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Les golfeurs français prêts à défier un Blue particulièrement Monster

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Ce jeudi, trois mousquetaires sont au départ du parcours le plus terrifiant de la saison sur le PGA Tour, le Blue Monster, théâtre du premier championnat du monde de la saison, et donc premier test pour les 50 meilleurs golfeurs de la planète. Victor Dubuisson, Alexander Levy, et Gary Stal ne pourront briller qu’à condition de déjouer les nombreux pièges du parcours.

Sommaire de l'article sur le WGC Cadillac Championship 2015

  1. Le contexte du WGC-Cadillac Championship 2015 
  2. Les trous les plus difficiles et les principaux pièges
  3. Que peuvent réellement espérer Dubuisson, Levy et Stal ?

Le contexte du WGC-Cadillac Championship 2015 

Miami sera ce week-end la capitale du golf mondial dans la mesure où tous les meilleurs joueurs du monde seront présents pour prétendre au premier titre de champion du monde mis en jeu cette année.

Pour rappel, une saison de golf professionnel met en scène quatre championnats du monde, les fameux WGC Cadillac, Match-Play, Bridgestone, et HSBC, dont trois sont disputés aux Etats-Unis, et un en Asie.

Ces épreuves arrivent juste après les Majeurs dans la hiérarchie des épreuves professionnelles.

Alors que le WGC-Accenture Match-play traditionnellement disputé en février sur le parcours de Dove Mountain a été déplacé dans le calendrier et a changé de sponsor et de terre d’accueil, c’est le tournoi de Miami sponsorisé par la firme Cadillac et organisé sur les terres de Donald Trump qui marque la première étape de ces rendez-vous réservés à l’élite.

L’an passé, seulement quatre golfeurs avaient réussis à se situer sous le par après 36 trous !

Le Blue Monster porte très bien son nom, surtout depuis la refonte du parcours en 2013.

Le magnat des affaires, Donald Trump a injecté près de 250 millions de dollars dans la rénovation du Trump National Doral Resort.

Le parcours a été allongé de près de 137 mètres tout en étant enrichi de nombreux bunkers et arbres supplémentaires.

Sans oublier les greens totalement retravaillés pour devenir de véritables défis avec leurs plateaux multiples.

D’ailleurs, même le numéro un mondial, Rory McIlroy ne s’y est pas trompé pendant sa partie de repérage du mercredi « Les greens sont très fermes, ce qui ne va pas atténuer la difficulté. »

Cependant, un autre champion, l’espagnol Sergio Garcia relativise la difficulté, en admettant que la plupart des joueurs engagés cette semaine connaitront un peu mieux le parcours, remarque qui ne vaut pas pour au moins deux de nos français, Alexander Levy et Gary Stal, grands débutants à ce niveau.

Et ils ne seront sans doute pas rassurés par les propos de Bubba Watson, déjà deux fois deuxième lors de ses trois dernières participations, qui quant à lui estime que le parcours n’a jamais été aussi bien préparé que cette année.

Pour le gaucher « Les greens sont parfaits. Les fairways sont incroyables. La difficulté sera de tenter de toucher la deuxième partie des fairways dans une position décente, tout en prenant soin d’éviter l’eau et les bunkers, et à la fin, rentrer les putts. »

Se remémorant que l’année dernière, c’était un parcours tout à fait nouveau où il fallait surtout se contenter de survivre, et essayer de rentrer quelques putts.

Les trous les plus difficiles et les principaux pièges

Du contexte déjà décrit ci-haut, nous comprenons donc que le Blue Monster est un parcours difficile, mais justement entrons dans le détail…

Sous la houlette de Gil Hanse, le Blue a été largement remanié pour devenir un tout nouveau parcours en vue de réaffirmer son statut de terrain infernal, et même de théâtre le plus redoutable de la saison.

Imaginez pour un simple amateur, même en partant des boules jaunes !

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Long de 6840 mètres pour les pros, le Blue Monster est un enchainement de longs fairways, immaculés de 95 bunkers profonds placés aux endroits les plus stratégiques, et encerclés par de nombreux plans d’eaux, et pour finir, les greens présentent de très nombreuses ondulations.

Et que dire des roughs ?

Ils avalent littéralement les balles ! Rester sur le fairway est ici plus qu’ailleurs indispensable.

Le rough présente en fait un très large éventail de lies différents qui demandent des réponses techniques différentes.

Par exemple, le rough dit « Bermuda » va accrocher la face du club, et engendrer des risques de pulls.

Si Dubuisson, Levy et Stal arrivent à mettre en place leurs drives, ils auront fait une bonne première partie du chemin.

D’autant que sur le Blue Monster, les approches précises sont plutôt bien récompensées par des greens aux vitesses de roules régulières, bien que rapides, ce qui est la norme pour ce type de tournois.

Concernant les fameux plans d’eaux, il faut savoir qu’ils sont en jeu sur au moins six trous, qui tous demandent des coups de fers très précis, et sont particulièrement difficiles les jours de vents.

Car en plus du dessin du parcours, un élément rend le « Blue » particulièrement « Monster », le vent !

Pour scorer, il faut donc être à la fois long, précis, et habile dans le vent.

Au chapitre des opportunités, une des clés souvent mise en avant pour bien jouer sur ce parcours, est le fait de bien figurer sur les par-5.

Trois des quatre que compte le parcours sont de longueurs relativement raisonnables comparativement aux autres trous du parcours.

L’an passé,  c’est Patrick Reed qui avait parfaitement réussie à s’accommoder des pièges pour devenir le plus jeune champion du monde de golf à seulement 23 ans.

Que peuvent réellement espérer Dubuisson, Levy et Stal ?

Pour Victor Dubuisson, c’est le véritable coup d’envoi de sa saison 2015.

Jusqu’à présent, il a assez peu joué, et en tout cas, beaucoup moins que l’an passé à la même époque, où justement, il avait enchaîné les tournois de septembre 2013 à mars 2014, récoltant au passage l’essentiel de ses points au classement mondial (actuellement dans le top-15), mais laissant aussi beaucoup d’énergie en vue des majeurs.

Cette année, et il le revendique, il a pris plus de temps pour lui.

L’avantage de sa nouvelle position de top-player, c’est qu’il peut se permettre de moins jouer pour se concentrer sur les plus gros tournois.

Attention, cette stratégie n’est payante qu’à condition de performer sur ces gros tournois.

L’an passé, il avait très bien réussi sa première campagne américaine avant justement de couler au Doral. 

Il a en quelque sorte une revanche à prendre avec ce parcours taillé pour son jeu.

Dans un grand week-end, Dubush est tout à fait capable de se mêler à la lutte pour la victoire. Tout va dépendre de sa résistance mentale dans ce tournoi si particulier.

Difficile de faire un pronostic entre fraîcheur et manque de compétition…

Pour Alexander Levy, la donne est différente. Il est le français qui a le plus performé en 2014 avec deux victoires (Chine et Portugal), mais n’a pas encore réussi à faire un « truc » aux USA.

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L’occasion du Cadillac est sans doute la bonne, mais notre optimisme est fortement tempéré par la difficulté pour un novice sur ce parcours.

Remarque qui vaut aussi pour le lyonnais Gary Stal qui se trouve un peu dans la même position que Dubuisson un an et demi en arrière.

Après avoir gagné Dubaï devant le gratin du golf mondial, une confirmation en Floride pourrait faire de Stal plus que le tube de l’hiver.

Plus facile à dire qu’à faire !

Sans coup de théâtre à la Dubuisson aux championnats du monde de match-play, il y a de fortes chances pour que Levy et Stal soient en apprentissages au Doral. 

Mais le fait que trois français participent à ce tournoi est déjà en soi un signe très positif de la forme du golf tricolore au plus haut niveau.

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

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