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Le Stimpmeter et la vitesse des greens

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Nous avons tous eu l’occasion de jouer sur des greens que nous jugions trop lents, ou trop rapides. Certains golfeurs apprécient les greens rapides, d’autres les greens plus lents. Enfin, la vitesse des greens peut être déstabilisante au point de perturber notre jeu. Mal juger la vitesse d’un green conduit généralement à rater le putt, même si la lecture de la ligne est bonne.

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Maîtriser la roule de la balle sur le green en toutes circonstances est un facteur essentiel pour réussir ses putts, et améliorer son handicap.

La vitesse de green change en permanence sur un parcours de golf. Elle change de mois en mois, de jour en jour, et même quelquefois d’heure en heure. Ainsi la vitesse d’un green sera différente si vous jouez le matin ou le soir.

Plusieurs facteurs influent sur la vitesse d’un green

L’un de ces facteurs est l’environnement, temps sec ou humide, soleil ou ombre. L’humidité réduit la roule, alors qu’au contraire quand la température augmente et que les greens sont secs, la vitesse augmente également. Quand ces variations sont légères elles sont peu perceptibles pour un golfeur moyen.

Un autre facteur est lié à la gestion et l’entretien du parcours, la taille de la tonte, la scarification, l’irrigation, le carottage, influent sur la vitesse des greens. Le pourcentage d’azote utilisé pour la fertilisation de l’herbe influe considérablement sur la vitesse des greens, ce qui sera perceptible pour les golfeurs.

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L’entraînement sur le putting green avant de prendre un départ, permet d’avoir une bonne idée de la vitesse des greens sur le reste du parcours, à condition que le travail de préparation des greens ait été fait de façon homogène…

Les parcours de golf les plus admissibles à recevoir des compétitions communiquent chaque jour la vitesse de leurs greens. Hors compétition, c’est un service que nous sommes en mesure d’attendre de la part des équipes qui gèrent et entretiennent les parcours, au même titre que la position des drapeaux sur les greens.

Comment mesurer la vitesse d’un green ?

L’un de ces facteurs est l’environnement, temps sec ou humide, soleil ou ombre. L’humidité réduit la roule, alors qu’au contraire quand la température augmente et que les greens sont secs, la vitesse augmente également. Quand ces variations sont légères elles sont peu perceptibles pour un golfeur moyen.

Un autre facteur est lié à la gestion et l’entretien du parcours, la taille de la tonte, la scarification, l’irrigation, le carottage, influent sur la vitesse des greens. Le pourcentage d’azote utilisé pour la fertilisation de l’herbe influe considérablement sur la vitesse des greens, ce qui sera perceptible pour les golfeurs

La naissance du Stimpmeter, son utilisation et l’analyse des données

Edward Stimpson était spectateur sur le Oakmont Country Club à l’occasion de l’US Open en 1935.  Cette année là Gene Sarazen réalise un Albatros sur le trou N°15, grâce à un extraordinaire deuxième coup avec un bois 3 sur ce par 5, cela contribuera à sa victoire.

Ce qui avait retenu l’attention d’Edward Stimpson, c’était les balles des champions qui ce jour là, bien qu’arrivant parfaitement placées sur les greens, roulaient ensuite à n’en plus finir pour terminer souvent leur course dans les bunkers. À cette époque il y avait 300 bunkers à Oakmont. Edward Stimpson était un joueur amateur, mais il trouvait injuste que les champions soient pénalisés par des greens aussi rapides.

Edward Stimpson s’est mis derrière sa planche à dessiner, et quelques temps plus tard il est revenu avec son premier prototype. C’était simple, une règle en bois dans laquelle il avait façonné une cavité en forme de goulotte pour guider la balle, et un repère pour positionner la balle. Il suffisait ensuite de libérer la balle est de mesurer la distance qu’elle parcourait sur le green. La distance parcourue était la mesure de la vitesse du green.

Stimpson n’avait pas jugé utile de breveter son invention, mais il l’a présentée à l’USGA qui n’était pas pressée de développer son utilisation. Quelques décennies plus tard, grâce à de nouvelles machines de tonte, et à des semences d’herbes qui pouvaient résister à des tontes plus courtes, la vitesse des greens n’avait cessé d’augmenter, rendant indispensable la mesure de leur vitesse.

Pour la première fois, le Stimpmeter a été utilisé à l’occasion de l’US Open 1976 à Atlanta. On mesurait alors une vitesse de 7 feet (environ 2,15 mètres), ce qui était courant à l’époque, la vitesse des greens était d’environ 6,6 à 7 feet en Amérique du Nord. Plus tard, à la fin des années 2000, dans les tournois professionnels on mesurait une vitesse d’environ 10 feet.

À partir de 1978, l’USGA a commencé à produire des Stimpmeters en aluminium, vendus auprès des parcours de golf et des organisateurs de tournois. À l’origine une curiosité, le Stimpmeter est maintenant incontournable dans le cadre de l’entretien des greens et des configurations de compétitions de golf.

Bien avant Edward Stimpson, on avait inventé la roue, et la conception et l’utilisation du Stimpmeter sont tellement simples qu’aujourd’hui on ne pourrait pas non plus le réinventer. Il a cependant été amélioré par l’utilisation de matériaux plus adaptés que le bois. À partir de 1970, sa fabrication c’est faite en aluminium. Plus légers, plus solides et un peu plus longs, ces nouveaux outils de mesure disposent d’extrémités plus fines qui minimisent le rebond de la balle quand elle arrive sur le green.

D’autres évolutions plus récentes permettent plusieurs positionnements de la balle, de façon à pouvoir mesurer des zones plates plus restreintes.

Le Stimpmeter original d’ Edward Stimpson est conservé au musée de l’USGA dans le New Jersey. À Oakmont pour l’US Open, c’est son descendant en aluminium qui sera utilisé par deux greenkeepers spécialement formés à l’interprétation de ces résultats de mesures. Un d’eux dans un sens et l’autre dans l’autre sens, vont ainsi essayer de définir les vitesses des greens.

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Un standard de collecte des informations a été défini pour l’utilisation du Stimpmeter : on fait rouler six balles par zone de green à mesurer, trois dans chaque sens, ensuite c’est la moyenne de ces mesures qui est retenu pour définir la vitesse du green.

Aujourd’hui la vitesse des greens est mesurée dans une échelle allant de 1 à 14. En dessous de 6, ce n’est plus un green de golf, mais une autre surface destinée à une tout autre utilisation que le putting… La moyenne se situe autour de 9, c’est lent en dessous de 8, rapide au-dessus de 11. En tournoi une vitesse élevée est constatée autour de 12. 

L’utilisation du Stimpmeter n’a pas que des côtés positifs, il a aussi entraîné quelquefois une course à la plus grande rapidité des greens, ce qui n’est bon ni pour le jeu, ni pour l’herbe…

La recherche à tout prix d’une grande vitesse sur les greens peut avoir pour conséquence la mise en danger du gazon ainsi qu’un coût biologique élevé.

En dehors des grandes compétitions, son utilisation sur nos parcours de « tous les jours » devrait essentiellement permettre d’avoir une vitesse uniforme sur tous les greens d’un même parcours. Des greens ni trop lents, ni trop rapides, c’est ce qu’attendent les golfeurs, tout simplement.

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Auteur

Golfeur depuis les années 90, j'ai eu la chance de faire un grand nombre de voyages golfiques en France, en Europe, ainsi qu'aux Caraïbes, pour jouer sur plus d'une centaine de parcours. J'ai partagé les parties de très bons golfeurs amateurs, et de pros. Au cours de mon expérience, j'ai été proche des professionnels du secteur, enseignants, dirigeants de golf, organisateurs de Pro-Am, architectes de golf, et sponsors.


Professionnel du monde de la communication, j'ai obtenu un premier prix pour la réalisation de sites internet de parcours de golf.
Aujourd'hui, je mets à profit mon expérience golfique sur le site jeudegolf.org en apportant ma vision sur l'évolution du golf sur près de trois décennies.

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