Plus de 5000 pages pour votre jeu de golf. Matériel, technique, parcours, voyages...
Posté par le dans European Golf Tour

Les nouveaux visages de L’European Tour en vue de la Ryder Cup 2016

Les nouveaux visages de L’European Tour prêts pour la Ryder Cup 2016

Ils s’appellent Danny Willett, Andy Sullivan, Matthew Fitzpatrick, Thomas Pieters, Chris Wood…Retenez bien leurs noms car ils sont pour l’instant qualifiés pour faire partie de la prochaine équipe européenne de Ryder Cup à Hazeltine en septembre 2016. Willett vient de remporter l’Omega Dubai Desert Classic, et semble être le nouveau leader naturel du golf européen.

Découvrez nos formules d'abonnements

A part Rory McIlroy, Justin Rose et Henrik Stenson, des visages bien connus sur l’European Tour, les noms de cette petite liste feraient tous offices de grands débutants pour le sommet du golf mondial entre les Etats-Unis et l’Europe.

La Ryder Cup est encore loin, pourtant, intéressons-nous à cette nouvelle vague de jeunes talents européens prêt à reprendre le flambeau des Westwood, Donald, Poulter, Casey, Garcia, Kaymer, Donaldson, McDowell, Colsaerts ou encore Harrington qui ont composé l’équipe européenne ces dix dernières années, et avec le succès que l’on connait.

Car justement tous ces grands noms du golf européen sont encore loin de pouvoir prétendre prendre une place dans l’équipe.

Si Paul Casey a carrément fait une croix, d’autres comme Padraig Harrington n’y songent peut-être plus, pour les autres, ces piliers de l’équipe, la qualification directe s’annonce difficile tant la jeune génération veut prendre la place.

A commencer par Danny Willett, le golfeur qui monte depuis un an et demi sur le circuit.

Vainqueur ce dimanche de l’Omega Dubai Desert Classic devant l’espagnol Rafa Cabrera-Bello et son compatriote Andy Sullivan, le récent second de la Race to Dubai 2015 confirme dès le début de la saison 2016 qu’il sera un des joueurs sur lesquels il va falloir compter à l’avenir.

Aux portes du top-10 mondial sans que personne ne l’ait vraiment vu venir, Willett est pourtant aujourd’hui l’un des meilleurs golfeurs européens, et en plus, il a l’intelligence de ne pas chercher à aller trop vite se brûler les ailes aux USA, et sur le PGA Tour.

Quelque part, il incarne cette nouvelle générations de professionnels qui ne jurent par que par le PGA Tour.

Au contraire, Willett a compris qu’il y avait plus de risques que d’opportunités d’aller jouer un top-50 aux USA au contraire de jouer la gagne chaque semaine sur l’European Tour.

Au contraire de l’ancienne élite du golf européen qui joue à cheval sur les deux tours sans finalement apporter la démonstration du bien-fondé de cette stratégie.

Seul un européen y arrive et c’est McIlroy !

Luke Donald, Martin Kaymer, Sergio Garcia ou encore le cas le plus retentissant, celui du belge Nicolas Colsaerts n’ont jamais réellement réussi à dominer sur les deux circuits.

Donald a réussi à être numéro un mondial mais sans jamais gagner un majeur. Garcia coure toujours après. Kaymer a eu son heure de gloire avec le doublé Player’s – US Open, mais force est de constater qu’ils n’arrivent pas à durer en jouant sur les deux circuits.

Et qui va à la chasse…perd sa place !

willett-callaway.jpg

Les stars de l’équipe européenne de Ryder Cup d’hier sont détrônées par les Willett, mais aussi Andy Sullivan ou encore Matthew Fitzpatrick, trois anglais qui incarnent la relève.

Si Willett en est déjà à sa quatrième victoire depuis 2012, Andy Sullivan a bien failli remporter son quatrième succès en moins de temps, à savoir seulement 13 mois !

Désormais 28ème mondial, et alors qu’il fait rarement la couverture des magazines, et que peu d’amateurs ne le connaissent encore, Andy Sullivan est avec Willett l’une des grosses révélations du moment.

Tous deux incarnent le renouveau du golf anglais. Un pays qui ne cesse de sortir de nouveaux bons joueurs au plus haut niveau.

Nous avons longtemps suivi les Justin Rose, Paul Casey, Luke Donald, Lee Westwood et autre Ian Poulter…La source n’est pas prête de se tarir.

Ce dimanche à Dubai, les deux anglais étaient aux prises avec Cabrera-Bello pour l’emporter.

Sullivan a cru qu’en rentrant un dernier bon putt sur le 18, il pourrait arracher un play-off, mais c’était sans compter avec le jeu astucieux de son rival.

Willett n’est pas un grand gabarit capable de taper des drives à 300 mètres à tour de pelle. Au contraire, il joue placé et essaie de commettre le moins d’erreurs possibles.

Sur le dernier trou du tournoi, il a approché ce par 5 en trois pour se laisser une approche pour birdie. Suffisant pour finalement battre son partenaire du jour, Cabrera-Bello, pourtant principal animateur du tournoi depuis deux tours, et déjà deuxième, une semaine plus tôt au Qatar Masters.

Willett-Sullivan, un duel 100% anglo-saxon que l’on devrait continuer à suivre sur les prochains tournois européens avec en toile de fond, une très probable qualification pour les Jeux Olympiques de Rio au nez et à la barbe des stars de l’oncle Jack, et ce avant de les retrouver en Ryder Cup, un mois plus tard à Hazeltine.

Ryder Cup que pourrait bien découvrir le belge Thomas Pieters dont le circuit s’est amusé récemment de la coupe de cheveux.

Rookie sur le circuit européen en 2014, et comptant déjà deux victoires, Pieters progresse dans tous les domaines.

En seulement trois saisons, il est déjà un potentiel membre de l’équipe de Ryder Cup à la faveur d’une moyenne de score sur le tour passé de 71.8 à 70.1 coups par parties, et d’un nombre de greens en régulation passés de 63 à 72%.

Avec un Colsaerts sur le chemin du retour à un meilleur niveau, la Belgique peut sérieusement croire en ses chances pour les Jeux Olympiques comme le fait de retrouver un belge en Ryder Cup.

Aux noms de Willett, Sullivan, et Pieters, il faut donc ajouter ceux de Matthew Fitzpatrick et Chris Wood, encore deux autres anglais avec des parcours différents.

Le premier, est l’ancien numéro un mondial amateur, et est dans une progression stratosphérique vers le plus haut niveau professionnel, pour le second, après des atermoiements, et une blessure, c’est plus une confirmation tardive.

Le circuit européen a beau subir régulièrement une saignée, et le départ de ses stars pour le PGA Tour, la relève semble assurée et peu disposée à laisser sa place en cas d’éventuel retour.

Comme quoi, au plus haut niveau, il n’est jamais bon de laisser sa place…Demandez à Luke Donald qui se fatigue toujours à tenter de revenir à son meilleur niveau en jouant quasi-exclusivement sur un circuit qui ne lui correspond pas vraiment…

En son temps, Colin Montgomerie avait durablement privilégié le circuit européen et même dominé pendant une décennie. Pas sûr qu’il aurait fait la même carrière en allant se perdre aux USA…

Willett et les autres suivront-ils cet exemple ?

  • Taille du texte: Agrandir Réduire
  • Lectures : 1520
  • 0 commentaires
  • Imprimer
Modifié le

Restez informé

Recevez notre newsletter

Auteur

Vous ne pouvez pas poster de commentaires si vous n'êtes pas membre du site.