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Le développement du golf en France en danger

Golf vraiment opposé à la nature ?

Il ne se passe plus une semaine sans qu’un projet de construction de golf ne soit empêché, annulé ou cassé par des décisions partisanes, et commentées par des fanatiques de l’écologie qui confondent développement durable et archaïsme !

Sans rien connaitre aux technologies employées par les professionnels de la construction de parcours de golf, ces mêmes personnes avancent des arguments qui démontrent un dogmatisme primaire, et surtout une méconnaissance de la gestion de l’eau sur un golf.

En Alsace, dans le Gard, ou encore dans les Côtes d’Armor, trois projets de nouveaux parcours de golf ont tout simplement été empêchés ces douze derniers mois, sous la pression d’associations locales ou écologistes, avançant toutes des arguments anti-golf !

Près de Dinan, le golf d’Aucaleuc qui avait pour ambition de créer le plus grand golf de Bretagne a été mis en cause par des associations de protection de l’environnement.

Alors que le projet avait été validé en amont par le Préfet, il a finalement été cassé par un recours en justice.

Même situation à Strasbourg, où quelques mois plus tard, une autre association de protection de l’environnement a obtenu dans les mêmes conditions, l’annulation d’un golf pourtant déclaré d’utilité publique à Sommerau.

Et enfin à Alès, pratiquement le même jour, un projet de golf et villas écolo-compatibles qui devaient prendre place sur des terres agricoles a lui aussi été annulé par décision de justice.

Le syndrome Notre-Dames-Des-Landes semblent donc se généraliser de manière inquiétante.

A chaque fois, la consommation d’eau est pointée du doigt !

Alors intéressons-nous à la réalité de ce sujet à l’aide des chiffres récemment publiés par la FFG sur ce sujet.

  1. Toutes les surfaces de jeu d’un golf sont arrosées !

C’est faux !

Si un golf de 18 trous comprend environ 50 hectares de terrain, seulement 25% en moyenne sont susceptibles d’être arrosés, intégrant prioritairement les greens et les départs qui ne représentent quant à eux que 2 hectares.

Consommation d'eau au golf

La partie restante est constituée de zones naturelles peu entretenues et intactes ou la biodiversité peut s’épanouir librement.

Les golfs réduisent leur consommation d’eau

C’est vrai !

Les golfs ont entrepris de nombreux efforts.

Au global, les consommations de l’ensemble des golfs ont baissé de 14% en 5 ans.

L’investissement croissant des golfs dans des technologies plus performantes et la recherche  de nouvelles solutions devraient contribuer à poursuivre cette dynamique positive.

Les golfs ne sont pas tous de gros consommateurs d’eau

C’est vrai !

Près de 70% des golfs consomment moins que la moyenne nationale mesurée 25 000 m3  par tranche de 9 trous.

Pour les plus gros consommateurs, l’eau utilisée provient de canaux ou encore de stations d’épuration. Ces deux origines de l’eau ne souffrent pas de conflits d’usages.

Les golfs consomment l’équivalent en eau de milliers d’habitants

C’est faux !

Seuls 10% des golfs utilisent l’eau du réseau public (eau potable).

Le coût de l’eau publique est une charge importante pour les golfs qui sont contraints de l’utiliser, ils sont très vigilants à sa meilleure utilisation et à la maîtrise de son modèle économique.

L’étude révèle que leur consommation d’eau publique a baissé de 20% en 5 ans.

Un golf de 9 trous a consommé en moyenne en 2010, l’équivalent de la consommation d’eau d’une commune de 350 habitants.

Pourtant les détracteurs du golf d’Alès n’ont pas hésité à annoncer des chiffres tout à fait différents : « La consommation en eau d’un golf de 18 trous est équivalente à celle d’une ville de 15 000 habitants environ ».

Faut-il ajouter un commentaire !

Les golfs polluent et détruisent l’environnement

C’est faux !

Beaucoup de golfs, au travers de leur dessin architectural et de leur lieu d’implantation, valorisent l’environnement.

Par le biais de leurs zones humides et de leurs zones naturelles, ils assurent en milieux urbains des continuités écologiques et contribuent à une meilleure qualité de l’air.

L’épanouissement de leur biodiversité tend à prouver que ces sites sont gérés sainement et que les professionnels qui en ont la charge agissent en véritables gardiens de la nature.

En effet, golf et nature font bon ménage depuis déjà de nombreuses années !

Le golf en France est constitué de plus de 700 équipements golfiques répartis sur 33000 hectares d’espaces naturels.

Les interactions avec la nature régissent la vie d’un golf et l’eau y joue un rôle central.

Consommations d'eau par régions

90% des golfs utilisent pour l’arrosage une eau impropre à la consommation humaine (eaux de surface, souterraines, pluviales, usées et traitées par stations d’épuration, agricoles...).

Seuls 10% de golfs ont recours à l’eau potable.

De 2006 à 2010, les  consommations d’eau des golfs provenant du réseau public ont baissé de 20%.

Cette diminution devrait se poursuivre, notamment grâce au développement de nouveaux outils de gestion plus performants.

A titre d’exemple, les golfs de la région PACA pourraient être perçus comme les plus gros consommateurs d’eau.

Pourtant, l’essentiel de l’eau qu’ils utilisent provient des réseaux de canaux où elle est disponible en abondance.

Cette eau ne souffre donc pas de conflits d’usages et les arrêtés de sécheresse sont très rares.

Cette région, élue meilleure destination golfique européenne en 2010, est une destination majeure du tourisme golfique et les gestionnaires attachent donc une grande importance à la qualité esthétique des parcours en toute saison pour satisfaire aux exigences de leur clientèle.

Quelques exemples d’engagements pris par la filière golf pour la protection de l’environnement

50 créations de réserves d’eau destinées à collecter les eaux de pluie par le biais du drainage des parcours sont actuellement en projet.

Malgré leur complexité technique et leur coût élevé, elles ont un moyen pour les golfs d’accroître leur autonomie de gestion de l’arrosage notamment en cas d’arrêté de sécheresse.

Concernant la conversion de la flore, 147 opérations ont été ou seront réalisées.

De nombreux golfs reviennent aujourd'hui sur le choix initial de leurs graminées au profit d’espèces plus adaptées aux climats locaux, moins gourmandes en eau, plus résistantes à la sécheresse et aux maladies, avec des croissances plus modérées.

L’entretien s’en trouve facilité et le bénéfice économique et écologique peut se révéler très positif.

Ainsi, à la lecture des arguments portés par la Fédération pour défendre la filière, on peut constater qu’on est loin des clichés et des chiffres extravagants annoncés par les associations.

Au final, on peut simplement s’interroger sur les réelles motivations des associations anti-golf en France qui avancent souvent des arguments totalement faux pour faire capoter des projets d’investissements dont les régions auraient pourtant bien besoin en cette période de crise économique…

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

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