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Lacoste Ladies Open de France sous influence espagnole

Lacoste Ladies Open de France sous influence espagnole

Saint-Jean-de-Luz est à l’extrémité ouest de la France, ce qui fait que le Lacoste Ladies Open de France disputé à Chantaco n’est qu’à quelques encablures de l’Espagne, et cela se ressent au niveau du leaderboard après 3 tours disputés, et dominés par Maria Hernandez.

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En plein cœur du Pays Basque, le tournoi national français pour les ladies ne devrait pas échapper à une ibère cette année.

En signant une carte de 66, quatre coups sous le par, Maria Hernandez, leader depuis le premier jour a non seulement conservé la tête du Lacoste Ladies Open de France, mais a même significativement accru son avance.

Sommaire de l'article sur le troisième tour du Lacoste Ladies Open de France de golf féminin 

Résumé du troisième tour

À l'issue de la journée de samedi, l'Espagnole devance ses compatriotes Azahara Muñoz de quatre coups et Carlota Ciganda de cinq coups.

Un trio de tête 100% espagnol qui confirme la très bonne forme et la domination en Europe des récentes vainqueurs du premier tournoi international féminin, l’International Crown.

La France s’en remet Isabelle Boineau, auteur d'un 69 (-1) pour encore espérer un bon résultat dimanche. Elle est toujours la première Française depuis jeudi, sixième à -6. 

Deux bogeys sur ses deux premiers trous n'ont pas entamé la détermination de Maria Hernandez.

L'Espagnole, qui occupe la tête du Lacoste Ladies Open de France depuis le premier tour, a parfaitement réagi en réalisant six birdies pour ramener une excellente carte de 66 (-4), meilleur score du jour.

« Après mon mauvais départ j'ai réussi à jouer mon jeu comme hier et avant-hier, à rester patiente. J'ai encore mis des coups très près des drapeaux. Je vais essayer demain de continuer à faire ce que j'ai fait ces derniers jours », indique Hernandez, dont l'unique victoire sur le Ladies European Tour remonte à l'Open de Slovaquie en 2010. 

Rejointe et même dépassée par ses poursuivantes en début de partie, la joueuse de 28 ans partira finalement avec une confortable avance de quatre coups dimanche.

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Sa compatriote Azahara Muñoz, 67 aujourd'hui et seule deuxième à -8, l'accompagnera en dernière partie, ainsi que Carlota Ciganda, 3e ex aequo à -7. Face à l'armada espagnole, une poignée de joueuses peuvent encore prétendre à lutter pour la victoire : l'amateur suisse Albane Valenzuela, l'Anglaise Florentyna Parker, troisième à -7, la Galloise Amy Boulden et la Française Isabelle Boineau, sixième à -6.  

Isabelle Boineau, la meilleure chance française à Chantaco

Cette dernière, solide sans être brillante aujourd'hui, a conclu sa partie de belle manière grâce à un birdie au 18 synonyme de 69 (-1).

« J'ai eu une longue journée assez stressante, et là j'ai un mal de tête incroyable tellement je suis restée concentrée du début à la fin ! Mais je suis heureuse de finir sur une bonne note, c'est bon signe. Les trois Espagnoles vont sûrement se tirer la bourre demain, elles risquent d'être un peu nerveuses, donc tout reste possible pour moi », espère la meilleure Française du tournoi.

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Pour les autres tricolores, Gwladys Nocera, Anne-Lise Caudal, et Arianne Provot, toutes trois pointent au 16ème rang à -1 avec peu de chances de pouvoir remonter plus de dix coups de retard sur le leader, et donc espérer une chance de remporter le Lacoste.

Pour Nocera, c’est surtout un retard à l’allumage qui l’empêche de concourir sérieusement en haut du leaderboard.

Au cours du 3ème tour, sa meilleure carte du tournoi, 68, lui a permis de reprendre 30 places au classement après des débuts timides (70 et 71) quand Maria Hernandez n’est jamais montée au-dessus de 67 sur trois tours.

Idem pour Caudal qui a même très mal démarré son tournoi, 73 le premier jour, et démontré samedi qu’elle n’avait rien perdu de sa connaissance et son aisance sur son parcours fétiche en rentrant une carte de 66, la meilleure du jour, et au niveau des meilleurs du tournoi.

Avec un meilleur départ, elle aurait largement pu faire partie des potentiels vainqueurs ce dimanche.

Quant à Arianne Provot, cette dernière semble en mode alternatif avec une journée sur deux dans le bon tempo.

71, le premier jour, son 67 du deuxième tour l’avait porté haut dans le classement avant de connaitre une troisième journée trop moyenne (à nouveau 71) pour se mêler à la bagarre finale.

Pour autant, avec un bon dernier tour, nos françaises peuvent se placer dans le top-10 final, largement à leurs portées, le tout sous le regard de la capitaine des bleues, Patricia Meunier-Lebouc, joueuse Lacoste historique, présente pour l’événement français du golf féminin.

Patricia Meunier-Lebouc : la caution majeure du golf français

Pour la troisième année consécutive, l’ex-championne française est présente à Chantaco pour apporter son expérience du très haut niveau.

Deuxième golfeuse française à avoir remporté un tournoi majeur de golf féminin, le Kraft Nabisco en 2003, Patricia Meunier-Lebouc est à Chantaco aussi bien pour représenter Lacoste, sa marque, que pour aider les organisateurs.

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Joueuse pro de 1994 à 2008, classée 14ème meilleure joueuse sur le LPGA Tour en 2003, elle a longtemps été la numéro un tricolore quand Jean Van de Velde ou Thomas Levet s’illustraient chez les garçons avec des coups d’éclats sur le British Open.

Victorieuse à cinq reprises sur le Ladies European Tour, elle a réussi sa migration de l’autre côté de l’Atlantique en remportant deux tournois LPGA dont le Kraft. A ce jour, aucune française n’a encore réussi à égaler ce score.

En Solheim Cup, elle a participé à deux campagnes victorieuses en 2000 et 2003, ce qui en fait aujourd’hui une capitaine incontournable pour l’équipe de France amateur qu’elle a d’ailleurs conduite à la victoire au championnat européen en juillet dernier.

La dijonnaise qui vit toujours en Floride est aussi engagée dans l’organisation des JO de 2016 à Rio où elle joue un rôle de superviseur.

Sa présence sur l’Open de France féminin est autant un symbole de la réussite du golf français, un témoignage, et aussi un motif d’espoir pour les tricolores qui peuvent se dire que c’est possible.

Au-delà de Karine Icher, la seule française actuellement engagée à plein temps sur le LPGA Tour, le vivier de bonnes joueuses françaises ne cesse de grandir, les talents sont de plus en plus précoces, à l’image des Céline Boutier, Mathilda Cappeliez, Justine Dreher, Shannon Aubert, et Marion Veysseyre, cette dernière ayant justement passé le cut à Chantaco pour figurer parmi les 49 meilleures joueuses du leaderboard, tout en étant toujours statut amateur.

Encore un peu de temps, et les françaises devraient pouvoir rivaliser avec la meilleure nation européenne, l’Espagne. En tout cas, cela doit être un objectif pour la fédération…

Crédit photo : ASO/P.BALLET

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Golfeuse, je joue au golf en tant que loisir. J'apporte ma contribution en faveur des lectrices du site jeudegolf.org sur des sujets autour de la mode, des relations sociales, et de tout ce qui peut concerner les filles au golf !!!

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