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Le Mini-Driver TaylorMade SLDR...Pourquoi faire ?

Nouveau Mini-driver TaylorMade SLDR

A quoi peut servir un mini-driver, et quel objectif vise TaylorMade avec ce nouveau segment de marché ? Alors que nous vous en parlions déjà depuis quelques semaines, la marque vient de nous apporter de nouveaux éléments de réponses.

Lors de notre dernier sujet consacré à ce produit, nous avions émis plusieurs hypothèses concernant la sortie secrète d’un nouveau driver TaylorMade.

De deux hypothèses émises, une se vérifie et l’autre pas !

La première, celle qui se vérifie, confirme que TaylorMade ne laisse pas passer un mois depuis septembre 2013 pour matraquer le marché d’informations concernant de nouveaux produits, ou de nouvelles versions de ses drivers, afin de ne jamais laissé retomber la pression commerciale. (Lancement du SLDR en septembre, de la version TP, de la version 430cc avant Noel, et donc en avril, une version Mini-driver)

La seconde, celle qui ne se vérifie pas, démontre qu’effectivement, le Mini driver TaylorMade SLDR est bien programmé pour être commercialisé en 2014, et ne sera pas un club exclusivement pensé pour quelques golfeurs professionnels sur le tour.

Au contraire, et c’est cela qui est intéressant, ce nouveau club a un but commercial bien précis : répondre à un besoin exprimé, celui des golfeurs qui utilisent plus souvent un bois de parcours depuis le tee de départ, au lieu d’un driver !

Tiger Woods a lui-même lancé cette mode en jouant certains tournois majeurs sans jamais sortir son driver, privilégiant son fer 2 ou son bois 3.

Il a même remporté son dernier British Open de cette façon, ce qui avait marqué les esprits en 2006, tant cela démontrait une preuve d’assurance et de puissance.

Sauf que depuis, beaucoup moins de spectateurs ont noté que cette même stratégie lui a coûté plusieurs victoires en majeurs, et en particulier, sur les sinueux links du British Open.

Dernier exemple en date, Michelle Wie qui vient juste de perdre dimanche 6 avril, le premier majeur de la saison 2014 de golf féminin sur le LPGA Tour à Rancho Mirage, au cours du Kraft Nabisco Championship.

Un tournoi remporté par Lexi Thompson, contrairement à Michelle Wie, qui n’a jamais sorti le driver, et justement fait la différence avec son driver Cobra.

Wie et Woods auraient-ils en commun de ne pas faire confiance à leurs drivers Nike Covert 2.0 ?

Nous prenons cette précaution avant de vous présenter les arguments de TaylorMade en faveur de ce nouveau mini-driver, car attention, de ne pas croire qu’un bois 3 est plus adapté, et plus sécurisant qu’un driver au départ d’un trou !

Un nouveau segment de marché : les mini-drivers ?

Lors d’un précédent article, nous avions déjà démontré qu’en pratique, le meilleur club pour jouer sur le tee… reste le driver.

Bien entendu, dans certaines circonstances, il peut être plus utile de jouer un bois-3.

Le 7 avril 2014, TaylorMade invente une nouvelle catégorie de clubs de golf : les petits drivers !

un driver plus courtAvec une tête 260cc, le dernier né des drivers TaylorMade, dont des informations avaient fuités en février/mars, ressemble plus à un bois de parcours qu’à un nouveau driver surpuissant.

Monté sur un shaft d’une longueur de seulement 43,5 inches, le but de ce mini-driver est de favoriser la distance, et la précision depuis le tee de départ pour les golfeurs, qui en fait utilisaient jusqu’à présent plutôt un bois 3.

Après des recherches, les ingénieurs TaylorMade sont arrivés au constat qu’un grand pourcentage de golfeurs, en fonction de leurs niveaux de jeux, tapent plus souvent le bois 3 sur le tee que sur le parcours.

Première remarque de notre part sur cette affirmation plus que vraisemblable : Effectivement, les bois de parcours sont probablement les clubs qui ont le moins progressé depuis dix ans, toutes marques confondus, pour plus de maniabilité, et de facilité pour les golfeurs amateurs.

Il n’est pas étonnant que ces derniers utilisent de moins en moins les bois de parcours sur le fairway, car dès que la balle n’est pas très bien portée, le coup est souvent manqué pour un joueur ou une joueuse, dont l’index ne descend pas en-dessous de 18.

A l’inverse, les drivers avec des faces de plus en plus larges, et de plus en plus tolérantes ont facilité la vie des golfeurs, tout comme les hybrides, et les fers à large semelles.

Le constat fait par TaylorMade ne nous choque pas. Cela ne veut pas dire que nous partageons l’analyse qui en découle.

Pour préciser notre pensée, les golfeurs amateurs tapent plus souvent le bois 3 sur le tee que sur le fairway, car, ils ont surtout réduit leur utilisation des bois de parcours…sur le parcours au profit d’hybrides ou de fers plus tolérants.

A contrario, ils n’ont pas forcément augmenté l’utilisation du bois 3 sur le tee, sauf quand la situation l’exige.

Par exemple, quand un golfeur fait face à un trou en dogleg, relativement court avant le virage depuis le tee, où l’utilisation du driver serait un trop grand risque.

De notre point de vue, TaylorMade surfe sur la tendance, et une légende urbaine, qui voudrait faire croire que le bois de parcours est plus tolérant, et moins risqué que le driver !

Quand un golfeur, qu’il soit professionnel ou amateur, n’est pas en swing, la première victime de cet état est souvent le driver, jugé responsable des pires maux.

En réalité, ce n’est pas un bon jugement. Le driver est bien plus tolérant et bien plus performant que le bois 3 sur le tee de départ. (voir notre article driver ou bois 3?)

D’une fausse croyance est née la pensée qu’un jour sans, mieux valait taper un bois 3 qu’un drive.

Sur le point suivant nous rejoignons l’analyse faite par TaylorMade : Un bois de parcours a été pensé pour être joué depuis un léger lie surélevé par du gazon, et pas depuis un tee !

Et de tous ces constats est née l’idée d’un Mini-club, sorte de mi-chemin entre un driver et un bois de parcours : le SLDR Mini-Driver, conçu pour être plus long depuis le tee qu’un bois 3, et plus précis.

Pourtant, plus qu’un Mini-driver, il serait intéressant que l’industrie, et pas seulement TaylorMade, propose des bois de parcours plus tolérants, et plus performants sur de mauvais lies comme sur les bons.

Les principes techniques qui président sur un Mini-driver

Tout comme son grand-frère, le driver TaylorMade SLDR, le club le plus joué sur le PGA et l’European Tour (ce qui ne veut pas dire que c’est le club le plus adapté pour un amateur…voir nos tests drivers), le SLDR Mini Driver présente un centre de gravité plus bas, et plus avancé dans la tête du club, pour réduire le spin de la balle après l’impact, rendant possible le fait de mettre plus de loft, et donc faire voler la balle plus haute.Une semelle plus petite

TaylorMade a été la première marque à insister sur l’importance du spin réduit, couplé à un angle de lancement plus élevé pour parcourir de plus longues distances avec un driver.

Autre caractéristique hérité des précédents clubs TaylorMade, le Mini-driver SLDR embarque la fameuse Speed Pocket, déjà vue sur les clubs RocketBallZ ou même sur les fers RocketbladeZ ou Speedblade, technologie qui permet de réduire le spin sur les impacts bas dans la face, et donc l’endroit où les coups sont les plus souvent manqués par les joueurs.

Finalement, des arguments dans la ligne des derniers drivers TaylorMade, c’est pourquoi la caractéristique qui nous semble la plus déterminante sur ce mini-club se situe au niveau de la semelle, qui présente une innovation en propre.

A savoir une semelle plus petite qui offre moins de résistance qu’un driver sur le gazon.

Déjà testé sur le PGA Tour par Troy Matteson, au Valero Texas Open, ce dernier a en fait utilisé deux versions du mini-driver : un pour les coups de départs, et l’autre pour l’utiliser sur le fairway.

Argument de la marque qui finit par nous perturber : le Mini Driver est-il un driver qui remplace un bois 3 sur le tee de départ, et jouable sur le fairway ou faut-il toujours un bois 3 dans son sac ?

La réponse est visiblement la deuxième partie de notre question. La confusion venant du fait que TaylorMade propose aussi une version Mini-driver qui est en fait un bois 3, en plus du Mini-driver qui remplace le driver classique.

Proposé en version classique au prix de 259 euros avec un shaft Fujikura 57 de 43,5 inches (2 inches de moins que la version normale du SLDR) et trois lofts possibles de 12, 14 et 16 degrés, et en version TP, au prix de 299 euros avec un shaft Fujikura Motore Speeder 7.3, plus lourd  avec un swingweigt D5, ce mini-driver devrait faire ses grands débuts au Masters, dans le sac de Justin Rose, avant de faire son apparition dans les rayons, le 14 mai prochain.

Et si l’autre raison de TaylorMade pour lancer un tel driver était le fait de proposer un SLDR mini aussi au niveau du prix ? Pour mémoire, le SDLR selon les versions est commercialisé entre 379 et 449 euros, soit près du double du prix du mini-driver…

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

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