +7 après deux tours, l’Anglais échoue à un coup du cut.

C’est la première fois depuis Mike Weir en 2004 que le champion du Masters ne sera pas présent ce week-end et seulement la cinquième fois lors des 25 dernières années.

Depuis son succès surprise de l'an passé, il semble avoir bien du mal à digérer son nouveau statut de champion majeur. Avant sa victoire, il était dans une forme ascendante... depuis ses performances sont en dents de scies.

La fameuse veste verte aura donc un nouveau propriétaire dimanche soir. Il reste encore deux tours ou plus avant de connaître le nom de l’heureux élu…

Crédit photo : Mark Newcombe

Remerciements à Jean-Louis Tourtoulon, notre chroniqueur qui couvre pour jeudegolf.org le Masters. Retrouvez son précédent article...

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Auteur

Journaliste de golf depuis une quinzaine d'années, commentateurs des tournois du PGA et de l'European Tour pour Canal + puis Golf +. Jean-Louis a aussi été le directeur de GolfMoov, une chaîne 100% golf. Il intervient sur jeudegolf.org pour livrer son analyse pointue sur les tournois et le haut niveau.

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