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Le nouveau droit de jeu fédéral fâche les golfeurs amateurs !

Les golfeurs amateurs se rebiffent à l'idée de payer plus pour faire des compétitions de haut niveau amateurEpineux sujet pour la fédération française de golf confrontée à une colère non feinte des golfeurs amateurs concernés par les compétitions fédérales, et en particulier, les Grands Prix. Face à une baisse très sensible des licences golf en France, la fédération cherche des solutions pour maintenir les équilibres budgétaires du haut niveau amateur à trois ans de la Ryder Cup.

Sommaire de notre dossier spécial consacré au nouveau badge fédéral 2015

  1. Que dit la fédération française de golf ?
  2. Dans quel contexte arrive cette nouvelle cotisation ?
  3. Le précédent ECOTAXE
  4. Les équilibres financiers de la Fédération Française de golf
  5. L’inquiétude des organisateurs de Grand Prix
  6. Les principaux arguments des contestataires
  7. Les principaux arguments des soutiens de la mesure
  8. Des réactions hostiles qui donnent le ton du moment
  9. La vérité sur ce qui attend les golfeurs

Le sujet fait polémique sur le web où bon nombre de golfeurs amateurs réagissent avec véhémence après l’annonce d’une nouvelle « super licence de 35 € » en plus de la licence golf normale, une mesure qui ne passe pas, brocardée « Golfotaxe » et qui cristallise une certaine forme d’exaspération, liée sans nul doute à la conjoncture économique globale du pays, et une défiance de la base pour son mode de gouvernance, et ses élites.

Loin de raviver les polémiques, tâchons d’y voir plus claire en retranscrivant la parole des différents intervenants pour comprendre le vrai du faux, dans un contexte où le financement de la Ryder Cup est souvent mis en cause par les internautes.

Premier constat ! Que dit la fédération française de golf ?

La participation à un Grand Prix ou à un Grand Prix Jeunes oblige à un certain nombre de critères en plus de ceux exigibles pour obtenir une licence, sésame pour jouer au golf en France.

Un Grand Prix est une compétition de golf amateur, considéré comme le premier palier vers le haut niveau amateur par la FFG.

Chaque année, le calendrier fédéral comporte plusieurs épreuves classées par catégories, et ouvertes aux amateurs selon un niveau de jeu requis.

Les plus célèbres sont la Coupe Mouchy, la Biarritz Cup, ou encore le Grand Prix de Joyenval.

En 2015, pour participer à ce type de rendez-vous prestigieux, il faudra en plus d’être licencié à la FFG (52 € par an pour les plus de 25 ans), s’acquitter d’un nouveau droit de jeu fédéral de 35 €.

Toutefois, cette mesure ne concernera pas les golfeurs étrangers ou licenciés dans un autre pays, et souhaitant participer aux Grand Prix français. 

Fait que les amateurs ont d’ailleurs pointé comme étant une aberration à leurs yeux.

Pour contextualiser, ce type d’épreuves ne concerne pas tous les golfeurs. Au contraire, ils sont plutôt minoritaires en nombre.

Selon des chiffres de la fédération française de golf, les amateurs de Grand Prix ne représenteraient que 2,5% du total des licenciés.

En revanche, il s’agit de la partie des licenciés qui se veut la plus sportive, et qui pratique en partie pour faire de la compétition.

Elément qui contribue fortement à changer l’image du golf, activité pantouflarde et bourgeoise, en sport avec tous les codes positifs qui s’y ajoutent.

Précisons toutefois que cette taxe n’a pas encore été définitivement adoptée.

Une communication fédérale sera mise en place à la fin du mois de février ou au plus tard au début du mois de mars, pour annoncer les modalités précises de cette nouvelle super licence.

A l’heure actuelle, rien n’a été encore voté.

Le golf en Grand Prix est-il menacé ?

Dans quel contexte arrive cette nouvelle cotisation ?

Un peu à l’image de l’Ecotaxe, le droit de jeu fédéral est perçu par les amateurs comme une nouvelle taxe, dont la contrepartie, à savoir ce qu’elle finance n’est pas évidente.

Et pour nous, c’est l’un des points sur laquelle la fédération a un peu raté sa communication.

Quoi qu’il en soit dans le fait qu’une nouvelle mesure passe ou ne passe pas, on ne peut pas ignorer le contexte.

Quel est-il en quelques mots simples ?

  • Le nombre de licenciés recule en France pour la première fois en plus de 20 ans.
  • Le nombre de jeunes qui pratique est en chute libre.
  • La part des seniors dans la pyramide des âges s’accroit.
  • Depuis 2012, les catégories moyennes sont assommées de nouvelles taxes
  • Les perspectives économiques du pays sont négatives (dettes, croissance, taux de chômage)
  • Dans les faits, les cadres du privé ne jouissent plus tant que ça des 35 heures.
  • La réforme des rythmes scolaires a chamboulé l’organisation des ménages avec enfants.
  • La faible exposition du golf dans les médias nationaux malgré la performance de nos champions ne donne pas de perspectives optimistes pour la suite.

Résultat, dans les ligues et à la fédération, tout le monde s’interroge sur le pourquoi de la baisse de la pratique du golf en France.

Le coût financier et temporel du golf est jugé par les non-initiés sans rapport avec la réalité des finances des ménages.

Si tout le monde s’accorde à dire que l’on peut découvrir le golf à moindre coût, ce n’est plus vrai dès la deuxième année quand les véritables coûts apparaissent.

La baisse du nombre de licences est le simple résultat mathématique du fait que plus de gens arrêtent le golf que ceux qui ne commencent.

Et ceux qui arrêtent le plus, sont les débutants de l’année précédente.

Le prix n’est pas le seul facteur explicatif !

L’autre grande raison que nous avons déjà à maintes reprises dénoncées sur Jeudegolf.org est la qualité de l’accueil des nouveaux joueurs dans les golfs, chaînes ou pas !

75% des golfeurs jugent que l’accueil dans les golfs pourrait être amélioré.

Le contexte et l’enjeu du golf en France actuellement est en fait très simple à comprendre : S’adapter durablement à un phénomène de baisse des revenus des ménages en faveur des loisirs, et proposer un meilleur accueil de ceux qui veulent faire l’effort de découvrir le golf.

La première partie de l’équation impose de revoir en profondeur le modèle économique de l’activité (coût du matériel, entretien des parcours, coût de l’enseignement) tout en inventant de nouveaux moyens de financement (paiement en trois fois sans frais…).

La deuxième partie de l’équation consiste plus simplement à revoir notre sens de l’hospitalité, et voir le golfeur, non pas comme un passant, mais comme un client VIP !

Cela suppose sans doute le retour de la fonction de direction commercial dans certains golfs !

Le précédent ECOTAXE

En 2007, lors du Grenelle de l’environnement, tous les acteurs politiques et économiques se sont entendus pour mettre en place un taxe labélisée Ecologie limitée aux transporteurs routiers plutôt qu’une taxe carbone généralisée à tous les véhicules empruntant l’autoroute.

Taxe qui vient s’ajouter aux tarifs déjà acquittés par tous les usages empruntant les autoroutes privatisés.

Cinq ans plus tard, au moment de son application, le contexte économique s’est renversé d’une phase de croissance en phase de décroissance, et cette taxe supplémentaire est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase après des mois d’augmentations d’impôts divers.

Résultat, tout le monde rejette le nouvel impôt sans se rappeler l’origine de cette taxe et sa contrepartie.

Le droit de jeu fédéral n’a beau rien à voir avec cet impôt, il provoque la même colère, et le même rejet.

Les équilibres financiers de la Fédération Française de golf

Deux avis s’opposent !

D’une part, la FFG défend l’idée qu’organiser des compétitions de haut niveau a un coût, et que ce coût doit être supporté par le client final, le golfeur qui est demandeur de ce système.

D’autre part, les amateurs rejettent ce point de vue, estimant que la fédération ne participe pas directement au financement des grand prix !

De ce contre-argument est né une série d’autres explications.

Dans un premier temps, l’argument du financement de la fédération a été mis en avant.

2% de licences en moins représentent un manque à gagner de 520 000 euros par an sur un budget de 27 millions d’euros annuel contribué à 65% par les licences pour la FFG.

En admettant que 10 000 golfeurs impliqués dans les Grand Prix jouent le jeu, et contribuent à hauteur de 35 € supplémentaires, cela apporterait 350 000 euros par an.

Ce calcul démontre que la fédération n’espère pas équilibrer la perte des licences avec le fait de taxer les golfeurs qui pratiquent le plus.

Autre argument mis en avant par les contestataires de la mesure, la fédération veut payer les frais de la Ryder Cup.

Ce à quoi cette dernière répond que le financement de la Ryder Cup fait l’objet de fonds séparés, conformément à la gestion de ce type d’événements en lien avec le ministère des sports, et le comité Ryder Cup.

En somme, les golfeurs ne participent pas outre mesure au financement de l’épreuve de 2018 qui aura lieu au Golf National.

Le président de la ligue Bretagne, Jean-Luc Poulain l’affirme « La Ryder Cup a un budget totalement indépendant du sport amateur. La question du badge fédéral est ici totalement hors sujet. »

Le fait qui est difficilement contestable, c’est que la fédération n’est pas parti pour atteindre son objectif du doublement du nombre de licenciés à horizon 2020.

Et la véritable raison tient dans deux paramètres : la crise et le manque de moyens consacré à la communication dans les grands médias.

A titre de comparaison, l’équitation est devenue le 3ème sport le pratiqué en France en communiquant dans les grands médias, et auprès des jeunes.

Deux ressorts qui ne sont absolument pas utilisés par la filière golf à ce jour.

Précisons que la pratique de l’équitation prend autant de temps que le golf, et que le budget moyen du pratiquant est plus élevé.

La crise n’est donc pas le seul argument de la baisse des licences en France.

Plus que le coût du golf, c’est sa perception par le non-initié qui est en cause ! Et donc l’image !

De la même façon que l’équitation a vu une mesure assez impopulaire lui être imposée : le changement de son taux de TVA qui est autrement plus impactant qu’une hausse de licence de 35 euros…

L’inquiétude des organisateurs de grand prix

Avant la mise en place de cette nouvelle super-licence, des échanges ont eu lieu dans les différentes ligues régionales qui gèrent les compétitions amateurs.

Les nuages s’amoncellent sur le golf amateur

Au sein de la ligue Bretagne,  son président Jean Luc Poulain a justement fait part des siennes : « Les grands prix c’est important pour la ligue, tout le monde y gagne et je crains que cette disposition ne fasse disparaître les Grands Prix de catégorie 9 et 10, ces compétitions nous donnaient une certaine lisibilité dans la presse ». 

Ce à quoi lui répond Gérard Nadot, secrétaire général de la Fédération « Le golf loisir ne doit pas payer pour le haut niveau, et le Grands prix supprimés pourront tout à fait devenir des compétitions de ligue ».

Précisons qu’une compétition de ligue ne donne pas de point au classement français, ce qui remet en fait en question l’intérêt de ce type d’épreuves.

Surtout si on part du postulat qu’un joueur de grand prix joue autant pour l’épreuve elle-même que pour les points qu’elle peut lui apporter !

Au-delà des craintes de Monsieur Poulain, ce qui peut réellement faire peur, c’est la réaction des golfeurs à l’annonce de cette mesure, et leur farouche opposition.

Certains allant jusqu’à proposer de boycotter les licences normales de la fédération pour la faire plier, et annuler cette nouvelle mesure. On retrouve certains comportements vus lors de l’épisode de l’Ecotaxe.

Les principaux arguments des contestataires

Les golfeurs déplorent dans un premier temps le manque de concertation, et le caractère unilatéral de la décision.

Le coût de la licence golf à 52 € est considéré comme déjà plus cher que d’autres sports.

Et effectivement, prenons un sport individuel comparable en termes de cible potentiel, le tennis !

La licence 2015 est au prix de 25 €, soit deux fois moins chères que le golf…sauf que ce sport compte deux fois plus licenciés en France, et les coûts de structures sont sans comparaisons.

Cependant, chaque compétition fait l’objet d’une tarification spécifique…comme les Grand Prix, qui en moyenne, coûtent déjà près de 80 euros de…droit de jeu.

Autre argument, les contestataires ne comprennent pas pourquoi cette taxe ne s’appliquerait qu’aux joueurs de Grand Prix et pas à tous les licenciés.

On reconnaît là l’échec partiel de la ffg qui n’a visiblement pas trouvé la bonne formule pour expliquer aux intéressés en quoi ce nouveau prélèvement les concerne, et quels sont les enjeux qui les obligent.

Toujours au chapitre des opposants, certains n’hésitent pas à mettre en cause l’actuel président, Jean Lou Charon en le renvoyant à son prédécesseur.

Sur ce point, cet argument est tout à fait stérile. Il y a fort à parier que quel que soit l’interlocuteur, le résultat aurait sans doute été le même.

Il n’en demeure pas moins que les golfeurs expriment un profond ras le bol devant l’augmentation des coûts sans contrepartie palpable  « On nous prend pour des vaches à lait… un grand prix coûte entre 60 et 90 euros, une licence à 50 euros, le seau de balles à 3 euros…hors de question de faire des frais supplémentaires…Ok la Ryder Cup c’est sympa mais faut pas nous prendre pour des cons! »

Plus que la somme, il nous semble que la réaction hostile est aussi liée à la brutalité de l’annonce à quelques jours du bouclage des calendriers sportifs régionaux. Cela démontre un manque d’anticipation.

Les principaux arguments des soutiens de la mesure

« 35 euros ce n’est pas la fin du monde » surtout quand on dépense en moyenne entre 1500 et 5000 euros par an pour jouer intensément au golf.

Remarque qui s’applique pour des golfeurs qui jouent pratiquement une fois par semaine ou plus.

Toujours pour les défenseurs du oui, cette hausse limitée aux seuls joueurs de Grand Prix a le mérite de s’appliquer qu’aux seuls golfeurs concernés par les Grand Prix plutôt que d’être déguisée dans une hausse générale des licences payées par tous, y compris les débutants qui ne sont pas encore concernés par les questions de haut niveau.

Enfin, contrairement à ce que pensent bien souvent les amateurs, la fédération contribue activement au fonctionnement des ligues.

Toujours selon le témoignage du Président de la ligue Bretagne, la FFG participe à hauteur de 50% du budget de la ligue.

De ce point de vue, il n’est pas juste de considérer que la fédération n’agit que comme percepteur d’impôt, et pas comme redistributeur.

De la même façon, il semble difficilement tenable de penser que les responsables nationaux cherchent à engraisser la fédération sur le dos des licenciés.

Pour un autre joueur, le prix d’un Grand Prix n’est pas si déraisonnable par rapport à l’énergie demandée pour préparer le parcours de manière optimale.

« Faire un grand prix au tarif adulte de 70 € pour trois ou quatre tours sur un parcours préparé et qui demande une activité plus importante du staff et ne génère pas nécessairement un retour sur investissement n’est pas abérrant Généralement les golfs arrivent à l’équilibre qu’avec les consommations au restaurant ! »

Quand un autre argue du fait que la fédération et les clubs font de gros efforts pour proposer des parcours de qualité et une bonne organisation à des tarifs relativement compétitifs, minorant l’augmentation de la super licence ramené au nombre de tours joués dans l’année.

« En jouant une trentaine de tours par an, ce coût supplémentaire ne représente plus qu’un euro cinquante par tour. Pas de quoi s’énerver, surtout si cela permet de financer la formation de nos futurs champions. »

Des réactions hostiles qui donnent le ton du moment

Sur le web, les réactions négatives n’ont pas manqué de fleurir concernant ce nouveau droit de jeu.

Parfois avec justesse, parfois moins, ce qui rappelle le caractère frondeur des français.

Content de bénéficier de la sécurité sociale, mais fâché quand il s’agit de la payer en impôt.

Enervé de payer trop d’impôt mais contre le fait de réduire les dépenses publiques.

Agacé que la FFG augmente les taxes plutôt que de réduire ses coûts de fonctionnement, allant jusqu’à lui suggérer de licencier des collaborateurs !

A nouveau, Jean-Luc Poulain monte au créneau pour défendre l’institution. « La fédération a des salariés qui travaillent dans le domaine sportif, juridique ou comptable. Par exemple, il a bien fallu traiter la question de la taxe foncière des clubs en 2014. Les élus qui dirigent la fédération sont pour la plupart des bénévoles. Quand survient un problème comme la baisse des licences et l’exigence du financement du sport amateur de haut niveau, la solution n’est pas forcément évidente et les opinions peuvent diverger. »

En attendant ; le vent de la révolte gronde. Certains amateurs en appellent à l’esprit des Bonnets Rouges, et au fait de prendre en otage la FFG pour ne plus verser les montants de la licence jusqu’à la faire plier….

Comme l’explique le secrétaire général de la fédération, la difficulté qui se pose est bien le financement du haut niveau, et les coûts élevés engendrés par l’organisation des grandes épreuves nationales et internationales, l’encadrement des équipes de France de jeunes, le pôle espoir, et les matchs par équipe.

D’une manière ou d’une autre, la fédération et les golfeurs auront bien besoin de tomber d’accord sur une formule, et si possible, en rétablissant les conditions d’un dialogue sain et constructif.

La vérité sur ce qui attend les golfeurs

La hausse du coût de la pratique du golf est inéluctable mais pas une fatalité.

Oui, certains parcours vont équilibrer leurs comptes en augmentant les prix des green-fees et des abonnements pour contrer la diminution du nombre de joueurs.

Va-t'on vers un golf à deux vitesses ? 

Cette solution provoquera encore un gap à l’entrée pour les nouveaux joueurs, mais ce gap pourra être contrebalancé par l’ouverture de nouveaux parcours de proximité et plus adaptés à une pratique urbaine et low-cost.

En clair, nous allons inéluctablement vers un golf à deux vitesses.

Jouer au golf national et payer 96 euros de droit de jeu ne sera plus la norme mais l’exception.

Dans tous les autres grands pays de golf, l’accès aux parcours qui accueillent les grands championnats internationaux se paient entre 120 et 150 € la partie.

Au Portugal, le parcours d’Oitavos qui accueille l’Open national est aussi sur cette base tarifaire.

En revanche, comme pour Oitavos, le nombre de golfeurs amateurs qui iront jouer ce parcours à ce tarif va considérablement se raréfier.

La démocratisation du golf n’est pas en échec. Elle est certes menacée. Mais c’est de la capacité du secteur à s’ajuster à ses problèmes que naitront les solutions pour se relancer vers une croissance durable des licences.

En attendant, le fait d’annoncer un coût additionnel coloré fédération ne passe pas auprès de certains golfeurs qui présentent souvent des arguments que l’on pourrait associer au contexte plus global de l’économie française : « C’est un problème bien français ! On taxe les riches, puis on s’étonne qu’ils partent. On taxe les golfeurs de grand prix, on ne devra pas s’étonner s’ils ne prennent plus de licence. »

Car au-delà du problème réel de financement du haut niveau amateur, le contexte économique ne peut pas être ignoré.

« Les niveaux de cotisation des golfs deviennent intenable pour un grand nombres de golfeurs. Pour ma part au bout de 8 ans de pratique, je ne peux plus suivre, car la fameuse crise est passée par là. »

Alors qu’un autre golfeur témoigne « Un abonnement annuel qui augmente de 7 ou 8 % par an montre bien que les gestionnaires de parcours sont déconnectés des réalités économiques du moment. »

Ce n’est pas la nouvelle Golfotaxe qui ne passe pas, c’est l’ensemble des prélèvements obligatoires de toutes sortes qui a rendu le climat extrêmement tendu, y compris dans la filière golf.

Qui a dit que le golf était un sport de riche ?

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

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