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La température de l’air a un impact sur le vol d’une balle de golf

Différences de trajectoires en fonction de la température de l'air

Si vous avez récemment eu l’occasion de jouer au golf sur un parcours ou de taper des balles au practice, vous avez peut-être noté quelques changements de températures d’un jour à l’autre durant le mois de mars. Or, quelques degrés peuvent avoir une influence certaine sur le vol de vos balles de golf, et la distance parcourue. 

Alors qu’en France, nous bénéficions d’un climat inhabituellement clément pour la saison, ces derniers jours, nous avons tout de même pu observer quelques soubresauts climatiques. 

Par exemple, en Mars, sur Lyon, la moyenne des températures relevées oscille entre 3 et 12 degrés. 

La semaine du 16 au 22 mars, cette moyenne a oscillé entre 6 et 24 degrés, soit le double de température pour la saison. 

Le 18 mars, le thermomètre est monté à 24 degrés, mais une semaine plus tard, le thermomètre a perdu brutalement 15 degrés pour n’afficher plus que 9 degrés. 

Bien sûr, le but de cet article n’est pas de faire un point météo, mais ces relevés nous permettent de souligner l’importance du facteur température sur le jeu de golf. 

Pour ceux qui ont eu l’occasion de jouer le 18 mars et le 25 mars, sans doute avez-vous remarqué que vous ne produisiez pas tout à fait le même score sur votre carte, et pas les mêmes distances avec vos clubs. 

La température de l’air joue un rôle non-négligeable sur le vol d’une balle de golf, tout comme deux autres paramètres tout aussi important : la pression atmosphérique, et l’humidité. 

Dans le cas présent, nous allons nous intéresser aux trois facteurs déterminants sur la portance. 

La température : 

L’air devient plus léger à mesure que la température grimpe. 

L’air chaud s’élève plus facilement que l’air froid, ce qui implique que cet air chaud opère moins de résistance sur le vol de balle, réduisant la traînée, et l’effet d’ascenseur. 

Résultat, les balles produisent des trajectoires plus tendues, et même les effets de hook et de slice sont moins prononcés dans ces conditions.

Dans le passé, des études sur des robots de swings ont démontré que l’on pouvait trouver une augmentation de distance générée par un club de golf de un mètre cinquante tous les 12 degrés supplémentaires à vitesse de swing équivalent. 

C’est pourquoi, ces derniers jours et d’une semaine à l’autre avec des variations de températures aussi fortes, et de près d’une dizaine de degrés, vous avez peut-être été confronté à ce phénomène. 

L’air froid signifie plus de densité.

Et quand l’air est plus dense, il faut plus de vitesse à la balle pour produire une distance plus longue. 

C’est un peu comme les muscles du corps humain ! Pour être performant, ils ont besoins d’être échauffés pour être souples et « répondants », alors qu’à froid, nos muscles permettent moins de performances spontanées. 

Retenez qu’une balle de golf plus chaude parcoure plus de distance. 

En réalité, les matériaux qui recouvrent la balle répondent mieux dans de telles circonstances, un peu comme nos muscles. 

Une balle plus chaude partira de la face d’un club de golf avec plus de vitesse et de spin qu’une balle froide, ce qui favorise le loft dynamique (l’angle de lancement, et la portée). 

De la même façon, la température de la balle a un effet direct sur le rebond. 

La chaleur donne plus d’élasticité à une balle de golf, ce qui explique pourquoi cette dernière roule plus en été, profitant aussi d’un sol plus ferme.

La pression atmosphérique : 

Au même titre que la température, le fait de jouer en altitude ou au niveau de la mer peut avoir une grande influence sur la portance de la balle dans les airs.

Une chute de pression rend l’air plus léger, permettant au passage des balles de golf plus longues. 

A 1500 mètres d’altitude, lorsque l’on teste des robots, nous pouvons obtenir un gain de neuf mètres par rapport au niveau de la mer, et toujours à vitesse de swing constante. 

L’humidité :

L’air sec est plus dense, et cause plus de traînée sur le vol d’une balle de golf, ce qui peut réduire le vol de balle.

C’est pourquoi, d’un point de vue score, les meilleures parties de golf ne sont pas forcément jouées l’été, mais souvent au printemps quand l’air commence à se réchauffer, mais aussi quand l’humidité est encore suffisamment importante.

Le vent :

Un vent soufflant dans votre dos à plus de 25 kmh peut vous permettre de gagner près de 5 mètres de distance sur un coup à vitesse de swing équivalente, alors qu’à l’inverse, ce même vent, mais cette fois soufflant contre vous, peut vous enlever 10 mètres de distance.

Que peut-on faire quand on joue une partie de golf dans des conditions moins chaudes ?

Si vous jouez une partie de golf alors que la température extérieure ne dépasse pas les 10 degrés Celcius, la compression de la balle de golf peut jouer un rôle considérable sur la distance.

La plupart du temps, les balles de haute compression ne vont pas avoir un vol de balle aussi important que des balles de faible compression.

Pensez-y au moment de choisir vos balles avant une nouvelle partie.

D’une autre manière, sachez que si vous conservez vos balles de golf dans un endroit froid comme un garage ou dans la voiture, les balles à fortes compressions vont être encore plus dures, ce qui les rendra encore moins performantes dans ce type de conditions.

Pour contourner ce phénomène, pensez à réchauffer vos balles en les frottant dans la paume de vos mains avant de les utiliser sur le parcours…

Si cette solution vous paraît tirée par les cheveux, vous pouvez aussi jouer sur vos choix de clubs pour compenser la perte de distance.

En-dessous de 10 degrés, et pour chaque dizaine de degrés en moins, prévoyez une perte de 2 mètres en distance.

Si vous tapez généralement un fer 8 pour parcourir une distance de 125 mètres, il vous faudra sans doute jouer un fer 7…

Le golf est un loisir d’extérieur…il est tout à fait concevable que des paramètres extérieurs puissent complètement changer notre pratique du jeu. Le tout, c’est d’en avoir conscience, et d’être en mesure de l’anticiper.

C’est aussi cela qui fait tout le charme et la difficulté de ce sport.

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

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